Game of Thrones – L’Heroic Fantasy adulte. (sans spoilers)

21 08 2011

Le Trone de Fer
HBO frappe toujours aussi fort. Après l’excellent Rome de John Milius et Bruno Heller, c’est l’adaptation du Trône de Fer de George R.R. Martin par David Benioff et D.B. Weiss qui a fait une apparition fort remarquée sur les petits écrans US ce printemps.
Bon tous les renseignements habituels sont déjà en ligne sur Wikipedia. Et un nombre immense de blogs offrent des tas d’infos car depuis la diffusion des 1O premiers épisodes, tout le monde est unanimes pour dire que Game Of Thrones c’est de la balle ! Alors qu’est ce qui rend cette série aussi “parfaite” dans son fond et sa forme.

D’abord la plume de George R.R. Martin, qui a su créer un monde cohérente et passionnant. Sa lecture me ravit par sa fluidité et sa vivacité. “Le Trône de Fer” est un superbe livre de vacance: immersif, dépaysant et addictif.

Il en est de même avec la série.
Bon sans le moindre spoiler, il faut savoir que:

Sous ses faux airs de série américaine tournée en Nouvelle Zélande, nous avons affaire, comme pour Rome, à une série britannique tournée en Europe et en Méditerranée.
Le casting est somptueux, servi par des acteurs qui jouent tous juste. Certains seconds rôles sont de vrais régals. Aucun personnage n’est laissé en friche.
L’intrigue est découpée de manière a créer des cliffhangers inattendus et immédiatement accrocheurs par la malice avec laquelle ils sont amenés.
Les dialogues font tous mouche.  Parfaitement adaptés du roman, ils sont ciselés avec amour.
La mise en scène est rigoureuse et fait la part belle à l’utilisation des Matt Paintings digitaux intégrés avec la rigueur des productions britanniques.
La musique, dès le superbe générique digne de maquettistes fous, vous suit tout au long de la journée. (Ramin Djawadi offre un très beau thème au violoncelle avec effet “papayou” assuré…)

Au final on obtient une œuvre grandiose d’une dizaine d’heures qui vous submerge et vous passionne.
Voilà un exemple de ce que le cinéma actuel, formaté et limité par la distribution, n’arrive plus à fournir.
Tous les fans du Seigneur des Anneaux ont acheté les coffrets DVD où les films explosent les durée totales.
Idem pour les Watchmens qui dans leur version DVD atteignent presque 4 heures.
Mais peut on rivaliser avec un long métrage de 10 heures ?

En dix heures, tout en respectant au millimètre l’oeuvre originale, on a le temps d’éclairer un monde complexe et touffu. On a le temps de se passionner pour la destinée des personnages. On a le temps de se laisser emporter par un formidable spectacle. Une “comédie humaine” violente, érotique, torturée, exaltante, somptueuse, révoltante, excitante, drôle, tragique… une fantaisie épique pour adulte où les conséquences des actes des personnages se soldent quelques fois par de sérieuses coupes dans le casting !

Alors pourquoi faut-il regarder Games of Thrones ?
Parce qu’il s’agit à mon humble avis de l’un des plus beau cris d’amour à l’heroic fantasy porté à l’écran. Une des rare séries qui ne prenne pas les spectateur pour un consommateur sous hypnose. C’est un superbe coup de poing sur la table. Bon Dieu! On peut faire ça à la télévision !!! Oui et avec beaucoup beaucoup d’amour.

Le TRone de Fer





OVNIS ET SCIENCE – Jean-Pierre Petit brise le Mur du Silence

6 01 2011

Le Savanturier Jean-Pierre Petit revient en force avec l’édition 100% indépendante d’un nouveau livre “OVNIS et SCIENCE Ce qu’ont découvert les scientifiques”: 150 pages de pur bonheur ! Un livre vendu 20 euros et qui les vaut largement (voir mon précédent bulletin sur JP Petit).
D’abord il faut savoir que Monsieur Petit sait se rendre passionnant. On ne ressort pas les sempiternels témoignages de rencontres du premier, second ou troisième type, mais on vous invite à découvrir que la science est bien plus au fait de comprendre les observations OVNIS qu’elle ne le laisse supposer depuis toujours. Il y a des phénomènes connus et des applications scientifiques qui donnent un nouvel angle de vue. De plus, on dévore à pleines dents ce livre digeste qui n’est pas un catalogue d’éléments scientifiques mais une conversation pleine d’esprit imaginée entre une journaliste américaine et JPP. Elle se déplace chez lui en France en espérant trouver assez d’éléments pour, finalement tenter de prouver que “ses élucubrations ne sont que du délire technologique”.
Mais là elle va tomber sur un os.
D’abord le scientifique, non seulement connait parfaitement ses multiples sujets, mais avec humour et références à l’appuis, il nous fait découvrir son parcours de cinquante années dans le monde des Sciences.

Ah le monde des labos ! Un monde impitoyable où tous les coups fourrés sont permis même les plus affreux. On pousse à l’échec tel chercheur trop curieux (un comble!) quand on ne dispose pas, façon The Sopranos, du gêneur trop bavard en le coulant dans un pilier en béton. Surtout qu’on y apprend rapidement à quel point les lobbys militaires actuels phagocytent la moindre avancée scientifiques pour les détourner immédiatement en arme potentiel et ce à coup de milliards, de désinformation et de barbouzeries diverses.

On y lit entre autres comment le fameux GEPAN en France était d’abord une antenne de “La Grande Muette” (avec un nom pareil, on aurait du se méfier “J’ai… PAN!”) Imaginez les frères Montgolfier immédiatement contactés puis mis au secret pour finalement aller bombarder la Prusse du haut de leur ballon à air chaud ?! Cette course à l’armement absurde complique des relations inter-scientifiques déjà bien embourbées dans le péché d’orgueil (C’est MOI qui est découvert “ça” ! Moi! Moi! Moi !)…
JPP nous explique une fois encore les conséquences désastreuses qu’on subit tous ses collègues quand ils osaient flirter avec l’Ufologie.

A ce sujet d’ailleurs, JPP a aussi pensé à ajouter un petit addendum (feuille volante) prouvant qu’une de ses hypothèses était fausse. Comme quoi, il a non seulement l’honnêteté de reconnaitre ses erreurs mais il sait aussi donner les moyens aux lecteurs de se faire leur propre opinion. “Reconnaitre ses erreurs” voici un mode de fonctionnement qui n’est guère à la mode ces temps ci.

JPP est un pédagogue et un partageur. (Pour rappel: il est facile de trouver toutes ces BD de vulgarisation scientifique en ligne gratuitement sur son site. C’est une mine d’infos ! ) Il sait par le biais d’une simple conversation avec une (jolie) journaliste et de ses dessins didactiques, vous faire comprendre les applications fonctionnels de ses cinquante années de débrouillardises laborantines.
Par exemple: comment faire du multiprocessing avec une moto!!! Son ouvrage n’est pas dénuer d’humour.


Ce qui est appréciable aussi, c’est que tout ce qu’amène JPP est référencé (lui qui est “banni” de Wikipedia, n’hésite pas à les citer). Rien n’est dans le flou. Il donne donc des liens internet, mais aussi des noms et fournit même un facsimilé d’une lettre du Vatican lui étant adressé. Il ne pipote pas. Toutes ses évidences sont étayées par de pertinentes explications argumentées et référencées.
D’ailleurs, ses arguments sont simples clairs et précis et on comprend que son cheminement puisse déranger: Monsieur Jean-Pierre Petit sait convaincre !
En attendant, en cent cinquante pages, vous aller faire un merveilleux voyage. JPP est un personnage polyvalent, tenant plus de Tintin que du Professeur Tournesol et à 73 ans entreprend avec opiniâtreté de poursuivre ses travaux sur les OVNIS. Il lui en fallu du courage pour arriver là et il lui en faudra encore. On ne peut qu’être admiratif devant ce découvreur respectable qui encaisse et porte les coups avec le panache d’un Rocky Balboa !

Et pour paraphraser Justin Sullivan:
Dear Friend, I salute your courage and I toast to your health
And I wish you all the luck in the whole wide world
May you never be broken like they say you will

 

 





Richard Blade visite l’Empire de Nikola Tesla

3 11 2010

Le premier roman de votre serviteur …
Ou va Richard BLADE, Voyageur de l’Infini ?
Dans quelles dimensions
le cerveau sans âme de l”ordinateur peut-il le projeter ?
Dans quelles mondes passés ou à venir ?
Dans quels univers inconnus jusqu’alors ? “

Une série de SF/Fantasy qui dure depuis plus de trente ans ? Des romans à 6€ ? Bienvenue dans l’univers de Richard Blade, voyageur de l’infini !
Son auteur: Jeffrey Lord, une légende, une hydre, un mystère…

Il y a un groupe sur Facebook
Sinon sur Amazon.fr

Bonne lecture !
Richard Blade Nemo Sandman

A suivre donc !

(Un grand merci à mon vieux frère Patrick Eris qui m’a soutenu tout au long de ce vol en solo !
D’ailleurs, la suite est assurée par le dynamique duo ERIS+SANDMAN…)

Exergue New Moel Army





Flashforward – Chronique d’une mort annoncée

4 06 2010

Flashforward
Alors que Flashforward va débarquer cet été sur Canal Plus, nous venons d’apprendre qu’il n’y aura pas de seconde saison au Thriller Romantico Conspirationniste Temporel. Qu’est ce qui a bien plus se planter dans les prédictions des producteurs ?
Annoncé comme le nouveau “LOST”, le feuilleton labyrinthique de la Fox vient de lâcher tout le monde sans avoir eu le temps de donner la moindre réponse – un peu comme si LOST, justement, s’était arrêté à la fin du cliffhanger de la saison un.
Frustrant.

Oui frustrant, car les paradygmes sur lesquels planchent les scénaristes s’étirent au delà d’une seule saison façon guimauve de la Foire du Trône. On a l’impression qu’ils tirent des lignes de fuite sans trop savoir où cela va les mener. On a connu ce syndrome dernièrement dans Battlestar Galactica, Heroes (qui s’arrête aussi pour le coup) et LOST…. du genre “Mais on va ou là ?”… C’est quoi tous ces méandres dans la Meta histoire. « Ton père n’est pas ton père mais ton père ne le sait pas. »
Avant toutes choses, il faut bien comprendre le mécanisme de mise en production de ce genre de “feuilleton”. Il y a un cahier des charges assez précis mais au delà de la vente des espaces pub, il y a surtout un besoin de rendre accro le téléspectateur lambda. Il faut l’intéresser, lui faire se poser des questions, buzzer sur le net, qu’il s’identifie à au moins un personnage, lui donner l’impression qu’il est « trop intelligent » à disserter sur les possibilités scénaristiques offertes… bref il faut qu’il en redemande. Pour cela l’utilisation massive du cliffhanger est de bon ton. Les lignes de vie des personnages s’entre croisent et forment une tapisserie plus ou moins capilo-tractée, ce qui rend la possibilité de prendre l’histoire au vol (sans avoir vu l’épisode pilote) une mission quasi impossible et ce malgré les résumés des prologues. Le feuilleton devient une expérience hermétique dont seuls quelques adeptes assidus souvent bien plus geek que vous et moi sont capables de décoder.
Bref scénaristiquement parlant, c’est bien beau de faire de belles promesses autant savoir les tenir.

Pour le coup il est intéressant de découvrir le livre Flashforward de Robert J. Sawyer et voir qu’il n’a pas grand chose à voir avec le feuilleton. Et c’est pas plus mal. Dans le genre cantique des quantiques en prise-de-tête-o-rama, le livre se pose là mais se reprend à loisir. Amateur de l’effet Casimir, veuillez choisir votre bol de gloubiboulga. Mais comme moi j’aime bien l’Ile aux Enfants, alors j’en reprends tout de suite…
En attendant si vous voulez voir un feuilleton où Joseph Fiennes arrive à imiter à la perfection Simon Astier dans Hero Corp, Flashforward est un joli cul de sac… sans avenir.

Flashforward Robert Sawyer





Twilight 2 Tentation: Mangez Moi, Mangez Moi, Mangez moi !

30 11 2009

New Moon

Vous voulez voir un film ou les gémissements priment sur les effets spéciaux ? Avec des teenagers arboricoles arborant la pâleur cireuse des poupées du musée Grévin, des d’jeunes tellement mous du genou que leur grand age (pour certains) se fait ressentir à chaque centimètre de pellicule ? Allez voir la suite de Twilight…
Dans la série ma petite entreprise ne connait pas la crise,  quelle opportunité cette Saga Twilight! Presqu’autant que Secret Story pour Endemol, la mort de Michael Jackson pour Christian Audigier et l’Olympique de Marseille pour le PSG… (cherchez pas, c’est un test de popularité! Je viens de placer tous les mots les plus recherchés sur google…comme ça pour voir.)

Alors Twilight 2 la recette: on prend le premier, on le vide de ses entrailles et on le laisse pour mort. On sent bien le vent tourner quand les fans se (re)précipitent sur le premier film, histoire de noyer leur déception. Surtout que ce second chapitre s’adresse aux fans hardcore, en livrant des longueurs insipides que seuls les fans de Stéphanie Meyer peuvent digérer, lorsque Bella et Edward prennent la pose et se pâment… on regrette que Michael Bay n’ai pas investi la salle de montage !

Bon alors qui a encore osé pomper et mettre en abîme Roméo et Juliette ? Non ? Dès la scène d’ouverture en plus ? Ils n’ont pas osé !  Si !
En plus être un lycéen vampire comme Edward peut avoir des cotés très désagréables… vous imaginez, vous, devoir revivre votre terminale pour la 84ème fois ??! En plus comme si le temps n’était pas de mise, la moindre vision de sa belle provoque un raaaaleeeentiiii…  L’enfer c’est ça: la perpétuité dans la répétition et le gel du temps. Et en plus Eddie est végétarien et cocufié par Jake un loup garou…. la honte totale dans le palmarès des Vampires ! C’est des coups à se consoler avec la momie et la fiancée de Frankestein… à moins que la Chose chez les Addams lui suffise ?

Pluie Jake

Loup garou, c’est pas mal non plus: on récupère la Beêelle et on est waterproof. En effet vu le nombre d’heures tournées torse nu sous la pluie battante du nord de la côte ouest, et ce sans attraper le virus H1N1… loup garou c’est au poil! Et on a sa tribu aussi. c’est cool ça une tribu de copains lycanthropes. Tous torses nus poireautant sous la pluie filmés en longue focale. Pas besoin de vaccin, attendez juste la pleine lune et mutez moi tout ça !

Halalala et toutes ces métaphores sexuelles, cet hymne à la chasteté digne des Jonas Brothers ! Je n’ose imaginer les risques de la défloration, tellement imagée dans les illustrations des couvertures des livres de la saga. Alors comme le film avance à la vitesse d’un Massey Ferguson coincé en première, on a le temps de stabiloboser en rose toutes les allusions que Stephanie Meyer avait déjà eu la diligence d’inclure dans chacun des tomes de Twilight.
Tiens pour le coup je vais tenter de remonter sa bande d’annonce avec celle d’”Antechrist” de Lars Von Triers, histoire de remplacer la triste Kristen Stewart par notre Charlotte Nationale, autrement plus inspirée pour se promener dans les bois !
Ce film est une escroquerie, à l’image de ce bulletin dont les mots clefs n’ont pas été choisis par hasard… Tiens il manque aussi “Nicolas Sarkozy” dans mes tags !

Robert Pattison
Robert Pattinson est perché, il va faire beau !

Mangez-moi! Mangez-moi! Mangez-moi!
C’est la chant du psylo qui supplie
Qui joue avec les âmes
Et ouvre les volets de la perception

Il pleuvait beaucoup ce jour là
Heureusement on avait des capuches
Et surtout des pochons solides
Là-bas des vaches nous regardaient
D’un air complice et détendu
Y’avait plus qu’à s’y mettre
Pour assurer la cueillette…





Jean-Pierre Petit – Ovni Qui Mal Y Pense

27 11 2009

JPP

Le “Bon Sens” près de chez vous.
Fin des années 70 au journal télévisé, j’apprends par la bouche de Michel Chevalet qu’une expédition scientifique privée va mettre le cap sur le Triangle des Bermudes suite à la découverte d’une immense pyramide sous marine (où l’eau s’engouffre pour ne pas en ressortir!!!) ! Tout de suite à la récré, avec les copains, on commençait à fantasmer dur… et puis plus aucune nouvelle de cette expédition… Jusqu’à ce que je découvre en 1989, dans le premier livre de Jean Pierre Petit chez Albin Michel, qu’il avait fait partie de cette expédition avec entre autres Jacques Maillol (celui du Grand Bleu !). Financée par un milliardaire mettant à disposition son yacht avec caisson de décompression, cette expédition luxueuse, digne d’un roman d’aventure, n’avait pas été capable de retrouver l’Atlantide et pour cause, après des semaines de pêches bredouille, Jean Pierre Petit s’aperçoit que le contour de la mystérieuse pyramide avait été dessiné par un test automatique de calibration du sonar de profondeur… En mettant le doigt sur cette idiotie, il devenait par la même occasion, le pionnier des Hoaxbusters ! Pas étonnant que je n’avais jamais plus entendu parler de cette expédition…
C’est pas comme ça non plus qu’on se fait des copains chez les milliardaires…

L’art subtil de se faire des ennemis.
Jean-Pierre Petit livre un combat âpre et dur depuis des décennies. Celui d’un scientifique capable de faire la synthèse de la somme de ses connaissances et de s’apercevoir qu’il y a “comme un blème” dans la façon dont les êtres humains peuvent être informés sur l’ensemble de son travail. Cet ancien directeur de recherche au CNRS, astrophysicien de renom, s’est frotté très tôt à ses coreligionnaires pour s’apercevoir que la vérité pouvait être biaisée et ce pour des raisons d’égo, d’intérêts financiers ou de “secrets d’état”. Il s’est vite aperçu aussi que ce n’était pas ses collègues les mieux renseignés qui étaient choisis pour communiquer sur telle ou telle avancée scientifique et que très souvent et très rapidement toute rigueur scientifique étaient éradiquée au profit d’une pensée unique et ronronnante. “Toute forme de pensée n’est qu’un système organisé de croyances” et donc malheur aux mécréants ou aux pionniers, perçus comme des hérétiques qu’il faut excommunier…

Magneto Hydro Dynamique

Vous rappelez vous du système de propulsion d’Octobre Rouge dans le roman de Tom Clancy et le film du même nom? Il s’appelait “La Chenille” et était composé de deux tubes dont l’ouverture à la poupe et à la proue dans la coque d’un Typhoon (sous marin nucléaire géant soviétique) lui permettait une propulsion silencieuse; le luxe en cas de guerre sous marine ou le moindre pète de cachalot est perçu comme une menace potentielle. JPP fut l’un des pionniers de cette technologie, la MHD où il utilisait toute la coque du vaisseau pour le propulser à la manière d’un suppositoire autonome: l’eau glissant sur ses flancs en silence. Cette invention permettait d’imaginer des engins pouvant se déplacer dans un gaz ou un liquide sans cavitation, sans bang supersonique, sans frottement. Donc pas de bruit, pas de chaleur de friction et une vitesse phénoménale. JPP avait fait une jolie demo “en live” sur le plateau de Temps X des frères Bogdanoff, avec une maquette d’une bateau MHD alimenté par pile.

MHD
Cliquez sur la video pour la jouer sur Youtube (ce n’est pas la video de Temps X mais cela donne une bonne idée de ce qu’est la MHD bricolée à la maison…)

La MHD, depuis, est à la mode en SF, les vaisseaux alien dans Abyss ou encore le sous marin de SeaQuest, dans le roman “Valhalla Rising” de Clive Cussler… chez les militaires aussi, puisque ce n’est pas un sous marin qui les fait rêver mais plutôt des torpilles tellement rapides et silencieuses que toute riposte serait inconcevable.

Objets Volants Non Entendus
Hors, il y eu, un jour, un rapport “scientifique” signalant que les OVNI ne pouvaient pas exister (et devaient être des hallucinations!) pour la bonne et simple raison que, selon les accélérations et les vitesses observées, les témoins auraient du entendre un BANG supersonique. JPP est un des rares scientifiques qui sait pertinemment qu’un engin volant propulsé par la MHD peut dépasser plusieurs fois la vitesse du son sans faire sursauter votre chat qui dort dans la corbeille à linge. Et quand il va monter au créneau (JPP pas le chat) pour défendre ces évidences, il va se heurter à une véritable levée de boucliers et ainsi rapidement à une campagne quasi calomnieuse puis pour finir à une mise au pilori pour éviter toute “contagion”.

Ummites aux logis

Quand, en plus, JPP aura l’honnêteté de dévoiler que certaines inspirations de son travail de scientifique sont des documents mystérieux en provenance de gens encore plus mystérieux (les Ummites)… cherchez pas, si on avait eu un bucher, on aurait fait un grand barbecue.
Bref voilà un homme qui tout simplement en donnant “sa vérité”, son point de vue, se retrouve systématiquement malmené par un grand nombre de ses confrères ou par des journalistes obtus. Plein de bonne volonté, on le retrouve à patienter sur des plateaux de télévision où il côtoie souvent des amalgamés sectaires qui déservent plus son approche scientifique qu’ils ne le servent.
Le “problème” pour JPP est que ces fameux documents lui permettent vraiment et véritablement d’avancer dans ses travaux. Ce sont des bottes de sept lieux taillées sur mesure. Il ne peut pas en réfuter l’utilité fonctionnelle, ni en nier la mystérieuse origine.

We Are The Knights Who Say “ovNI!”

Le nouveau livre de Jean-Pierre Petit: “OVNI LE MESSAGE” vient de sortir, éditer par l’auteur. Comme tous les livres de JPP, toutes les sources en sont clairement énoncées et il est facile avec Internet de plonger plus en profondeur dans les méandres des publications citées en reférence. Mais surtout c’est avec sa pédagogie habituelle que JPP nous entraine dans un voyage initiatique passionnant. Le malicieux bonhomme est en plus un dessinateur et un illustrateur doué et bien souvent ses petits dessins valent de grands discours (il est aussi le papa avec Gilles d’Agostini d’Anselme Lanturlu, premier personnage de vulgarisation scientifique traduit en plusieurs langues, ses BD sont téléchargeables gratuitement ici). “OVNI LE MESSAGE” permet non seulement de comprendre comment fonctionne la communauté scientifique internationale face aux “nouvelles frontières” qu’elle tente de repousser. Mais aussi comment la pseudo religion “science” traite ses “hérétiques” qui osent prononcer des gros mots comme “OVNI!”
Parce que le point de vue de JPP en tant qu’astrophysicien est aussi celui d’un homme sage et plein de bon sens confronté aux “Objets Volants Non Identifiés”, les témoins, les chercheurs, les étouffeurs, les menteurs, les opportunistes, les médias et les victimes (parce qu’un pilote de ligne qui subit les foudres de ses pairs pour avoir témoigné d’une rencontre du premier type est aussi une victime…).
Et la nouvelle salve d’évidence de JPP tient dans les deux cent pages de son livre. un livre écrit dans l’urgence car il a été rédigé en moins d’une semaine ! Un vrai Blitz !
Les livres écrits dans l’urgence ont toujours un message fort à faire passer.

Pour se procurer cette merveille voici le lien:
http://www.jp-petit.org/nouv_f/ovni_le_message/ovni_le_message.htm

OVNI Le MEssage

Et je vous invite aussi à retrouver ses précédents livres édités chez Albin Michel. Sans parler de son immense site (il y a des milliers de pages toutes plus passionnantes les unes que les autres – imaginez un peu si Tesla avait eu l’Internet !!!):
http://www.jp-petit.org où se côtoient articles, synthèses, coups de coeur et coups de gueule. Je vous conseille à ce propos la saga du B2 (le bombardier MHD à 1 milliard de dollars pièce!) ainsi que tout le feuilleton concernant le virus H1N1… histoire de vous mettre la puce à l’oreille, ou ailleurs !!!


(dessin de JPP)





Kaamelott Livre VI – Les moyens des ambitions d’Alexandre Astier.

5 11 2009

On en est à quel livre là maintenant ? le VI c’est ça ? Mais qu’est ce qui arrive à Alexandre Astier qui reconnait qu’à l’origine il souhaitait que Kaamelott soit au format grand écran mais que les contraintes du petit écran et des budgets lui ont fait revoir sa copie.
Ce fut donc l’époque des Livres I et II. Des chroniques pêchues aux répliques devenues cultes. Naturellement niveau éclairage et photographie ce n’était pas Barry Lyndon mais ce format limite Comic Strip convenait bien à ce que je qualifierais d’ “Esprit Goscinny” des Livres I et II. Franchement, Alexandre Astier était pour moi l’héritier du papa d’Asterix. Même mieux, j’avais l’impression de retrouver cette ambiance qui me plaisait tellement dans les aventures de nos irréductibles gaulois. Et puis la trouvaille de Kaamelott était d’adapter la vie quotidienne en entreprise dans un contexte d’épopée fantastique. On sentait pointer dans les sorts utilisés et les situations coquasses de cette revisite de légende arthurienne, des bons souvenirs de parties de Donjeons et Dragons qu’Alexandre Astier avait du “vivre” avec ses copains et sa famille. Bref Kaamelott était un véritable coup de génie. Un rendez vous qui lorsqu’on le manquait, s’échangeait en DIVX sous le manteau.
Pourtant est ce que c’est vraiment ce que voulait faire Alexandre Astier. Lorsqu’il joue cet ours raleur d’Artus, n’est il pas finalement en train de nous faire entrevoir une personnalité plus mélancolique et plus sombre.
Dès le Livre III, il y a eu une décision artistique assez Barry Lyndonnienne… celle de se passer d’éclairage. Et voici notre forteresse devenue noire… Astier fait du Michael Mann sur petit écran ! Mais sert-il toujours son propos ? On sent bien depuis le début qu’au plus profond de l’homme-ours un perfectionniste polyvalent nous y berne. La bête se réveille et VLAN il nous coupe le jus, et la chique. Michael Mann a éclairé certaines scène de son film “Miami Vice” avec la foudre dans les nuages au dessus de Miami… ici Astier nous en mets plein la vue avec des acteurs subissant un bon vieux sort de Darkness 15′ !!! Sans infravision, nos héros favoris, dès qu’ils quittent la proximité de l’unique bougie qui éclaire la scène…se transforment en ombre. Et ca va pas s’améliorer. On entre dans une période de néo-réalisme aigüe et de traitement photographique utilisant à fond les possibilités de la HD. Alors pour un film gore de Mel Gibson pourquoi pas mais pour nos chevaliers préférés… ça casse l’ambiance. Bref, je ne vois pas trop Hugo Pratt illustrer Asterix.

Au Livre V, après nous avoir privé de lumière, on nous prive d’humour. Enfin la dose est servie au compte goutte. On se retrouve limite suicidaires. Enfin c’est Arthur qui le devient entre deux introspections complexes de paternités supposées. Kaamelott est alors filmé en “Prisedeteteorama” et même une certaine fatigue se lit dans les yeux de l’homme orchestre que ne renierait pas Bergman. Encore un livre de plus et on risque de retrouver Lars Van Triers derrière la caméra. Mais Lars je l’aime bien avec ou sans ciseaux ! Mais pas pour Kaamelott malheureux ! A la fin du livre VI le mot de la fin pourrait être : “Akoibon” !
Alors quand le Livre VI se profile… On le guette comme un amoureux de Vérone sous le balcon de la Cine Citta… Et là une fois de plus, patatra. Non pas que le talent ne soit pas au rendez vous. Le casting est de nouveau parfait mais quand il s’agit de rire ou de s’amuser… on tombe dans ce travers bien franchouillard ou soit disant pour faire une comédie il faut qu’on s’engueule. Je ne vois pas en quoi c’est drole. Des personnages peuvent être sombres, râleurs sans pour autant tomber dans le conflit perpétuel. Un exemple tout bête: le héros d’Un Jour Sans Fin a tout du chevalier arthurien qui va vivre sa rédemption mais qu’est ce qu’on s’en amuse !!! Et puis il y a ces moments de fondus enchainés ralentis jazzy (oui parce que la musique est limite jazzy dans le Livre VI !!!) où le flou devient artistiquement complexe à déchiffrer. J’ai pas tout compris la scène de l’orgie romaine d’ailleurs… si quelqu’un peut me l’expliquer en me faisant rire ?
Ah si!  Il y a une bonne surprise quand même: Tcheky Karyo (blafard, yeux fiévreux) est très très drôle! Et ça connaissant bien le bonhomme (Salut Tcheky!) je dis chapeau à Alexandre Astier d’avoir fait éclore cette fleur d’humour noir qui sommeillait dans le jeu de notre Tcheky national !

Alors voilà, Alexandre Astier bénéficie de moyens conséquents, d’une liberté artistique énôrme et il choisit clairement de ne plus nous muscler les zygomatiques. Et si le Kaamelott du début avait été drôle par contrainte ? Par accident ? Et que la véritable ambition d’Alexandre Astier n’était de ne pas de nous faire rire; à moins qu’il se retrouve dans l’incapacité de reproduire les qualités humoristiques des premiers livres ? C’est fort possible. L’inspiration frappe quand elle veut. C’est comme une potion de Merlin: incontrôlable.

Mr Astier faites nous rire s’il vous plait ! Comme avant quand avec deux bouts de CGC vous nous sortiez des sabres lasers de la hutte à Obi Wan Kenobi ! Refaites nous jouer à Cul d’Chouette… Comme tant de fans, je suis glouton de votre humour et ma faim justifie bien vos moyens, non ?





“Asteroids”: le film !

2 07 2009

Asteroids

Pourriez imaginer un seul instant qu’un producteur d’Hollywood décide de se battre pour avoir la “chance” d’adapter un jeu video mondialement connu au cinéma. Oui, on l’imagine sans problème. Rien qu’à voir les “Resident Evil”, “Silent Hill”, “Doom” ou encore “Mario Bros”… ces chefs d’oeuvre du mercantilisme primaire mais vital à l’industrie du spectacle.

Maintenant si on vous dit que c’est “Asteroids”, le jeu d’Atari qui est en ligne de mire du producteur de G.I. Joe Lorenzo di Bonaventura! Il ya même un scénariste sur le coup: Matthew Lopez…

Mort de rire ! Alors pourquoi pas “Pong le Film” ! “Space Invaders” la mini série ? “Donkey Kong The Musical” ?

Asteroids





Terminator Renaissance: Mais non ? Messie !

1 06 2009

Terminator RenaissanceHaut régime sans selle ?

Vision d’apocalypse: nous sommes en 2009. Les réserves mondiales de franchises sont venues à manquer. Mais des maraudeurs, des charognards qu’on appelle “Les Studios Hollywoodiens” parcourent les routes à la recherche d’une formule magique qui pourrait leur permettre de gagner encore quelques millions de dollars. Les anciens parlent encore d’une légende. Celui qu’on nommait “L’Inexpressif”. Celui qu’ils appellaient “Le Terminator”. Celui qui leur avait promis:”Je vais revenir!” Malheureusement, le Cyborg Autrichien s’était enlisé dans une autre mission: sauver la Californie de JC (Julien Clerc)…
Bon alors, si une nouvelle équipe de jeunes producteurs décidait de reprendre la franchise Terminator et faire perdurer ses fusils à pompe et ses pompeuses voix off ? Ouaih! Une nouvelle équipe dirigée par un réalisateur aux idées aussi courtes que son nom: McG !

Terminator Renaissance

Bon alors, il nous faudrait d’abord trouver un nom qui se la pète: “Terminator Reluctance“, “Terminator Résilience“, “Terminator Resistance“… un truc comme ça ! “Terminator Renaissance“* !! Mais bien sur. C’est à la fois religieux et clair sur les intentions de relancer la pompe à fric. Et puis ça fait plus chic que “Terminator Redondance“! En plus le héros c’est J.C. (John Connor), joué par Christian Bêle (Julien Clerc?)… Ensuite on va faire ça en 2018. Sachant que le fils de Sarah Connor est né en 1985… mince alors: pile poil 33 ans, comme l’age d’un autre célèbre J.C. !

Terminator Renaissance

En fouillant un peu, ils ne sont pas deux, ni quatre (comme stipulé sur IMDB) mais une bonne vingtaine de scénaristes à s’être penchés sur le berceau de la Nouvelle Franchise Terminator. Et cette jolie équipe a subi deux coups de théâtre lors de l’écriture.
Le premier fut la nouvelle direction imposée par les Studios quand le fameux Christian Bale (“Batman Begins”, “L’Empire du Soleil”, “The Machinist”, “Equilibrium”, “American Psycho”… non j’déconne tout le monde connait Cricri…) a accepté le rôle de l’iconique et monophtalme John Connor. Alors que les scénaristes principaux (Brancato et Ferris, deux anciens galériens de l’équipe à Roger Corman) avaient surtout bossé sur Marcus Wright le gentil Terminator amnésique mais aussi sur les premiers essais de “Time Bubbles” réalisé par Skynet et les balbutiements du “Metal Liquide Vivant” implémenté sur le T1000 (qui selon JC, Cameron, était tellement redouté par l’I.A. Skynet qu’il fut envoyé dans le passé de T2 une nanoseconde avec la défaite totale des machines)… Allez! Tabula Rasa comme on dit chez les castors mécaniques suédois d’IKEA. Je veux qu’on suive le parcours de John Connor. Christian Bale nous coute bien assez cher comme ça ! Et virez moi ces armes à énergie, tout le monde dans le futur repasse à la poudre à canon, comme dans “La Chute Du Faucon Noir” ! Faut que ça fasse réaliste genre Bagdad Café ! (Oui, m’sieur, mais elles étaient quand même superbes, ces images de combat de nuit au plasma dans T1 et T2…) De toutes façons on va faire des scènes en plein jour. On a les moyens techniques pour simuler la journée que diable! Plus besoin de fausse nuit pour camoufler les fils des maquettes et les projections derrière les acteurs !
Et puis, il y a eu la fameuse fuite de l’année dernière: John Connor meurt à la fin du film (à 33 ans!) et Marcus endosse sa peau. Ce qui signifie que Skynet va finalement être vaincu par un Terminator et non par un humain ! Ohlalala ! Comme c’est messianique: J.C. est crucifié sur l’endosquelette chromé de Marcus pour y… renaitre !!! Mais oups ! Y a eu une fuite ! Réécrivez moi la fin du film tout de suite !
Oh et puis après tout, la fin on s’en fout… vous me rajouterez une lueur dans les yeux de la gamine qui n’a pas dit un mot de tout le film comme dans Mad Max 2, histoire de faire comprendre qu’il y aussi d’autres “gentils” Terminators qui aurait infiltré la résistance et basta ! On pompe “Battlestar Galactica” ou même “Planète Hurlante” (“Screamers” inspiré de Philip K. Dick…) mais qui s’en souvient, hein ?

Terminator Renaissance

Tiens pendant que vous y êtes, vous me mettez un Terminator géant, un moissonneur genre “La Guerre des Mondes” animé comme dans “Transformers”, on sait comment faire ce genre d’images de synthèse ! Trop fastoche cette prod’ !  Et puis, vous lui rajoutez des “Moto Terminators” ! On va en faire des jouets, histoire de rentabiliser les heures de rendering CGI via notre Merchandising…
Comment ça le script ? Mais on s’en fout du script ! Personne n’y comprend plus rien de toutes façons. Et voilà que j’rencontre mon père plus jeune que moi (car je ne l’ai pas encore envoyé dans le passé pour faire craccrac avec Sarah)et cet ado sort à tout va “Suis moi si tu veux vivre”! ‘Tain the Hommage à T2 ! Vous avez pensé à me rajouter des Latinos qui hurlent “Hasta la Vista” en brandissant des AKM ? Non ? Ca sera pour la suite alors. D’toutes façons, les gens viendront voir ce film pour les scènes d’action en CGI (facilement reproductibles) pas pour le jeu des acteurs (même si on a pas engagé des manchots!). Justement, c’est dans ce film que Christian Bale, les narines blanchies, a insulté pendant dix minutes le directeur de la photographie ! Attendez deux secondes, m’sieur Bale, toute cette rage ! On serait sur le plateau du “Dernier Tango à Paris”, j’veux bien que vous partiez en live, mais ce plateau là, c’est celui du dernier terminator, une grosse BD façon opportuniste! Une machine à fric! C’est pas du Christopher Nolan! Alors Calmos Bat(e)man… y a pas de quoi se mettre dans des états psychotiques pareils. En plus, rappelez vous, on avait dit : pas d’émotions! Les émotions, nous, on les garde pour les machines !!!

Terminator Renaissance

You f*ck my wife ?

(*) “Terminator Salvation” en v.o.
Salvation = Le Salut…. rien à voir avec la Renaissance mais pour une fois un distributeur francophone met le doigt là ou il faut: la tentative de renaissance d’une franchise.





Alan Dean Foster: novélisation de Star Trek, le retour d’une légende !

12 05 2009

Une légende à la barre

Alan Dean Foster, ce nom vous dit il quelque chose ? Dans ma jeunesse, il était un de mes auteurs préférés. Rendez vous compte, il était derrière l’adaptation en roman des film Alien, Aliens, Alien 3…!!!
Alors c’est quoi la différence de base entre un scénariste et un auteur. En gros au cinéma on “montre” les choses et dans un livre on est dans la tête des personnages.
C’est un élément qui est absent des scénarios. on ne sait pas ce que les personnages pensent mais on voit ce qu’ils font, et on entend ce qu’ils disent.
A ce jeu, Alan Dean Foster m’a fait vivre “Alien” comme jamais j’aurais pu l’espérer. J’étais avec l’équipage du Nostromo quand ils ont reçu ce message de détresse. Et l’Alien était on ne peut plus étrange (Foster décrivait des “appendices griffus”) à croire qu’il avait travaillé sur une des versions de “Starbeast”. Il semblerait aussi qu’il est accès aux notes des scénaristes et aux scriptments afin de comprendre et retranscrire comment les personnages pensent. Quand il a remis cela avec “Aliens”, ce livre fut une mine d’informations pour le fan que j’étais. Pourquoi ? Parce que à l’époque il n’y avait pas encore le Net. Et Alan Dean Foster avait eu accès aux notes de productions de James Cameron qui sont des trésors pour planter le décor et donner des infos cohérentes sur l’ensemble du monde qu’il veut décrire.

Il y a quelques années, j’ai découvert que “Les Chroniques de Riddick” avaient été novélisées par Alan Dean Foster. Connaissant David Twohy et son perfectionnisme au niveau scénaristique, je n’ai pas été déçu ! Tout ce que vouliez savoir sur les Necromongers sans jamais avoir osé le demander… La naissance de leur religion et leurs préceptes. Passionnant ! En revanche je restais sur ma faim en ce qui concerne les armes et l’art martial de Riddick.
(Dans le genre la novélisation réussie “The Abyss” par Orson Scott Card est un must et fera peut être l’objet d’un prochain bulletin.)

Alors voilà, un tour dans un hypermarché et je découvre non pas un mais deux novélisations de Alan Dean Foster: “Star Trek” et “Terminator Renaissance” (“Terminator Salvation” se traduit par “Terminator Le Salut”, moins vendeur…).
Donc voici d’un coup deux romans par un spécialiste du genre !
Pas d’effets de style outranciers, pas mal d’humour que les traducteurs ont réussi à bien adapter, on sent bien maintenant que les Studios bétonnent aussi les novélisations pour ne pas faire un seul pas en dehors des clous Et on a surtout l’impression que l’auteur n’a accès qu’au scénario, respecte et suit sa structure et que sa marge de manœuvre de conteur est plutôt limité…
Dommage, comparé à la richesse de la novélisation par exemple de Star Wars III Revenge of the Sith de Matthew Stover par exemple qui réussissait à transformer un scénario médiocre en bon roman en fournissant moultes détails sur l’état d’esprit d’un Jedi en vrille.








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