Pixar: Toy Story 3 – La franchise des jouets

3 01 2010

Dix ans après Toy Story 2, nous allons réouvrir le coffre à jouets le plus célèbre de la planète !
Toy Story est finalement la seconde trilogie (après Star Wars) qui mette en scène son propre merchandising, sans vergogne et avec un talent inégalé: celui de l’équipe Pixar. P comme “P’tain”, I comme “iesssss!”, X comme “Xorglub” et “AR” comme “Arty-Show” !

Toy Story 3

Ne nous y trompons pas. Une fois encore ce film ne va pas s’adresser (qu’)aux enfants mais bien avant tout le reste du monde civilisé: aux Adultes avec un grand “A” comme dans PixaaAAar! C’est cela la “trademark” de PixaAar. Pour peu qu’on veuille se pencher un peu sur l’ensemble des œuvres des “fous du 1200 Park Avenue”, Emeryville Californie, troisième à gauche derrière le Starbuck Coffee; ils utilisent le sous-public des 3-12 ans pour attirer les parents, oncles, grand mère, parrain et baby sitter, possesseur de cartes bleus comme des pécheurs utilisent des bouchons et des cuillères multicolores pour taquiner le gardon ! Et je peux hurler à la face de cette planète: chacune de leurs prouesses est l’occasion de relever le niveau mondial de création cinématographique! Pas moins ! Et actuellement, “force est de constater” que Pixar est inbattu/table même si ils ont fait des émules mercantiles chez Dreamworks par exemple… Il y a un “esprit” Pixar: the Pixar Teutch et on ne peut pas la copier. Nan, nan, nan !
Déjà, ce sont les seuls actuellement à savoir “créer de la vie” dans le regard de leurs personnages animés. Il suffit d’observer les tentatives du talentueux Robert Zemeckis avec sa super nouvelle technique brevetée “Performance Capture” sur ses mega films comme “The North Pole Express” ou encore “Beowulf” pour s’apercevoir que ses “avatars” ont des regards de poissons morts, sans la moindre étincelle de vie quand on les compare à la première binette esquissée chez Pixar. C’est un écueil que Cameron a réussi à éviter dans Avatar, mais sans frôler le haut degré d’expression que les animateurs anthropomorphes Pixariens ont réussi à atteindre et ce dès le début avec leur lampe de bureau animée! Il y a donc des grOs talents au sein de Pixar que les concurrents n’ont pas réussi à clôner ni à mettre en algorithme fractal et c’est semble-t-il la “Human Teutch”. Et c’est ce qui rend les vieux films Pixar toujours regardables même avec les progrès logarithmiques du Rendering que nous vivons depuis l’avènement officiel du silicone au sein du cinéma pendant les années 80 (Tron, The Last Starfighter, Abyss…). A noter que dans le premier Toy Story, les êtres humains étaient absents pour des raisons de contournement technico scénaristique, puisque John Lasseter n’était pas satisfait de leur rendu possible à l’époque. En adaptant les limites techniques constatées au besoin du film, un film Pixar quelque soit l’époque de ses productions devient immédiatement une œuvre intemporel, pire: un classique du cinéma.

Toy Story 3

Ensuite au niveau du scénario, chaque film signé par Emeryville, est du “cousu main”, du travail d’artisans. Le projet lors de son écriture et de son développement est remis en question par un “collège” d’auteurs réalisateurs (dont John Lasseter lui-même) qui travaillent ensemble afin que le film soit de la meilleure qualité possible. C’est au sein de ce pool de scénaristes et réalisateurs que l’égo du réalisateur responsable en chef est fondu puis reforgé afin de mieux servir son œuvre. C’est une aide formidable pour le réal de trouver conseil et d’entendre sans langue de bois ce que ses pairs pensent de son travail en cours, lui offrant aussi leurs meilleurs idées d’améliorations ou de contournement d’obstacles. Donc quand on regarde un film Pixar on regarde finalement une oeuvre collective réalisée en petit comité d’artistes. Ce qui pourrait expliquer le haut niveau obtenu dans les scénarii des longs comme des courts métrages produits au 1200 Park Avenue ?…
N’oublions pas que Georges Lucas, Steven Spielberg et Francis Ford Coppola ont souvent agi de la sorte pour soutenir leurs projets respectifs… pour nous servir sur un lit de mâche: “Howard The Duck”, la seconde trilogie Star Wars et même “SuperNova” (au montage: Francis Ford ! Si! Si!) …
Alors réaliser un Toy Stoy 3, ca ne serait pas un moyen ultra facile d’engranger des millions de dollars avec un film que tout le monde souhaitera aller voir en famille et dont les produits dérivés vont envahir les rayons de la rentrée scolaire comme une éruption cutanée après une orgie de cerises ?… Il est certain que Toy Story 3 sera un grand succès et que la moisson de dollars sera plus que bonne en cette période de récession mondiale. Il est à parier que vu le sujet aborder (la fin de l’enfance et de l’engouement des jouets en plastique pour d’autres jeux nécessitant finalement assez rapidement, signe des temps, d’autres jouets en plastique…), ce film va encore illustrer, avec finesse, mélancolie (Randy Newman!) et (fausse) désinvolture les petits travers de notre société de consommation et de l’industrie du rêve. Mais ne nous leurrons pas: à chaque nouveau Pixar des risques sont pris. Il suffit de visionner “La-Haut’ pour voir qu’un héros du troisième age armé d’un déambulateur n’était pas, au départ, un pari gagné d’avance.

Toy Story 3

Toy Story a su se frayer un chemin dans notre imaginaire au point de nous faire vibrer encore 15 ans après. Et oui à l’époque où Cameron écrivait Avatar, sortaient les premières aventures de Woody et Buzz…
Toy Story 3 de Lee Unkrich (monteur de TS1 & 2) doit sortir en juin 2010. Ca va tout simplement être Noel en plein été !

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District 9 – La niaque qu’il manque à Avatar !

22 12 2009

DIstrict 9

C’est en voyant District 9 qu’on se dit que James Cameron aurait du passer la main à Neill Blomkamp.
Vous me trouvez injuste ? Ben…. je m’pose des questions quand même !
Neill Blomkamp, jeune réalisateur issus des effets spéciaux, nous a livré un film étourdissant pour moins du dixième du budget du grand bleu de Cameron.
Il aborde en plus un sujet que son ainé avait exploré dans son scénario d’Alien Nation. Les E.T. ont débarqué, il faut les gérer comme les immigrés qu’ils sont.
Mais la comparaison ne s’arrête pas là. Là où Cameron flirte avec le racisme anti-indiens (les peaux rouges contre les tuniques bleues) Blomkamp flirte avec l’Apartheid (les blancs parquent les noirs). Comme Jake, Wikus va devenir un alien. Contre lui va s’opposer un militaire ultra violent à la solde d’un trust multinational et le final sauvage se jouera aussi en armure exosquelettique géante ! Et même la poésie des dernières images termine d’unir ces deux films…
Pourtant “District 9″, dans sa fougueuse jeunesse, va innover à chaque plan dans son cadrage et dans son montage, là où Cameron fait du méga classique, du blockbuster mainstream tel qu’on le connait depuis 10 ans. Classieux certe, mais classique…
Pour le spectateur de District 9; il en résulte une immersion totale, un vrai tour de manège magique où on se demande bien comment tout cela va finir. Alors que pour Avatar on ne doute pas une seconde de la fin ! C’est toute la différence entre un “ride” malin et surprenant et un grand huit ou on devine à l’avance la trajectoire des wagonnets.

District 9

Il est certain qu’au niveau rendering et animation les Prawns de D9 sont plus faciles à gérer que les Na’Vi: des carapaces chitineuses sont toujours plus faciles à rendre en 3D que des muscles sous la peau, des cheveux, des poils ou des plumes. On ne peut définitivement pas comparer des grenades et des oranges bleues ! Mais dans “District 9″, les grenades font BANG là où les oranges (bleues) font plouf sur Pandora car Neill Blomkamp apporte cette hargne et cette envie de “rentrer d’dans” que l’on trouvait dans Terminator ou Aliens. Son film dépote grave sans laisser un moment de répits ! Il a une forte personnalité et son traitement façon reportage ose montrer des images “crades”: les E.T. font pipi, sont violents, mangent de la viande crue, sont cracras comme les boat people intersidéraux qu’ils sont. Mais autant ils peuvent dégouter et autant on peut prendre parti pour eux tout au long du film. A aucun moment on reste indifférent.

DIstrict 9

On le sait maintenant les effets spéciaux permettent de tout faire mais on continue de nous vendre des films sur leur qualité seule au détriment de la narration cinématographique ! District 9 non seulement vous fait passer un excellent moment mais en plus il donne envie d’en voir plus.
Pourtant en relisant le “scriptment” (premier jet sans dialogue) d’Avatar. Un document qui a circulé sur le net sans autorisation de son auteur et que j’ai (peut être) récupéré par le plus grand des hasards mais certainement pas conservé ce qui aurait fait de moi un contrevenant ce que je ne suis pas… bref en relisant ce bouzin on s’aperçoit de la richesse incoryable du propos de Cameron. De son travail minutieux sur l’exobiologie mais où est passé le “Slinth” prédateur pandorien qui perd la tête au sens propre *)… et ben je vous promets que le film sur les écrans actuellement n’en a que 50% ! Basé sur ce document il y avait de quoi faire un film incroyable plus dense et cohérent, plus speed avec des personnages plus complexes. On a l’impression que la production a perdu des pages en route ou a du faire des choix… Là encore cela me rappelle ce premier draft de King Kong signé Fran Walsh et Peter Jackson qui avait une autre allure que leur nanar pantagruélique !

Quels sont donc les choix de productions qui lissent les projets vers le bas ? Où est l’intérêt à rendre moins intelligent un projet ? A plaire aux masses qui découvrent l’Iphone ?…

(*) The slinth is a large predator, fast as a cheetah, that spears its prey with its head, which is like a venomous lance. The
prey wobbles off and collapses, alive and conscious but unable to move because of the neurotoxin. The slinth eats it alive.





Avatar… La boite de Pandore s’ouvre… quinze ans trop tard.

20 12 2009

Niveau images, spectacle, textures, modeling… rien à dire, Avatar rempli son contrat… Pourtant. Il y a quelque chose qui cloche la dedans. On en ressort chaud mais pas fatigué. C’est un bon spectacle mais… on sent bien qu’on ne vibre pas avec cette envie d’y retourner pour revivre encore une aventure sur Pandora.
Keskise passe ? Il y a comme une impression de déjà vu ! “Much A Do About Nothing” dirait Shakespeare…
On passe un bon moment… mais on place ses attentes tellement haut… qu’on se pose des questions d’enfant gâté, qu’est ce qui gâche la fête.
Déjà l’affiche est laide à pleurer. Une horreur ! Toutes les affiches sont moches !
Ensuite l’héroïne du film, la planète Pandora, au vu du traitement que j’avais entre les mains depuis une dizaine d’années (dans lequel Jake s’appelait encore Josh…), et bien Pandora devait nous donner un peu plus les chocottes. Le danger qui rôde derrière chaque feuille, comme un safari sur une planète ou la moindre piqure de moustique est mortelle… Et ben que nenni. Pandora est finalement bien moins dangereuse que l’île de King Kong ! On peut s’y balader en hélico sans faire la moindre mauvaise rencontre.
Cameron

Mais d’ou vient cette impression de déjà vu ? Franchement. Regardez bien. Des êtres bleus qui vivent dans des arbres ou des champignons. Qui montent des bestioles volantes…. Qui parlent un langage inconnu…
Oui mais c’est bien sur ! Ce sont les Schtroumphs ! Même peau bleue, même discours écologique…

Schtroumph Avatar

Et si c’était un plagiat de Dune ?  Paul, l’Atreides recueillit par les Fremen qui ont les yeux bleus ! Et qui arrivent à botter les fesses de ceux qui veulent le précieux épice !

Mince et si avatar était simplement sorti trop tard ? Que nos yeux et nos exprits se soient déjà habitués au supra spectaculaire digital en trois D ?
Maintenant que l’on le sait on peut tout faire… ou est passée la magie quand on sait que tous les souhaits peuvent se réaliser ?
Que la xenobiologie la plus dépaysante se promène dans les featurettes de Scifi…
Que les films roller coaster avec personnages ultra fouillés sont l’apanage de Pixar…
Que les batailles grandioses peuplent notre imagination ad nauseam depuis les 12 heures de la Trilogie de l’Anneau.

Autre douche froide: Comment Avatar peut-il nous proposer un dépaysement total avec une musique aussi bâclée. Le coupable: James “photocopieuse” Horner (140 bandes originales à son actif!) qui nous ressert sans aucune vergogne un des thèmes central de Willow (un quadrille pour illustrer “la menace” qui était déjà apparu dans sa bande originale de Brainstorm de Douglas Trumbull en 1983! Si c’est pas du recyclage ou du réchauffé !!!)… On en vient à regretter le travail que proposent les assistants opportunistes de Hans Zimmer quand ils doivent fournir de la musique au mètre. Malgré le philharmonique: aucun lyrisme, aucune poésie… des flutes tribales à deux balles et des coups de tambours saupoudrent une partition déjà entendue mille fois dans le premier jeu RTS venu. (A croire que les compositeurs de jeux videos ont dix fois plus d’inspirations que les vieux routards d’hollywood!) Alors pourquoi avoir ressorti Papy Titanic et ne pas avoir osé expérimenter ? La SF s’y prête tellement bien de 2001 à Star Wars en passant par Dark Star ou encore par les somptueux trombones de Matrix! Georges Lucas avait réussi à imposer le romantisme de John Williams pour son film de SF, alors que les producteurs voulaient des synthés disco qui faisaient modernes ! C’est ça qui fait qu’un film est exceptionnel, il ouvre de nouvelles voies que d’autres vont vite emprunter… Pourtant James Cameron avait plutôt fait un beau parcours: le tango de “True Lies”, le thème triste et entêtant de Terminator, les voix Fairlight d’Abyss… le thème irlandais de Titanic (pas Céline Dion! Pitié pas elle !!)

Si la nouvelle voie d’Avatar est le rendering de paysages somptueux, la série des jeux et des films “Final Fantasy” la visite depuis une décade. Et donc on pourrait se poser cette question: est ce que James Cameron est trop “usé” pour s’éclater à fond avec des images jamais vues ? En se réfugiant derrière l’alibi de la 3D, ne serait il pas simplement en manque d’imagination. Je parlais de Strange Days, réalisé par Katheryn Bygelow sur un scenario de Cameron, vous vous rappelez de la scène d’ouverture. Un plan séquence époustouflant. Du jamais vu. La technique au service de l’histoire.  Dans Avatar, James Cameron met en scène des chorégraphies soignées mais d’un classicisme éprouvé et éprouvant. A croire qu’il ne travaille plus qu’avec les paradygmes dictés par les studios. On ajoute couche après couche, jusqu’au climax.
Le seul hic, c’est que 90% des films utilisent les mêmes paradygmes et que le spectacteur s’y attend.
1- Mise en place 2- Montée en puissance des belligérants. 3- Les méchants vont gagner. 4-Toutéfoutu (ralenti, musique triste). 5- NON! La cavalerie arrive ! Les gentils sont sauvés.
C’est du supra classique. Du déjà déjà vu. Même si c’est beau… on connait la musique.
Regardez un peu “Monster & Cie” et voyez comment ces paradygmes sont cassés. Ou même regardez Terminator 2 et voyez comment la tension est gérée. Ce qui le rendait unique à l’époque.

Et si le casting était aussi une mauvaise pioche ? Le héros est il charismatique ? Belle gueule mais… un peu fade non ?
Le héros de “Danse avec les Loups” était plus large d’épaule sur le même thème. Un personnage tourmenté. Un héros en devenir. Et niveau casting, James Cameron est devenu son propre cliché. Tiens la soeur jumelle de Ripley! Tiens, vous aviez aimé Vasquez (Janet Goldstein) dans Aliens ? Il vous en sert une nouvelle avec Michelle Rodriguez ! Vous pensiez que le Lieutenant Coffey était mort dans Abyss ? Que nenni il est devenu Colonel ! … Clichés sur clichés, le fan de Cameron, qui se regardait Aliens en boucle, reste sur sa faim. C’est du réchauffé.

Avatar arrive donc trop tard. Il a été depuis longtemps grillé par des Seigneurs des Anneaux et par des Chroniques de Riddick et même par des trailers de jeux vidéo…  la boite à surprise digitale a été depuis longtemps ouverte. Depuis presque 20 ans quand Jurassic Park est sorti: musique somptueuse, mise en scène ultra maline (la pluie, les vues dans les retroviseurs), l’humour ! Tiens l’humour, un élément quasiment absent d’Avatar. On sourit un peu et on ne frissonne jamais.
Maintenant comment va fonctionner l’arrière gout sur un film comme celui là. La geek culture va elle trouver ses marques ? Il y a t’il une seule ligne de dialogue qui se détache du lot ?… Mince…mince… mince…  Rien ne me vient à l’esprit à part “This is cool !”, ben ça va pas loin.
Quand on a les moyens et le talent de James Cameron, il est dommage de tomber dans le “mainstream” au lieu de casser la baraque une bonne fois pour toute !  Quand est-ce qu’il va nous sortir un “Million Dollar Baby” ? Quand on voit comment J.J. Abrahams booste Star Trek en s’amusant et explore le film de monstre avec Cloverfield utilisant des images videos modernes et de nouvelles propositions narratives. Mieux le travail du jeune auteur réalisateur Neill Blomkamp qur District 9 qui arrive à un résultat épatant pour un dixième du budget d’Avatar! L’exceptionnel se nourrit de l’expérimental. L’Ultra classicisme (“clichécisme”) d’Avatar dessert l’expérience et le dépaysement. On n’a pas vraiment peur, on ne rit pas non plus, on n’est pas tellement dépaysé, on ne sursaute pas… (exactement l’inverse d’un “District 9″ !) à force de vouloir plaire à tout le monde on plonge dans un grand bain bien tiède. (Avatar est comme une armée de strip teaseuses qui se déssapent toutes en même temps dès le début. Alors qu’on se contenterait d’une seule qui sache nous suggérer qu’elle va se déshabiller sans jamais enlever le moindre vêtement. La suggestion est tellement plus évocatrice que le fait de montrer tout…)
avatar
Avatar est un vieux film fait avec de jeunes techniques de mise en image car James Cameron n’a pas su amener de nouvelles techniques ni dans sa mise en scène ni dans sa manière de raconter une histoire ultra méga classique déjà mainte fois ressassée. Un exemple ? L’introduction du personnage de Parker Selfridge en yuppy jouant au golf dans la salle de contrôle. On nage en plein cliché des années 80. Pocahontas dans les étoiles est bien fade et ses personnages sont bien peu épais. Avatar est un film écrit il y a quinze ans, imaginé il y a vingt ans et qui sent la naphtaline au niveau de sa structure narrative et dans sa manière de filmer. Même si les images sont somptueuses, on feuillète un beau livre où l’histoire a déjà été éventée. Pourtant, j’ai passé un bon moment là où j’attendais un excellent moment, le grand frisson, l’adrénaline… Une nouvelle façon de montrer du jamais vu ! Le synopsis de 80 pages qui trainait sur le net était bien plus évocateur, bien plus communicatif, bien plus pêchu ! Le bestiaire plus fourni et des promesses spectaculaires et non plus une intrigue cousue de fil bleu: “Seulement cinq guerriers ont réussi à monter un Turok !”…Devinez qui serra en le sixième ?
Rien d’extraordinaire au niveau de la narration. Et ça c’est rageant. Même si Avatar n’est pas une catastrophe, cela a cette arrière gout qui nous rappelle Peter Jackson et son King Kong… Alexandre Astier et son Livre VI… L’humour disparait, la musique est bâclée, les clichés pleuvent…
Est-ce seulement quand ils sont bridées que les artistes donnent le meilleur d’eux mêmes ?

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Twilight 2 Tentation: Mangez Moi, Mangez Moi, Mangez moi !

30 11 2009

New Moon

Vous voulez voir un film ou les gémissements priment sur les effets spéciaux ? Avec des teenagers arboricoles arborant la pâleur cireuse des poupées du musée Grévin, des d’jeunes tellement mous du genou que leur grand age (pour certains) se fait ressentir à chaque centimètre de pellicule ? Allez voir la suite de Twilight…
Dans la série ma petite entreprise ne connait pas la crise,  quelle opportunité cette Saga Twilight! Presqu’autant que Secret Story pour Endemol, la mort de Michael Jackson pour Christian Audigier et l’Olympique de Marseille pour le PSG… (cherchez pas, c’est un test de popularité! Je viens de placer tous les mots les plus recherchés sur google…comme ça pour voir.)

Alors Twilight 2 la recette: on prend le premier, on le vide de ses entrailles et on le laisse pour mort. On sent bien le vent tourner quand les fans se (re)précipitent sur le premier film, histoire de noyer leur déception. Surtout que ce second chapitre s’adresse aux fans hardcore, en livrant des longueurs insipides que seuls les fans de Stéphanie Meyer peuvent digérer, lorsque Bella et Edward prennent la pose et se pâment… on regrette que Michael Bay n’ai pas investi la salle de montage !

Bon alors qui a encore osé pomper et mettre en abîme Roméo et Juliette ? Non ? Dès la scène d’ouverture en plus ? Ils n’ont pas osé !  Si !
En plus être un lycéen vampire comme Edward peut avoir des cotés très désagréables… vous imaginez, vous, devoir revivre votre terminale pour la 84ème fois ??! En plus comme si le temps n’était pas de mise, la moindre vision de sa belle provoque un raaaaleeeentiiii…  L’enfer c’est ça: la perpétuité dans la répétition et le gel du temps. Et en plus Eddie est végétarien et cocufié par Jake un loup garou…. la honte totale dans le palmarès des Vampires ! C’est des coups à se consoler avec la momie et la fiancée de Frankestein… à moins que la Chose chez les Addams lui suffise ?

Pluie Jake

Loup garou, c’est pas mal non plus: on récupère la Beêelle et on est waterproof. En effet vu le nombre d’heures tournées torse nu sous la pluie battante du nord de la côte ouest, et ce sans attraper le virus H1N1… loup garou c’est au poil! Et on a sa tribu aussi. c’est cool ça une tribu de copains lycanthropes. Tous torses nus poireautant sous la pluie filmés en longue focale. Pas besoin de vaccin, attendez juste la pleine lune et mutez moi tout ça !

Halalala et toutes ces métaphores sexuelles, cet hymne à la chasteté digne des Jonas Brothers ! Je n’ose imaginer les risques de la défloration, tellement imagée dans les illustrations des couvertures des livres de la saga. Alors comme le film avance à la vitesse d’un Massey Ferguson coincé en première, on a le temps de stabiloboser en rose toutes les allusions que Stephanie Meyer avait déjà eu la diligence d’inclure dans chacun des tomes de Twilight.
Tiens pour le coup je vais tenter de remonter sa bande d’annonce avec celle d’”Antechrist” de Lars Von Triers, histoire de remplacer la triste Kristen Stewart par notre Charlotte Nationale, autrement plus inspirée pour se promener dans les bois !
Ce film est une escroquerie, à l’image de ce bulletin dont les mots clefs n’ont pas été choisis par hasard… Tiens il manque aussi “Nicolas Sarkozy” dans mes tags !

Robert Pattison
Robert Pattinson est perché, il va faire beau !

Mangez-moi! Mangez-moi! Mangez-moi!
C’est la chant du psylo qui supplie
Qui joue avec les âmes
Et ouvre les volets de la perception

Il pleuvait beaucoup ce jour là
Heureusement on avait des capuches
Et surtout des pochons solides
Là-bas des vaches nous regardaient
D’un air complice et détendu
Y’avait plus qu’à s’y mettre
Pour assurer la cueillette…





Eli Roth – C ki c’batard !?

31 08 2009

Alors je me pose juste une question:
et si le réalisateur de Cabin Fever, Hostel 1 & 2 et Nation’s Pride (le film dans le film d’Inglourious Basterds…) était l’acteur le plus remarquable du dernier Quentin Tarantino ?… en particulier pendant le final ou ses yeux noirs de dingue foutent pas mal les ch’tons.

Sincèrement sa série des Hostel me gave mais le bonhomme en tant qu’acteur assure grave. (C’est le cas de tout le casting! Même Diane Krüger ! C’est dire!)

La scène ou Brad fait une croix d’ssus !


La scène ou il va faire sa fête à l’inventeur de l’enregistrocope d’Oss117… (si, si!)

Dans la même veine

Et si Hitler était déçu par le trailer d’Avatar ?





Inglourious Basterds: Il faut scalper Papa Schultz !

13 08 2009

Inglourious Basterds
Avez vous remarqué avec quelle maestria Quentin Tarantino nous propose des affiches “coup de poing”.  “Boulevard de la Mort” bien que longuet au niveau du métrage offrait une affiche ultra salivante. Il en est de même avec Inglourious Basterds qui se décline sur les murs de nos villes pour une sortie le 19 aout. On y voit en premier plan Brad Pitt avec un couteau type Bowie Knife tenu façon “griffe de chat” qui avance avec un regard des plus déterminé et une mâchoire proéminente comme jamais. Pour parler simple et court: ca va faire mal. La Tagline des affiches américaines est plutôt jolie: “Once Upon a Time in Nazi occupied France…” Il était une fois en france occupée par les Nazi…  Pas idiote du tout cette phrase, parce qu’elle laisse supposée que nous allons assister à un conte. Les contes sont souvent cruels et brutaux. Rappelez vous par exemple que le chasseur doit rapporter le coeur de Blanche Neige pour preuve de son crime à la méchante reine ! Ensuite les protagonistes sur l’affiche, à part les femmes avec leurs petits pistolets automatiques, laissent supposer qu’ils vont en venir aux mains d’une façon brutale et douloureuse. En gros: ils ont un compte à régler et ça va pas se passer comme ça, nom de nom ! Dans ce domaine le personnage de Pitt (Aldo Raine) est actuellement un belle enigme, car il est facile de voir qu’il porte une superbe cicatrice à son coup, laissant supposer qu’il a échappé à une mort atroce ! La seule arme en sa possession est donc ce couteau Bowie typiquement américain (même si souvent ils sont plus longs et plus lourds) qu’il arbore à la ceinture sur d’autres affiches.

Il semblerait que Brad Pitt nous ressorte un personnage qu’il a déjà campé il y a quinze ans: le “Scalpeur de Soldats Allemands”. Et oui en effet en 1994 dans “Légendes d’Automne” (film tiré d’Edward Zwick d’une superbe nouvelle éponyme du grand écrivain Jim Harrison), pendant la première guerre mondiale, Tristan vengeait la mort de son frère en scalpant à tour de bras les soldats ennemis et en ramenant leurs scalps au camp. Encore un joli conte de fée, ou Pitt fou de chagrin arrachait le coeur de son frère selon les funérailles de sa tribu indienne d’adoption. Oups encore du gore dans un conte ! Tristant arborait d’ailleurs un superbe couteau du coutelier Daniel Winkler, un superbe Bowie Knife, bien plus impressionnant que celui d’Inglourious Basterd et ce couteau est un personnage à part entière du film.

Legends of the Falls

Tout cela pour dire que les contes et les légendes font rarement dans la dentelle et la crainte qu’ils inspirent fait bien partie du folklore.





Land Of The Lost: Le Vrai Monde Perdu

3 08 2009

A l’assault d’un nid de Pterodactyles mélomanes…

Voici un film à classer dans la petite collection jouissive des petites perles scintifico délirantes au coté du premier “Ghostbusters” ou encore du cultissime “Buckaroo Banzai”. “Land Of The Lost” est donc une comédie de science fiction librement inspirée d’une série américaine éponyme inconnue chez nous.

LAnd of the Lost 1Une fine équipe avec des équipements bien low tech.

Le pitch:
Dr. Rick Marshall (Ferrel) est un “Misfit of Science”, un physicien banni de la communauté scientifique pour avoir défendue une théorie quantique que lui seul comprend concernant les tachyons et les trous de vers entre les mondes parallèles. Avec Holly, jeune physicienne uninversitaire (qui croit en son travail) et Will un péquenaud haut en couleur, ils vont mettre la théorie en pratique et découvrir une autre dimension: le fameux Monde Perdu où se mêlent préhistoire et futur improbable. Ils se retrouvent sans arme ni habilité spéciale pour survivre dans cet univers où se côtoient dinosaures en maraude et autres créatures fantastiques d’un autre monde – un pays paumé certe mais riche en visions spectaculaires et effets comiques hors normes.

Chaka, avec son coté Kiki de tous les Kikis

Parmi toutes leurs aventures: ils adopteront un gentil primate du nom de Chaka, tout droit sortit de l’Acte I de “2001 L’Odyssée de l’Espace”, deviendront à leur insus incollables sur une des chansons de “Chorus Line”, seront l’objet de la vendetta d’un T-Rex mal embouché, mangeront du crabe géant explosif au bord d’une piscine, se feront piquer par un moustique vampire en jouant du banjo et croiseront le destin des hommes reptiles du futur à double machoire.

Du  Golden gate Bridge au Sphynx sur fond de volcan

“Land of the Lost” est impossible à raconter. Je pense que chaque spectateur y ira de sa version. Les fans de Will Ferrel ne seront pas déçus: Il est en roule libre du début à la fin. Anna Friel (Pushing Daisies) est plus mimie que jamais en scientifique débrouillarde et sexie et on retrouve (ou découvre) l’hypra talentueux Denny McBride (“Tonnerre sous les Tropiques” et “Underworld”) en redneck survivaliste grande gueule et opportuniste.
Land Of The Lost s’apparente à un tour de manège truffé de clins d’oeil à la pop culture US. Les héros digressent plus vite que leurs ombres, passant de l’Art De Se Faire Des Ennemis Au Près Des Dinosaures à la redécouverte de l’effet “Autopitch” de la chanteuse Cher (“Do you believe in love after love”) rien qu’en posant la main sur  une porte multi dimensionnelle…. Vous voyez ce que je veux dire ? Non ? C’est normal les scénaristes sont fous. D’ailleurs l’un d’entre eux fait une courte apparition caméo (en vendeur de glace rapidement mis en pièce par une meute de vélociraptors attirés par la musique de son camion…).

Un T-Rex facécieux qui révèlera sa vraie nature à la fin.

La mise en scène est soignée, tout comme la photographie et les effets spéciaux. La grande classe pour donner corps à cette dimension paumée. Les scènes d’actions les plus folles peuvent être filmées à l’ancienne façon vintage mais aussi bénéficier de la frénésie d’une caméra à l’épaule façon “The Shield” ou”28 Weeks Later” !!!
Bon en attendant, vous voilà servis: “Land Of The Lost” est un vrai film Pop Corn, tout frais, à voir de préférence en V.O. .
En sortant vous aurez l’envie d’adopter Shaka, un T. Rex ou encore Anna Friel en short, ce sera au choix. Mais vous aurez aussi furieusement envie d’y retourner pour le partager entre amis ! Sinon à en parler tout seul en riant bêtement, vous vivrez de grands moments de solitude…

Entre surprise et dégout… ou quand un récital au coin du feu part en eau de boudin…





L’Age de Glace 3: L’ère de rien, ça me fait fondre !

13 07 2009

Ice Age TroisScrat, le fil rouge tombe amoureux d’une écureuil rouge !

Les revoilà ! L’mammouth, le paresseux, le smilodon, les opposums et l’écureuil ! En version originale on se retrouve avec des acteurs doubleurs extraordinaires comme Denis Leary (Diego), l’immense John Leguizamo (Sid!), et on notera l’arrivée de Simon Pegg qui incarne Buck une belette monophtalme survitaminée et encore plus dingue que les autres protagonistes.
Buck est véritablement l’attraction de ce nouvel opus. Imaginé Crocodile Dundee mélangé au capitaine Achab. La bestiole a perdu un oeil mais à gagné un bowie knife en dent de dinosaure et sa baleine blanche se nomme Rudy !
En plus c’est une fois de plus un Pop Corn Movie matiné de feel good movie. C’est souvent très drole, jamais vulgaire et super mignon. L’humour fonctionne à plusieurs étages. Les parents rient aussi mais souvent pour des raisons différentes que leur marmots prépubères. On s’ennuie pas un instant ! Les CGI sont superbes. Le travail sur la fourrure des bestioles est de plus en plus abouti (chaque poil nécessite un calcul séparé) et les environnements sont somptueusement immenses. Maintenant, de nos jours, on peut vraiment offrir tous les délires possibles et inimaginables coté décors. L’Age de Glace 3 est ce qu’aurait du être “Le Monde Perdu”. On a des dinosaures débiles à foison, des lacs de laves, des jungles carnivores. Les escadrilles de ptérodactyles refont la bataille d’Angleterre et les papillons géants font leur coming out. C’est l’Age de Glace ! Réglé au millimètre et sans une seule faute de gout même pendant le”Blues du Gland” et “La Traite du Buffle”!

Ice Age TroisBaby T-Rex et Maman Sid

Au niveau du fond, on se retrouve avec un film positif. Nos héros passent des petites crises personnelles mais ils sont prêts à risquer leur peau de mammifère pour sauver un de leurs amis. Ils travaillent en équipe. Pour une fois qu’on ne met pas en valeur l’individualisme de notre société occidentale actuelle. Bref,c’est un film plein de bonne volonté. un vrai message à l’américaine, “yes ouicanne”, sans une once de sucre à l’enrobage.

Ce qui fait toujours plaisir, c’est de voir une franchise qui se renouvelle et conserve toutes ses qualités. Comme quoi les purs produits de commande des studios peuvent aussi être servis par des artistes qui savent donner du plaisir aux spectateurs. Aah… ça fait du bien.  J’y retournerais bien le voir en français pour le coup !
“Open the door, get on the floor, everybody walk the dinosaure!” (Was Not Was bénéficie d’une reprise dans le film !!!)

Ice Age Trois

L’échelle d’avaleurs





Stephen Sommers, G.I. Joe, Tarzan…

4 07 2009

GI Joe

Comme vous le savez, nous vivons une époque formidable. La technologie permet de faire de véritables miracles. Les effets spéciaux ont tellement progressé qu’un scénario ridiculement mauvais peut se pâmer au milieu des animations computérisées à grand renfort de millions de dollars. (Une des rares exceptions à la règle est sans doute le dernier film de Michael Jackson, le chef d’oeuvre “Miss Cast Away” qui ne bénéficie ni d’un bon script ni de bons effets spéciaux… Si vous voulez avoir la Tehon faites donc une recherche sur Youtube et découvrez la bande d’annonce de ce monument à la bètise…)

GI Joe

Alors revenons à Stephen Sommers. Personnellement, dans le genre Pop Corn Movie, j’avais plutô bien aimé “Deep Rising” (“Un Cri Dans l’Océan”) et surtout “La Momie” qui se profilait comme “Le” film d’aventure de la fin des années 90. Mais c’était avant le Drame: “La Momie II” ultra décevant et repompant les idées du un pour mal les utiliser. Ensuite dans le genre “film qui ne sert à rien et qui vient de nulle part” il y a l’indigeste et brouillon “Van Helsing” qui commençait à prouver que High Jackman était capable de choix artistiques catastrophiques…
Maintenant, je viens de découvrir que le réalisateur de G.I. Joe n’est personne d’autre que Sommers ?! “G.I. Joe”… franchement faire un film sur ce sujet, ça serait un peu comme faire un block buster avec “L’île Aux Enfants – Rise Of The Casimirus” ou encore “Lego – Another Brick in the Wall”…
Du point de vue des “Pousses tableurs” des studios, se lancer dans ce genre d’aventure est logique: on fait un film pour l’été et on sort le DVD et les jouets pour Xmas. Mais ne soyons pas naifs, du point de vue du cinéphile, ces films n’apportent pas grand chose, ni au niveau artistique, ni au niveau technique. C’est un autre produit calibré sans intérêt. Un videogramme publicitaire de 120 minutes vantant les stéréotypes d’une civilisation en déclin. C’est au cinéma ce que “Secret Story” est à la télévision: de la daube prédigérée pour ramollir les synapses et oeuvrer pour le règne mondial de la médiocrité.

GI Joe

Mais qu’est ce qui est arrivé à Stephen Sommers ? Sa Momie de 1999 était bien enlevée, drole et rythmée. Le casting tenait la route et le film vieillit plutôt bien. Même le choix de certains accessoires étaient plutôt rafraichissants, genre le héros qui déplie habilement un couteau papillon en dernier recourt (et ce n’est même pas un anachronisme puisque des poilus de 14-18 avaient déjà ce genre de couteaux, alors pourquoi pas un légionnaire…).

Comme je n’ai plus trop confiance dans les capacités d’auteur réalisateur de Sommers, et ce depuis 8 ans, je regarde d’un mauvais oeil le “produit” G.I. Joe. Si au moins ils avaient choisi un furieux pour tenir la barre. genre un de ces réal russe qui font passer les montages de Michael Bay pour des rediffusions de “Nounours”, on aurait pu espérer un film trash. Ou mieux encore demander à Robert Rodriguez de se pencher dessus façon “Spy Kids” avec des costumes fluos et des cameo à retardement. Et de toutes façons , faire un film sur G.I. Joe est digne d’un projet du IIIème Reich. Un anti Starship Troopers. Un film ou les militaires aux armures de kevlar noires sauvent le monde… Ah, cette passion militariste et cette vision de soldats ultra high tech qui vont “kick ass” leur fusil d’assault bien en vue. On va encore percuter le fond et en ce qui concerne la forme, force est de constater que Sommers n’est plus capable de bruler de la gomme depuis l’avènement du nouveau millénaire… Il est devenu un Yesman tentant de repliquer les recettes de ses premiers succès.
Pire, il serait celui qui va reprendre le “reboot” de “Tarzan” des patounes du génial Guillermo Del Toro, trop occupé par son hobbit. Tarzan aura été sans doute le film le plus “remaké” à l’instar de “Dracula”. De Toro voulait suivre le livre original. Sommers propose de revisiter le mythe avec le scénariste de G.I. Joe !!!  Vraiment Sommers semble n’avoir plus rien à dire… et c’est bien dommage qu’on lui donne encore la possibilité de s’exprimer.
Heureusement il nous reste encore des réals Pop Corn Movie Makers comme David Twohy mais la denrée se rarifie…

GI Joe





“Asteroids”: le film !

2 07 2009

Asteroids

Pourriez imaginer un seul instant qu’un producteur d’Hollywood décide de se battre pour avoir la “chance” d’adapter un jeu video mondialement connu au cinéma. Oui, on l’imagine sans problème. Rien qu’à voir les “Resident Evil”, “Silent Hill”, “Doom” ou encore “Mario Bros”… ces chefs d’oeuvre du mercantilisme primaire mais vital à l’industrie du spectacle.

Maintenant si on vous dit que c’est “Asteroids”, le jeu d’Atari qui est en ligne de mire du producteur de G.I. Joe Lorenzo di Bonaventura! Il ya même un scénariste sur le coup: Matthew Lopez…

Mort de rire ! Alors pourquoi pas “Pong le Film” ! “Space Invaders” la mini série ? “Donkey Kong The Musical” ?

Asteroids








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