Sons of Anarchy: les derniers chevaliers

23 02 2010

On va faire court, tellement il y a d’articles sur le net concernant “SOA”. Mais s’il y a vraiment une série à ne pas manquer actuellement, il s’agit de Sons of Anarchy la dernière création du papa de l’extraordinaire The Shield: Kurt Sutter.
Au premier abord, la série peut paraitre comme un concentré de testostérone manichéen pour les p’tits graisseux et les p’tites graisseuses fans de Litteul Kevin mais c’est sans compter sur la finesse et l’intelligence scénaristique de Sutter qui a créé un véritable mouvement de montre suisse dramatique et une galerie de personnages tous ultra attachants même les plus secondaires. Les amoureux de The Shield ne sont pas dépaysés par cette galerie de vrais faux bad guys incarnés par un casting prestigieux utilisé à contre emploi. Au delà de l’immersion au sein d’un club de motards hors la loi au code de l’honneur digne des Yakuzas et à leur gestion de la crise économique mondiale, Sutter nous propose des exemples de dignité humaine aux moments les plus tragiques d’une vie. Ainsi des personnages secondaires deviennent des héros puissants et attachants dont les actes inspirent le respect et l’allégeance. (Mon préféré étant “Opie” qui dans la deuxième saison est digne de Kurosawa, grandiose et véritable samurai !)
C’est ce qui fait la force d’une série couillue qui transcende le courage et l’héroïsme tant au niveau masculin qu’au féminin. Du grand art délivré par un fin artisan. Une preuve encore que les vrais progrès en narration cinématographique se font nulle par ailleurs que sur le petit écran. On en reparlera !
Sons of Anarchy
PS: à voir en V.O. pour la voix de basse de Ron Perlman et les expressions fleuries du slang californien.





Wes Anderson: un auteur américain prétentieux ?

19 02 2010

Oulala! Comment c’est plus facile d’exprimer sa colère face à une œuvre bancale, mercantile et grotesque, comme les distributeurs en accouchent toute les semaines, que d’exprimer son admiration pour un cinéaste prétentieux.
-Et vous Mademoiselle Von Heirot, aimez vous Wes Anderson ?
-Oh oui j’adoÔore son cinema… Il est certain qu’il s’adresse à un public restreint mais comme je l’adoÔore, je lui pardonne tout.

C’est ça mon problème avec Wes Anderson. Dans chacun de ses films, de par mon sourire béat, je sais que je suis en train de pénétrer dans la zone dangereuse du cercle restreint des bobosnobs cinéphiles. Il est aux Blockbusters ce que A Small World est à Facebook.
Moi, j’aime tous les films de Wes Anderson. J’aime sa façon de raconter des histoires, son montage, ses choix musicaux, ses sujets, ses personnages… j’aime ne pas tout comprendre, rire au mauvais moment et subir un décès brutal quand je m’apprête à rire… j’aime me perdre dans son univers poétique qui vient frapper mon rationalisme à coup de “pourquoi pas”. J’aime moins me retrouver seul en sortant du cinema à avoir apprécié ses films et tenter de faire passer ce que j’ai tant aimé en évitant les crottes de chien. Aaaaargh ! C’est très kontrariant !!!
Quel petit con quand même ce Wes Anderson! Alors que tout le monde se jette sur les CGI, môssieur Anderson réalise un long métrage en stop motion façon “Le Manège Enchanté”?! Mince, en plus, je suis certain qu’il doit aimer le Manège Enchanté. Pire il a du s’en inspirer ! Croyez vous que Wes Anderson a vu “Avatar”? Le comble du snobisme serait quand même de na pas l’avoir vu. C’est un Ssssnob ! Z’avez vu sa dégaine ? Même pô d’chaussettes ! Et puis y’a pas plus snob qu’un Américain qui vit à Paris !
Non et pis le copinage à la Wes Anderson vous en pensez quoi ? Y’a tout le clan Coppola qui gravite autour de lui et dans ses films, Sofia, Roman, Jason Schwartzman… trop fastoche de faire du cinema dans ces conditions ! C’est de la triche !!! Vous croyez que Uwe Boll a eu cette chance lui ?…
Et puis qu’est ce qui lui prend à ce texan de Wes Anderson à ne pas suivre les paradigmes californiens des recettes à gros succès ? Il croit que c’est au Texas qu’on a tourné les plus gros succès de ces dernières années ? Et puis, c’est quoi ses films ? Des comédies ? Des films d’aventures ? Des drames ? Des roadmovies ferroviaires ? Des odyssées humides ? Des contes poilus ? Comment voulez vous que ce Dandy de Wes Anderson détende son public avec des films où des enfants meurent ?!!!
Et ben voilà, un peu de colère permet de mieux faire passer le message: Wes Anderson est un jeune auteur américain avec une vision bien à lui, ses défauts et ses qualités mais surtout beaucoup de malice et de tendresse pour toutes les histoires qu’il souhaite offrir au public – un public qu’il ne prend jamais pour une masse médiocre et beuglante. Oui, certainement, Wes Anderson a une haute opinion des spectateurs, leur servant des petits plats à la sauce aigre douce agrémentés de casting de plus en plus prestigieux et surtout merveilleusement dirigés. Même “What Else” vient de se faire happer dans le puits gravitationnel Anderson…
En attendant, rappelez vous de tout cela quand vous irez voir “Fantastic Mr Fox”. Vous allez vivre “un pur moment de poésie” ou une “pure poésie du moment”. Et comme toujours quand on ne comprend pas la poésie, on pense que le poète est un auteur prétentieux…
Wes Anderson





Mon premier single !

8 02 2010

Un peu d’auto promo ne peut pas faire de mal:

Retrouver mon premier single “Sonatine” sur Itunes, la Fnac mais le mieux c’est encore ici !

Sonatine








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.