Dollhouse: Epitaph

26 01 2011

Il y a deux ans je mettais le nez dans la nouvelle série de Joss Whedon Dollhouse.
Elle n’aura finalement duré que deux saisons. Mais, même si Whedon en avait prévu cinq, sa maison de poupée en 26 épisodes propose une œuvre cohérente et absolument passionnante.
Revenons d’abord sur un casting épatant aux noms plus exotiques les uns que les autres: Tamoh, Miracle, Reed, Dichen… tous aussi surdoués, inspirés, bien dirigés et méga talentueux.

Deux acteurs ont particulièrement retenu mon attention: Fran Kranz et surtout Enver Gjokaj. Le premier pour son rôle pilier de Topher Brink petit génie amoral devant faire peu à peu face à ses responsabilités de professeur Tournesol (Fou? Moi ?) et le second pour son incroyable éventail de jeu en tant que “doll” capable de s’incarner dans tous les rôles, tragiques ou comiques dont celui d’ailleurs de Topher où il clone Fran Kranz dans ses mimiques et son body language avec une facilité déconcertante.

Les épisodes ne laissent aucun répits aux personnages qui de la saison 1 à la Saison 2 prennent de l’envergure et évoluent de coups de théâtre en coups de théâtre. Les comédiens se donnent à 200% et sont récompensés par des répliques incisives loin des clichés habituels. Comme d’habitude dans les séries signées Joss Whedon, on peut passer du rire à la terreur en quelques secondes. Rien n’est gratuit. Toute cause a des conséquences dans un système logique et une horlogerie digne d’un artisan suisse.
Je ne pourrai donc que vous conseiller de découvrir les deux saisons de Dollhouse ainsi que leurs deux épisodes bonus (Epitaph part 1 & 2) permettant de mettre en perspective toutes les retombées de la technologies mise au point par Rossum. Point de frustration. Voilà enfin une série qui ne laisse personne sur sa faim, ni sur le carreau, répondant à toutes les questions habilement posées et ce, avec beaucoup de malice. De la série télé de cette qualité, c’est assez rare pour la promouvoir.





Dollhouse: Total Ghost in the Shell

12 03 2009

Dollhouse Generique

Joseph Hill Whedon a encore frappé !
Depuis le vendredi 13 février 2009, il propose une nouvelle série de science fiction: “Dollhouse” la Maison de Poupées. Une agence secrète utilise des amnésiques volontaires (Des jeunes gens qui ont trop soufferts et qui ne veulent plus se souvenir, jamais jamais jamais !) pour mener des missions auprès de clients fortunés.  A chaque mission, les “dolls” reçoivent une personnalité composite “chargée” dans leur mémoire et au retour de mission ils/elles ont leur mémoire totalement effacée (à l’instar d’Aphrodite IX). Remise à zéro. Ils sont alors comme des poupées vierges de tous souvenirs et de toute volonté.
L’histoire commence avec Caroline (Eliza Dushku) qui rejoint l’agence et devient “Echo” une doll qui, au bout de trois mois, commence à se souvenir de bribes de ses missions précédentes prouvant qu’une fois de plus l’informatique n’est toujours pas une science exacte.

Dollhouse sleepingSleeping mode

Mes impressions:
La série débute très lentement, et l’épisode pilote écrit et réalisé par Josh Whedon n’est pas vraiment un chef d’œuvre de mise en scène ni d’écriture. Les scènes d’action manquent de punch et d’originalité. L’exposition est poussive, bourrée de clichés. Bref l’épisode pilote est, c’est un comble, le moins bien foutu des quatre que j’ai pu voir à ce jour. Même La Dollhouse ressemble à un club de thalasso high tech avec un design bois et néons digne des années 80 (il manque que Robert Palmer et “Addicted To Love” pour couronner le tout). Résultat un score catastrophique avec 4.7 millions de téléspectateurs…

Joss Whedon et Eliza DushkuJoss dirige Eliza

Au niveau casting: on retrouve donc Eliza Dushku (“Tru Calling”), Tahmoh Penikett (“Galactica”). Pour l’instant, la bonne surprise viendrait plutôt de Harry Lennix qui est le “handler” de Echo, celui qui veille sur elle pendant le déroulement des missions et la très très classe Olivia Williams en patronne vacharde de la Dollhouse. Il y a aussi Topher le cerveau derrière la technologie de déprogrammation des cortex joué par Fran Kranz qui récolte les dialogues les plus drôles. Et puis un tout nouveau visage, celui de Dichen Lachman, superbe métisse Tibétaine/Australienne pour le rôle de “Sierra” toute nouvelle doll.

Dichen LachmanSierra en doll mode
Dichen Lachman
Sierra en terminator mode

Naturellement, cette agence secrète est hors et au dessus de la loi et, un agent du FBI (Penikett), seul contre tous, enquête sur un trafic d’êtres humains en rapport avec Dollhouse et suit la piste de la disparition de Caroline.
Chaque épisode est donc un nouvel “engagement” pour Echo qui sera tour à tour, négociatrice en prise d’otage, alpiniste, choriste et garde du corps… et permet aussi d’établir un lien de plus en plus fort avec Boyd son “Handler” qui est la véritable conscience de la série. Hennix arrive aussi, tout en nuance, à faire passer la tristesse qu’il ressent en assistant aux successifs formatages de sa protégée.

Dollhouse HandlerBoyd et Echo, main dans la main sous les yeux de Topher.

Joss Whedon souhaite avec cette nouvelle série, explorer les différentes personnalités que nous nous créons nous mêmes en fonction des situations vécues et comment nous arrivons à manipuler les autres ou à être manipulés. Vaste programme. Force est de constater que pour l’instant la série n’en est qu’à ses balbutiements et propose plusieurs pistes alléchantes. Aussi on se doute bien que le personnage d’Echo va finir par récupérer sa propre personnalité et qu’elle va finir par croiser l’agent du FBI ou le méchant “Alpha”, super ninja tueur psychopathe échappé de la Dollhouse…Qui est vraiment Caroline ? Que fuit elle ? Qui est Alpha ? Et le réseau Borodine ? Le propre des séries est de pouvoir développer le personnages sur la longueur. Maintenant il faut que la série ne soit pas arrêtée pour tenir toutes ses promesses. “Firefly” (la précédente série de Joss Whedon) avait trouver sa conclusion dans un film “Serenity” sorti en salle grace au succès des ventes de DVD de la série.
“Angel” (spin off de “Buffy” aussi de Joss Whedon) avait eu du mal à trouver son rythme mais au bout du compte avait révélé de superbes qualités scénaristiques. Donc c’est à la fin de la première saison qu’on pourra vraiment juger si tout cela vaut le tour.

Dollhouse Promo

Merci à François du site Cinefriends.com de m’avoir mis le doigt sur la bonne orthographe de Joss Whedon (Jess Wheldon dans un précédent article sur Firefly) et m’avoir présenté Dollhouse.

Nemo Sandman





Firefly + Serenity: les westerns SF intelligents et interplanétaires !

7 03 2009

FIrefly Logo

Tour à tour hilarante, terrifiante, touchante, passionnante, la série “Firefly” de Joss Whedon (“Buffy”) n’a pas vécu une saison entière pourtant elle a donné lieu à un final sur grand écran “Serenity”. En fait selon Whedon, la série n’avait pas été annulée, mais écrasée comme un insecte dès le départ. En fait, il n’y avait jamais eu de véritable osmose avec la chaine. Ils n’en voulaient pas, ils ne l’ont jamais bien comprise, ni vraiment mise en avant. en changeant constamment les horaires de diffusion. Dès le départ elle n’avait aucune chance.

Affiche“Nine people looking into the blackness of space and seeing nine different things”

Pourtant, “Firefly” est peut être la série de SF la plus accomplie jamais produite pour la télévision. Des personnages aussi attachants que ceux de Galactica (saisons 1 & 2) avec un humour dévastateur et fédérateur en prime. Un univers très très malin ou la langue universelle est le chinois ! Et oui, le langage spatial du futur n’est pas l’anglais… et les insultes proférées pendant la série sont toutes en mandarin et l’écriture utilisée est le katakana !

FIrefly

L’action de Firefly se déroule en 2517. L’humanité a abandonné la Terre, pour coloniser un nouveau système solaire immense (et improbable) où ont été terraformées des dizaines de planètes et des centaines de lunes autour d’un même énorme soleil. Les planètes “centrales” se sont regroupées, formant l’Alliance. Les planètes “extérieures” sont restées indépendantes, du moins jusqu’à ce que l’Alliance décide que les règles de la civilisation devaient s’appliquer à tous. Une guerre dévastatrice s’ensuit, qui durera six longues années. Finalement, lors du siège de Serenity Valley, les forces de l’Alliance remportent une victoire décisive sur les Indépendantistes. Parmi eux, le sergent Malcolm Reynolds. Miné par la défaite, ce dernier décide de vivre en marge de la société, vers les mondes extérieurs, là où l’Alliance n’a encore que peu, voire pas, d’influence. Il achète un vieux vaisseau, de classe Firefly, qu’il baptise Serenity. Il engage un équipage et se met à vivre de petits boulots, plus ou moins légaux. Contrebande, transport de fret ou bien charter, pour Reynolds le plus important est de continuer à voler et rester libre.

RiverRiver: à la fois Deus ex Machina et touche de poésie de la série… un vrai Terminator !

Trahisons, retrouvailles, légendes, chaque épisode de la série amène son lot de rebondissements et de cliffhangers. Plus on connait les personnages plus on sait à quel point les situation les plus dramatiques peuvent devenir les plus coquasses d’une manière complêtement inattendue. On retrouve dans une moindre mesure le charme d’une série comme “Amicalement Votre” pour la gouaille et les trouvailles scénaristiques. En fait nous sommes dans un vrai Western Spatial. Il y a l’Union et les Confédérés, la “frontière” de l’Ouest sauvage, ce sont les planêtes extérieures et les indiens scalpeurs de pionniers ce sont les horribles “Reavers” ! En fait, Joss Wheson s’est inspiré d ‘un livre “The Killer Angels” sur les perdants de la Guerre de Sécession après la bataille de Gettysburg et leur destin au sein du Far West.

La musique joue un rôle prépondérant, avec un style unique très country donnant un coté anachronique aux ballets high techs des véhicules astronautiques de ce 26ème siècle. Une chose est certaine, dans chaque épisode, la musique originlae intensifie l’expérience vécue !

Ce qui a fait aussi le charme de la série ce sont ses dialogues (en version originale) qui sont de petites merveilles d’humour. Les meilleurs répliques sont toutes amoureusement répertoriées sur les sites de fans anglo-saxons mais sans connaitre la série et les personnages, les reproduire ici tomberait à plat. Surtout que tous les personnages offrent des possibilités inattendues de réparties. Certains sont trop bêtes (Jayne!), d’autres loufoques, d’autres atypique, d’autres naifs, d’autres très cool, de quoi alimenter du comique de situation à gogo rien qu’en puisant dans le petit équipage du Firefly.

FIrefly Personnages
Inara, River, Wash, Simon, Kelley, Mal, Book, Jayne et Zoe

Y’a pas, dans une série il faut au moins présenter les personnages:

Zoe (Gina Torres !!! ): excellente combattante, elle a combattu sous les ordres de Mal Reynolds durant la guerre, et sert sur le Serenity en tant que second. Rapide, cool, mortelle, super sexie, elle entièrement dévouée à son capitaine, qu’elle suit dans les missions les plus risquées, elle a parfois du mal a concilier son caractère de feu avec sa vie de couple. Elle est en effet mariée à Wash, le pilote.

Wash (Alan Tudyk): le pilote du Serenity. Et tout l’inverse de Zoé: stressé, rigolo, speed, pas du tout un homme de terrain. Jamais a cours d’un bon mot, il est l’une des voix de la raison sur le vaisseau, et tique dès que l’on parle de tuer ou d’éliminer quelqu’un. Un peu jaloux de la façon dont sa femme obéit à Malcolm… (Alan Tudyk a joué dans “3:10 pour Yuma” depuis avec la même tête d’éffaré ! )

Kaylee (Jewel Staite): la mécano sexie et “chaude”, elle est le cœur du vaisseau. Toujours enjouée, souriante et gourmande (de fraises !). Mécanicienne-née, les machines lui “parlent”, et elle peut réparer n’importe quoi en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Elle éprouve pour le Serenity un amour profond, la considérant comme une créature à part entière. En mal de calins, elle en pince pour le docteur Simon.

Firefly
Le “Serenity” vaisseau de la classe Firefly (Luciole)

Simon (Sean Maher): froid, réservé, timide, déterminé. Brillant chirurgien, il abandonne sa carrière et dépense toute sa fortune pour faire évader sa soeur River d’une académie pour jeunes surdoués, après avoir découvert qu’on l’y maltraite. Il est un fugitif et un des moteurs de l’intrigue de fond avec sa soeur River.

River (Summer Glau): Incroyablement surdouée et intuitive, elle est capable d’apprendre en un clin d’oeil tout ce qui peut l’intéresser, que ce soit la physique quantique ou la danse. Après son évasion, de graves séquelles subsistent: paraissant par moment tout à fait normale, elle peut ensuite se prostrer d’un coup en murmurant des paroles incompréhensibles. Elle semble avoir une perception des gens et des évènements tout à fait exceptionnelle, qui laissent à penser qu’elle peut quelquefois sentir ce qui va se passer dans un futur proche.

Inara (Morena Baccarin) est un “Compagne”, sans doute la personnalité la plus respectable du bord. Elle loue à Malcolm Reynolds l’une des deux chaloupes du Serenity, et s’en sert de bureau mobile pour aller à la rencontre de ses clients. Les Compagnes ne sont pas de vulgaires prostituées, et se rapprochent plus des geishas ou des courtisanes.

FLyingWash aux commandes: très concentré !

Jayne (Adam Baldwin) est le gros bras de service. Il est toujours bon de l’avoir dans son dos au cas où les choses tourneraient mal, bien qu’il ne faille pas trop lui faire confiance non plus, au cas où il trouverait meilleur payeur. Jayne est stupide, violent, profiteur, branleur et est néanmoins un personnage moins lisse qu’il n’y paraît, et tout en restant la plupart du temps une brute épaisse. Il est un des éléments comiques toujours à ses dépends. (C’est un gros macho qui s’appelle “Jane” quand même !!!)

Book (Ron Glass): Le Pasteur Book a rejoint Serenity quelques jours après avoir quitté son abbaye. Séduit par le bagout de Kaylee, qui remarque qu’il s’intéresse plus aux vaisseaux qu’aux destinations (et que par conséquent sa Serenity est le meilleur choix pour lui), il lui avoue que parfois le voyage lui-même est la partie la plus intéressante du périple. Son passé violent laisse supposer qu’il n’a pas toujours été un homme de foi.

Nathan

Malcolm “Mal” Reynolds (extraexcellentissime Nathan Fillion): Moins cynique qu’il ne veut bien le prétendre, ce vétéran “Brown Coat” est très protecteur envers cette nouvelle petite famille, qu’il n’hésite néanmoins pas à rudoyer de temps à autres. Ses rapports avec la Compagne Inara sont particulièrement tendus, car aucun des deux ne peut pas admettre l’affection qu’il éprouve pour l’autre, en raison de leur métiers respectifs. A noter que Mal passe en mode “héros” que lorsque l’adrénaline coule dans ses veines, donnant beaucoup de suspense à ses actes héroiques !

Très vite donc on s’attache à nos personnages surtout que l’aventure ne va pas être tendre avec eux. Le voyage va secouer et ils vont tous y laisser des plumes, voire la vie dans la conclusion finale “Serenity”. Ils ont beaucoup de profondeur et sont définitivement dédié à un public adulte par leur préoccupations, leurs obsessions et leurs façons de réagir.

FlotteLe Blocus de la flotte de l’Alliance

Firefly est la seule série où dans un seul épisode on peut passer de l’excitation aux larmes puis de la terreur au rire. Par exemple une scène ou Mal et Wash faits prisonniers par un baron du crime sont torturés mais se livrent aussi, entre deux décharges électriques, à un règlement de compte personnel concernant Zoé… du jamais vu: on sert les dents avec eux et on ne peut s’empêcher de rire !

Le film “Serenity” propose une superbe conclusion à tous les mystères de la série. Disposant d’un superbe cinémascope, il permet de faire remarquer que Joss Whedon s’est battu avec la Fox (en vain) pour que la série soit en Wide Screen quitte à poster et cadrer les personnages bord cadre pour éviter le “Pan & Scan”. Pour donner un sentiment d’immersion immédiate, les épisodes étaient filmés à la manière de documentaires, caméra à l’épaule ou tenue à la main. Il en est de même avec les effets spéciaux. Ce style sera complêtement repompé par Battlestar Galactica. (A noter que tous les vaisseaux dans Firefly ne font absolument aucun bruit dans l’Espace, eux!)
Il n’y pas d’Aliens dans Firefly mais, force est de constater, qu’il y a des gens bizarres.

Reaver

Entre autres: les Reavers, véritables croquemitaines spatiaux dignes de grossir les rangs des Infectés de “28 Semaines Plus Tard”. Rien que leur vaisseaux sont terrifiants. (Ils sont présents dès le premier épisode, fumants noir et ornés de cadavres). S’ils réussissent à prendre d’abordage votre vaisseau (ils y arrivent souvent), ils vous violent jusqu’à la mort, dévore votre chair et arrache votre peau pour s’en faire des vêtements et si vous avez beaucoup beaucoup de chance, ils vous feront tout ça dans cet ordre !

Plus que jamais cette série donne l’impression d’un Roller Coaster émotionnel. Tout va très vite. D’un point de vue purement scénaristique certains épisodes sont montés sous forme de flashbacks, mais d’autres faussement linéaires propose des conclusions inattendues… C’est un tourbillon d’évènements, de situations inénarrables et de bons mots. De plus les épisodes et le film donnent la possibilité de tout savoir (ou presque) sur l’histoire de chaque personnage. A voir à revoir et à faire découvrir. Un vrai petit bijou alors accrochez vous !

Firefly

Il y a tellement d’article en anglais sur Firefly par les Browncoats (fans de la série). Je ne pense pas avoir fait dans l’original mais cette série est tellement peu connue en France… c’est tellement dommage de voir des horreurs télévisuelles AB Prod “Hélène et les Gros Cons” plébiscitée comme une “série culte” et ne pas avoir la chance d’avoir des multi diffusions de petits bijoux comme cette série de Joss Whedon !

Lost my love, lost my land
Lost the last place I could stand
There’s no place I can be
Since I’ve found Serenity

And you can’t take the sky from me.

Nemo Sandman

River








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