Pixar: Toy Story 3 – La franchise des jouets

3 01 2010

Dix ans après Toy Story 2, nous allons réouvrir le coffre à jouets le plus célèbre de la planète !
Toy Story est finalement la seconde trilogie (après Star Wars) qui mette en scène son propre merchandising, sans vergogne et avec un talent inégalé: celui de l’équipe Pixar. P comme “P’tain”, I comme “iesssss!”, X comme “Xorglub” et “AR” comme “Arty-Show” !

Toy Story 3

Ne nous y trompons pas. Une fois encore ce film ne va pas s’adresser (qu’)aux enfants mais bien avant tout le reste du monde civilisé: aux Adultes avec un grand “A” comme dans PixaaAAar! C’est cela la “trademark” de PixaAar. Pour peu qu’on veuille se pencher un peu sur l’ensemble des œuvres des “fous du 1200 Park Avenue”, Emeryville Californie, troisième à gauche derrière le Starbuck Coffee; ils utilisent le sous-public des 3-12 ans pour attirer les parents, oncles, grand mère, parrain et baby sitter, possesseur de cartes bleus comme des pécheurs utilisent des bouchons et des cuillères multicolores pour taquiner le gardon ! Et je peux hurler à la face de cette planète: chacune de leurs prouesses est l’occasion de relever le niveau mondial de création cinématographique! Pas moins ! Et actuellement, “force est de constater” que Pixar est inbattu/table même si ils ont fait des émules mercantiles chez Dreamworks par exemple… Il y a un “esprit” Pixar: the Pixar Teutch et on ne peut pas la copier. Nan, nan, nan !
Déjà, ce sont les seuls actuellement à savoir “créer de la vie” dans le regard de leurs personnages animés. Il suffit d’observer les tentatives du talentueux Robert Zemeckis avec sa super nouvelle technique brevetée “Performance Capture” sur ses mega films comme “The North Pole Express” ou encore “Beowulf” pour s’apercevoir que ses “avatars” ont des regards de poissons morts, sans la moindre étincelle de vie quand on les compare à la première binette esquissée chez Pixar. C’est un écueil que Cameron a réussi à éviter dans Avatar, mais sans frôler le haut degré d’expression que les animateurs anthropomorphes Pixariens ont réussi à atteindre et ce dès le début avec leur lampe de bureau animée! Il y a donc des grOs talents au sein de Pixar que les concurrents n’ont pas réussi à clôner ni à mettre en algorithme fractal et c’est semble-t-il la “Human Teutch”. Et c’est ce qui rend les vieux films Pixar toujours regardables même avec les progrès logarithmiques du Rendering que nous vivons depuis l’avènement officiel du silicone au sein du cinéma pendant les années 80 (Tron, The Last Starfighter, Abyss…). A noter que dans le premier Toy Story, les êtres humains étaient absents pour des raisons de contournement technico scénaristique, puisque John Lasseter n’était pas satisfait de leur rendu possible à l’époque. En adaptant les limites techniques constatées au besoin du film, un film Pixar quelque soit l’époque de ses productions devient immédiatement une œuvre intemporel, pire: un classique du cinéma.

Toy Story 3

Ensuite au niveau du scénario, chaque film signé par Emeryville, est du “cousu main”, du travail d’artisans. Le projet lors de son écriture et de son développement est remis en question par un “collège” d’auteurs réalisateurs (dont John Lasseter lui-même) qui travaillent ensemble afin que le film soit de la meilleure qualité possible. C’est au sein de ce pool de scénaristes et réalisateurs que l’égo du réalisateur responsable en chef est fondu puis reforgé afin de mieux servir son œuvre. C’est une aide formidable pour le réal de trouver conseil et d’entendre sans langue de bois ce que ses pairs pensent de son travail en cours, lui offrant aussi leurs meilleurs idées d’améliorations ou de contournement d’obstacles. Donc quand on regarde un film Pixar on regarde finalement une oeuvre collective réalisée en petit comité d’artistes. Ce qui pourrait expliquer le haut niveau obtenu dans les scénarii des longs comme des courts métrages produits au 1200 Park Avenue ?…
N’oublions pas que Georges Lucas, Steven Spielberg et Francis Ford Coppola ont souvent agi de la sorte pour soutenir leurs projets respectifs… pour nous servir sur un lit de mâche: “Howard The Duck”, la seconde trilogie Star Wars et même “SuperNova” (au montage: Francis Ford ! Si! Si!) …
Alors réaliser un Toy Stoy 3, ca ne serait pas un moyen ultra facile d’engranger des millions de dollars avec un film que tout le monde souhaitera aller voir en famille et dont les produits dérivés vont envahir les rayons de la rentrée scolaire comme une éruption cutanée après une orgie de cerises ?… Il est certain que Toy Story 3 sera un grand succès et que la moisson de dollars sera plus que bonne en cette période de récession mondiale. Il est à parier que vu le sujet aborder (la fin de l’enfance et de l’engouement des jouets en plastique pour d’autres jeux nécessitant finalement assez rapidement, signe des temps, d’autres jouets en plastique…), ce film va encore illustrer, avec finesse, mélancolie (Randy Newman!) et (fausse) désinvolture les petits travers de notre société de consommation et de l’industrie du rêve. Mais ne nous leurrons pas: à chaque nouveau Pixar des risques sont pris. Il suffit de visionner “La-Haut’ pour voir qu’un héros du troisième age armé d’un déambulateur n’était pas, au départ, un pari gagné d’avance.

Toy Story 3

Toy Story a su se frayer un chemin dans notre imaginaire au point de nous faire vibrer encore 15 ans après. Et oui à l’époque où Cameron écrivait Avatar, sortaient les premières aventures de Woody et Buzz…
Toy Story 3 de Lee Unkrich (monteur de TS1 & 2) doit sortir en juin 2010. Ca va tout simplement être Noel en plein été !

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5 réponses

4 01 2010
Tarek

Ce qui me plait énormément chez la bande à Lasseter, ce n’est pas tant leur prouesse (incontestée) dans la 3D, où ils furent effectivement les pionniers dans le monde balbutiant des manipulateurs de polygones, mais plutôt leur approche originale et innovante dans l’art de conter les histoires.

Ce sont avant tout des créateurs de concepts. L’humour véhiculé n’est pas en reste fort heureusement. C’est ce qui fait que l’on soit pris de spasmes hilaires toutes les 2 mn, du début à la fin de leurs longs métrages fantasques, reflets de leur imaginaire débridé et déridé.

Ils furent géniaux pour Toy Story, hilarants avec avec Monsters & Cie, excellents avec Cars et agréablement destabilisants avec Ratatouille, mais sauront-ils créer encore une fois la surprise en empruntant le chemin facile du « séquelisme” ? C’est là où reside tout le danger.

4 01 2010
nemosandman

Tout à fait d’accord ! A suivre donc ! :-)

21 01 2010
Tarek

Premières photos en haute résolution:
http://www.aceshowbiz.com/still/00002559/toy_story_3_01.html

et second trailer:

12 03 2010
Tarek

En bon cinéphile qui se respecte, je me suis acheté le Blu-Ray de Wall-E Edition 2 discs.
c’est quoi le rapport avec Toy Story ? Bha tout!! Sur le disque 2, il y a un documentaire qui s’intitule ” L’Histoire de Pixar” qui dure envron 1h.30′! C’est tout simplement 1h.30 de pur bonheur où l’on voit des artistes passionnés comme Lasseter se battre tel un don Quichotte contre une direction sourde et aveugle de Disney, ou bien se faire jeter comme un malpropre par un Luca$ (normal…), pour finalement être repêché in-extremis par Steve Jobs, une personne tout aussi visionnaire et passionnée. La suite, vous la connaissez.

A voir absolument par tout fan de Pixar!!

13 03 2010
nemosandman

“The Pixar Story” le documentaire de Leslie Iwerks…
The Pixar Story sur Forgotten SIlver
Aaaaaaah ça fait du bien ! :-)

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