Un peu d’auto promo ne peut pas faire de mal:
Retrouver mon premier single « Sonatine » sur Itunes, la Fnac mais le mieux c’est encore ici !
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Ah, cette impression que Radiohead aurait changé de marque de corn flakes et piqué les partoches de Freddy Mercury et Brian May… Si! C’est possible!!! Et ce, sans la moindre vergogne. Ah, Muse gueule ?
Pourtant, leur nouvel album « The resistance » est sorti le 14 septembre et déjà leur leur hymn survolté « Uprising » (révolte) se place au sommet des charts aux US et un peu partout. C’est assez normal quand on met la radio et que l’effet « papayou » du refrain commence à faire ses dégats… prenons les armes !!!

En voilà un hymne à la fois mégalo et cinématographique ! Oï! Oï! On a l’impression que les dobermans tirent sur leurs chaines et que l’on roulent des épaules sous les bombers avant de lever le poing: même pô peur ! Une instrumentation sci fi qui rappelle clairement le générique de Doctor Who perdu dans la section rythmique de Marylin Manson ! En plus le leader et génial Matthew Bellamy a des faux airs de David Tennant… donc le 10ème Doctor est bien là: magique !!!
Le refrain rapidement renforcé à la quinte est d’une « addictivité » redoutable tant il nous donne envie d’entrer dans la Resistance… Paul Verhoven n’aurait pas renié ce chant pour lancer ses Starship Troopers au combat. C’est punchy, c’est symphonique, romantique et mégalomane à souhait. Les dignes héritiers de Queen. Ah, si seulement ils pouvaient faire la musique du remake de Highlander… Ce serait bien joué…
Martial, « Uprising », vous fait plonger d’entrée au coeur d’un monde orwellien: paranoïaque et répressif… Un Nouvel Ordre Mondial. Selon Bellamy l’histoire d’amour entre les deux personnages principaux de 1984, Winston Smith et Julia, aurait déteint sur l’ensemble de l’album. Il ajoute donc une goutte de romantisme au milieu d’un océan en furie de Masses Control et d’Apocalypses qui sont des thèmes déjà abordés dans les opus précédants de Muse… Les sons rappellent ceux du film Forbidden Planet et les synthé analogiques flirtent avec les Ondes Martenot. C’est à la fois vintage et vindicatif. Oppressant et grandiose.
Dans le genre pépite très fun à regarder, sur Youtube, le groupe a mise en ligne des making off dont celui de Uprising, histoire de ne pas trop se prendre au sérieux. Comme quoi les sons les plus énôrmes peuvent se faire dans les toilettes du studio. Michel Magne n’aurait pas renié cette manière de procéder. Le système D au service du son qui frappe.
Et puis, on retrouve tellement d’hommages que ce soit à Queen (Des breaks dignes d’une Nuit à l’Opera) ou encore à Trevor Horn ou John Williams (« Slave Children Crusade » d’Indiana Jones et le Temple Maudit se laisse entendre dans « United States of Eurasia » à une note près.) Ou commence la copie, ou commence l’hommage ?… Le principal est que la mayonnaise prenne bien. Et c’est le cas, y’a même la sonate en Mi bémol de Frederick Chopin dans « United States of Eurasia » !
Grandiloquant, prétentieux et très agréable cet album est une superproduction de science fiction en CinémaScope avec le fantôme Freddie (Mercury) au casting et un orchestre symphonique survolé par des intercepteurs en prime ! Il est tout bonnement ce que Ultravox et Midge Ure tentait de réussir dans les années 80. The Resistance est d’une ambition démesurée digne de la B.O. de Watchmen, la BD autant que le film. Matthew Bellamy cite la bande originale de 2001, l’Odyssée de l’Espace comme référence mais aussi les Planètes de Gustav Holst qui est certainement le poème symphonique le plus pompé de l’histoire des blockbusters de Star Wars à Transformers… Quand on connait un peu, on entend bien que Muse flirte aussi bien du coté de Philip Glass que du Concerto n°2 de Sergueï Rachmaninov (l’enregistrement de Vladimir Ashkenazy selon Bellamy). Et puis pour le coté cinémascope, digne d’une B.O. imaginaire d’Avatar, l’album se termine par le « Plat de Resistance »: Exogenesis, un poème symphonique de 15 minutes couillu et grandiose reprenant les accords de Uprising. Cette homogénité fait plaisir à entendre. Gageons que ce nouvel opus va encore être pillé par les bandes d’annonces et autres publicités pour parfumeurs ! Pire par les club de football interstellaires…Oï! Oï! (The Resistance est en écoute sur Deezer.com, il suffit de se faire un profil pour écouter tout l’album!)

Muse sont ils Queen version 2.0?

Finalement Star Trek XI est une bonne surprise ! Une mise en scène très dynamique. des cadrages tarabiscotés en veux tu en voilà. Beaucoup d’idées au niveau montage. Ambiance caméra à l’épaule. Mais surtout énormément de plans comportant des « flares ». C’est à dire avec des spots lumineux en background qui entrent dans le cadre, créant des reflets sur les lentilles de la caméra. C’est un style ! Cela donne une image électrisée très moderne et avec beaucoup de profondeur de champ. Les décors sont immenses. On a l’impression que l’intérieur de l’Enterprise a été filmé dans une raffinerie de BP, tellement c’est immense. C’est pas aussi génial au final d’avoir augmenter autant l’échelle de l’intérieur des vaisseaux tant on l’impression que le décor est filmé dans une usine à la façon des direct en video sans le sous où le moindre silo à blé fait office de station spatiale. Que dire du Narada, le vaisseau géant romulien avec son coté « Nid De Guèpes » et ses hangars sur plusieurs niveaux. Beaucoup plus convaincant mais, certes, assez bordélique avec des coursives sans garde fou dans tous les sens (du terme). Très alien. (Très Lektroides comme dans « Buckaroo Banzai across the 8th dimension »….. comment qu’il est trop culte ce film qui a super mal vieilli mais que j’aime tant…)
Concernant les personnages: Chris Pine nous donne une interprétation très « agréable » de James Tiberius Kirk tant il serait facile de prendre en grippe ce personnage: prétentieux, tête à claque… doué mais énervant. Rapidement on prend en affection cette tête brulée limite suicidaire qui a une tendance bienvenue à se prend les pieds dans le tapis mais semble se rattraper toujours aux branches. L’autre excellente surprise est le jeune Tchekov joué par l’extraordinaire Anton Yelchin (Kyle Reese dans le prochain Terminator). Quel talent ! Il est à la fois drole, touchant et… russe ! L’acteur, né à Leningrad en 1989, amène cette bonhommie et cette empathie digne d’un acteur expressioniste comme le grand Sacha Bourdo. Et Karl Urban est finalement, d’une manière inattendue, purement et simplement impeccable. (Il a du faire un stage accélé pour apprendre à ne plus bomber le torse et et c’est tant mieux !)
Tchekov, Kirk, Scott,McCoy, Sulu etUhura: un sacré coup d’jeune !
Et Zachary Quinto dans l’histoire ? Comment s’en sort il dans le rôle de Spock? Même si personnellement, je trouvais que le choix d’Adrien Brody était parfait, Mr Sylar s’en sort plutôt pas mal. Sans pour autant nous illuminer.
A noter aussi une nouvelle technique de maquillages digitaux permettant d’augmenter la taille des yeux ou de rallonger un menton (ambiance Guillermo Del Toro). C’est mignon, ça mange pas de pain mais on attend mieux. On a l’impression de voir des essais sous photoshop. Mais ça devrait s’affiner dans le futur (qui rappelons-le est en marche…)
Concernant la musique, le second thème (celui de Nero) est une pure copie du thème de Fantomas par Michel Magne ! Mêmes trombones, mêmes accords… ça fait un choc…Michael Giacchino serait il fan de Michel Magne ?
Allez y ! Comparez vous même:
Fantomas, : Michel Magne
Star Trek thème du méchant nero, Michael Giacchino :
Le nouveau thème de Star Trek n’est pas à la hauteur du petit bijou de Jerry Goldsmith pour le film de 79. Il est plutôt simple et empreinté grossièrement à John Barry pour sa structure harmonique. Oui, en fait il pourrait convenir à un James Bond assez bourrin. Je n’ai pas été bluffé et attendais mieux. Plus aérien ou héroique. (Perso, j’avais plutôt apprécié la chanson pour la série Star Trek Enterprise, façon grosse pop US bien grasse pour faire marcher les héros sur fond de soleil couchant…). J’aurais pas été contre « Justice » ou « Daft Punk » pour donner un coup de main…
En attendant, Star Trek est un excellent pop corn movie. Le genre de bon moment qu’on demandait de (re)vivre avec l’équipage de l’Enterprise: faites nous rire et faites nous rêver ! Et finalement on obtient ce simple fait d’aimer les personnages et de souhaiter les retrouver dans de nouvelles aventures ASAP ! Et la suite est prévue pour 2011 !

PS: le film est bien mieux que la novélisation d’Alan Dean Foster.

Si vous avez vu « Bolt », le film produit par John Lasseter pour Disney, peut être aurez remarqué le thème musical ?
Il est mis en avant dès le prégénérique et ses huit notes jouées aux cors d’harmonie (sur un rythme endiablé arrangé façon T.A.T.U mâtiné de James Bond à la David Arnold) y est pour beaucoup dans le charme de ce film d’animation !
Ca fait du bien quand un thème musical attachant vous fait le coup de l’effet « papayou ». A chaque reprise on se frotte les mains.
Et justement le compositeur John Powell est loin d’être manchot (« Happy Feet c’est lui aussi) en ce qui concerne les thèmes identifiables dès la première seconde ! Dans un autre genre, si vous avez eu la chance d’écouter la bande originale de « X-Men – The Last Stand », le thème aux trombones de Dark Phoenix est un régal pour les oreilles. Il est très fort pour dispenser une mélodie qui sera identifiable tout le long d’un film, John Powell est en train de s’imposer comme un des compositeurs les plus inspirés.
John Ashton Thomas et John Powell, l’orchestrateur et le compositeur
Personnellement je l’avais découvert dans « Face Off » (« Volte Face » avec Nicolas Cage et John Travolta). Même schéma dès les premières secondes du film, le thème musical s’impose et procure cette agréable sensation de chair de poule. on se dit: « Ah! Bigre! Mazette! on va passer un de ces bons moments! » Et sans le savoir, on se met à l’affut de son retour comme un junkie de la mélodie.
John Powell dirigeant le Hollywood Studio Symphony en 2008
John Powell a une filmographie très variée aussi bien sur des courts métrages français que des pubs européennes. Il avait fondé en 1995 « Independently Thinking Music » à Londres avant d’émigrer aux US en 1997. Là, John Powell devint l’un des membres les plus connus du groupe « Media Venture », un pool de compositeurs, arrangeurs, orchestrateurs, créé autour et avec ce flibustier de Hans Zimmer. On les retrouve aussi bien derrière « Mission Impossible II », « Gladiator », que « Pirates des Caraibes », « Batman Begins », « The Dark Knight », ou encore « The Da Vinci Code »… Après s’être fait volé (la vedette) par Zimmer, Powell est devenu l’un de ceux qui volent maintenant… de leurs propres ailes. Sans doute grâce à son talent de mélodiste et d’arrangeur. Il est capable de mixer des éléments symphoniques avec des samples low tech et des percussions traditionnelles. Dans le film de Sean Penn « I Am Sam », il a ainsi utilisé toute une batterie…. de cuisine! Depuis « The Adventures of Pluto Nash » en 2001, son orchestrateur attitré est le talentueux John Ashton Thomas (celui aussi d’Alan Silvestri) . On ne change pas une équipe qui gagne à l’instar de Stever Bartek fidèle orchestrateur de Danny Elfman…
John Powell et Danny Elfman, deux styles très différents mais quels talents !
Si cela vous dit d’en savoir plus sur John Powell, vous pouvez faire un tour sur son site non officiel:
http://www.johnpowellcomposer.com/

Juste un petit billet sur une autre série que j’aime énormément: « Life On Mars » (qui n’a rien à voir avec Marvin le Martien).

Le pitch: Sam Tyler est commissaire principal à Manchester en 2006. Il vient d’apprendre que sa fiancée a été enlevée par un tueur en série. C’est à ce moment que BAAAM ! Sam est fauché par une voiture et se réveille… en 1973. Une époque où les ordinateurs portables et les téléphones mobiles n’ont pas encore été inventés où on se trimbale la cope au bec avec les rouflaquettes et les pat’def… Un passé où il est retrogradé inspecteur sous les ordres du chef Gene Hunt, un personnage au méthodes brutales et au charisme flamboyant. Tyler va prouver sa valeur en démêlant des enquêtes policières à l’aide de méthodes « modernes ». Dans le même temps, il va essayer de comprendre ce qui lui arrive… Est-il mort, dans le coma, ou est-il vraiment dans le passé ? Faut il qu’il meurt pour sortir de son coma ? (Comme dans « Ouvre Les Yeux » — « Abre Los Ojos » réalisé par Alejandro Amenábar, film qui beaucoup inspiré « The Matrix »…)

Faut il en finir avant le 16ème épisode ?
« Life on Mars », c’est la chanson de David Bowie qu’écoute sur son autoradio Sam Tyler au moment de son accident. Elle passe aussi sur l’autoradio de sa Rover lorsqu’il atterrit en 1973. C’est une chanson qui est a une histoire particulière. A la base, David Bowie devait écrire les paroles de la chanson de Claude François « Comme d’Habitude » mais la maison de disque va lui préférer la version de Paul Anka « My Way » qui sera chantée finalement par Franck Sinatra. De colère, David Bowie a pris les mêmes accords (à part le refrain) et a créé sa propre version: « Life On Mars ». Une chanson aux paroles poétiques mais totalement énigmatiques.

La série devait s’appeler « Ford Granada » et a été proposée à la BBC en 1998 sans succès. Les auteurs, Matthew Graham et Tony Jordan, voulaient avant tout créer un Buddy Movie avec un flic du présent et un policier du passé, afin de confronter leurs méthodes et le politiquement correct des deux époques.
La série ne comptera finalement que deux saisons. Cette décision n’est pas issue de problèmes d’audience de la série – justement très élevée – mais de la volonté des créateurs de la série d’arrêter après seize épisodes, estimant que c’était une durée suffisante pour raconter les histoires qu’ils souhaitaient raconter. Gage encore d’une qualité dans la création et la production de ce petit bijou servi par une bande originale mèlant des hits à des raretés… nostalgie nostalgie !
Donc au bout de 16 épisodes vous savez ce qui est arrivé à Sam. Et même mieux, une suite est lancée « Ashes To Ashes » se passant dans les années 80, apportant de nouveaux éclairages sur ce qui est arrivé à Sam de 1973 à 1980. C’est une héroïne de 2008, cette fois ci, qui va découvrir le monde et l’équipe de Gene Hunt, à Londres cette fois ci…
Gene Hunt est joué par Philip Glenister, et c’est la véritable Diva de la série. Oubliez le politiquement correct de nos années gores mais policées. Gene rentre dans le lard de tout le monde mais il fait avec panache ! (En V.O.: An overweight, over the hill, tobacco-stained, borderline alcoholic homophobe with a superiority complex and an unhealthy obsession with male bonding. )
« Life on Mars » a eu un tel succès en Angleterre que des producteurs américains en ont fait un remake (avec Harvey Keitel dans le rôle de Gene). Et c’est là ou cela devient très intéressant. Que faut il garder dans l’histoire, qu’est ce qui est trop typé « UK » ? DOnc on a la chance de suivre une excellente série de la BBC et puis son verbatim sur ABC avec la possibilité de plus gros budgets. Comme Sam, qui découvre qu’il est bien en 1973 à son réveil dans le terrain vague en apercevant à l’horizon les Tours Jumelles flambantes… neuves. Une image très forte.

Je vous invite donc à découvrir cette extraordinaire série dans ses deux versions UK & US de préférence en english sous titré !
Nemo Sandman

Tout le monde craque sur ce thème à l’orgue dès la bande d’annonce de Watchmen. Il s’agit de « Prophecies » de Philip Glass qui illustre à merveille la majesté et la tristesse de Docteur Manhattan mais savez vous d’ou provient cette musique et quel film, présenté par Francis Ford Coppola, elle a superbement illustré en 1983 ?
Godfrey Reggio & Philip Glass
Il s’agit de Koyaanisqatsi (« life out of balance. » en langage Hopi) qui fut le premier film d’un nouveau genre dit « non verbal », il est le plus populaire de la Trilogie Qatsi et de mon point de vue le plus réussi. Imaginez des images superbement spectaculaires de l’hémisphère nord accompagnées par la musique grandiose et tellement particulière de Philip Glass. Le concept et la réalisation est signée de Godfrey Reggio (le Plus Grand Réalisateur du Monde du haut de ses 2,11m!), et les images de Ron Fricke. Ce film fut tellement copié et à tellement inspiré de réalisations, qu’on a du mal à s’en rendre compte… au niveau personnel, dans mon film « Riding The Rafale », François Robineau avait placé sa caméra sur la dérive du Rafale comme Ron Fricke l’avait fait sur un bombardier supersonique B-1…
Le B1
Le Rafale
Un autre exemple « d’hommage en grande pompe » est le générique du magazine « Des Racines et des Ailes » sur France 3 avec le survol de ses champs de colza et ses plans de la ville en accéléré.
La grande force des films Qatsi est qu’il propose aux spectacteur des visions du monde qui s’enchainent et leur laissent en tirer eux même leurs conclusions.
Godfrey Reggio ne dicte rien. Il est est le « témoin magnifique » d’un monde qui bascule et perd l’équilibre… Reggio a été moine pendant 14 ans. Il a gardé ce regard contemplatif sur le monde temporel. La révélation lui vint dans les années 60 alors qu’il était éducateur au sein de gangs des rues, par le biais d’un film de Luis Buñuel: « Los Olvidados » — « Pitié Pour Eux » (prix de la mise en scène à Cannes en 1951). Il a bien du leur projeter 150 fois tellement le film était apprécié. En tant qu’éducateur il sait qu’un bon professeur ne peut qu’expose un contexte, soulever des questions avant d’entrer en dialogue avec sa classe. Donc les films de la trilogie Qatsi sont ambigües à dessin afin de laisser au spectateur la possibilité de se poser des questions et de chercher des réponses. Il y aura autant de points de vue que de spectateurs. Comme une bonne image vaut mille discours, les films sont muets. Sauf que là en l’occurrence Reggio nous offre des milliers d’images afin d’exprimer un seul mot en langage Hopu et qui se termine par qatsi.
Reggio regarde notre monde à la façon dont un extra terrestre viendrait à la découvrir. Un peu comme Docteur Manhattan justement. Un film presque prophétique donc… (sans doute cause du brouillage des tachyons…) mais surtout poétique, fonctionnant sur l’association des images, leurs symboles et leur trivialité… Personnellement, je reste scotché à chaque fois par la pertinence du message que j’y entrevoie. Maintenant, comme dans une boule de cristal, vous y verrez sans doute autre chose. Certains y voient une ode à la technologie et d’autre un documentaire environnementaliste.
En fait, le sujet des films de Reggio est la Technologie avec un grand T. La Technologie est certainement le sujet le plus incompris au monde. Comme disait Einstein « Le Poisson est le dernier à connaitre l’eau » ainsi le citoyen moderne est le dernier à « voir » la technologie tellement elle est intégrée autour de lui. La technologie, on ne l’utilise plus: on la vit.
Pour lui, la technologie moderne a été créée pour faire tampon avec les ravages de la nature. Sauf que maintenant la technologie nous isole complètement de la nature et est même devenue l’environnement naturel de l’homme moderne. Anima Mundi est devenu Techno Mundi. Les mystères disparaissent au profit des principes technologiques. Pour Reggio, il est naif de vouloir souhaiter la paix dans le monde sans vouloir avant toutes choses changer la forme dans laquelle on vit; sachant que notre situation actuelle est le résultat de nos comportements et non de nos intentions. On peut changer le monde en montrant le bon exemple quelle qu’en soit l’échelle. Mais dire à quelqu’un ce qu’il doit faire est contreproductif alors que tant qu’on est vivant, on peut être « héroïque ».
Etre héroïque, c’est être sans espoir en ce qui concerne l’ordre du monde, mais avoir de l’espoir pour autre chose. Le courage de se révolter contre la Pax Numericana sous laquelle nous vivons contraints et forcés depuis l’avènement des Temps Modernes.
Finalement, choisir la musique de Koyaanisqatsi pour illustrer les Watchmen et en particulier Docteur Manhattan n’était pas une idée seulement basée sur l’esthétisme mais aussi sur la Signification profonde derrière l’allégorie du film de Zack Snyder: le moment où les étoiles brillent le plus fort est celui de leur extinction.





Il existe trois films:
* Koyaanisqatsi (Ko-yaa-nis-qatsi (tiré de la langue Hopi), nom. 1. vie folle. 2. vie tumultueuse. 3. vie déséquilibrée. 4. vie se désagrégeant. 5. mode de vie non viable devant être remis en question) : l’avancée de la technologie sur la nature. Son image la plus célèbre est sans doute celui de la circulation à New York vue en perspective donnant l’impression de pulser comme le sans dans les artères.
* Powaqqatsi (powaq-qatsi (de « powaqa » : sorcier, et « qatsi » : vie). Nom donné par les Indiens Hopi d’Amérique du Nord à une manière d’être, une entité, qui se nourrit des forces vitales des autres êtres dans le but de favoriser sa propre existence.) : Les différentes cultures, le contraste Nord/Sud, Nature/Technologie. Ce film était présenté par Georges Lucas et Francis Ford Coppola.
Il commence avec des plans inoubliables d’une mine d’or au Brésil ou une marée humaine, noire de boue, porte des sacs sur son dos, comme autant de fourmis ouvrières.
* Naqoyqatsi (Na-qoy-qatsi (tiré de la langue Hopi), nom. 1. Une vie basée sur le meurtre du prochain 2. La guerre comme manière de vivre. 3. (Interprétation) La violence civilisée.)

>>>LIEN YOUTUBE POUR LA BANDE D’ANNONCE DE 1983<<<
Nemo Sandman
Site officiel de Godfrey Reggio: http://www.koyaanisqatsi.org/

« Plus le méchant est réussi, meilleur est le film. » – Alfred Hitchcock
Et si avec « 3:10 to Yuma », le réalisateur James Mangold avait remis le bon vieux western des familles en selle ?
C’était en constatant le déclin du western à Hollywood que James Mangold (« Walk the Line ») avait eu l’idée de dépoussiérer une vieille histoire de cow-boys qui avait marqué son enfance. Adapté d’une nouvelle d’Elmore Leonard (auteur chouchou, comme on le sait, entre autres, de Tarantino), « 3:10 to Yuma » avait déjà été porté au grand écran par Delmer Daves il y a exactement un demi-siècle avec Glenn Ford dans le rôle principal. Mangold, artisan consciencieux, a su rester relativement fidèle à l’original, tout en actualisant poliment les lieux et les enjeux. Il en résulte un film à l’ancienne, réalisé dans le respect des traditions du western mais utilisant avec discrétion les moyens d’aujourd’hui.

Le bon
L’histoire: un fermier accablé par des contraintes pécuniaires, Dan Evans (Christian Bale, le Bon), vit difficilement avec sa femme et ses deux fils dans une ferme qui se trouve sur la future voie du Southern Pacific Railroad. Menacé d’expropriation, le rancher espère tout de même mettre la main sur l’argent qui lui permettra de conserver son bien. Pour la coquette somme de 200 $, Evans accepte d’escorter le redouté bandit Ben Wade (Russell Crowe, le Truand) jusqu’à la gare de Contention, où chaque jour, à 03 h 10 P.M., s’arrête le train menant à la prison de Yuma. La mission s’annonce périlleuse. Malgré l’aide de quelques hommes courageux, Evans devra affronter les acolytes de Wade, mené par son fidèle et cruel bras droit Charlie Prince (Ben Foster, la Brute), prêts à tout pour délivrer leur chef.

Le Truand
Revêtant le chapeau et les bottes avec pas mal de classe dans la désinvolture, Russell Crowe compose un truand fascinant. Bandit esthète non dépourvu de principes et de manières, Ben Wade est de ces héros maudits sur lesquels les mythes de l’Ouest sauvage se sont construits. De l’autre côté de la loi, Christian Bale, alias Dan Evans, son opposant, correspond à une autre figure typique du Far West: celle du pionnier déterminé, incarnant l’honneur, la droiture et les justes valeurs. Mais le caractère de chacun des deux hommes recèle sa part de mystère. Par conséquent, le face-à-face entre Wade et Evans ne se réduira pas à l’habituel affrontement manichéen. Loin de là. Les enjeux frisent l’absolu pour les deux protagonistes et le final sera grandiose.
Mais la révélation du film, le petit grain de poivre qui vient épicer la sauce (et le personnage sur l’affiche originale), est le bras droit de Wade, un certain Charlie Prince, joué avec génie par Ben Foster (Angel dans « X-Men: The Last Stand »).
Charlie Prince est d’une extrême sauvagerie (il peut faire brûler vif un homme dans une diligence en deux temps trois mouvements), bref c’est un psychopathe mais, d’un autre côté, c’est aussi un dandy presque efféminé protégé dans son manteau de cuir blanc taché de poussière.
Dès sa première apparition à l’image (le khol sous ses yeux y est pour beaucoup), on se demande si Charlie Prince n’est pas complètement amoureux de son boss. En attendant sa loyauté est totale et absolue, digne d’un samourai envers son daymio.

La brute
En 1957, Delmer Daves déclarait: « J’ai essayé de photographier cette histoire comme on l’aurait fait dans les années 1870-1875 : d’où une absence complète de maquillage et une recherche des ombres noires (…). Il fallait que l’on sente vraiment la terre sèche et brûlée, qu’on la sente en couleurs, c’est-à-dire en noir et blanc… C’était aussi une analyse de l’état d’esprit des hommes à cette époque (…) au Far West. »
Dans le film de James Mangold, les despérados sont couverts de crasse et de poussière, de vrais chiens du désert au regard dur, bandits de grand chemin et génération perdue. Les « civilisés », eux, portent des montres à gousset, bombe le torse sous des chapeau melon et propose leur service aux plus offrants en espérant ne pas se prendre une balle… Au milieu de ça, le fermier Evans, vétéran et éclopé, tente de survivre en étant au mauvais endroit et au mauvais moment. Il tente surtout de regagner l’estime de son fils ainé qui voit son papa comme un loser de première. Il est avec le personnage de Peter Fonda (solide et héroique) le prototype du paladin au code stricte. Il ira jusqu’au bout de son courage et de sa loyauté et forcera même l’admiration du diable en personne qu’est Ben Wade. Oui Ben Wade est véritablement un démon, même son colt est maudit et n’obéit qu’à son propriétaire. Un démon charismatique, tentateur, manipulateur et très très cool.

Soulignons au passage le soin apporté à la recréation des décors, très pointilleuse et professionnelle, qui donne à 3:10 to Yuma son look vieille école. Les décors sont immenses et permettent de belles profondeurs de champs, ajoutant encore à l’expérience immersive et ultra naturaliste.
L’autre star du film, forte et efficace est la bande originale de Marco Beltrami. Et ce n’est pas un pastiche des trames sonores écrites par Morricone pour Sergio Leone, même si Marco a été pendant trois années l’assistant du Maestro. 3:10 et un film quasi musical. Sa musique innove avec l’utilisation de tambours et percussions apaches et d’instruments inventés pour l’occasion: un piano « mandoline » pour les arpèges et des cordes à piano frottées pour le thème de Ben Wade. Très inspiré Beltrami propose des mélodies superbes sur des rythmes syncopés à 5 temps, des triolets, avec une puissante reprise du thème en creshendo pendant le climax (« Bible Study » dans l’album). La musique renvoie à une autre vision du genre sans détonner pour autant. Elle participe indiscutablement de la réussite d’ensemble en donnant une forte identité au film. Marco Beltrami nous avait déjà proposé des thèmes originaux dans Hellboy ou Mesrine mais il arrive ici à se surpasser en proposant une cohérence dans ses ambiances qui permet de se replonger dans le film rien qu’en écoutant l’album. Généreux en informations, Marco a mis en ligne, sur son site, ses partitions et pleins de videos montrant entre autres l’enregistrement de la bande originale de 3:10… (http://www.marcobeltrami.com) A noter aussi qu’il a superbement collaboré au film de Tommy Lee Jones ( Three Burials of Melquiades Estrada) ainsi que pour le dernier Bertrand Tavernier (« In The Electric Myst »), tous deux mélomanes très exigeants !

James Mangold nous propose un cinéma de grands espaces (on va de Bisbee à Yuma via Contention) et d’acteurs cinémascopiques à souhait. Le réalisateur semble à l’aise pour jouer sur les gros plans des visages de ses cow-boys cabossés par la vie, à cheval entre un fusil et une Bible. On le sait, son truc à Mangold, c’est le poids du passé, la trahison, le péché, les héros déchus, crépusculaires, c’était le cas de Stallone dans « Copland »ou encore de Joaquim Phoenix, perdu dans les vapeurs d’alcool et de drogue de « Walk the Line ». Et puis c’est le témoignage d’une époque. une époque dure où la civilisation vacille au frontières de la sauvagerie.

Le film nous offre un face-à-face brillant, oscillant entre détresse, férocité, violence et confrontation psychologique passionnante. Si l’humour n’est pas tout à fait absent de ce genre de cavale, c’est surtout ces longs moments de tension ou ces chevauchées élégantes qui captivent. Mis en scène avec panache et poussière, « 3:10 pour Yuma » brille par ses moments et ses acteurs, notamment lors des accalmies laissant place à la parole, et surtout par son très joli final où tout prend son sens en un minimum de dialogues et de belles actions…
« 3:10 pour Yuma » est une belle réussite, un film très attachant, bien joué, bien dirigé, sans clichés et sans surenchère d’effets gratuits. C’est un excellent western qu’on prend plaisir à revoir grâce aux chemins de traverse qu’il nous propose d’emprunter. Du beau et du bon cinéma qui fait du bien là ou il passe.
Nemo Sandman

C’est sur le thème superbe de Koyaanisqatsi (film de Godfrey Reggio illustré par Philip Glass, morceau « Prophecies ») que débute l’ultime bande d’annonce des Watchmen. Après tout, pour illustrer un histoire se passant dans un 1985 alternatif, il était judicieux de prendre une musique composée en 1983.
Il est certain que ce thème à l’orgue lancinant qui n’est pas sans rappeler la mélopée de Candyman (toujours composée par Philip Glass), donne de la majesté aux images, de l’emphase aux ralentis, bref ça a de la gueule !

Comme tous les fans de la « nouvelle graphique » je suis assez inquiet même si les images laissent présager un beau traitement graphique.
Combien de bande d’annonces nous ont trahis par le passé ? Judge Dredd par exemple avec une musique sublime et un film catastrophique. La bande d’annonce de 300 aussi était superbe…
Malin Ackerman est le Spectre Soyeux
Mais Alan Moore, auteur des Watchmen, a toujours souhaité bonne chance aux scénaristes. (Pour s’en faire une idée, on peut trouver encore sur le Net le script de Sam Hamm (*) datant de 1989 sur lequel Terry Gillian avait travaillé avec un début et une fin différente de la BD mais plus cinématographique à mon gout… Il semblerait que le début de Hamm ai été conservé…).
Le médium de Moore, c’est la bande dessinée qui lui offre véritablement une écriture à plusieurs niveaux: littéraire, graphique, temporel et surtout spatial.
Mais le cinéma est avant tout un art temporel à moins d’être chez soi et de pouvoir mettre en pause sur une frame, mais là on sort de l’oeuvre cinématographique pour la détourner d’un 1/24ème de seconde.
Comme un art temporel peut il ne pas trahir une « nouvelle graphique » ?

Adapter une bande dessinée d’Alan Moore, ce serait comme mettre en musique une icône du moyen age. On doit en transformer sa nature. Aboutir à quelque chose de nouveau. Pour l’instant le dernier plantage a été « La Ligue des Gentlemen Extraordinaires », en revanche « V pour Vendetta » a réussi son pari en synthétisant la nouvelle graphique d’une manière finalement assez élégante dans son rythme et sa cohérence.
Mais, les Watchmen méritent ils qu’on les trahisse en les passant à la moulinette d’une certaine conformité.
La « nouvelle graphique » d’Alan Moore et Dave Gibbons est difficile à lire. On peut s’y replonger et découvrir des palindromes autour de l’épisode de Rorschasch, des détails dans les planches qui se répondent et même découvrir un des héros dès la première page incognito…

Je relis régulièrement les Watchmen et à chaque fois je redécouvre quelque chose qui m’avait échappé à la précédente lecture.
C’est pour cela que je considère cet oeuvre comme une des plus complexes et abouties de la bande dessinée, même si Alan Moore a tendance à copier ses petits camarades mine de rien. (Mad Max pour la scène de la scie à métaux et même Stephen King dans sa nouvelle La Corniche a a été copié dans V pour Vendetta).
Rorschach l’excellente surprise de Jackie Earle Haley
Les producteurs de cinéma pensent toujours qu’une bande dessinée à la limite c’est presque un storyboard pour un film. Du « pré maché ».
Pour une certaine BD linéaire, pourquoi pas mais pour une oeuvre aussi complexe que celle de Moore qui justement utilise tous les ressorts de chacune des planches à sa disposition… je reste dubitatif. (Je reste dubitatif devant toute planche à ressorts de manière générale.)
Force est de constater que le casting du film réalisé par Zack Snyder est plutôt réussi dans ses choix au prime abord. Mon choix préféré étant Jeffrey Dean Morgan (le « Comédien » alors que la traduction de « Comedian » est « Comique »…) avec qui je partage la même date et année de naissance (Si! Si!). Et puis, Malin Eckerman en intelligence artificielle (C’est une blonde teinte en brune) est pas mal non plus…
Alors le cinéma est-il ce qui pouvait arriver de mieux aux Watchmen ? (Peut être si cela permet à de nouveaux lecteurs de découvrir une extraordinaire bande dessinée.)

En attendant on ronge notre frein devant des bandes d’annonces ou le moindre coup de tatane se tourne en 80 images/seconde en espérant que le film soit non seulement une bonne histoire bien jouée (parce que les effets spéciaux, c’est bon, on a compris, quand on a le budget qui va bien, ils assurent… ) mais surtout qu’on ne trahisse pas notre BD favorite !
*(Note en début de scenario de Sam Hamm :
SPOILER ALERT! SPOILER ALERT! SPOILER ALERT! SPOILER ALERT!
Reading this screenplay WILL spoil numerous plot points found in the
original WATCHMEN graphic novel. Therefore, we respectfully ask you,
dear reader, to run — don’t walk — to your nearest bookstore or
comics specialty shop, buy the graphic novel, and read it
cover-to-cover at least once before venturing further. We thank you,
Alan Moore and Dave Gibbons thank you, DC Comics thanks you, and the
fine folks at AOL/Time Warner thank you.)
Nemo SANDMAN

Quel plaisir de découvrir un petit trésor de l’audiovisuel longtemps après tout le monde. (Ah, ce sentiment particulier de rire tout seul et quand on veut partager c’est: « Ouaih OK c’est vieux ça ! C’est sur Youtube depuis 2 ans ! »)
Ben pas pour moi. C’est suite à un clin d’œil musical de Serge Llado à la radio que j’ai découvert Mozinor (« Montreuil Zone Industriel Nord »).
Je connaissais déjà son vieux détournement de « DJ Bebel » mais, de là me prendre soudain, une forte dose de Cosmos 1999, de 24 Heures Chrono, de Pumping Iron, de Star Trek II la Colère de Khan et de Benny (pour Ben Hur)… ce fut une expérience pour le moins ébouriffante !
Benny le hure
Non seulement Mozinor est drôle (souvent) mais en plus il nous révèle avec le temps qu’il a véritablement beaucoup de talent. Il a fait des émules et force est de constater qu’il est souvent imité mais jamais égalé.
D’abord ses voix. Que ce soit le « Salut mon copain ! » guttural et enjoué du docteur McCoy de Star Trek (utilisé comme un boulet chétif et collant dès les tous premiers détournements de 2004) aux tons de « caille-rat » des Demandeurs de Cigarettes ou de Neo dans Matrix… Mozinor trouve le ton juste et la réplique adéquate.
« T’as pas une cigarette ? »
Parmi les exercices (délires) les plus convaincaints sont les videoclips « inversés ». C’est à dire « doublés façon non chantée ». Le plus célèbre est sa version « Beat It » ou Michael Jackson nous fait une grosse colère suivie d’une petite crise de panique. C’est du jamais vu et ça marche !
Depuis 2005 Mozinor continue de s’améliorer tant au niveau du travail sonore et des prises de voix qu’au niveau de l’écriture. Le résultat est de plus en plus convaincant et digne du Grand Détournement du papa d’Oss-117 !
Mais l’exercice est difficile. Il faut trouver la bonne idée, la bonne blague. (Comme dans « Les Pwals » court et « désépilant »!)
Le Capitaine Picard visionne un fichier inattendu
Personnellement je préfère quand Mozinor évite la vulgarité, même si dans ce cas il jure que c’est ce que il s’en défend en précisant « J’y peux rien si c’est ce que dit le personnage a ce moment la » (sic) . (Mais est tellement facile de rajouter des pets dans une bande son, ça va je connais, j’ai déjà essayé sur des discours politiques et ça marche !) .
Je préfère quand Mozinor joue sur des situations absurdes. Il est capable aussi de bien jouer sur les effets spéciaux (Les « Yéyés » de Gainsbourg avec sa chorégraphie) et aussi de procurer des imitations assez convaincantes: ah, le Bruce Willis à la voix cassée !!!
Pour finir de vous convaincre, Mozinor a aussi d’excellents gout musicaux ou le groove règne en maitre absolu.
Rien que du plaisir détourné pour vos oreilles donc !
Mes préférées:
« J’suis James Bond quand même, tu peux pas test.* »
- »Tu Peux Pas Test* » avec les yeux furibonds de Desmond Llewelyn (Q) et un Sean Connery qui a presque le dernier mot…
- »La Recette Besson » qui donne un point de vue très pointu sur les recettes de production et les obsessions bessoniennes.
- »Overdose de Timbaland » videoclip « rejoué » de manière dramatique. Ultra convainquant.
Tout cela plus tout le reste se trouve sur le site officiel: http://www.mozinor.com
Sa devise? « Mieux vaut consacrer son intelligence a des conneries que sa connerie a des choses intelligentes. »
(Oh mais tu vas l’avoir ta rouste !)
(* – « Tu Peux Pas Test. »: tu ne peux pas te mesurer à moi.)
Nemo SANDMAN