Land Of The Lost: Le Vrai Monde Perdu

3 08 2009

A l’assault d’un nid de Pterodactyles mélomanes…

Voici un film à classer dans la petite collection jouissive des petites perles scintifico délirantes au coté du premier “Ghostbusters” ou encore du cultissime “Buckaroo Banzai”. “Land Of The Lost” est donc une comédie de science fiction librement inspirée d’une série américaine éponyme inconnue chez nous.

LAnd of the Lost 1Une fine équipe avec des équipements bien low tech.

Le pitch:
Dr. Rick Marshall (Ferrel) est un “Misfit of Science”, un physicien banni de la communauté scientifique pour avoir défendue une théorie quantique que lui seul comprend concernant les tachyons et les trous de vers entre les mondes parallèles. Avec Holly, jeune physicienne uninversitaire (qui croit en son travail) et Will un péquenaud haut en couleur, ils vont mettre la théorie en pratique et découvrir une autre dimension: le fameux Monde Perdu où se mêlent préhistoire et futur improbable. Ils se retrouvent sans arme ni habilité spéciale pour survivre dans cet univers où se côtoient dinosaures en maraude et autres créatures fantastiques d’un autre monde – un pays paumé certe mais riche en visions spectaculaires et effets comiques hors normes.

Chaka, avec son coté Kiki de tous les Kikis

Parmi toutes leurs aventures: ils adopteront un gentil primate du nom de Chaka, tout droit sortit de l’Acte I de “2001 L’Odyssée de l’Espace”, deviendront à leur insus incollables sur une des chansons de “Chorus Line”, seront l’objet de la vendetta d’un T-Rex mal embouché, mangeront du crabe géant explosif au bord d’une piscine, se feront piquer par un moustique vampire en jouant du banjo et croiseront le destin des hommes reptiles du futur à double machoire.

Du  Golden gate Bridge au Sphynx sur fond de volcan

“Land of the Lost” est impossible à raconter. Je pense que chaque spectateur y ira de sa version. Les fans de Will Ferrel ne seront pas déçus: Il est en roule libre du début à la fin. Anna Friel (Pushing Daisies) est plus mimie que jamais en scientifique débrouillarde et sexie et on retrouve (ou découvre) l’hypra talentueux Denny McBride (“Tonnerre sous les Tropiques” et “Underworld”) en redneck survivaliste grande gueule et opportuniste.
Land Of The Lost s’apparente à un tour de manège truffé de clins d’oeil à la pop culture US. Les héros digressent plus vite que leurs ombres, passant de l’Art De Se Faire Des Ennemis Au Près Des Dinosaures à la redécouverte de l’effet “Autopitch” de la chanteuse Cher (“Do you believe in love after love”) rien qu’en posant la main sur  une porte multi dimensionnelle…. Vous voyez ce que je veux dire ? Non ? C’est normal les scénaristes sont fous. D’ailleurs l’un d’entre eux fait une courte apparition caméo (en vendeur de glace rapidement mis en pièce par une meute de vélociraptors attirés par la musique de son camion…).

Un T-Rex facécieux qui révèlera sa vraie nature à la fin.

La mise en scène est soignée, tout comme la photographie et les effets spéciaux. La grande classe pour donner corps à cette dimension paumée. Les scènes d’actions les plus folles peuvent être filmées à l’ancienne façon vintage mais aussi bénéficier de la frénésie d’une caméra à l’épaule façon “The Shield” ou”28 Weeks Later” !!!
Bon en attendant, vous voilà servis: “Land Of The Lost” est un vrai film Pop Corn, tout frais, à voir de préférence en V.O. .
En sortant vous aurez l’envie d’adopter Shaka, un T. Rex ou encore Anna Friel en short, ce sera au choix. Mais vous aurez aussi furieusement envie d’y retourner pour le partager entre amis ! Sinon à en parler tout seul en riant bêtement, vous vivrez de grands moments de solitude…

Entre surprise et dégout… ou quand un récital au coin du feu part en eau de boudin…








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