Niveau images, spectacle, textures, modeling… rien à dire, Avatar rempli son contrat… Pourtant. Il y a quelque chose qui cloche la dedans. On en ressort chaud mais pas fatigué. C’est un bon spectacle mais… on sent bien qu’on ne vibre pas avec cette envie d’y retourner pour revivre encore une aventure sur Pandora.
Keskise passe ? Il y a comme une impression de déjà vu ! “Much A Do About Nothing” dirait Shakespeare…
On passe un bon moment… mais on place ses attentes tellement haut… qu’on se pose des questions d’enfant gâté, qu’est ce qui gâche la fête.
Déjà l’affiche est laide à pleurer. Une horreur ! Toutes les affiches sont moches !
Ensuite l’héroïne du film, la planète Pandora, au vu du traitement que j’avais entre les mains depuis une dizaine d’années (dans lequel Jake s’appelait encore Josh…), et bien Pandora devait nous donner un peu plus les chocottes. Le danger qui rôde derrière chaque feuille, comme un safari sur une planète ou la moindre piqure de moustique est mortelle… Et ben que nenni. Pandora est finalement bien moins dangereuse que l’île de King Kong ! On peut s’y balader en hélico sans faire la moindre mauvaise rencontre.

Mais d’ou vient cette impression de déjà vu ? Franchement. Regardez bien. Des êtres bleus qui vivent dans des arbres ou des champignons. Qui montent des bestioles volantes…. Qui parlent un langage inconnu…
Oui mais c’est bien sur ! Ce sont les Schtroumphs ! Même peau bleue, même discours écologique…

Et si c’était un plagiat de Dune ? Paul, l’Atreides recueillit par les Fremen qui ont les yeux bleus ! Et qui arrivent à botter les fesses de ceux qui veulent le précieux épice !
Mince et si avatar était simplement sorti trop tard ? Que nos yeux et nos exprits se soient déjà habitués au supra spectaculaire digital en trois D ?
Maintenant que l’on le sait on peut tout faire… ou est passée la magie quand on sait que tous les souhaits peuvent se réaliser ?
Que la xenobiologie la plus dépaysante se promène dans les featurettes de Scifi…
Que les films roller coaster avec personnages ultra fouillés sont l’apanage de Pixar…
Que les batailles grandioses peuplent notre imagination ad nauseam depuis les 12 heures de la Trilogie de l’Anneau.
Autre douche froide: Comment Avatar peut-il nous proposer un dépaysement total avec une musique aussi bâclée. Le coupable: James “photocopieuse” Horner (140 bandes originales à son actif!) qui nous ressert sans aucune vergogne un des thèmes central de Willow (un quadrille pour illustrer “la menace” qui était déjà apparu dans sa bande originale de Brainstorm de Douglas Trumbull en 1983! Si c’est pas du recyclage ou du réchauffé !!!)… On en vient à regretter le travail que proposent les assistants opportunistes de Hans Zimmer quand ils doivent fournir de la musique au mètre. Malgré le philharmonique: aucun lyrisme, aucune poésie… des flutes tribales à deux balles et des coups de tambours saupoudrent une partition déjà entendue mille fois dans le premier jeu RTS venu. (A croire que les compositeurs de jeux videos ont dix fois plus d’inspirations que les vieux routards d’hollywood!) Alors pourquoi avoir ressorti Papy Titanic et ne pas avoir osé expérimenter ? La SF s’y prête tellement bien de 2001 à Star Wars en passant par Dark Star ou encore par les somptueux trombones de Matrix! Georges Lucas avait réussi à imposer le romantisme de John Williams pour son film de SF, alors que les producteurs voulaient des synthés disco qui faisaient modernes ! C’est ça qui fait qu’un film est exceptionnel, il ouvre de nouvelles voies que d’autres vont vite emprunter… Pourtant James Cameron avait plutôt fait un beau parcours: le tango de “True Lies”, le thème triste et entêtant de Terminator, les voix Fairlight d’Abyss… le thème irlandais de Titanic (pas Céline Dion! Pitié pas elle !!)
Si la nouvelle voie d’Avatar est le rendering de paysages somptueux, la série des jeux et des films “Final Fantasy” la visite depuis une décade. Et donc on pourrait se poser cette question: est ce que James Cameron est trop “usé” pour s’éclater à fond avec des images jamais vues ? En se réfugiant derrière l’alibi de la 3D, ne serait il pas simplement en manque d’imagination. Je parlais de Strange Days, réalisé par Katheryn Bygelow sur un scenario de Cameron, vous vous rappelez de la scène d’ouverture. Un plan séquence époustouflant. Du jamais vu. La technique au service de l’histoire. Dans Avatar, James Cameron met en scène des chorégraphies soignées mais d’un classicisme éprouvé et éprouvant. A croire qu’il ne travaille plus qu’avec les paradygmes dictés par les studios. On ajoute couche après couche, jusqu’au climax.
Le seul hic, c’est que 90% des films utilisent les mêmes paradygmes et que le spectacteur s’y attend.
1- Mise en place 2- Montée en puissance des belligérants. 3- Les méchants vont gagner. 4-Toutéfoutu (ralenti, musique triste). 5- NON! La cavalerie arrive ! Les gentils sont sauvés.
C’est du supra classique. Du déjà déjà vu. Même si c’est beau… on connait la musique.
Regardez un peu “Monster & Cie” et voyez comment ces paradygmes sont cassés. Ou même regardez Terminator 2 et voyez comment la tension est gérée. Ce qui le rendait unique à l’époque.
Et si le casting était aussi une mauvaise pioche ? Le héros est il charismatique ? Belle gueule mais… un peu fade non ?
Le héros de “Danse avec les Loups” était plus large d’épaule sur le même thème. Un personnage tourmenté. Un héros en devenir. Et niveau casting, James Cameron est devenu son propre cliché. Tiens la soeur jumelle de Ripley! Tiens, vous aviez aimé Vasquez (Janet Goldstein) dans Aliens ? Il vous en sert une nouvelle avec Michelle Rodriguez ! Vous pensiez que le Lieutenant Coffey était mort dans Abyss ? Que nenni il est devenu Colonel ! … Clichés sur clichés, le fan de Cameron, qui se regardait Aliens en boucle, reste sur sa faim. C’est du réchauffé.
Avatar arrive donc trop tard. Il a été depuis longtemps grillé par des Seigneurs des Anneaux et par des Chroniques de Riddick et même par des trailers de jeux vidéo… la boite à surprise digitale a été depuis longtemps ouverte. Depuis presque 20 ans quand Jurassic Park est sorti: musique somptueuse, mise en scène ultra maline (la pluie, les vues dans les retroviseurs), l’humour ! Tiens l’humour, un élément quasiment absent d’Avatar. On sourit un peu et on ne frissonne jamais.
Maintenant comment va fonctionner l’arrière gout sur un film comme celui là. La geek culture va elle trouver ses marques ? Il y a t’il une seule ligne de dialogue qui se détache du lot ?… Mince…mince… mince… Rien ne me vient à l’esprit à part “This is cool !”, ben ça va pas loin.
Quand on a les moyens et le talent de James Cameron, il est dommage de tomber dans le “mainstream” au lieu de casser la baraque une bonne fois pour toute ! Quand est-ce qu’il va nous sortir un “Million Dollar Baby” ? Quand on voit comment J.J. Abrahams booste Star Trek en s’amusant et explore le film de monstre avec Cloverfield utilisant des images videos modernes et de nouvelles propositions narratives. Mieux le travail du jeune auteur réalisateur Neill Blomkamp qur District 9 qui arrive à un résultat épatant pour un dixième du budget d’Avatar! L’exceptionnel se nourrit de l’expérimental. L’Ultra classicisme (“clichécisme”) d’Avatar dessert l’expérience et le dépaysement. On n’a pas vraiment peur, on ne rit pas non plus, on n’est pas tellement dépaysé, on ne sursaute pas… (exactement l’inverse d’un “District 9″ !) à force de vouloir plaire à tout le monde on plonge dans un grand bain bien tiède. (Avatar est comme une armée de strip teaseuses qui se déssapent toutes en même temps dès le début. Alors qu’on se contenterait d’une seule qui sache nous suggérer qu’elle va se déshabiller sans jamais enlever le moindre vêtement. La suggestion est tellement plus évocatrice que le fait de montrer tout…)
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Avatar est un vieux film fait avec de jeunes techniques de mise en image car James Cameron n’a pas su amener de nouvelles techniques ni dans sa mise en scène ni dans sa manière de raconter une histoire ultra méga classique déjà mainte fois ressassée. Un exemple ? L’introduction du personnage de Parker Selfridge en yuppy jouant au golf dans la salle de contrôle. On nage en plein cliché des années 80. Pocahontas dans les étoiles est bien fade et ses personnages sont bien peu épais. Avatar est un film écrit il y a quinze ans, imaginé il y a vingt ans et qui sent la naphtaline au niveau de sa structure narrative et dans sa manière de filmer. Même si les images sont somptueuses, on feuillète un beau livre où l’histoire a déjà été éventée. Pourtant, j’ai passé un bon moment là où j’attendais un excellent moment, le grand frisson, l’adrénaline… Une nouvelle façon de montrer du jamais vu ! Le synopsis de 80 pages qui trainait sur le net était bien plus évocateur, bien plus communicatif, bien plus pêchu ! Le bestiaire plus fourni et des promesses spectaculaires et non plus une intrigue cousue de fil bleu: “Seulement cinq guerriers ont réussi à monter un Turok !”…Devinez qui serra en le sixième ?
Rien d’extraordinaire au niveau de la narration. Et ça c’est rageant. Même si Avatar n’est pas une catastrophe, cela a cette arrière gout qui nous rappelle Peter Jackson et son King Kong… Alexandre Astier et son Livre VI… L’humour disparait, la musique est bâclée, les clichés pleuvent…
Est-ce seulement quand ils sont bridées que les artistes donnent le meilleur d’eux mêmes ?
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[...] Plutôt décembre 2009 maintenant… [...]
Un commentaire de Tarek. Je ne suis pas d’accord avec lui mais comme on est devenu copains !
Par Tarek
posté le 27 décembre à 17:46
Il est un adage chez nous qui dit à peu de choses près ceci: ” Il est toujours plus facile de faire du sport quand on est en face de la TV.” Cherchez pas, c’est une impro. à deux sous que j’ai pondu là, et je n’en suis pas peu fier. C’est ma meilleure depuis 30 ans. Quoi ? On te l’a déjà servi à toutes les sauces ? Bha je peux en dire de même, car ce genre de critiques faciles, à la limite bourrin (même si c’est enrobé de jolis mots), ça me laisse toujours un arrière-goût de …Hum. Restons polis voulez-vous! Ce que j’ai surtout adoré dans ton monologue “Couesque” (inutile de chercher sur google, je viens de l’inventer), c’est cette manie à toujours vouloir trouver des références à de précédents films ou œuvres. Et alors! Je peux faire de même pour n’importe quel film que tu me citeras, les doigts dans le nez, et les orteils dans la bouche. Je sais, tu vas me sortir le film imparable Matrix, n’est-ce pas ? Faux! C’est ignorer de façon illustrée Simulacron, l’œuvre magistrale de Daniel Galouye. Allez, encore un essai! Star Wars ? C’est le film cliché par référence. Le bon qui devient méchant qui combat le méchant qui devient bon (où est-ce le contraire ?…) Ce n’est pas pour rien que tout est en Noir ou en Blanc dans le film. Non, non. La couleur, ils l’ont inventé bien avant 1977. Si, si! Je l’ai lu sur Wikipedia. Tout ceci pour dire, que ce genre d’exercice, tout le monde peut y exceller, moyennant un peu d’entrainement à la crache-moi-dessus-que-je-te-crache-dessus, une bonne dose de rogne hargneuse, et surtout une volonté inaltérable à descendre plus bas que Terre tout ce qui dépasse la hauteur d’une pâquerette. Avatar, s’il n’a pas révolutionné l’art de l’écriture des scénarii (Cameron n’a jamais rien promis de la sorte), il a en tous cas chamboulé de façon non équivoque et définitive le cinéma, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Nous sommes à l’aube de l’Entertainment de demain . Pour cela, rendons-lui un hommage bien mérité. Signé : Jacksully
Commentaire de Gleska, laissé sur paperblog au sujet de ce bulletin:
Par Gleska
posté le 26 décembre à 16:57
Pour ma part, j’ai adoré ce film ! Je n’y suis pas allé pour voir un nouveau genre, une nouvelle manière de filmer, un truc époustouflant ! J’ai vibré et ai été touché par la beauté des images, l’histoire on ne peu plus terrienne, avec ce peuple qui vit simplement en accord avec le vivant, dans le respect total, dans la reliance entre tous les êtres et en face, les puissances de l’argent, du gain, de la suprématie humaine dans toute son horreur, sa technologie et sa suffisance ! Ma fille de dix ans m’a dit : « c’est ici que je veux vivre papa ». Et je lui ai répondu « mais nous avons la chance de vivre ici, il suffit d’ouvrir le cœur, d’apprendre à voir ». Comme disait St Exupéry « on ne voit bien qu’avec le cœur : l’essentiel est invisible pour les yeux » Ce film est un beau mélange de Pocahontas, de Danse avec les loups, du Petit Prince, de Matrix, de Star Wars et de la culture Amérindienne ! Ça tombe bien j’aime tout cela, et dans cette période difficile pour l’humanité, ce film est le bienvenu ! Qu’il puisse semer les graines pour que nos enfants puissent vraiment croire à ce qu’il ont toujours su ! Que les adultes au pouvoir puissent se reconnecter à leur enfant intérieur, sans peur et sans haine ! Mitakuye Oyasin – Nous sommes tous reliés !
Tout d’abord, je tiens à remercier Nemo de s’être prêté au jeu, et d’avoir publié mon commentaire un tantinet “provocateur”. ^^
C’était ma façon à moi de transmettre une idée somme toute assez simple: Il fait toujours mal de lire des commentaires sévères, à la limite réducteurs, sur une œuvre ou un travail auxquels on s’est quelque peu investi. Le but ultime de tout artiste étant d’arriver à faire voir le public à travers ses yeux. C’est une mission fort périlleuse certes, et rarement porteuse de fruits, car toute œuvre, aussi parfaite soit-elle, ne trouvera jamais faveur aux yeux de tous; nos attentes et nos sensibilités étant aussi diverses que différentes (pour ne pas dire bizarres pour certains).
Certains l’auront compris, et feront leurs chemins en loups solitaires, choisissant d’être leurs seuls publics. Pratique pour ne pas servir d’entrée aux dents acérées de certains critiques, mais ceux-là ne connaitront jamais la gloire de leur vivant. Et c’est peut-être mieux ainsi, car la gloire peut être à bien des égards un poison mortel pour la créativité.
D’autres, véritables gladiateurs des temps modernes, feront fi de tout et avanceront contre vents et marées pour donner vie à leur vision, espérant par là « éduquer » les masses, ou tout au moins chambouler l’ordre établi pour faire sortir ce public transi de son état de léthargie cérébrale. Un sevrage qui donnera lieu sûrement à de vives réactions, allant du simple urticaire au rejet pur et simple se manifestant le plus généralement par des diarrhées verbales aigues, car leur transit cérébral ayant été longtemps occlus par des concepts indigestes.
Nous ne parlerons pas ici de ceux qui auront compris la musique, et qui feront donc danser le public encore et encore sur le même morceau, et cela, aussi longtemps qu’ils seront d’accord pour cracher le « morceau »… Je pensais à un certain Luca$.
Ca, c’est pour le prologue (j’ai pas dit proctologue ^^).
Rentrons maintenons dans le vif du sujet.
Tout d’abord, je tiens à faire une précision de taille: Je ne suis pas un fan de James Cameron. En fait, je ne suis fan de personne. Car dans fan, il y a « fanatisme », et j’essaie donc de préserver mon esprit de tout culte lié aux personnes. L’Homme étant faillible par essence. C’est d’ailleurs pour cette même raison que mon nombre d’amis n’arrive pas à dépasser la moitié des doigts d’une main. Non que je sois désagréable à ce point (quoique…^^), mais parce que je n’arrive jamais à me forcer à jouer un rôle. Je ne m’en plains pas.
Cela étant dit, tout ce qui suivra pourra être retenu contre moi, et moi seul. ^^
Je vais essayer de démontrer que tout ce qui a été reproché à James Cameron dans cet article, à tort ou à raison d’ailleurs, on pourrait le transposer à n’importe quel autre réalisateur, émérite ou non, du moment que l’on se décide à le faire, et surtout que l’on soit motivé à trouver la faille, dans une démarche objective ou ( plus probablement) subjective.
Grief N°01 : L’impression de déjà vu.
C’est le grief le plus simple à descendre en feu. Pourquoi ? Parce que chaque réalisateur a sa vision propre de ce qu’est le cinéma grand public. (Le cinéma intimiste ou expérimental n’a pas sa place dans le débat qui nous concerne). Et partant de cette hypothèse, on aura toujours la moitié de la salle qui tape des mains, tandis que l’autre moitié tapera des pieds.
Un exemple : Prenons un cinéaste de renom, tel que Tarantino. Bha si on veut disséquer sa filmographie, c’est on ne peut plus redite dans le fond. Les prises de vue, le mouvement de la camera, le sujet même du film, limite caricatural. Rien n’est crédible en fait. C’est comme regarder s’animer dans notre dimension, et en grandeur réelle un comic book pour G.I des années 60. J’aurais voulu être un tantinet réducteur, je dirai que c’est de la malbouffe pour ado. Mais bon, je me réserve ce cynisme, car je laisserais s’exprimer ma sensibilité pour le genre.
J’ai bien rigolé quand tu as fait le parallèle avec les schtroumpfs. Sérieux! ^^ Mais bon, passé le moment d’hilarité, ca fait pas très sérieux aussi comme image. Soit tu n’as pas été un assidu lecteur des aventures des Schtroumpfs, soit tu voulais être un peu vache sur le coup. Peut-être un peu des deux ? ^^
A la limite j’aurai accepté le parallèle avec les Minimoys, tant qu’on y est. Bon, la couleur et la taille font défaut, mais Arthur aurait fait un excellent Jake, et Sélénia une parfaite Neytiri. ^^
En fait, James Cameron, à l’instar de bon nombre d’auteurs (si ce n’est tous), n’a fait qu’utiliser un ressort classique dans l’art de raconter les histoires. Usé peut-être, mais toujours efficace, depuis la nuit des temps. La rivalité qui se transforme petit à petit en amour. Ca n’est ni plus ni moins que l’histoire de l’Humanité. James Cameron aurait-il été pris en flagrant délit d’humanité? (pour reprendre le Grand Marcel Pagnol).
Tu parles aussi d’un plagiat à peine voilé de Dune, le monument de F. Herbert. Hum…Je me permets d’être un peu perplexe, dans la mesure où ni la trame ni la complexité de l’histoire ne sont à rapprocher. Franck Herbert nous conte les aventures épiques d’un adolescent très sage, mais doué quand même, qui se retrouve impliqué malgré lui dans un complot aux dimensions galactiques. Ca ne te rappelle rien ? Luke Skywalker, le simple fermier qui se retrouve embrigadé malgré lui (tout comme Paul Atreides) dans une guerre qui n’était pas sienne, tout au moins au début.
Et Parlons aussi de Thomas Anderson, cet illustre inconnu et pirate à ses heures perdues, qui se retrouve à la tête de la résistance sous le pseudo de Néo, pour libérer le monde des affreuses machines. Encore un héros « Elu » malgré lui ?
Je pourrai continuer longtemps comme ça, puisque les exemples sont légion dans le monde littéraire comme dans le monde du cinéma, qui n’en est que le prolongement.
Grief N°02 : La musique Baclée.
Tu fais bien d’en parler, car je suis moi-même un Béophile jusqu’au bout des oreilles. J’écoute en boucle toutes les œuvres des grands compositeurs qui ont marqué de leurs empreintes des générations de cinéphiles. Je pensais tout particulièrement au Mozart des films John Williams, au génial Basil Poledouris, ou au prolifique Danny Elfman entre autres.
James Horner, hélas, fait partie des compositeurs qui ne sont pas arrivé à se renouveler. Mais il a pu quand même réussir à tirer son épingle du jeu et à composer un chef d’œuvre, le seul d’ailleurs, pour la B.O de Aliens le retour. Cela, personne ne pourra le renier.
Pourquoi alors Cameron l’a-t-il choisi ? C’est encore une histoire « d’humanisme » je crois. Légion sont les réalisateurs qui travaillent avec le même compositeur attitré depuis des lustres. John Williams avec Luca$ et Spielberg, Elfman avec Tim Burton, Ennio Moricone avec Sergio Leone, Eric Serra pour Besson, etc.
Cela dit, sans que cela ne soit une catastrophe musicale, je dirai que c’est une musique d’ambiance agréable. Mais sans autre prétention, il est vrai.
Grief N°03 : Le Casting.
Bon, en matière de casting, on fera abstraction de la Sigourney à laquelle on ne pourra faire aucun reproche, car elle fait partie de la mince catégorie d’acteurs et d’actrices qui ne se sont pas fait macrophager par les personnages qui les ont fait connaitre, Je pensai à l’excellent Harrison Ford entre autres. Je trouve même que la « sœur de Ripley » a eu un tout petit rôle dans le film. C’était surement pour ne pas faire trop d’ombre à Sam Worthington, que tu sembles ne pas apprécier à l’évidence. Je t’avoue que moi aussi je ne l’ai pas beaucoup apprécié dans son rôle de Cyborg dans la bouse T4. Très peu de présence à l’écran. Mais dans Avatar, il m’est apparu sous un autre angle plus intéressant. Cette naïveté innocente ressortait bien à l’écran. Mais bon, comme on dit, les gouts et les couleurs…
Quand à Michelle Rodriguez, mis à part le faciès Latino, elles n’ont absolument rien à voir n’entre elles les deux femelles, oups pardon, les deux actrices ^^. L’une a la dégaine virile, Presque dopée à la testostérone, l’autre plutôt tigresse, mais féminine tout de même. Je dirais que le jeu de Michelle Rodriguez est beaucoup plus fidèle à celui qu’elle a campé dans la série Lost.
Grief N°04 : Avatar est un vieux film fait avec de jeunes techniques.
Voilà donc la vraie problématique…Je le confirme, car j’avais relevé au tout début de ton article une phrase révélatrice qui situe de manière non équivoque ce qui a vraiment cloché dans le film pour toi, je cite: « mais on place ses attentes tellement haut …»
En définitive, c’est donc une histoire d’attente idéalisée qui s’est soldée au final par un résultat décevant, car l’image fut déformée par notre prisme de perception. J’ai connu le même sentiment à la sortie de la prélogie de Luca$. Marqué par la magie du premier volet, qui reste pour moi le seul à garder des six, j’espérai revivre cette magie à la puissance 20, puisque la suite allait se faire 20 ans plus tard, la technologie évoluant chaque année. Que nenni ! Luca$ en a décidé autrement. Et quand je pense que certains critiques parlent de la Revanche des Sith comme étant du Shakespeare moderne, je retiens difficilement un rictus mordicus. Mais bon, je tourne la page et je me console en me repassant Blade Runner. Merci Ridley.
Avatar est, je le dis et le redis, un film évènement, non par son scenario « époustouflant», mais par son approche novatrice, qui a réussi à me faire vivre des instants magiques à la limite du rêve éveillé.
Le cinéma de divertissement de demain sera définitivement Cameronien. Il évoluera certes en mieux, et c’est tant mieux. Mais au moins, reconnaissons-lui le mérite de celui qui a ouvert la boite de Pandore…Même si c’est un peu trop tard. ^^
Tarek. Un non-Fan de Cameron. =D
PS: Encore merci Nemo
Grief N°01 : L’impression de déjà vu.
Ben je n’ai pas cette impression sur beaucoup de films récents que ce soit le dernier David Lynch ou encore “District 9″ par exemple !
En revoyant le Seigneur des Anneaux cet après midi je me suis paerçu à quel point Avatar ne prenait aucun risque alors que Peter Jackson sur ce film utilisait une écriture vive et osée pour un tel sujet.
Grief N°02 : La musique Baclée.
On est d’accord. James Horner est en service minimum.
Grief N°03 : Le Casting
Ben rien qu’en revoyant le Seigneur des Anneaux… ou un vieux Xmen !
On a un choix de talent incisif. Même le dernier Star Trek fait du bien !
Grief N°04
Je t’envoie un email à ce sujet !
Merci pour le mail Nemo. Je me régale. ^^
Je te ferai alors un commentaire by e-mail, confidentialité oblige.
Et pour rebondir un moment sur le Seigneur des Anneaux, qui est pour moi, comme pour beaucoup d’autres, un pur joyau, d’abord littéraire (Sir J.R.R. Tolkien, l’a écrit pour lui avant tout, ceci expliquant cela…), et ensuite cinématographique, grâce aux talents combinés de gens plus que passionnés, à commencer par Peter Jackson, un cinéaste qui a su garder une âme d’enfant (cela transparait dans chaque image de cette trilogie. Ce fut le cas à une certaine époque, hélas, bien lointaine maintenant pour Spielberg) il faut préciser que le Seigneur des Anneaux, en tant qu’œuvre littéraire est unique, et incomparable. On se demande même des fois si Sir Tolkien n’avait pas trouvé un quelconque parchemin miraculeusement préservé, et témoignant d’une époque aussi ancienne que la Terre…
Le Seigneur des Anneaux en tant qu’œuvre cinématographique, si on devait lui opposer un rival, ce serait sans conteste pour moi Conan le Barbare de John Milius, un film comme on n’en fait plus aujourd’hui, hélas, et qui n’a pas pris une seule ride.
Avatar en 3D, cela s’entend (si tu l’as vu en 2D, alors je comprends ta déception) est une expérience immersive unique. C’est ainsi que je l’ai perçu. Et c’est ainsi qu’il doit être perçu je crois, sans autres prétentions. L’histoire en tant que telle possède ses originalités, mais puise bien sûr dans le creuset des alchimistes d’aujourd’hui et d’hier. L’acier n’est-il pas rien de plus que du fer et du carbone ?…Et pourtant !
Je ferme la parenthèse. ^^
Amusant, le fait que citer des films précédents soit forcément une marque de “critiques aigri”. Pas de doutes, les crânes d’œuf d’Hollywood vont pouvoir continuer à recycler les mêmes idées, les mêmes clichés, les mêmes scénars à l’infini, puisqu’il est interdit de le remarquer (j’attendais l’habituel qualificatif honteux de “prise de tête”), et qu’il convient de bouffer goulûment la daube qu’ils condescendent à nous concocter. De même, j’attends en toute logique que si la nourriture d’un restaurant est dégueulbif, il soit interdit de le remarquer parce que des gens “ont travaillé dessus”. C’est curieux de se poser en simple consommateur de produits pour ensuite s’en refuser soi-même les droits qui vont avec… (Au fond, c’est un peu sur ce chantage intellectuel inversé qu’à marché cette merde infâme de “Scary Movie” : le totalitarisme de la vulgarité interdisant de dire que c’était une daube chiante comme la mort, creuse, cynique, opportuniste et prenant le spectateur pour le dernier des gols. Trop long pour les “sé tro kool lol mdr” de rigueur.) Au fait, tant qu’à citer Daniel F. Galouye pour “Matrix” (preuve du critique aigri, etc, etc), pourquoi ne pas citer “Neuromancien” de William Gibson dont des pans entiers sont ouvertement repris ? Et le fait que “Passé Vituel”, adapté de Galouye, a été vendu, O ironie, comme un “dans la lignée de Matrix”…
Où en étais-je ?
Ah, oui.
Le scénar est même tout droit dans la SF des années 70 — mais littéraire, genre de vieux Pierre Pelot. D’où cette impression de vieillot. Il est dommage que les références à l’Irak fassent trop appuyées, comme pour dire “regardez, on est dans l’actualité !” Cela dit, regardé avec des yeux d’enfant, en effet, c’est un film quasi-salutaire où on ne se contente pas de jeter du bruit et des explosions pour mettre en transes le cochon de payant, mouton traité comme un chien. Il n’y a pas de ces invraisemblances flagrantes dont s’accommodent les tâcherons syndiqués, mais pour un scénariste de la classe de Cameron*, on attends une crisse de valeur ajoutée…
L’adulte regrettera l’anthropomorphisme visiblement inspiré des Indiens. C’est vrai que, maintenant que le bon blanc a fini de les massacrer et qu’ils ne gênent plus personne, il est temps que le même blanc vienne pleurnicher sur leur sort entre deux SMS…
Sinon, moi, revoir Weaver et surtout Michelle Rodriguez m’a fait plaisir…
Enfin, j’ai eu l’impression qu’avec ce film, Cameron remettait le cinéma, le vrai, à la place qui lui revint. Essayer de pirater le film pour le regarder sur son téléphone top-giga-cool des fois qu’on soit l’homme de l’an 2000… Non. L’expérience cinématographique qui fait vibrer se fait au cinoche, point barre. Et pour le cinéphile impénitent que je suis, ça fait plaisir. Avec un peu de chance, la nouvelle génération de cinéphages est en route.
En gros, il y a plein de défauts, mais comme pour “2012″ (encore que “Avatar” soit objectivement d’une autre trempe), au moins, j’ai eu l’impression d’être au cinéma, avec un brin du souffle épique de Cameron,et ce vieux blaireau qui en a vu d’autre a même vibré sur certains passages. Et en ces temps de Bayite aigue, c’est tout de même quelque chose… (Même si, oui, “Le seigneur des anneaux”, c’était autre chose, mais comme disait un auteur de polars : on n’a pas tous les jours du caviar.)
*A tel point que, vu son long silence, je m’étais demandé — et espérais — qu’après ce tour de force, il choisisse un nouveau défi et se mette au roman. Un jour, peut-être…
Alors là je dis Môsieur Thomas !
En somme, tu n’es ni pour ni contre…mais bien au contraire, toi Thomas. ^^
Je dis ça, parce que je n’ai même pas entamé ma bouteille de pinard ( pourquoi faire, puisque je ne bois pas) et j’avoue avoir du mal à suivre ton idée directrice.
Et d’une, je ne suis pas aigri, bien que je donne l’air d’être “sur” ^^, et de deux, je ne suis pas contre les reprises d’idées. Les oeuvres littéraires ne sont que des reprises de concepts servis avec des sauces différentes. L’honneur est sauf.
Ce qui te choque en définitif, c’est ce manque de subtilité dans le traitement du sujet dont a fait montre Cameron, et qui est perçu par une certaine classe intellectuelle comme un affront personnel.
Cameron n’a jamais fait dans la dentelle, ni dans les drames pschychologiques ( ou psychédéliques, n’est-ce pas Lynch ? ^^). Cameron c’est avant tout l’action tambour battant. Et si l’histoire sous-tendue véhicule une moralité, bha on prend ou on ferme les yeux, car comme tu l’as si bien souligné plus bas ( heureusement ^^) au final, l’expérience valait le coup d’être vécue.
[...] notre imaginaire au point de nous faire vibrer encore 15 ans après. Et oui à l’époque où Cameron écrivait Avatar, sortaient les premières aventures de Woody et Buzz… Toy Story 3 de Lee Unkrich (monteur de [...]
Je n’ai pas encore vu le film mais j’ai grande hâte de le faire au vu de vos commentaires. Votre débat est fort intéressant.
Thomas je reconnais bien là, ta verve et ton amour des critiques aigris. Ha ! Ha ! ^^
Going Native
Hollywood’s Human Terrain Avatars
By DAVID PRICE
This week, as James Cameron’s 3D cinematic science fiction saga dominates the American box office, and tie-in products permeate fast food franchises and toy stores, it is worth noting an interesting bit of cultural leakage tying our own real militarized state to Cameron’s virtual world of Avatar.
Avatar is set in a world where the needs of corporate military units align against the interests of indigenous blue humanoids long inhabiting a planet with mineral resources desired by the high tech militarized invaders. The exploitation of native peoples to capture valuable resources is a story obviously older than Hollywood, and much older than the discipline of anthropology itself; though the last century and a half has found anthropologists’ field research used in recurrent instances to make indigenous populations vulnerable to exploitation in ways reminiscent of Avatar.
Avatar draws on classic sci-fi themes in which individuals break through barriers of exoticness, to accept alien others in their own terms as equals, not as species to be conquered and exploited, and to turn against the exploitive mission of their own culture. These sorts of relationships, where invaders learn about those they’d conquer and come to understand them in ways that shake their loyalties permeate fiction, history and anthropology. Films like Local Hero, Little Big Man, Dersu Uzala, or even the musical The Music Man use themes where outsider exploitive adventurists trying to abuse local customs are seduced by their contact with these cultures. These are themes of a sort of boomeranging cultural relativism gone wild.
Fans of Avatar are understandably being moved by the story’s romantic anthropological message favoring the rights of people to not have their culture weaponized against them by would be foreign conquerors, occupiers and betrayers. It is worth noting some of the obvious the parallels between these elements in this virtual film world, and those found in our world of real bullets and anthropologists in Iraq and Afghanistan.
Since 2007, the occupying U.S. military in Iraq and Afghanistan have deployed Human Terrain Teams (HTT), complete with HTT “social scientists” using anthropological-ish methods and theories to ease the conquest and occupation of these lands. HTT has no avatared-humans; just supposed “social scientists” who embed with battalions working to reduce friction so that the military can get on with its mission without interference from local populations. For most anthropologists these HTT programs are an outrageous abuse of anthropology, and earlier this month a lengthy report by a commission of the American Anthropological Association (of which I was a member and report co-author) concluded that the Human Terrain program crossed all sorts of ethical, political and methodological lines, finding that:
“when ethnographic investigation is determined by military missions, not subject to external review, where data collection occurs in the context of war, integrated into the goals of counterinsurgency, and in a potentially coercive environment – all characteristic factors of the HTT concept and its application – it can no longer be considered a legitimate professional exercise of anthropology.”
The American Anthropological Association’s executive board found Human Terrain to be a “mistaken form of anthropology”. But even with these harsh findings, the Obama administration’s call for increased counterinsurgency will increase demands for such non-anthropological uses of ethnography for pacification.
There are other anthropological connections to Avatar. James Cameron used University of Southern California anthropologist, Nancy Lutkehaus, as a consultant on the film. I recently wrote Lutkehaus to see if her role in consulting for Cameron had included adding information on how anthropologists have historically, or presently, aided the suppression of native uprisings; but Lutkehaus wrote me that her consultation had nothing to do with these plot elements, her expertise drew upon her fieldwork in Papua New Guinea to consult with choreographer, Lula Washington, who designed scenes depicting a gorgeous coming-of-age-ritual depicted in the film.
Among the more interesting parallels between Avatar and Human Terrain Systems is the way that the video logs that the avatar-ethnographers were required to record were quietly sifted-through by military strategists interested in finding vulnerability to exploit among the local populous. Last week a story in Time magazine quoted Human Terrain Team social scientist in training Ben Wintersteen admitting that in battlefield situations “”there’s definitely an intense pressure on the brigade staff to encourage anthropologists to give up the subject..There’s no way to know when people are violating ethical guidelines on the field;” and the AAA’s recent report found that “Reports from HTTs are circulated to all elements of the military, including intelligence assets, both in the field and stateside.” Like the HTT counterparts, the Avatar teams openly talked about trying to win the “hearts, mind, and trust” of the local population (a population that the military derisively called “blue monkeys”) that the military was simply interested in moving or killing. And most significantly, the members of the avatar unit had a naive understanding of the sort of role they could conceivably play in directing the sort of military action that would inevitably occur. Sigourney Weaver’s character, the chain-smoking, pose striking, tough talking Avatar Terrain Team chief social scientist, Grace Augustine, displayed the same sort of unrealistic understanding of what would be done with her research that appears in the seemingly endless Human Terrain friendly features appearing in newspapers and magazines.
Past wars found anthropologists working much more successfully as insurgents, rather than counterinsurgents: in World War II it was Edmund Leach leading an armed insurgent gang in Burma, Charlton Coon training terrorists in North African, Tom Harrisson arming native insurgents in Sarawak. These episodes found anthropologists aligned with the (momentary) interests of the people they studied (but also aligned with the interests of their own nation states), not subjugating them in occupation and suppressing their efforts for liberation as misshapen forms of ethnography like Human Terrain.
Anthropologically informed counterinsurgency efforts like the Human Terrain program are fundamentally flawed for several reasons. One measure of the extent that these programs come to understand and empathize with the culture and motivations of the people they study might be the occurrence of militarized ethnographers “going native” in ways parallel to the plot of Avatar. If Human Terrain Teams employed anthropologists who came to live with and freely interact with and empathize with occupied populations, I suppose you would eventually find some rogue anthropologists standing up to their masters in the field. But so far mostly what we find with the Human Terrain “social scientists” is a revolving cadre of well paid misfits with marginal training in the social sciences who do not understand or reject normative anthropological notions of research ethics, who rotate out and come home with misgivings about the program and what they accomplished.
On the big screen the transformation of fictional counterinsurgent avatar-anthropologists into insurgents siding with the blue skinned Na’vi endears the avatars to the audience, yet off the screen in our world, this same audience is regularly bombarded by media campaigns designed to endear HTT social scientists embedded with the military to an audience of the American people. The engineered inversions of audience sympathies for anthropologists resisting a military invasion in fiction, and pro-military-anthropologists in nonfiction is easily accomplished because the fictional world of a distant future is not pollinated with the forces of nationalism and jingoistic patriotism that permeate our world; a world where anything aligned with militarism is championed over the understanding of others (for reasons other than conquest).
David Price is a member of the Network of Concerned Anthropologist. He is the author of Anthropological Intelligence: The Deployment and Neglect of American Anthropology in the Second World War, published by Duke University Press, and a contributor to the Network of Concerned Anthropologists’ new book Counter-Counterinsurgency Manual published last month by Prickly Paradigm Press. He can be reached at dprice@stmartin.edu
Analyse intéressante.
en fin de compte, c’est un jeu pervers auquel se prêtent tant les militaires que les anthropologistes. Chacun usant de faux-semblants pour atteindre leurs buts respectifs.
doit-on penser que les anthropologues se fourvoient en acceptant une mission dont le but militaire inavoué est de trouver la faille qui leur permet d’en finir avec la population sous occupation sans dégâts majeurs ? Il est difficile de trancher.
quoiqu’il en soit, c’est tout à l’honneur de Cameron que de transposer ce débat vers le public avec une si jolie manière. La graine est semée. Laissons-lui le temps de germer…
22h30, achat des billets (pas donné la 3D, groumpf !).
22h35, essai des lunettes sur les bandes annonces (Toy Story 3, Alice in wonderland by Burton. Miam, miam, ça donne envie !)
22h40, extinction des feux, début du film…
23h15, mes yeux picotent férocement et je me rends compte que sans un effort volontaire je ne bats plus des paupières tellement je suis prise par la magie du 3D. Je suis sur une autre planète, dans une galaxie fort, fort, lointaine, en plein rêve, j’en prends plein les mirettes !
01h20, je sors de la salle avec un sourire béat.
Rien à péter que le scénar tienne sur un timbre poste et soit pompé à mort sur celui de Pocahontas (http://nsa14.casimages.com/img/2010/03/04/100304093920454049.jpg), moi il m’a fait rêver ce film.
Le bestiaire, la flore, les rochers volants (la beauté des images, quoi), les gentils contre les méchants (Luke Skywalker VS Dark Vador c’était du même acabit, hein ?)
Alors c’est clair que je n’ai pas votre science du cinéma pour décortiquer les phases du film (montée en tension, accalmie, re tension, etc…) ni pour juger de la musique ou de quoi que ce soit d’autre dans le domaine “technique”.
Mais tout ce que je peux dire, c’est que j’ai vécu avec ce film un grand moment de cinéma (qui aurait pu être plus épique je le reconnais), qui m’a ramenée des années en arrière dans l’émotion que j’avais ressentie avec la Guerre des Etoiles.
Et je bien contente de ne pas avoir votre “science” qui me permet de garder mon âme d’enfant pour me réjouir d’un putain de grand et beau spectacle !
Merci James !!!
C’est bien ce que je disais Mathilde. On s’en fout du scénar. ^^
Content que tu ais aimé. Comme quoi, moi aussi j’ai gardé intacte une parcelle de mon âme d’enfant. Il n’y a que nemo qui a grandi on dirait. ^^
Aie! Pas taper! =D
“garder mon âme d’enfant”… groumpf.
Cétaient les soldes sur les clichés à Nantes ?
Fallait avoir sa carte du Club Dorothée pour fait l’impasse qu’Avatar est un clone de Pocohontas ?
Aaaaaah ok ok ok ok !
Je n’ai pas honte de le reconnaitre. ^^
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Ben en attendant je me suis rudement bien amusé dans 2012…
Et j’y ai pris beaucoup de plaisir !
C’est grave si je m’y suis plus amusé que dans Avatar ?
(Et je ne vous parle même pas de l’orgasme de District Nine ou de The Hurt Locker !
Mince je salive déjà en pensant à Toy Story 3…)
Non mais sérieux Avatar c’est un spectacle que j’attendais depuis plus de 10 ans.
Et j’ai pas eu la “secousse” attendue. Mais j’ai passé un bon moment.
Seulement j’aurais vraiment aimé passer un moment inoubliable, genre Star Wars.
Maintenant pourquoi “attaquer” toujours pas le biais de jugement de valeur le type (moi en l’occurence) qui donne son avis sur Avatar ?
C’est quand même pas une secte ? Non ?
Que je sois un”frustré” ou que j’ai perdu mon âme de môme, parce que je suis déçu par le feu d’artifice ?
J’ai pas “la science” des histoires d’amour. Un film c’est une histoire d’amour.
J’aime ou j’aime pas à un temps T dans une condition C.
Et j’aime les avis divergeants sur Avatar tant qu’ils ne sont pas des jugement du genre: “ceux qui n’aiment pas ce film sont des Gargamel invétérés !”
Peut être un jour je reverrai Avatar et j’en aurai les larmes aux yeux comme pour tous les films Pixar que j’ai vu à ce jour.
Car J’aime Wall-E, j’aime UP, j’aime Cars, Bugs, Nemo, j’aime tous les Toys Story, les Indestructibles et les histoires de monstres !!!!
J’ai versé une larmichette pour chacun d’entre eux même les courts métrages !
Pas pour Avatar….
Même si Bugs est une adaptation des 7 mercenaires, j’avais pas ressenti la photocopieuse.
Même si j’aime vraiment la prose scénaristique de James (merci James!), Avatar n’a pas fait vibrer ma corde sensible…
J’ai pas eu mal mais j’ai pas non plus eu une expérience transcendantale.
Vivement Gunmm !!!
PS: c’est vrai que Conan le Barbare c’est un des films que j’ai le plus re re re re re re re re re re re re regardé… avec Aliens ! Merci encore James !
(Même James Horner était bon dans ce film ! Let’s ROOOOOOOCK !)
On taquine nemo. On taquine. ^^
Je suis sûr que Cameron va se rattraper pour la suite à donner à ce Mega Giga Ultra Blockbuster. disons qu’il a simplifié la trame scénaristique pour ratisser large ( adeptes de Bay et Emmerich ^^) et recruter dans le rang de la gent féminine. ( j’ai pas dit une grosse bêtise là ? ^^)
en parlant des Indestructibles, ça méritait, pour moi, plus que deux Oscar, tant ça suintait l’excellence à tous les niveaux. Scénario, dialogues délicieux, superbe B.O de Michael Giacchino.
Quant à Conan…J’ai les hémorroïdes qui se réveillent quand j’ai su que Momoa va oser incarner le personnage. J’espère me tromper, mais c’est rare quand ça m’arrive. ^^
Je sais bien !
Je suis d’accord avec toi, le vrai coup de génie de Cameron est d’avoir ratissé large en épurant sa trame. Le film que j’attendais aurait peut être été un flop.
Mais il a réussi à donner à la SF un rôle fédérateur avec cet énorme succès.
Plutôt que de la hard SF, James Cameron propose un film allégorique. De plus avant de parler de plagiat, son projet date d’avant The New World de Terence Malik par exemple.
Michael Giacchino est encore un de ces Macaronis qui savent composer de la musique ! Marre de tous ces Beltrami et autres Morricone !!!
J’vais leur faire bouffer du Benjamin Biolay à cette bande d’amoureux de la mélodie inoubliable !
Concernant Conan, nous avons eu la chance d’avoir une version française somptueuse. L’accent autrichien de Governator n’a pas aidé le film outre atlantique. Je n’ose pas imaginer un remake, la barbe… Même Gladiator n’arrive pas à retrouver le souffle épique du chef d’oeuvre de Milius illustré par la partoche de feu Basil…
Question: c’est quoi ce Benjamin Biolay ? Un chanteur Bio élevé aux produits lactés ?
Juste encore un type qui voudrait être à Gainsbourg…
Hum…Je viens de regarder un extrait de clip sur youtube.
C’est un savant croisement d’un Etienne Daho ayant abusé de Jack et d’une Mylène Farmer version 65 ans.
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