Ratatouille – Le génie en chef !

27 04 2010

S’il existe un film qui me fait sourire de bout en bout en ne cessant de répéter à qui veut l’entendre: ” ‘Tain trop génial!” c’est “Ratatouille” de Brad Bird.
Ce film est sans doute une des utilisations la plus intelligente jamais faite de la galette pelliculaire aussi digitale soit elle.
Il a été mon film préféré de 2008, et en le revoyant sur Canal, la magie agit toujours autant… Wouaaaah !
Voici un film qui fait fi de l’argument 3D (croyez moi vous allez en bouffer de la 3D avec des nanards bien dégoulinant de CGI baclées!!!) mais qui met en valeur une belle et bonne histoire, des personnages aux petits oignons et une animation subtile et relevée. La photographie est une sublime pièce montée, il n’y a pas une faute de gout dans la manière de montrer un Paris idyllique (tous les appartements, même les plus modestes ont la vue sur la Tour Eiffel !). Le rythme est relevé car le scénario mijoté aux petits oignons est écrit avec justesse et finesse, tout comme l’animation des personnages ou les textures qui ne cessent d’émerveiller de bout en bout. Du grand Art ! Certains plans ne pourraient exister que dans cette forme de film 100% CGI dont le point de vue de Remi dans son bocal où sous la toque par exemple. Le montage souvent cut est d’un rythme parfait et les trouvailles de mise en scène ne cessent d’émerveiller. C’est un festival pétillant de malice et de justesse dans les propos. Les tranches de vie sont servies à point.
Ratatouille n’est pas un film pour une tranche d’age particulière. Les thèmes qu’il aborde peuvent toucher tout le monde tant qu’on est pas trop ramolli du flan. Pèle mêle on y retrouve traités l’ambition, le racisme, la peur de l’autre, le mensonge, la misogynie, le mercantilisme, le courage, l’inspiration, la passion, l’entre aide, la filiation, la fidélité et la mémoire… je dois en oublier certainement.
En prime, on y trouve une des plus belles Madeleine de Proust du 7ème art.
Une preuve encore que Pixar est La véritable usine à rêve de ce début de millénaire et Brad Bird un merveilleux cinéaste.
On ne s’en lasse pas. C’est trop bon de déguster un film Pixar.

Ratatouille





Pixar: Toy Story 3 – La franchise des jouets

3 01 2010

Dix ans après Toy Story 2, nous allons réouvrir le coffre à jouets le plus célèbre de la planète !
Toy Story est finalement la seconde trilogie (après Star Wars) qui mette en scène son propre merchandising, sans vergogne et avec un talent inégalé: celui de l’équipe Pixar. P comme “P’tain”, I comme “iesssss!”, X comme “Xorglub” et “AR” comme “Arty-Show” !

Toy Story 3

Ne nous y trompons pas. Une fois encore ce film ne va pas s’adresser (qu’)aux enfants mais bien avant tout le reste du monde civilisé: aux Adultes avec un grand “A” comme dans PixaaAAar! C’est cela la “trademark” de PixaAar. Pour peu qu’on veuille se pencher un peu sur l’ensemble des œuvres des “fous du 1200 Park Avenue”, Emeryville Californie, troisième à gauche derrière le Starbuck Coffee; ils utilisent le sous-public des 3-12 ans pour attirer les parents, oncles, grand mère, parrain et baby sitter, possesseur de cartes bleus comme des pécheurs utilisent des bouchons et des cuillères multicolores pour taquiner le gardon ! Et je peux hurler à la face de cette planète: chacune de leurs prouesses est l’occasion de relever le niveau mondial de création cinématographique! Pas moins ! Et actuellement, “force est de constater” que Pixar est inbattu/table même si ils ont fait des émules mercantiles chez Dreamworks par exemple… Il y a un “esprit” Pixar: the Pixar Teutch et on ne peut pas la copier. Nan, nan, nan !
Déjà, ce sont les seuls actuellement à savoir “créer de la vie” dans le regard de leurs personnages animés. Il suffit d’observer les tentatives du talentueux Robert Zemeckis avec sa super nouvelle technique brevetée “Performance Capture” sur ses mega films comme “The North Pole Express” ou encore “Beowulf” pour s’apercevoir que ses “avatars” ont des regards de poissons morts, sans la moindre étincelle de vie quand on les compare à la première binette esquissée chez Pixar. C’est un écueil que Cameron a réussi à éviter dans Avatar, mais sans frôler le haut degré d’expression que les animateurs anthropomorphes Pixariens ont réussi à atteindre et ce dès le début avec leur lampe de bureau animée! Il y a donc des grOs talents au sein de Pixar que les concurrents n’ont pas réussi à clôner ni à mettre en algorithme fractal et c’est semble-t-il la “Human Teutch”. Et c’est ce qui rend les vieux films Pixar toujours regardables même avec les progrès logarithmiques du Rendering que nous vivons depuis l’avènement officiel du silicone au sein du cinéma pendant les années 80 (Tron, The Last Starfighter, Abyss…). A noter que dans le premier Toy Story, les êtres humains étaient absents pour des raisons de contournement technico scénaristique, puisque John Lasseter n’était pas satisfait de leur rendu possible à l’époque. En adaptant les limites techniques constatées au besoin du film, un film Pixar quelque soit l’époque de ses productions devient immédiatement une œuvre intemporel, pire: un classique du cinéma.

Toy Story 3

Ensuite au niveau du scénario, chaque film signé par Emeryville, est du “cousu main”, du travail d’artisans. Le projet lors de son écriture et de son développement est remis en question par un “collège” d’auteurs réalisateurs (dont John Lasseter lui-même) qui travaillent ensemble afin que le film soit de la meilleure qualité possible. C’est au sein de ce pool de scénaristes et réalisateurs que l’égo du réalisateur responsable en chef est fondu puis reforgé afin de mieux servir son œuvre. C’est une aide formidable pour le réal de trouver conseil et d’entendre sans langue de bois ce que ses pairs pensent de son travail en cours, lui offrant aussi leurs meilleurs idées d’améliorations ou de contournement d’obstacles. Donc quand on regarde un film Pixar on regarde finalement une oeuvre collective réalisée en petit comité d’artistes. Ce qui pourrait expliquer le haut niveau obtenu dans les scénarii des longs comme des courts métrages produits au 1200 Park Avenue ?…
N’oublions pas que Georges Lucas, Steven Spielberg et Francis Ford Coppola ont souvent agi de la sorte pour soutenir leurs projets respectifs… pour nous servir sur un lit de mâche: “Howard The Duck”, la seconde trilogie Star Wars et même “SuperNova” (au montage: Francis Ford ! Si! Si!) …
Alors réaliser un Toy Stoy 3, ca ne serait pas un moyen ultra facile d’engranger des millions de dollars avec un film que tout le monde souhaitera aller voir en famille et dont les produits dérivés vont envahir les rayons de la rentrée scolaire comme une éruption cutanée après une orgie de cerises ?… Il est certain que Toy Story 3 sera un grand succès et que la moisson de dollars sera plus que bonne en cette période de récession mondiale. Il est à parier que vu le sujet aborder (la fin de l’enfance et de l’engouement des jouets en plastique pour d’autres jeux nécessitant finalement assez rapidement, signe des temps, d’autres jouets en plastique…), ce film va encore illustrer, avec finesse, mélancolie (Randy Newman!) et (fausse) désinvolture les petits travers de notre société de consommation et de l’industrie du rêve. Mais ne nous leurrons pas: à chaque nouveau Pixar des risques sont pris. Il suffit de visionner “La-Haut’ pour voir qu’un héros du troisième age armé d’un déambulateur n’était pas, au départ, un pari gagné d’avance.

Toy Story 3

Toy Story a su se frayer un chemin dans notre imaginaire au point de nous faire vibrer encore 15 ans après. Et oui à l’époque où Cameron écrivait Avatar, sortaient les premières aventures de Woody et Buzz…
Toy Story 3 de Lee Unkrich (monteur de TS1 & 2) doit sortir en juin 2010. Ca va tout simplement être Noel en plein été !

Locations of visitors to this page





De Bolt à Volte Face avec John Powell

12 04 2009

Bolt

Si vous avez vu “Bolt”, le film produit par John Lasseter pour Disney, peut être aurez remarqué le thème musical ?
Il est mis en avant dès le prégénérique et ses huit notes jouées aux cors d’harmonie (sur un rythme endiablé arrangé façon T.A.T.U mâtiné de James Bond à la David Arnold) y est pour beaucoup dans le charme de ce film d’animation !
Ca fait du bien quand un thème musical attachant vous fait le coup de l’effet “papayou”. A chaque reprise on se frotte les mains.
Et justement le compositeur John Powell est loin d’être manchot (“Happy Feet c’est lui aussi) en ce qui concerne les thèmes identifiables dès la première seconde ! Dans un autre genre, si vous avez eu la chance d’écouter la bande originale de “X-Men – The Last Stand”, le thème aux trombones de Dark Phoenix est un régal pour les oreilles. Il est très fort pour dispenser une mélodie qui sera identifiable tout le long d’un film, John Powell est en train de s’imposer comme un des compositeurs les plus inspirés.

John PowellJohn Ashton Thomas et John Powell, l’orchestrateur et le compositeur

Personnellement je l’avais découvert dans “Face Off” (“Volte Face” avec Nicolas Cage et John Travolta). Même schéma dès les premières secondes du film, le thème musical s’impose et procure cette agréable sensation de chair de poule. on se dit: “Ah! Bigre! Mazette! on va passer un de ces bons moments!” Et sans le savoir, on se met à l’affut de son retour comme un junkie de la mélodie.

John PowellJohn Powell dirigeant le Hollywood Studio Symphony en 2008

John Powell a une filmographie très variée aussi bien sur des courts métrages français que des pubs européennes. Il avait fondé en 1995 “Independently Thinking Music” à Londres avant d’émigrer aux US en 1997. Là, John Powell devint l’un des membres les plus connus du groupe “Media Venture”, un pool de compositeurs, arrangeurs, orchestrateurs, créé autour et avec ce flibustier de Hans Zimmer. On les retrouve aussi bien derrière “Mission Impossible II”, “Gladiator”, que “Pirates des Caraibes”, “Batman Begins”, “The Dark Knight”, ou encore “The Da Vinci Code”… Après s’être fait volé (la vedette) par Zimmer, Powell est devenu l’un de ceux qui volent maintenant… de leurs propres ailes. Sans doute grâce à son talent de mélodiste et d’arrangeur. Il est capable de mixer des éléments symphoniques avec des samples low tech et des percussions traditionnelles. Dans le film de Sean Penn “I Am Sam”, il a ainsi utilisé toute une batterie…. de cuisine! Depuis “The Adventures of Pluto Nash” en 2001, son orchestrateur attitré est le talentueux John Ashton Thomas (celui aussi d’Alan Silvestri) . On ne change pas une équipe qui gagne à l’instar de Stever Bartek fidèle orchestrateur de Danny Elfman…

John PowellJohn Powell et Danny Elfman, deux styles très différents mais quels talents !

Si cela vous dit d’en savoir plus sur John Powell, vous pouvez faire un tour sur son site non officiel:

http://www.johnpowellcomposer.com/

John Powell








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.