Tron Legacy – Etron Agaçant

15 01 2011


Login: Tron Legacy. Enter. Gi-gan-tes-que ratage. Enoôorme déception.
Un vrai film de Nerd ? Non un vrai film de Merde !
Stop – “Syntax Horreur” totale.
Scenario idiot et cousu de fil blanc fluo: et attention il y a beaucoup de “bugs”.
Exemples en vrac:
-la scène du gratte-ciel au début ou un vigil obèse va faire de la poutre à 200 mètres du sol sans transpirer. (Merci le fond vert).
-Le héros se baisse pour ramasser une pièce et trouve, OH !!! un passage secret. Et encore nous ne sommes pas rentrés dans La Grille…
-CLU rencontre le héros et… se fait passer pour Flynn pendant deux minutes… Personne n’y a cru !!!
-Quorra est la dernière Iso ! On n’en s’en serait jamais douté !

Le Casting est une galerie de personnages têtes à claques surjouant au-delà du raisonnable.
Surtout Sam, le héros avec ses faux airs de Jonathan Stewart, content de lui, frimeur, chouinard ou encore Castor le grimaçant avec sa canne blaster.
Après les nanas qui jouent les androïdes avec des lentilles de contact… soupir… De toutes façons tous les personnages sont ou stéréotypés ou insipides voir les deux. Il n’y a même pas un “méchant” charismatique: il se la joue Dark vador avant de révéler un visage de synthèse effarant sauf si Pablo Picasso en était responsable ( la bouche, le nez, les yeux sont en formation serrée mais improbable…)

Les effets spéciaux sont particulièrement moches. c’est un comble non ? (en particulier le visage de Jeff Bridge “jeune” modelé façon musée Grévin!) Il faudrait tout un article pour analyser le ratage totale des visages artificiels de Tron (jeune) et Flynn/CLU (jeunes). J’avoue ne pas comprendre ce grand pas en arrière au niveau du rendu des CGI: des yeux morts, des expressions faciales en dessous du Final Fantasy de 2001 ! Grand moment aussi: la canne blaster de Castor, toute droite sortie d’une production De Laurentis des années 80. Au moment où il l’utilise j’ai eu l’impression de me retrouver dans Star Crash !!! C’est vrai que finalement, il y aurait un hommage permanent au film de Luigi Cozzi !!!
Crot Lecaca
Et même la musique des Daft Punk est si mal utilisée qu’elle en devient barbante et irritante. Le thème “Outlands” est bien utilisé deux fois (d’ou un bonus track sur le CD de l’édition spéciale) mais le thème “Solar Sailer” n’est jamais entendu… ou alors si peu…
Ah le son ! Dans le premier Tron, chaque pas des personnages (et même chaque forme du paysage) émettait un son électronique ultra bidouillé (plutôt réussi de mon point de vue au niveau du “sound design”). Cela permettait un dépaysement et une “immersion”. Dans Tron L’Héritage, le travail sur le son est tissé de stéréotypes. Exemple: les Recognizers font des bruits de turbo réacteurs avec le fameux decrescendo des turbines quand ils se posent !!! Les Lightcycles hurlent comme des moteurs à combustions de Ducati (qui ont été effectivement utilisées)… Le dépaysement n’est plus total du tout. On connait ce genre de son. A croire que le réalisateur n’a jamais vu Akira…. ou sinon juste pour mal le pomper !
Autre exemple de choix optant pour la plus grande des facilité: dans Tron, les programmes se nourrissait d’énergie pure liquide avec un joli travail sur la lumière… Dans l’Héritage, ils dinent à table !!! On a eu de la chance: on a échappé au barbecue !
Au premier gros plan, on a même le malheur de constater la matière des costume (limite si on ne voit pas les fermetures éclairs quand même!!!). Les “programmes” draguent, boivent et sortent en boite de nuit… et les Daft Punk mixent leur musique quand les “méchants” (rouges masqués) débarquent et tirent sur tout le monde… soupir…. C’est Hellzapoppin !!!
L’absence de rythme, de dépaysement, de jamais vu, d’intelligence dans le script et surtout de scènes d’actions brouillonnes qui pompent aussi bien “Matrix” que “I, Robot”, couronné par une seconde partie de récit lente et insipide, avec des dialogues entendus mille fois: “Y’en a encore combien comme ça ?”…. et bien tout ceci concours à produire une souffrance: on s’ennuie, on est agacé, on a envie d’aller voir ailleurs… surtout quand le héros a la victoire “modeste” en hululant comme un coyote en rut….
Tron Legacy est un film où on lève les yeux au ciel toutes les cinq minutes !!! Une gymnastique oculaire qui prend sa source dans un agacement permanent et la sensation de se faire rouler dans la farine digitale! Et la pensée qui revient sans cesse pendant le visionnage est: “C’est pô possible de faire plus con!” Même un cahier des charges à respecter comme “donner une impression de vitesse quand les personnages chevauchent leurs bolides” n’est pas rempli. Les motos, voitures et vaisseaux sont aussi statiques qu’une vieille image de synthèse figée. “The Last Starfighter” en 1985, utilisant pour la première fois des images de synthèse pour “rendre” les vaisseaux spatiaux est mille fois plus dynamique que ce film utilisant la puissance technologique actuelle. Il suffit aussi de regarder une bataille spatiale de “Battlestar Galactica” pour voir qu’on a expérimenté beaucoup dans le découpage des scènes de combats spatiaux: impression de caméras embarquées, points de vues des pilotes, vibrations, dézoom… le montage est rythmé. Pas dans Tron Legacy. Là, il n’y aucun rythme… Cette arythmie née à la fois de la maladresse mais aussi d’une absence d’inspiration procure rapidement un sérieux mal de tête. Et tout ce qui passe à l’écran n’inspire qu’une seule parole récurrente: “Dommage….” !
Je vous passe tous les autres exemples flagrants de (re)pompages/hommages à d’autres SFbuster. Le plus évident étant un énorme copier/coller sur La bonne vieille Guerre des Étoiles, l’épisode IV, Un Nouvel Espoir de 1977: quand le Faucon Millénaire est poursuivi par des chasseurs TIE et que Luke et Han se mettent aux canons… Tron Legacy vous propose une scène similaire sans le talent de Mme Lucas au montage…
Bon et puis dans le monde numérique, vous découvrirez qu’il y a du vent, de l’air et même des problèmes de portances pour les engins volants… (les vaisseaux montent en chandelle et faute “d’air” retombent en vrille…) Les personnages ont leurs cheveux qui volent au vent (Les cheveux! Une nouveauté encore! Les poils font leur apparition dans la soupe !)… Quand on n’a pas d’imagination, on copie le “monde réel”. Dans le premier Tron, le visage des programmes étaient en noir et blanc. Cela donnait un côté vraiment exotique. Un peu comme si le Ben Hur de 1925 se cachait dans la Matrice ! Le nouveau Tron joue au défilé de mannequins top modélisés en 3D mais psychologiquement en 2D !!!
Tout ça c’est bien joli dans une bande d’annonce mais pendant 120 minutes !!!

Une refonte de Tron aurait été un projet émoustillant en proposant une vision “rebootée” de la virtualité mais, malheureusement en bottant en touche et en lorgnant vers toutes les solutions de facilités possibles, Tron Legacy devient une parodie involontaire de blockbuster. Les enjeux: on s’en fout. Les soit disant délires graphiques ne cassent pas trois pattes à un canard. Les scènes d’actions sont brouillonnes. Les personnages navrant. L’humour inexistant. Il reste quoi ?
Finalement Tron Legacy est un des plus énormes navets sorti du potager Disney ! Un navet dont on fait les soupes les plus fades. (Et il aurait couté 170 millions de dollars? Ils sont passés où, les sous ??!!) Voici donc une belle occasion de perdre deux heures devant cette hymne au néant numérique. Un film à faire détester la science-fiction !!! Mince, va me falloir un peu de temps avant de pouvoir réécouter la musique des Daft, tellement le film transpire la bêtise. Tron matisant !
Finalement, je me demande bien à qui cela va pouvoir plaire. Les nostalgiques du film de 1982 (qui n’était pas un chef d’œuvre, même si il avait beaucoup de qualités)? Bref, c’est une Madeleine de Proust pourrie… Je reviendrai sur ce post plus tard. Mais pour l’instant. C’est “Tron Le Ratage”. -End of line- Olivia Wilde





OVNIS ET SCIENCE – Jean-Pierre Petit brise le Mur du Silence

6 01 2011

Le Savanturier Jean-Pierre Petit revient en force avec l’édition 100% indépendante d’un nouveau livre “OVNIS et SCIENCE Ce qu’ont découvert les scientifiques”: 150 pages de pur bonheur ! Un livre vendu 20 euros et qui les vaut largement (voir mon précédent bulletin sur JP Petit).
D’abord il faut savoir que Monsieur Petit sait se rendre passionnant. On ne ressort pas les sempiternels témoignages de rencontres du premier, second ou troisième type, mais on vous invite à découvrir que la science est bien plus au fait de comprendre les observations OVNIS qu’elle ne le laisse supposer depuis toujours. Il y a des phénomènes connus et des applications scientifiques qui donnent un nouvel angle de vue. De plus, on dévore à pleines dents ce livre digeste qui n’est pas un catalogue d’éléments scientifiques mais une conversation pleine d’esprit imaginée entre une journaliste américaine et JPP. Elle se déplace chez lui en France en espérant trouver assez d’éléments pour, finalement tenter de prouver que “ses élucubrations ne sont que du délire technologique”.
Mais là elle va tomber sur un os.
D’abord le scientifique, non seulement connait parfaitement ses multiples sujets, mais avec humour et références à l’appuis, il nous fait découvrir son parcours de cinquante années dans le monde des Sciences.

Ah le monde des labos ! Un monde impitoyable où tous les coups fourrés sont permis même les plus affreux. On pousse à l’échec tel chercheur trop curieux (un comble!) quand on ne dispose pas, façon The Sopranos, du gêneur trop bavard en le coulant dans un pilier en béton. Surtout qu’on y apprend rapidement à quel point les lobbys militaires actuels phagocytent la moindre avancée scientifiques pour les détourner immédiatement en arme potentiel et ce à coup de milliards, de désinformation et de barbouzeries diverses.

On y lit entre autres comment le fameux GEPAN en France était d’abord une antenne de “La Grande Muette” (avec un nom pareil, on aurait du se méfier “J’ai… PAN!”) Imaginez les frères Montgolfier immédiatement contactés puis mis au secret pour finalement aller bombarder la Prusse du haut de leur ballon à air chaud ?! Cette course à l’armement absurde complique des relations inter-scientifiques déjà bien embourbées dans le péché d’orgueil (C’est MOI qui est découvert “ça” ! Moi! Moi! Moi !)…
JPP nous explique une fois encore les conséquences désastreuses qu’on subit tous ses collègues quand ils osaient flirter avec l’Ufologie.

A ce sujet d’ailleurs, JPP a aussi pensé à ajouter un petit addendum (feuille volante) prouvant qu’une de ses hypothèses était fausse. Comme quoi, il a non seulement l’honnêteté de reconnaitre ses erreurs mais il sait aussi donner les moyens aux lecteurs de se faire leur propre opinion. “Reconnaitre ses erreurs” voici un mode de fonctionnement qui n’est guère à la mode ces temps ci.

JPP est un pédagogue et un partageur. (Pour rappel: il est facile de trouver toutes ces BD de vulgarisation scientifique en ligne gratuitement sur son site. C’est une mine d’infos ! ) Il sait par le biais d’une simple conversation avec une (jolie) journaliste et de ses dessins didactiques, vous faire comprendre les applications fonctionnels de ses cinquante années de débrouillardises laborantines.
Par exemple: comment faire du multiprocessing avec une moto!!! Son ouvrage n’est pas dénuer d’humour.


Ce qui est appréciable aussi, c’est que tout ce qu’amène JPP est référencé (lui qui est “banni” de Wikipedia, n’hésite pas à les citer). Rien n’est dans le flou. Il donne donc des liens internet, mais aussi des noms et fournit même un facsimilé d’une lettre du Vatican lui étant adressé. Il ne pipote pas. Toutes ses évidences sont étayées par de pertinentes explications argumentées et référencées.
D’ailleurs, ses arguments sont simples clairs et précis et on comprend que son cheminement puisse déranger: Monsieur Jean-Pierre Petit sait convaincre !
En attendant, en cent cinquante pages, vous aller faire un merveilleux voyage. JPP est un personnage polyvalent, tenant plus de Tintin que du Professeur Tournesol et à 73 ans entreprend avec opiniâtreté de poursuivre ses travaux sur les OVNIS. Il lui en fallu du courage pour arriver là et il lui en faudra encore. On ne peut qu’être admiratif devant ce découvreur respectable qui encaisse et porte les coups avec le panache d’un Rocky Balboa !

Et pour paraphraser Justin Sullivan:
Dear Friend, I salute your courage and I toast to your health
And I wish you all the luck in the whole wide world
May you never be broken like they say you will

 

 





Le MAT – une nouvelle de Eris + Sandman

23 12 2010

Si cela vous tente découvrir une autre facette de notre travail en dehors de Blade
Cliquez sur l’image pour lire la critique de la Jungle de Pierre.
Arcanes





Harry Potter et les Reliques de la Mort – L’école est finie !

22 12 2010


“Comme le temps passe.” “Comme ils ont grandi !” “Surtout Ron !!” “Et Hermione !!!”…
Comme toujours, ce sont les premières réflexions qui fusent en sortie de salle.
Harry, lui, comme dans les romans, est peut être le moins affecté par tous ces changements et Daniel Radcliff semble finalement le moins mature du trio central.

Mais, force est de constater qu’à chaque nouvel Harry Potter, la croissance des protagonistes est étudiée et commentée.
C’est comme si on rendait une visite annuelle à des cousins éloignés ou qu’on retrouvait la famille à l’occasion d’un mariage.
Ou d’un enterrement.

Perso j’aime Harry Potter. Enfin les livres. Mais aussi les films ! J’ai pris un pied fabuleux à découvrir les aventures du ch’tit sorcier jusqu’au tome 5.
Le cinq j’ai eu du mal. Le bouquin était épais comme une bible et je commençais à patiner. Bref j’ai laissé tombé.
Mon préféré est le troisième tome.
Idem pour les films. “Le Prisonnier…” reste mon préféré.
Chris Colombus, réalisateur des deux premiers films avait passé la main et on sentait l’adolescence pointer son nez. Un nouveau courant, plus sombre…

Et là depuis “L’ordre du…”, c’est un réalisateur anglais, David Yates, qui est à la barre.
Et ben, à mon humble avis, il se bonifie à chaque nouvel épisode et les Reliques offrent une expérience cinématographique passionnante, loin de clichés hollywoodiens habituels par ses choix de production et artistiques.

J’aime quand la cinéma reste une surprise. Quand on propose un produit différent du formatage habituel. Quand le film reste un prototype. D’abord, le projet des Reliques est en deux parties, ce qui est toujours bon signe, car le carcan de deux heures explose. La première partie est sortie en décembre et la seconde (dont le dernier tour officiel de manivelle a été donné le 21 décembre 2010!) sort en juillet.
Avec cinq heures pour raconter une histoire, cela permet d’installer le spectateur dans une ambiance… et l’emmener faire une longue promenade. D’ailleurs, la “part 1″ ressemble à un Road Movie ! Adios donc à ce paradygme obligatoire dans tous les précédents films (et les romans): la première partie à la fin de l’été, la rentrée à Hogwarth…

Cette fois ci l’école est finie. Nos héros sont devenus des parias, des vagabonds… des SDF !!!
Le film se permet même des pauses quasi contemplatives, caméra à l’épaule, plans longs… des longueurs digne d’un film sur les Doors…
Ha, les joies du camping !…
Le tout est servi par une très bonne musique du talentueux et prolifique Alexandre Desplat qui se montré très inspiré. Pour la photographie Bruno Delbonnel a passé la main à Eduardo Serra, un vieux routier portugais qui provient aussi de… l’Ecole Vaugirard… Cocorico ! Les paysages naturels sont sublimés dans un cinémascope large d’épaule. Il y a un choix “naturaliste” presque âpre et “survival”, digne d’un “The Road”… une ambiance à la “28 Semaines plus Tard” qui n’était pas pour me déplaire.
La tension dramatique est perceptible tout le long de cette première partie et sa construction de “premier épisode” (sans conclusion ni remise à plat systématique en fin de pellicule) construite en plateaux reliés par des crescendo, procure une expérience cinématographique proche des séries télévisuelles.
C’est agréable et cela change des paradigmes classiques pour flirter avec des ambiances en points de suspension, qui donne envie d’en savoir plus.
Les scènes dramatiques qui ponctuent cette longue errance sont visuellement violentes et cherchent même à faire sursauter dans leur brutalité et leur vitesse. Les combats de sorciers sont d’une efficacité toute adulte. On est plus proche de Jack Bauer que de Mary Poppins dans l’action et les échanges de sortilèges. C’est assez “rafraichissant”, cette prise au sérieux, et cela contribue à la sensation de danger permanente qui sourde tout au long du métrage sans laisser de répits.

Adapter un livre au cinéma est une entreprise bien plus périlleuse que de partir d’un matériel original. L’adaptation demande des coupes et des libertés que les fans et même l’auteur du roman peuvent amèrement regretter. Depuis le début de la franchise Harry Potter, ce n’est pas le cas. Chaque film propose une visualisation inspirée et une interprétation sans faille. Ils sont un bon support à l’univers de JK Rollins et leur succès est aussi phénoménal que les romans.
La première partie des reliques apporte une qualité supplémentaire à la franchise: un nouveau rythme dans l’enchainement dramatique. Tout peut arriver !
Au final on n’en sort pas frustré mais plutôt impatient de connaitre le dénouement final. L’objectif est atteint.
HP7 part 1, c’est du bon cinéma, respectueux de ses spectateurs ayant pris 10 ans et 6 films précédents – une décade titanesque servant aussi bien les artisans, les artistes que le talent et l’art de conter des histoires.
Rendez vous donc en juillet 2011 !

 





Tom Hardy – le nouveau Brando ?

10 12 2010

En fait, je n’avais pas remarqué Tom hardy avant de le voir dans “Inception” de Christopher Nolan.
Tom Hardy

“Mais qui est ce type qui est train de voler le feu à Di Caprio?”. Dans une scène dans un bar de Monbasa, le personnage de Leo rencontre le personnage de Tom et là BANG !
Il y a quelque chose de magique qui arrive: alors que le film repose entièrement sur les épaules de Di Caprio (assez pénible dans un film prétentieux mais c’est une autre histoire…), le héros se voit soufflé la vedette par un second rôle joué par le sieur Tom hardy, bouche lipue, masse, élégance dans le geste et le verbe…
Comment pourrais-je deviner que c’est le même acteur qui se compromettait dans “Star Trek Nemesis” (un vrai nanard de l’espace à oublier plus vite que la lumière!) ou encore qui hantait “Bronson” avec une performance très impressionnante (pour un film bancal mais fascinant…) et qui va jouer le rôle de Max Rockatansky, LE Max de Mad Max 4 toujours réalisé par George Miller avec Charlize Theron !

Un talent incontestable sans tics ni mauvais plis, une énergie qui sourde dans chacune de ses apparition, un charisme indéniable et surtout une gueule.
Il y a du Brando dans le Hardy…
A suivre donc.





Monsters – Aliens et Bobos sont dans un bateau…

8 12 2010


“Monsters” est un film malin. “Bénéficiant” d’un petit budget (marrant comme expression ça!) il réussit pourtant à nous en mettre plein les yeux pour peu qu’on accepte de suivre un couple de Méga Bobos dans leur traversée égocentrique de la Twilight Zone !

Sur le fond, on ne peut pas plus condescendant. Un photographe digne de la pub Louis Vuitton se voit charger de ramener la fille du magnat de la presse qui l’emploie, du Mexique aux USA. Sauf qu’une sonde spatiale ayant recueilli des xénomorphes lovecraftiens (pieuvres géantes poussant des cris de baleines) s’est écrasée dans le coin il y a une paire d’années, coupant le continent américain en deux. Naturellement, les placides latinos subissent ce nouveau fléau en adaptant leur graffitis sur les murs tandis que moultes aéronefs de l’Oncle Sam les bombardent sans se soucier des dommages collatéraux. Les allégories fleurissent comme des hibiscus: on adhère où on adhère pas.

Nos deux mégas bobos posent un regard “biollet” (prétentieux et fade) sur la situation qui les entourent, chacun bien ancré dans son absence totale d’empathie et dans sa version bourgeois bohème de “Au coeur des ténêbres” de Joseph Conrad.
Passée votre envie de les voir se faire dévorer tout cru par des narcos anthropophages (qui ont disparu du secteur), le film peut se révéler une expérience intéressante surtout sur la forme.

Peu de moyen oui. Mais l’ambition de vous immerger dans un univers. Très malin, le film joue la carte du grand spectacle avec pas beaucoup de sous. A la limite vous êtes aussi bien servi que lors de la Guerre des Mondes de Spielberg, sauf que le cadrage façon caméra à l’épaule filme plus par le petit bout de la lorgnette l’invasion des (pas si méchantes que ça) tripodes tentaculaires qui font craccrac sous les orages alors que nos deux bobos insipides n’arrivent même pas à jouer à touche pipi…

Chaque plan du voyage vous propose un “Tour” exotique ou l’insertion d’éléments digitaux quasi indécelables participent à donner l’impression que “c’est vrai!”
Entre les patrouilles aériennes, les ruines arachnéennes, les structures de sécurités, les  portes avions, les bestioles… vous en avez pour votre argent. Et c’est en ça que ce film est une nouveauté. Un budget rikiki permet quand même des effets spéciaux “immersifs”, pour peu que le réalisateur soit assez malin pour connaitre les limites du cadre artistique et financier qu’il s’est donné dès le premier coup de manivelle.

Ah, si il n’y avait pas tous ces dialogues insipides et ce couple de personnages navrants (mais qui devraient plaire à tout fan écolo de Cali…) et un peu de “Corones” dans les enjeux et les péripéties (District Nine reste une référence dans ce domaine), Monsters pourrait être un véritable petit bijou.
Il reste pour l’instant une expérience assez troublante sur le pouvoir immersif que permettent de nos jours des projets low cost. Laissant entrevoir le pouvoir des images sur les “Hoax” autour des OVNI et autres civilisations disparues qui fleurissent sur Youtube: avec peu de moyens on peut vous leurrer en beauté !
Comme toujours, maintenant que toutes les possibilités graphiques sont accessibles, il ne reste plus qu’à y apposer quelques grammes de talent. Et ça, ce n’est pas une denrée facilement reproductible à moins d’abaisser encore le niveau d’exigence des spectateurs…





Skyline – Mauvais alien

5 12 2010


Méfiez vous des bandes d’annonce bourrées d’effets spéciaux: Skyline est minable et je reste poli.
Mais rien ne vous empêche d’aller vérifier par vous même le niveau zéro du cinéma.
“Don’t look up” annonce l’affiche. “Ne regardez pas vers le haut”. Oui c’est la mentalité de ceux qui ont mis en production ce long métrage: restons au ras des pâquerettes.
Sinon, si on veut descendre encore plus bas, voici une petite plongée dans la fosse sceptique:
après avoir été nullissimesques sur “Aliens Vs Predators Requiem”, les Strause Bros ont osé remettre le couvert avec une sous-guerre des mondes où le summum du nanard débilitant se mêle avec des effets spéciaux honnêtes car de plus en plus accessibles aux petites productions.

Skyline propose aussi un casting où le charisme du héros (Eric “insipide” Balfour) est exploité à son maximum. C’est à dire au maximum de la mort cérébrale totale et définitive de toute forme de jeu d’acteur. Autant essayer un défibrillateur sur un cachalot échoué: c’est idiot et c’est mort.
Je vous rassure, il n’y a pas un seul acteur pour relever l’autre. Ils sont tous (et toutes) à gifler.
D’ailleurs dès qu’ils ouvrent la bouche on assiste à une bousculade de clichés et d’intentions ubuesques.

On se retrouve donc assez rapidement à subir péniblement une situation idiote, sans aucun rythme, sous forme d’un huit clos affligeant dans un penthouse minablement minimaliste mais il est vrai que les décors sont tellement plus chers que les fonds verts.
Sinon, au niveau de l’histoire…. Et ben nous avons un scénario qui nous “raconte” une “intrigue” minimaliste comme le penthouse: une bande de jeunes artistes mâles (deux), leurs femmes (deux) et une maitresse (une) et le concierge, découvrent que, l’une attend un bébé (suspense, je ne vous dirai pas qui!), que des extra-terrestres débarquent avec des aspirateurs géants, qu’il ne faut pas regarder leur lumière bleu sinon zou, on est bouffé tout cru, et surtout qu’on ne fume pas devant une femme enceinte (!) même si c’est une femme trompée et anxieuse qui se colle une pipe entre les lèvres. Ah oui, et puis, tromper sa femme avec sons assistante c’est pas bien, et qu’il faudra régler ses comptes après cette invasion…. (je n’invente rien…) Voyez l’niveau des enjeux ?
Pour faire (encore) plus simple: des aliens débarquent, ambiance Indépendance Day. Des stéréotypes vivants deviennent hystériques dans leur duplex. Les aliens gagnent ! (original non ? Même pas de grippe H1N1 pour les arrêter…)
Bon, il suffisait donc de se becter la bande d’annonce pour (tout) voir de ces braves E.T. qui ont inventé l’aspirateur à californiens. Pas bête ça !
Et pis c’est tout. Vous n’en saurez pas plus. Qui ? Quoi ? Pourquoi ?
Ne rêvez pas. Il ne se passera rien et vous n’obtiendrez aucune réponse. Malgré les “Day One” et “Day Two” au bas de l’écran pour donner une impression de jours historiques… Nada !
Les tenants et les aboutissants sont inconnus de tous, même des scénaristes !
Les Strause Bros nous prouvent qu’on peut faire des effets spéciaux pour pas cher. Mais ça on le savait déjà.
Sauf que sans histoire et sans personnage, l’attention tombe au bout de 10 minutes. Et elle ne se relèvera jamais.
C’est très ennuyeux. C’est long. C’est surtout immensément bête. Les personnages sont bêtes. Les dialogues sont bêtes. Les envahisseurs sont bêtes.
Une invasion extraterrestre à la Soupe au Choux pendant Secret Story aurait plus de chance d’être plus captivante !
Bref, on a affaire à un sous Cloverfield matiné de relents d’Emmerich époque Moon 44. Du grand art dans la tentative de mort clinique du spectateur.

Le casting est, faute de moyens, réduit à cinq pinpins qu’on voudrait voir mourir horriblement dans les 15 premières minutes; tellement la haine vous submerge devant leurs attitudes, inaptitudes, réactions, moralité à deux balles et leurs répliques saisissantes. “Que se passe t il ? Oh mon Dieu ! Que va-t-on faire ? J’y vais ! Je reste ! Je suis enceinte écrase cette cigarette !”
La débandade neuronale totale…
Même pas drôle en plus. Le film est un long, pénible et affligeant métrage.

C’est mou, laid et gras et ça se prend super au sérieux comme les deux jumeaux géniteurs de cette daube en photo ci dessus.
En revanche, vous le saurez maintenant, n’importe quel péquin avec quelques micro ordinateurs peut faire des effets spéciaux convainquants pour piéger une bande d’annonce.
Et si on a pas d’imagination, on pique sans vergogne des designs à droite et à gauche. On reconnaitra par exemple les méduses mécaniques de Matrix…
En revanche, écrire une histoire et diriger des acteurs c’est une autre paire de manche. Et là les frérots ils maitrisent plus rien.
Skyline est donc un des plus mauvais films jamais réalisé et distribué. Prétentieux et vain et sans le moindre microgramme de talent.

Ce n’est que de l’esbroufe à vous dégoutter de la SF. Vivement que les Strause Brothers passe à un autre métier… A moins que l’arnaque cinématographique et la destruction de toute forme d’intelligence dans les salles obscures soit leur but ultime. Dans ce cas ce film est une allégorie philosophique sur leur haine d’Hollywood. (Les aliens piquent les cerveaux pour les greffer à des géants à 8 yeux…Il y a surement un symbole caché… Un hommage à Tim Burton ?)
Serait-ce l’ultime Blockbuster Swindle ? Un essais “No Future” dénonçant la platitude de la production marronière des blockbusters de Thanksgiving ?
Non ne rêvez pas. On a affaire a deux escrocs sans inspiration.
Skyline sort le 15 décembre: pourtant la date de préemption est dépassée et méfiez vous de la gastro mentale.
Gardez votre argent et allez voir de vrais films pas ce genre d’arnaque totale basée sur une bande d’annonce aguicheuse.
Mon conseil: fuyez le moindre label “Strause Brothers”. En deux films, ils vont finir par faire passer des types comme Michael Bay pour des réalisateurs !








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