New Model Army 30th Anniversary Tour

7 11 2010

Hier soir, New Model Army au Trabendo.

Extraordinaire. Trois heures de concert, deux dates, que des chansons différentes en deux jours… Trois chansons de chaque album !
Une énergie incroyable. un don de soi, une générosité, une gentillesse, une rage…
Des paroles d’une pertinence inégalée, des mélodies inoubliables… et tout le monde chantait !

New Model Army 30th Anniversary Paris

New Model Army 30th Anniversary Paris

New Model Army 30th Anniversary Paris

New Model Army 30th Anniversary Paris

New Model Army 30th Anniversary Paris





Richard Blade visite l’Empire de Nikola Tesla

3 11 2010

Le premier roman de votre serviteur …
Ou va Richard BLADE, Voyageur de l’Infini ?
Dans quelles dimensions
le cerveau sans âme de l”ordinateur peut-il le projeter ?
Dans quelles mondes passés ou à venir ?
Dans quels univers inconnus jusqu’alors ? “

Une série de SF/Fantasy qui dure depuis plus de trente ans ? Des romans à 6€ ? Bienvenue dans l’univers de Richard Blade, voyageur de l’infini !
Son auteur: Jeffrey Lord, une légende, une hydre, un mystère…

Il y a un groupe sur Facebook
Sinon sur Amazon.fr

Bonne lecture !
Richard Blade Nemo Sandman

A suivre donc !

(Un grand merci à mon vieux frère Patrick Eris qui m’a soutenu tout au long de ce vol en solo !
D’ailleurs, la suite est assurée par le dynamique duo ERIS+SANDMAN…)

Exergue New Moel Army





Machete: The Last Action Hero

12 10 2010

Machete débarque en novembre, le 17, sur les écrans français et c’est tant mieux !

Ce film réussit tout ce que les Expandables on pu rater. Machete est le film d’action de 2010 avec un casting qui justement faisait trop peur à Stallone pour être intégré dans son navet.
Machete
Machete, c’est d’abord un tour de force incroyable. En 2007 pour son délire Grindhouse, Robert Rodriguez avait saupoudré sa séance de cinéma de “vraies fausses” bandes d’annonces dont celle du fameux Machete, un film hommage à ceux de Charles Bronson, Ted Kotcheff et autre Golan & Globus. Un trailer tellement alléchant, tellement plaisant, tellement respectueux des petits bijoux des cinoches de mon enfance, que je me le repassais en boucle. Les punch lines genre “Dieu a pitié, pas moi…” ou encore “On a fait chier le mauvais Mexicain!!”, le montage au petit oignons avec un final apocalyptique: Machete fixe une mitrailleuse Gatling sur la fourche de sa moto avant d’être propulsé dans les airs comme un véritable ange de l’enfer.

Machete c’est naturellement Tonton Machete, personnage récurrent de la trilogie pour enfants “Spy Kids” (toujours de Robert Rodriguez) mais surtout c’est un personnage qui est né pendant le tournage de Desperado. En effet au Mexique, Danny Trejo raconte qu’il y signait plus d’autographe que la star du film, Antonio Banderas…
Bon revenons sur le Tour de Force. En 2007, donc, sort cette bande d’annonce aux petits oignons d’un film qui n’existe pas !!! Et bien, chacun des plans les plus jouissifs du trailer se retrouve dans ce long métrage tourné deux ans plus tard ! Alors, il y a un coté presque nostalgique à découvrir dans quelle circonstance ils sont utilisés au final. (alors qu’une bande d’annonce récupère à la base les meilleurs morceaux du film… et non l’inverse ! Ce n’est pas un film qui doit reprendre le chapelet de sa bande d’annonce pour exister… pourtant dans Machete c’est exactement ce qui se passe !)
Respecter ce cahier des charges est déjà une première dans l’histoire du cinéma et on prend plaisir à retrouver ces petits moment d’anthologie disséminés tout le long du film.

Bon ensuite, c’est un film qui fait du bien partout: on rit, on frémit, on tape dans les mains ! Même si on crawle dans le second et le troisième degré la plupart du temps, le travail d’écriture et de réalisation est fait avec un véritable amour de cinéphile. Et le casting de derrière les fagots mérite bien cela. D’abord il y a Danny Trejo: enfin un premier rôle pour Danny! Yeah ! Et quel rôle ! Rien que pour ce grand monsieur du cinéma d’action, il faut aller voir ce film comme on fait un pèlerinage. A 66 ans sans le moindre botox et autre lifting, il a est non seulement monolythiquement charismatique mais en plus il EST Machete ! Son visage taillé à coup de serpe, ses paupières lourdes, sa voix grave… quand il ne tranche pas une pomme avec son C36 Spyderco Military Serrated dans Desperates Housewives, il vient s’engager comme tueur de remplacement. Trejo est une sculpture de Rodin en mouvement, une force inéxorable ! Et quand il joue les grands calmes énervés… on laisse passer le monsieur.

Bon ensuite niveau casting on a Monsieur Robert de Niro qui a l’air de bien s’amuser, Don “Crockett” Johnson sorti de sa naphtaline floridienne en pourri glacial, mais surtout il y a Steven Seagal en grand méchant Latino-Japonais !!! Sans doute son meilleur rôle depuis qu’il a pris sa superbe bedaine (hommage à Demis Roussos!). Et le monsieur s’amuse aussi énormément. (La fin de son personnage est un grand moment de Dadaisme Pelliculaire digne de Pierre Richard !!! Incroyable mais vrai !!!)
Naturellement il y a aura un combat Katana contre Machete d’anthologie…

Il y aussi Tom Savini en tueur à louer ! YES ! Quel plaisir de le retrouver “Monsieur Gore des Zombies”! Mais aussi comme dans la bande d’annonce on a Cheech Marin en Padre frangin de Machete et surtout Monsieur Jeff Fahey (Le Cobaye!) qui est le gars qu’on aime détester, le grand méchant bis aux yeux bleus qui engage Machete avant de le transformer en bouc émissaire vengeur dans une sombre et infâme machination politique.

Parce que ce film sous ses dehors “rigolos” Grindhouse est aussi une satyre sociale extrêmement affutée (et futée) au sujet de l’immigration et du rôle des immigrés dans la société américaine… Le réseau des “invisibles”, des latinos qui sont engagés comme jardinier ou cuisinier en Californie, est mis à l’honneur. (“On leur ouvre nos portes, nos familles sans se méfier…”).

Bon sinon niveau nana, on nous sort l’artillerie lourde, chose que Sly “Botox”Stallone trop idiot avec ses choix résolument “égo-sans-trique” n’avait pas su nous livrer dans son navet d’inaction… (Charisma Carpenter ???!!! Beeueeuuaaa!..)
Bobby Rodriguez nous offre sur un plateau: Jessica Alba, filmée avec amour, tendresse mais aussi bien dirigée (ce qui n’est pas si facile!). Michelle Rodriguez, qui se fait aussi plaisir tout le long du film quitte à se la jouer à la Snake Plissken, et même Lindsey Lohan (!) qui s’en tire fort honorablement ! C’est dire !… Sans compter toutes les bombes qui gravitent dans les projets de Troublemaker Studios !!!

Bref sans rentrer dans tous les détails, le casting est un panaché piquant assemblé avec amour et respect pour ces légendaires acteurs de films d’actions de la période pre VHS jusqu’à l’avènement du DVD… de Taxi Driver à Spy Kids en passant par Runaway Train et From Dusk Till Dawn.

Rodriguez a été traumatisé par New York 1997 de Carpenter. A 12 ans il disait: moi aussi je peux en faire autant !!!Pour ceux comme moi, qui avait vraiment passé un excellentissime moment devant son grandiose Grindhouse “Planet Terror”, Machete sera la confirmation qu’on peut faire du film hommage sans pour autant donner dans la complaisance lourdingue dans laquelle son compadre Tarantino semble vouloir s’enfoncer inéxorablement depuis deux films…. Inglorious Bastard est quand même gratuitement violent alors que Machete est violemment gratuit ! C’est pas pareil !

D’abord Machette n’est pas un bâtard, il a de l’honneur. Il ne massacre pas systématiquement les gommeux qui se dressent sur son chemin. Le scénario offre aussi de belles possibilités de ne pas tomber dans la violence systématique qu’attendent les sociopathes décébrés par leur Playstation.

Bon alors, vous l’aurez compris: j’aime énormément ce film. Machete est un petit chef d’œuvre faussement bourrin mitonné avec amour et intelligence. On retrouve cette hargne dans l’écriture et dans l’envie de faire plaisir aux spectateurs en soignant tout le travail: l’histoire, la mise en scène, la photographie mais aussi la musique.

En bonus, les acteurs prennent la pose pour notre plus grand plaisir! C’est vraiment, plan par plan, souvent le suivi d’un luxueux storyboard, le genre dessiné et peint par Frazetta. On joue aussi sur les anachronismes au niveau des techniques de prise de vue, les accessoires et l’ambiance “Panavision 35mm” millésimée années 80. L’héroine conduit une BMW série 5 35I du début des années 90 mais possède un Iphone; les radio de la police mexicaines sont équipées d’un écran couleur dans leur micro !… Et puis il y a plein de ch’ti détournements et de détails pour cinéphages qui renforcent la puissante identité et l’atmosphère de ce film “hors du temps”.

Et puis, comme dans tous les projets de Robert Anthony Rodriguez, il y a cet mise en valeur de la Culture Latino: le sang, le feu, le panache, la chaleur, la poussière, les belles brunes…les tatouages, les voitures sur vérins hydrauliques, la sainte église et les armes blanches.
Bref ce faux petit budget vous en met plein les mirettes avec un casting bien dirigé (surtout pas en roue libre comme la daube à Stallone), une mise en scène classieuse (on comprend ce qui se passe à l’écran) et des dialogues au format punchline et raquettes de ping pong !
Alba: “You could have texted me!?” — Trejo: “Machette don’t text.”

Machete a tout du film culte. Et sincèrement il va le mériter son statut, c’est vraiment le film d’action de 2010 qui redonne envie de retourner au cinéma !
Alors allez y en bande! C’est ce genre de film interdit au moins de 16 ans qu’on allait voir en cachette avec ses potes pour se le raconter le lendemain à la récré !!!
Bon et puis pour avoir attendu deux ans entre la bande d’annonce et le résultat final, cela me rappelle vraiment le cinéma de province de ma jeunesse ou il fallait attendre des années avant qu’un film genre “Le Jeu De La Mort” avec Bruce Lee y débarque enfin tout rayé, tout abimé…





Les Expandables: vieilles peaux extensibles et botoxées

5 10 2010


Bon alors comment faire une daube en roue libre ? On aligne “le plus gros casting de film d’action jamais vu! Coco !”
Prenez une histoire digne des productions Cannon des années 80 mais en beaucoup plus débile:
Une bande (mou) de mercenaires (mous) discutent et tirent pour délivrer une île des “méchants” mais ils seront trahis !

C’est bateau, déjà vu, cousu de fil blanc, pas drôle, sans suspense, plat… Il ne se passe rien dans ce script. Et pourtant il est long ce métrage… loooong !
Une longue succession de scènes télégraphiées d’avance. Même les scènes d’action sont molles. Alors que dans ce domaine “ils” ont des chorégraphes efficaces sur le plateau. Mais là je ne trouve rien de valable à retirer au niveau du “cirque” des grosses bagarres. on tire, on s’étripe, on se brise les vertèbres tout en ponctuant le tout de clichés “On y va!” “Qu’est ce que c’est!” “Vas-y!” “Ouaih!”… La cour de récré en plus con.
Prenez des acteurs au charisme vacillant (Stallone grotesque fait passer Statham pour Marlon Brando et Lungren pour Liza Minelli)
L’apparition de Schwartzy fait plus pitié qu’autre chose. Il a l’air malade le pauvre homme… Charisma Carpenter fait mentir son nom.
Bruce Willis a des dialogue misérables: “Vous n’allez quand même pas vous sucer la bite, hein ?”(sic)

D’ailleurs le reste des dialogues (de tous les dialogues) est absolument in-com-pré-hen-sibles ! On apprend qu’un personnage va voir son psi, un autre (Li) aurait une famille et veut être mieux payé mais personne ne le savait et… signe des temps il ne sera pas augmenté!!…Second signe des temps… il mentait. Mickey Rourcke explique un tatouage qu’il veut réaliser sur la tête de Statham avant de faire un concours impromptu de lancé de couteau à vingt mètres. Va falloir m’expliquer les monologues improvisés de son personnage !
C’est la première fois que je ne comprends rien aux enjeux… qui est qui ? Qui fait quoi ? Il a dit quoi ? Pourquoi il dit ça ? Il a lancé le couteau ? Pourquoi ?
Il a pas l’air content ? Pourquoi ? Il sourit ? Ah bon ? C’est drole ? De quoi ils parlent ? Ne perds pas ma casquette ! C’est quoi la blague ? C’est important ?…

Attention, je suis un (ex) fan de Sly. Je le considérais comme un auteur même… pour dire! J’ai bien apprécie les trois premiers Rambo !
(premier anti héros Berzerk de l’histoire du cinema…)
J’ai franchement détesté le “cinq”, inutile et brutal, qui aurait du faire parti d’une production Grindhouse pour Tarantino (même si j’adore à 400% Planet Terror !!!)
Franchement Stallone et ses teintures noires corbeaux ! C’est du grand n’importe quoi…

Ce type a de plus en plus une tête qui fait peur. On dirait sa mère ! Botox, lifting, teinture, gonflette… Il me fout les jetons.
L’idée du siècle serait de le prendre pour jouer dans Vendredi 13: Jason sans son masque !
En plus, dès qu’il se met en scène , il surjoue à en pleurer tout en gardant le meilleur rôle… c’est minable.
C’est sans doute le pire film au niveau casting avec même, en prime, un Eric Roberts grimaçant qui est maintenant coincé dans le rôle de salaud… Il est loin le temps de Runaway Train, hein ? Qu’est ce qu’on a encore ? AH oui, Des gros bras insipides, genre catcheurs américains, un Jet Li monolythique qui subit toujours les mêmes blagues racistes… Dulph Lungren est peut être le seul à jouer juste en transposition du personnage du Frère de Earl, Randy ! Une fois encore il joue un incontrolable comme dans Universal Soldier d’Emmerich. (film beaucoup mieux construit malgré le faible charisme de JCV)…
Niveau Matos, on sent bien que la marque Cold STeel est à l’honneur avec un superbe Laredo Bowie et un énorme folder Espada équipé du nouveau cran d’arrêt TriAdLock. Une folder de Darrel Ralph à la lame tanto avec manche en titane pour crever un ballon de basket (pas ce qu’il y a de mieux…). Mince je me trompe de blog. Pour les couteaux, cela se passe ici.

Bon alors on récapitule:
scénario photocopié et sans enjeux. Naturellement il va y avoir des trahisons mais comme on se moque du destin des personnages… qu’ils crèvent tous.
Ils sont vulgaires, stupides, prétentieux, mous du genoux et gonflés comme des baudruches.
Un film viril ? Ca ? C’est du gros film caca ! De l’immonde. Wolverine parait soudain être un film d’auteur !
La mise en scène est tellement bordélique qu’elle me ferait apprécier le boulot Louis Leterrier. Quoique non. Je peux pas.
Le cinéma d’action est donc en deuil: on ne fait pas les meilleurs soupes dans les vieilles peaux liftées.
Les scène d’action sont brouillonnes. Sly commence à bien savoir copie… Michael Bay. On ne pige rien aux poursuites. On sait juste que le héros s’en sortira sans un pet… Mais attention comme dans Rambo, on joue avec le Gore dès qu’il s’agit de manier les armes. Stallone plante sa grande lame et la tourne bien dans la plaie.
C’est écoeurant… surtout que les méchants sont toujours aussi maladroits et bien inoffensifs ils peuvent tirer des centaines de balles: aucune n’atteindra sa cible.

Bon, pour remettre les pendules à leur place, je vais continuer à m’mater Sons Of Anarchy. La saison 3, elle, sent bon la testostérone, l’huile de vidange, la poudre et Stephen King y joue le rôle de… “Richard Bachman”! Ah, Ron Perlman ! Voici un vieux routard qui en impose. Entre sa prestation sublime de Hellboy et son rôle de chef de bande. Il mérite bien ses cigares !
Et pour revoir un film d’action, drole, prenant avec un beau casting, rien ne vaut “Ocean 11″ avec Clooney, Pitt et toute la bande !
Alors vous allez me dire que je n’aime pas les films d’actions revanchards et burnés ?
Ben il y a film de Tony Scott que j’aime énormément: “Man On Fire” avec Denzel Washington. Le scénario est bien ficelé (adapté du livre éponyme de A.J. Quinnel qui est un petit chef d’oeuvre…). C’est film que je regarde avec plaisir. Les Expandables me donne juste la migraine et une envie de gerber quand ils tuent à tour de bras et m’emmerde copieusement dès qu’ils ouvrent la bouche.
Mais qui a payé pour produire une daube comme The Expandables ? Qui ??? Enfin, l’affiche française photoshopée nous avait prévenu un peu quand même…

Et puis tous les actionneux seniors ne sont pas au rendez vous. Où qu’il est pépère Chuck Norris hein ? Il y a des abonnés absents même si un Steven Seagal obèse et un JVC philosophe aurait peut être rajouté la touche d’humour débile qu’il manque à cet énorme gâteau aux étrons.
Stallone a été un “bon” réalisateur et un scénariste efficace. Mais là, c’est la foire au grand n’importe quoi… du grand foutage de gueule. Et c’est un fan qui vous dit ça.
Ses films ne sont plus divertissants. Ils sont bourrins et abêtissants. Pour aimer The Expandables il faut être mort cliniquement.
A qui s’adresse ce genre de film ? Aux bidasses ?
Misère, mais même “Mon Curé Chez Les Thailandaises” a plus de panache que ce téléfilm raté.

PS: la seule bonne chose à tirer de ce film serait une bonne blague de Mozinor !





Modern Family – Le Choc des Cultures

28 09 2010

Tourné à la manière d’un faux documentaire où le quatrième mur est brisé en permanence par des regards en coin à la caméra, la série Modern Family surprend par la justesse de son écriture et la fraicheur de ses personnages. On retrouve le papa de “Marié, Deux Enfants” qui a pris 20 ans, en patriarche débonnaire (Jay) d’une famille moderne multi culturelle. Les interactions entre les personnages ne sont jamais stéréotypées et l’humour provient plus des situations que des frictions.
Là où les immondes séries humoristiques familiales française (celle avec Roman Bohringer qui passe en été sur Canal… Bwaaaark!!!) “fonctionnent” avant tout sur les coups de gueule, les duperies, le stress et les humiliations. (Il faudra un jour m’expliquer un jour en quoi une mesquine scène de ménage est plus comique que sordide…) MF propose de vraies situations comiques: l’exploration du sous bassement de la maison par le père et le fils (qui a le plus peur du noir ?), un “Whodunnit” à la suite d’une fête d’anniversaire où tout peut arriver… ou encore, quand les parents veulent donner des leçons à leurs enfants et se prennent les pieds dans le tapis… Ainsi Phil (joué par l’extraordinaire Ty Burrell) est un père geek gauche cherchant à faire “ami ami” avec ses gosses, sans la moindre discipline donc, pour finalement se révéler bien plus immature qu’eux. Mais sa bonne volonté et son désir de mieux faire en font un personnage attachant qui va se prendre les pires râteaux sans jamais perdre la face devant la caméra !
Pour le coup je trouve que Wikipedia a plutôt fait une bonne fiche concernant cette série:
“Tournée sous forme de mockumentaire, Modern Family s’attache à nous montrer avec humour les différentes formes que peut prendre la famille de nos jours. On y suit les déboires des familles de Jay Pritchett, de sa fille Claire Dunphy, et de son fils Mitchell Pritchett. Alors que Claire est la mère au foyer d’une famille traditionnelle, Jay est à la tête d’une famille recomposée, marié à une femme bien plus jeune que lui, tandis que Mitchell et son petit ami forment une famille homoparentale, puisqu’ils viennent d’adopter un bébé.”
Pas mieux !
Ils continuent d’exceller dans la description des personnages que je m’en vais recopier et paraphraser.
Il y a donc trois groupes dans la même famille:
La famille Delgado-Pritchett
-Jay Pritchett : le patriarche de la famille et père de Claire et Mitchell. Il a récemment épousé Gloria. Pas très responsable et ayant partiellement loupé l’éducation de ses enfants, il essaie de se rattraper aujourd’hui. Et c’est à la manière de “My Name Is Earl” !!!
-Gloria Delgado-Pritchett : la (superbe nouvelle) femme de Jay depuis six mois, mère de Manny. D’origine colombienne, elle est toujours enjouée et essaie de toujours rester positive. Elle a la sale manie de tout ramener à son ancien mari. Très très belle, elle cache des talents insoupçonnés (les échecs!) et refuse qu’on critique sa manière de conduire (désastreuse…)
-Manny Delgado : le fils de Gloria, issu de son premier mariage. Pourtant très mûr pour son âge, il a du mal à se faire une place au sein de sa nouvelle famille. Ce personnage est le clône du petit scout dans “La-Haut”: rondouillard, débrouillard et toujours partant.

La famille Dunphy

- Claire Dunphy : la fille de Jay, et mère poule. C’est elle qui incarne l’autorité parentale à la maison. Elle est l’élément soit disant “équilibré” de la famille… Mais en grattant un tant soit peu le vernis on découvre des secrets inavouables.
- Phil Dunphy : le mari de Claire, qui se prend pour le père « cool », et essaie de faire ami-ami avec ses enfants en leur parlant maladroitement de ce qu’il croit être le langage des jeunes. Voici certainement le personnage le plus “nouveau” dans ce genre de série. L’acteur Ty Burrell est purement extra ordinaire !!!
- Haley Dunphy : leur fille aînée, qui commence à sortir avec des garçons, ce qui inquiète grandement ses parents. L’ado typique. Mignonne et mauvaise conductrice.
- Alex Dunphy : leur deuxième fille, une petite « intello » qui essaie tant bien que mal de s’affranchir de sa sœur. La version de “Mercredi” dans la famille Addams.
- Luke Dunphy : leur fils, très bruyant et qui a du mal à garder son pantalon. (excellent descriptif de Wikipedia!)

La famille Pritchett et Tucker

- Mitchell Pritchett : le fils gay de Jay, snob sur les bords, assez sérieux et voulant être discret avec les autres à propos de sa sexualité. Le comique de ce personnage faisant office de Clown Blanc dans le couple, se révèle à la longue.
- Cameron Tucker : le petit ami de Mitchell, très gourmand et à l’homosexualité très extériorisée aux clichés assumés. Autre personnage génial de la série. “Cam” est capable de surprendre par ses initiatives ! Ayant grandi à la campagne, il dépote bien dans sa version perso des Arpents Verts. Une fois encore les clichés sont bannis et il devient très copains avec Jay le patriarche “Alpha”, colosse au cœur d’artichaut.
- Lily : la fille d’origine vietnamienne du couple, qui l’a récemment adoptée.

Chaque épisode à un thème précis: le rôle de père, la peur, le mensonge… Ils sont superbement construits (un début un milieu et une fin!). Tous les éléments se mettent lentement en place avant la catastrophe finale mais les méandres des préliminaires se parcourent avec délice.
Une fois encore, à la manière de The Big Bang Theory, voici une série que je trouve totalement addictive !
Modern Family est une vraie Sitcom, intelligente, sensible, drole, folle. La mise en scène est réalisée au millimètre: y’a pas une faute de grammaire cinématographique, c’est fluide, rythmé, léger et plaisant. Les silences et les non dits sont souvent les points d’orgue comiques. Et ça, depuis Buster Keaton, on sait que ça marche! C’est donc très très très fort et l’exploration des interactions familiales laisse supposer une équipe de scénaristes inspirés qui prennent vraiment beaucoup de plaisir à faire évoluer leurs personnages. Vivement la seconde saison !!!





Toy Story 3 – Le premier Pixar plat en 3D !

29 07 2010

Toy Story

(En l’honneur de John Lasseter, fondateur de Pixar cet article aussi plat que Toy Story 3)

Quelle déception ! Comparé aux Tomes 1 et 2 qui vraiment étaient drôles et prenants, le 3 est nul. (J’ai pas trouvé un adjectif moins plat…)
Voici un Pixar qui ne “décolle” jamais et ne s’adresse, en bon produit préfabriqué, qu’aux enfants en age de faire un scandale chez ToyzAreUs en se roulant par terre et en battant des records de décibels sous le regard bovin de leur géniteurs dépassés et certainement lobotomisés pendant le visionnage de ce gâ-chis de pellicule…

Quand on voit la puissance des machines permettant de créer de la 3D de nos jours, quand on constate l’intelligence créatrice de Pixar en 95 puis en 99 rien que sur Toy Story, on se dit que la grève des scénaristes continue de faire des victimes.
Quand on connait les chef d’oeuvres absolus qui peuvent jaillir de coeur et des tripes de certains habitants d’Emeryville… on se dit:
“Mais boudiou d’boudiou c’est quoi ce galimatia infâme de 90 minutes que nous tend le Dieu mercantile Disney accouplé à la Déesse profit Mattel.
On dirait une copie d’un film Pixar Made in China. Saperlipopette! Je veux sortir de cette salle ! (au bout de 15 minutes de crétineries culcul videpôt cette pensée est venue effleurer mon cor-tex sa-tu-ré par les cou-leurs pri-maires et les stéré-o-types sur-ranés… Oh ! Le coup du sac poubelle… Oh le coup du camion poubelle…Quel suspense! Oh encore un cliché dans le décor… Oh le vieux iench… oh c’est long… et surtout Oh on s’en fout….)
Je continue ?
OK. SI on ferme les yeux y’a la musique! Un exemple typique de “bruit symphonique” permanent “soulignant” chacune des péripéties de la manière la plus “soulignatrice”. En fait ce n’est pas seulement souligné mais aussi mis en gras et stabylobossé !
Oh my God! Woody va lâcher prise. J’ai compris le danger car nos amis “Staccato” et “Tremolo” sont de retours. Ouh j’ai 4 ans! OUH J’ai peur ! Peur que mon papa ne m’achète pas un Woody dès… maintenant !!!
“Papa je veux que tu m’achètes un Woody ! (Ou je te jure que tes angoisses concernant le dixième R.I.F. de ta boite vont paraître bien anecdotiques en comparaison de l’enfer de bruits et de fureurs dans lequel je vais te faire plonger si tu ne brandis pas ta carte bleue pour remédier à ma dépendance soudaine à Woooody !”

Donc pour faire court: Un scénario bâclé, préformaté, inexorablement prévisible dans les moindres détails. Une sombre publicité Disney/Mattel qui dure 90 minutes. Une ambiance sombre qui tente de flirter avec un copie préformatée de Tim Burton donc sans son charme, sa finesse ni sa mélancolie. Le bébé monstrueux du film est non seulement moche, vraiment vilain mais surtout plat et pathétique dans les deux sens des termes. Une morale au ras des pâquerettes… des Deus Ex Machina téléphonés (10 minutes avant, avec le Q.I. de Paul Le Poulpe, vous connaissez le score).

Et les jouets? Hein ? Retrouvez des personnages qu’on aime pour assister à une aventure où on se dit tous les deux minutes “Akoibon?” ou “Whatever” en V.O. ?
Naaaaan ! Quelle honte !!! On oublie cette daube vite !!! Il y a des traitres d’AB Productions qui ont infiltrés Pixar !!! Des ratiboiseurs de cerveaux ?
Ne me dites pas que l’argument 3D était valable sur un scénario aussi plat !
Sauf ci vous êtes un commercial de chez Disney: “Tu comprends coco, la tranche des 4-10 ans ils ont plus de souvenirs des précédents Toy Story… un p’tit coup de refresh ne peuvent pas leur faire du mal. En plus Macdo va nous logoter sur ses Happy Meals !”

Voilà. En lisant ce bulletin vous avez fait la même expérience que dans TS3.
C’est trop long et c’est chiant.





Fringe and The Big Bang Theory : le retour des savants fous.

20 07 2010

TBBT

En fait c’est quoi un savant fou ? C’est juste la transposition moderne de Panoramix après avoir reçu un coup de menhir, non ?
Il y a donc deux séries à voir toutes affaires cessantes en ce moment: “Fringe” dont le personnage de Walter Bishop interprété par le grand John Noble est un concurrent génial au Merlin d’Alexandre Astier et “The Big Bang Theory” où le personnage de Sheldon Cooper interprété par Jim Parsons est en train de traumatiser les geeks depuis trois saisons.
Fringe est la digne héritière des X FIles, avec J.J. ABrahams et ses comparses à l’écriture et la production. Mais cette fois ci le danger ne vient pas des étoiles… C’est sombre et même assez cracra (autopsie mon amie!) mais aussi drole et même touchant. Le casting est aux petits oignons — je suis toujours épaté par la justesse de ton que trouvent ces comédiens US, même quand leur guideline tiendrait sur un timbre poste…. et la meta histoire est passionnante car totalement logique sans les altérations capilotractées des méandres opportunistes de Lost, Galactica ou encore Heroes. Avec un cliffhanger de bonne facture, la troisième saison est attendue pour septembre.
TBBT est une sitcom qui pourrait se résumer comme un mélange de Friends et de Troisième Planète Après le Soleil. Les épisodes sont écrits sur le fil du razoir, les personnages fouillés et les interprêtes sont tous extraordinaires même les plus petits rôles. Chuck Lore, le créateur de la série a su mettre les petits plats dans les grands: on rit énormément sans vulgarité ni engueulade systématiques. TBBT est une machine à fous rires à voir absolument en V.O. !!!
On ressent comme dans Fringe beaucoup de tendresse pour les personnages et on prend plaisir à les retrouver dans les situations les plus “extraordinaires” dans le vrai sens du terme.
Deux séries qui font de la Science leur terrain de jeu jusqu’à l’absurde: le laboratoire de Walter Bishop a même pour locataire une vache (“Gene”!) dont il tire le lait tous les jours et qui meugle quand on mord dans un hamburger ! Et Fringe n’est même pas une série comique.
Non la série comique c’est The Big Band Theory. Attention danger: on y prend gout et c’est une drogue dure.
Bon, je n’en dirai pas plus car trop dévoiler de l’une ou de l’autre pourrait gâcher le plaisir. Le net propose plein d’extraits video, il suffit de googler un peu pour voir.
Attention aux spoilers pour Fringe c’est vraiment des coups à tout gacher.

Fringe








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