Alors que Flashforward va débarquer cet été sur Canal Plus, nous venons d’apprendre qu’il n’y aura pas de seconde saison au Thriller Romantico Conspirationniste Temporel. Qu’est ce qui a bien plus se planter dans les prédictions des producteurs ?
Annoncé comme le nouveau “LOST”, le feuilleton labyrinthique de la Fox vient de lâcher tout le monde sans avoir eu le temps de donner la moindre réponse – un peu comme si LOST, justement, s’était arrêté à la fin du cliffhanger de la saison un.
Frustrant.
Oui frustrant, car les paradygmes sur lesquels planchent les scénaristes s’étirent au delà d’une seule saison façon guimauve de la Foire du Trône. On a l’impression qu’ils tirent des lignes de fuite sans trop savoir où cela va les mener. On a connu ce syndrome dernièrement dans Battlestar Galactica, Heroes (qui s’arrête aussi pour le coup) et LOST…. du genre “Mais on va ou là ?”… C’est quoi tous ces méandres dans la Meta histoire. « Ton père n’est pas ton père mais ton père ne le sait pas. »
Avant toutes choses, il faut bien comprendre le mécanisme de mise en production de ce genre de “feuilleton”. Il y a un cahier des charges assez précis mais au delà de la vente des espaces pub, il y a surtout un besoin de rendre accro le téléspectateur lambda. Il faut l’intéresser, lui faire se poser des questions, buzzer sur le net, qu’il s’identifie à au moins un personnage, lui donner l’impression qu’il est « trop intelligent » à disserter sur les possibilités scénaristiques offertes… bref il faut qu’il en redemande. Pour cela l’utilisation massive du cliffhanger est de bon ton. Les lignes de vie des personnages s’entre croisent et forment une tapisserie plus ou moins capilo-tractée, ce qui rend la possibilité de prendre l’histoire au vol (sans avoir vu l’épisode pilote) une mission quasi impossible et ce malgré les résumés des prologues. Le feuilleton devient une expérience hermétique dont seuls quelques adeptes assidus souvent bien plus geek que vous et moi sont capables de décoder.
Bref scénaristiquement parlant, c’est bien beau de faire de belles promesses autant savoir les tenir.
Pour le coup il est intéressant de découvrir le livre Flashforward de Robert J. Sawyer et voir qu’il n’a pas grand chose à voir avec le feuilleton. Et c’est pas plus mal. Dans le genre cantique des quantiques en prise-de-tête-o-rama, le livre se pose là mais se reprend à loisir. Amateur de l’effet Casimir, veuillez choisir votre bol de gloubiboulga. Mais comme moi j’aime bien l’Ile aux Enfants, alors j’en reprends tout de suite…
En attendant si vous voulez voir un feuilleton où Joseph Fiennes arrive à imiter à la perfection Simon Astier dans Hero Corp, Flashforward est un joli cul de sac… sans avenir.

Sans vouloir faire le spoiler pour ceux qui vont découvrir la série sur Canal, ça finit en peau de *ouille* avec cliff hanger et questions sans réponses. La saison est passée de trois à une saison en cours de réalisation, puis de 24 à 22 épisodes pour la saison unique. Faire une fin, même anticiper, semblait trop douloureux à la prod ?
Cul de sac, peau de couille, un héros constipé ? D’un point de vue quantique, selon la théorie des cordes … si on tire sur un poil, ça fait quoi ?
(c’est nul qui c’est qui va allez répondre à ça après…. je peux aller bosser pour la Fox ?)
Cela me rappelle une autre série, morte aussi avant d’être née: l’histoire du flic condamné à revivre sa “journée de la marmotte” ad vitam aeternam. au bout du 4ème épisode, on n’a qu’une envie: revenir en arrière nous aussi pour effacer cette série de notre mémoire.
Lost ? j’ai perdu le fil d’Ariane à partir de la saison 5. Je voyais bien que cela partait en cacahuètes avec leur fausses perspectives et autres pseudo rebondissements pour apprentis intellectuels en mal être. Il faut savoir quitter la table quand il le faut.
Du coup, je me méfie un peu maintenant des séries qui vous gavent d’intrigues façon poupées russes.
Entretemps, je m’occupe en me repassant firefly, en attendant la série Outer Rim de Luca$ qui est prévue pour 2011.