
(En l’honneur de John Lasseter, fondateur de Pixar cet article aussi plat que Toy Story 3)
Quelle déception ! Comparé aux Tomes 1 et 2 qui vraiment étaient drôles et prenants, le 3 est nul. (J’ai pas trouvé un adjectif moins plat…)
Voici un Pixar qui ne « décolle » jamais et ne s’adresse, en bon produit préfabriqué, qu’aux enfants en age de faire un scandale chez ToyzAreUs en se roulant par terre et en battant des records de décibels sous le regard bovin de leur géniteurs dépassés et certainement lobotomisés pendant le visionnage de ce gâ-chis de pellicule…
Quand on voit la puissance des machines permettant de créer de la 3D de nos jours, quand on constate l’intelligence créatrice de Pixar en 95 puis en 99 rien que sur Toy Story, on se dit que la grève des scénaristes continue de faire des victimes.
Quand on connait les chef d’oeuvres absolus qui peuvent jaillir de coeur et des tripes de certains habitants d’Emeryville… on se dit:
« Mais boudiou d’boudiou c’est quoi ce galimatia infâme de 90 minutes que nous tend le Dieu mercantile Disney accouplé à la Déesse profit Mattel.
On dirait une copie d’un film Pixar Made in China. Saperlipopette! Je veux sortir de cette salle ! (au bout de 15 minutes de crétineries culcul videpôt cette pensée est venue effleurer mon cor-tex sa-tu-ré par les cou-leurs pri-maires et les stéré-o-types sur-ranés… Oh ! Le coup du sac poubelle… Oh le coup du camion poubelle…Quel suspense! Oh encore un cliché dans le décor… Oh le vieux iench… oh c’est long… et surtout Oh on s’en fout….)
Je continue ?
OK. SI on ferme les yeux y’a la musique! Un exemple typique de « bruit symphonique » permanent « soulignant » chacune des péripéties de la manière la plus « soulignatrice ». En fait ce n’est pas seulement souligné mais aussi mis en gras et stabylobossé !
Oh my God! Woody va lâcher prise. J’ai compris le danger car nos amis « Staccato » et « Tremolo » sont de retours. Ouh j’ai 4 ans! OUH J’ai peur ! Peur que mon papa ne m’achète pas un Woody dès… maintenant !!!
« Papa je veux que tu m’achètes un Woody ! (Ou je te jure que tes angoisses concernant le dixième R.I.F. de ta boite vont paraître bien anecdotiques en comparaison de l’enfer de bruits et de fureurs dans lequel je vais te faire plonger si tu ne brandis pas ta carte bleue pour remédier à ma dépendance soudaine à Woooody ! »
Donc pour faire court: Un scénario bâclé, préformaté, inexorablement prévisible dans les moindres détails. Une sombre publicité Disney/Mattel qui dure 90 minutes. Une ambiance sombre qui tente de flirter avec un copie préformatée de Tim Burton donc sans son charme, sa finesse ni sa mélancolie. Le bébé monstrueux du film est non seulement moche, vraiment vilain mais surtout plat et pathétique dans les deux sens des termes. Une morale au ras des pâquerettes… des Deus Ex Machina téléphonés (10 minutes avant, avec le Q.I. de Paul Le Poulpe, vous connaissez le score).
Et les jouets? Hein ? Retrouvez des personnages qu’on aime pour assister à une aventure où on se dit tous les deux minutes « Akoibon? » ou « Whatever » en V.O. ?
Naaaaan ! Quelle honte !!! On oublie cette daube vite !!! Il y a des traitres d’AB Productions qui ont infiltrés Pixar !!! Des ratiboiseurs de cerveaux ?
Ne me dites pas que l’argument 3D était valable sur un scénario aussi plat !
Sauf ci vous êtes un commercial de chez Disney: « Tu comprends coco, la tranche des 4-10 ans ils ont plus de souvenirs des précédents Toy Story… un p’tit coup de refresh ne peuvent pas leur faire du mal. En plus Macdo va nous logoter sur ses Happy Meals ! »
Voilà. En lisant ce bulletin vous avez fait la même expérience que dans TS3.
C’est trop long et c’est chiant.

C’est hélas ce que j’appréhendais…Le piège des suites faciles.
Je n’ai pas cédé à la tentation de le voir au cinéma. L’appel des sirènes n’a pas été très fort pour moi.
Premier faux pas ? Il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre, bien que le box office n’ait pas menti encore une fois…
Voici ce qu’en dit le réalisateur Lee Unkrich :
“Of course, some people might be disappointed or unhappy with TOY STORY 3 in comparison to the first two films. There’s nothing we can do about that. We just want to make the best movie we can make and feel fortunate that so far, after putting so much of ourselves into these films time-wise and emotionally, we’ve gotten to enjoy the fruits of our labors.”
Quant à Lasseter: ( producteur exécutif)
« The secret to these films is that each movie is not trying to repeat the same emotion or the same story. We go into something completely different, with the same set of characters and the same world. And therefore we’re able to tap into a completely different set of emotions. Once the toys are alive they become adults with adult concerns. Everyone can relate to these characters. Looking at the world from a toy’s point of view is one thing, but looking at it from a character’s point of view makes it a deeper and more emotional thing. Audiences are able to relate to things in their own lives. This movie has a totally different kind of emotion and depth to it. »
Bref un autosatisfecit en bonne et due forme. ^^
J’attendrai de le voir en blu-ray pour donner mon point de vue.