Transformers 2: Oh Michael… please, please, please, do grow up.

30 06 2009

Michael Bêêêh nous rend chèvre.

Transformers, le premier du nom avait rapporté 700 millions de dollars.
Croyez vous un seul instant que Michael Bay n’allait pas remettre le couvert ?

Alors voici son nouveau spectacle avec des robots qui font tout péter de manière ultra réaliste, ultra bruyante, avec des ralentis prouvant son incompréhension totale de la grammaire cinématographique de base, tellement il a les moyens, tellement ses robots sont indiscernables les uns des autres dès qu’ils se foutent sur la tronche, tellement le montage stroboscopique peut toujours atteindre de nouvelles limites dans les micro coupures, tellement on vous trépane le cerveau avec toute cette débauche de moyens…
Mais l’argent ne fait toujours pas le talent et même si Steven Spielberg souteint le projet, ce dernier a été capable de nous livrer un “Jurassic Park II Le Monde Perdu” bâclé, long et décevant.
L’histoire de Transformers II est digne d’un brouillon rejeté de Roland Emmerich ou du compte rendu d’une soirée brainstorming chez Endemol: une prouesse scénaristique capable à sa lecture de provoquer 10 bâillements à la minute. Un script capable de prouver par A+B que les scénaristes US sont capables de nous ressortir des stéréotypes éculés qu’ils nous feraient presque prendre les Tarzan de Johnny Weissmuller en reportage de Lonely Planet sur l’Afrique Orientale. Les dialogues sont inaudibles au milieu des bruits de ferrailles et autres effets pyrotechniques, plutôt mal intégrés avec les CGI des robots. Force est de constater qu’ils devraient TOUT faire en image de synthèse, façon Wall-E, afin d’avoir une image plus lissée, plus homogène. Désolé mais les Robots de Transformers puent toujours autant les images de synthèse. Personnellement les animation en go motion de Rob Bottin pour Robocop avaient plus de gueule et surtout étaient mieux intégrées. Le cerveau humain est capable de se laisser berner, mieux il veut se faire berner. On pardonne le fil visible qui soutient la maquette du Thunderbird 1 pendant son atterrissage et on admire les prouesses des animateurs. Mais quand on a les moyens de Michael Bay. Peut on lui pardonner de ne pas savoir les utiliser pour produire un bon film ?

Un acteur avec un nom qui lui empêche toute carrière dans les pays francophones

Quand on pense qu’il a eu assez de brouzouf pour forcer trois étages de gratte ciels garnis de serveurs à effectuer les rendering de ses robots géants…
Ne vous inquiétez pas vous verrez tellement de Transformers en action qu’au bout de 30 minutes ce sera l’indigestion. Et vous avez encore beaucoup de pelloche à gober avant que la salle se rallume ! Cette torture peut vous lobotomiser. Si ce n’est vous, ce seront vos têtes blondes… parce que si Michael Bay avait du talent pour faire des films d’actions cela se saurait. Il est l’inventeur de la surabondance de plans cut afin de palier au manque d’idées.

Du  jamais vu ! Cette passion pour le 7ème arrondissement au détriment du 7ème art !

Ces scènes d’actions sont tout sauf fluides. Bay est un mauvais metteur en scène capable de plomber un bon Pop Corn Flick comme “The Rock” avec des scènes d’actions inefficaces et inter…minaaaables (la scène avec les wagonnets !!!). Pourtant grâce à des bandes d’annonces redoutables d’efficacité, des distributeurs à genoux devant le rouleau compresseur hollywoodien, Michael Bay continue de tourner. A l’image d’un type richissime qui chanterait faux mais comme il fait salle comble, personne n’oserait lui dire…

Vous avez dit Bimbo ?

Le résultat est là: bruyant, long, vain, inutile, rabâché, mauvais, pénible, lourdingue, moche, pas écolo du tout mais tellement rentable. Ma petite entreprise connait pas la crise alors pourquoi s’en passer ? On espère juste que les millions vendangés seront réinvestis dans quelques bons films… car pour une revanche, c’est une revanche. Mais on y est pour rien nous ?!!

L’art de la gestion pyrotechnique à tout va… avec un petit gout d’Irak de derrière les fagots…





Quand Star Wars s’appelait “La Guerre des Etoiles”…

29 06 2009

Petit moment nostalgie pour vieux cons:
je me demandais qu’est ce qui a bien pu me faire autant vibrer quand j’étais môme, le jour où j’ai découvert “La Guerre Des Étoiles” … c’était en 1977 !
Star Wars - La Guerre Des Etoiles
Tout d’abord à cette époque, j’étais plutôt fan de James Bond et en 1977 se profilait “L’Espion Qui M’Aimait” avec sa voiture sous marine ! Les magasins de jouets regorgeaient de miniatures “Corgy Toys” avec un hélicoptère de la Strombreg Inc et la fameuse Lotus Esprit Blanche qui allait emmener Barbara Bach et Roger Moore jouer au sous marin.
A coté de l’affiche du futur James Bond, il y avait une autre affiche: celle de “La Guerre des Étoiles”. Je me souviens du jour où je l’ai vu pour la première fois. A la radio passait «Now I need you» de Donna Summer avec un coté très “secte futuriste”… et sur l’affiche un slogan bien étrange: “Que la Force soit avec toi”.

Star Wars - La Guerre Des Etoiles
A l’époque, pas d’Internet ni Écran Fantastique accessible pour se faire une opinion. Les films arrivaient en France des mois après leur sortie aux US et il fallait encore compter 3 mois de plus pour qu’ils arrivent en province… Donc les affiches et les photographies épinglées dans les cinémas étaient notre principale source de rêve en attendant de découvrir le film. Avec une affiche pareille: Leia montre ses jambes et Luke sa poitrine en brandissant une croix de lumière sur fond de flotte spatiale… je pensais que c’était une affiche pour un ballet. Ben oui, une guerre de danseurs étoiles !
En fait je vivais tellement dans un trou perdu que c’est en fait ma cousine Valérie qui eu la chance de découvrir “La Guerre des Etoiles” quelques mois avant moi.
-Alors il y a une “Étoile Noire” !
-Et une “Étoile Blanche” ?
-Si tu veux. Il y a des “rebelles”.
-Ils se battent avec quoi ?
-Avec des “épées lasers” !
-Wow!!! Et il y a des robots.
-Oui il y a Sripio et Artout Ditout ! Et puis ya Anne Sauleau et son Wouqui !

Star Wars - La Guerre Des Etoiles

C’en était trop. Ce film allait dépasser de loin les meilleurs épisodes Cosmos 1999 dont je n’avais pas raté un  seul épisode à “Samedi Est A Vous”. En revenant de l’école, je passais devant l’un des trois cinémas de ma ville, le plus grand et la plus belle salle (les autres salles étaient réservées aux films de bidasses…) et je comptais les jours jusqu’à la semaine de sortie.

Une séance à 21h00 le soir en semaine. Une grande salle avec ses fauteuils en velours rouge du balcon et ceux en skai orange dit “club”. C’était aussi l’époque des entractes. Le temps de changer de bobine et de déguster un Nuts ou des chocolats Bahlsen à la pub délirante façon Barbarella. On allait voir les films une seule fois. Donc on ouvrait bien ses mirettes. Il fallait attendre presque 10 ans avant de les retrouver à la télévision. (Un peu moins avec l’avènement des magnétoscopes au début des années 80!).

Star Wars - La Guerre Des Etoiles

Bref on sortait de la salle avec des étoiles plein les yeux. On ne parlait que de ça à la récré! Surtout que pour une fois le paternel qui nous avait accompagné voir cette “connerie”, et ben il avait vraiment apprécié ! Un an plus tard, le mien me parlait encore du “Wookie”… et allait m’en vouloir à mort que j’aille voir “l’Empire” sans lui !

Star Wars - La Guerre Des Etoiles

Sans entrer dans les détails sur le succès mondial de Star Wars, il est certain qu’après ce film, le cinéma de SF allait changer de cap. D’abord l’espace était un monde bruyant. Les chasseurs TIE passaient devant nous en poussant des hurlements sinistres. Le Faucon Millénaire rugissait docilement. L’attention donnée aux bruitages mais aussi à leur perception dans l’espace: c’était du jamais vu. Lucas avait déjà expérimenté l’effet Doppler dans THX118 et sa poursuite de “Jetcar”. Mais le moindre vaisseau qui passait au ras de la caméra nous en mettait plein les oreilles. Le son, c’est ce qui a de primordial dans le dépaysement qu’apporte un film. Bruitages et musique, tous concordent à vous immerger dans une dimension parallèle. Par exemple, ce fut un des éléments du succès de “Battlestar Galactica” sur Scifi, le choix de la musique inspirée World Music, mêlant DoukDouk et percussions tribales aux bruitages très “starwars” des “Marauders Cylons” et des “Vipers Coloniaux”. En plus, Star Wars nous proposait une musique classique en pleine période ou “futuriste” rimait avec “Jean Michel Jarre” ou mieux encore “Space Art” (Dominique Perrier et de Roger Rizzitelli, qui entre autres, ont longtemps travaillé avec Jarre, en compagnie de Francis Rimbert)! Et là que pour souligner les ambiances de cette galaxie loitaine il y a très très longtemps voici du symphonique héroïque offert sur un plateau par un des musiciens américains les plus extraordinaires: John Williams ! (Merci à Spielberg d’avoir jouer les entremetteurs en scène!)

Star Wars - La Guerre Des Etoiles
Star Wars - La Guerre Des Etoiles
Star Wars - La Guerre Des Etoiles

Parce que ce qui me faisait le plus rêver en tant que gamin, c’était que “La Guerre des Étoiles” n’était pas un futur mais un passé antique !
Des années après, entre deux “Temps X” des frêres Bogdanoff, le rêve proposé par George Lucas perdurait. Un manche à balai et de l’alu et on s’armait d’un sabre laser et devenait un “Djedaï”. Parce que soyons clair, tout le monde le sait, l’arme la plus cool c’est le “sabrolaser”.
Ah oui, parce qu’à l’époque à défaut du Net on avait les livres et les BD de chez Lug de la “Guerre des Etoiles”. Sur un des premiers livres ils avaient traduit “Luke Skywalker” en “Luc De Courtciel”.  Je vous passe les “Chicktabba”, les “Dark Vador”, “D2R2″, “Etoile Noire”…et autres Chasseurs Taïe (T.I.E. signifiant en réalité “Two Ion Engines”)…
Star Wars donnait aussi l’impression d’être truffée d’effets spéciaux, alors qu’il y en avait en gros un quart d’heure mis bout à bout. Magie du montage. (ILM: “I Love Marcia”!). La qualité avant la quantité. Ce n’est plus tellement le cas de nos jours…

Star Wars - La Guerre Des Etoiles

J’avais fait l’expérience de projeter à la nouvelle génération, gavée de “Bullet Time” et autres CGI, ce que nous appelons maintenant l’Episode IV – Un Nouvel Espoir”. Si, si!! Il y a des jeunes qui connaissent “Harry Potter” sur le bout des doigts et qui n’ont jamais vu ce film de 1977!  Et donc, lors du premier passage en hyperespace du Faucon, quand ils se sont tournés vers moi, les yeux brillants en annonçant “trop bien!!!, je me suis dit: la magie opère toujours! La recette fonctionne! Pourtant elle a été plagiée, éventée depuis plus de trente ans, mais elle procure toujours autant de frissons !

2009. Star Wars est devenu une des franchises la plus rentable au monde. On parle d’une série TV de 400 épisodes, sans doute galvanisée par le succès de Galactica ? Elle sortirait en 2011 ? Tournée en Australie…
Et ben j’espère que les responsables de ce projet gardent dans leur cœur “cette toute première fois” où ils ont vu Star Wars au cinéma, qu’ils se repassent en boucle les épisodes IV et V et qu’ils ne nous trahiront pas “trop”…
Star Wars - La Guerre Des Etoiles





2012: l’Apocalypse fait toujours recette !

22 06 2009

2012

Rappelez vous, à la fin des années 90, nous avions vu fleurir une floppée de films catastrophes dits “millénaristes”. On avait la peur de “Y2K”: tous les ordinateurs allaient faire un énôrme BUG ! Judgement Day nous tombait dessus en 1997, puis en 1998 (le résultat de trois fois le nombre 666), puis en 1999 (999 c’est 666 à l’envers) puis en 2000…
Les producteurs, depuis, avaient mis la pédale douce sur les films de fin du monde jusqu’à ce qu’ils se décident à rentabiliser tous les progrès en CGI faits depuis 10 ans: nous sommes en 2009 et nous allons trembler parce que le calendrier Maya s’arrête au solstice d’hiver 2012 !
Apocalyse II, elle revient et elle n’est pas contente !
On va finir par croire que certains scénarios et mise en scène sont d’abord définis par les studios d’effets spéciaux.
Genre:
-J’ai encore un nouvel algorythme pour calculer les vagues géantes.
-Wow ! Trop bien !
-En plus en ce moment c’est les soldes, aors je te calcule 3 vague pour le prix de deux !
-Bouge pas je préviens le scénariste de Roland Emmerich.
-Roland Emmerich, il a pas besoin de scénariste… envoie lui un texto.

2012

Rien que dans la bande d’annonce, les tsunamis ont la part belle, des pluies de météorites (comme dans Deep Impact, Armaguedon, Transformers 2… les mêmes!) en veux tu en voilà, des situations improbables à la pelle (il devait y avoir des soldes la dessus aussi au vu des prouesses aéronautiques constatées). Et pour le coup, soldes ou pas soldes, le budget de 2012 serait de 200 millions de dollars !!! Comme quoi Cassandre fait toujours des émules pendant la crise ! Et puis, le budget casting n’est pas en retrait avec  John Cusack, Amanda Peet, Thandie Newton, Danny Glover et Olivier Platt. Rien que ça !
Cette confiance dans la rentabilité de la Fin du Monde provient aussi du fait que le film va dans le sens des théories abracadabrantesques qui circulent sur le net: la Norvège prépare en secret une Arche dans l’archipel arctique du Svalbar, la théorie du complot Illuminati, les Mayas ont enfanté Madame Soleil, la Planete X va s’aligner sur les autres planètes du système solaire et causer un gigantesque cataclysme… Comme avait dit Jacques Dutronc: “On nous cache tout, on nous dit rien. Plus on apprend plus on ne sait rien. On nous informe vraiment sur rien.” Avec toutes les preuves avérée de mensonges tchernobilesques plus ou moins habiles des gouvernements,  il y a de quoi titiller votre imagination de graine de secte non ? Petit scarabée, éloigne toi de la penderie et lâche cette corde à nœuds !

Mais: «Si on se projette au 21 décembre 2012 et qu’on regarde les cartes stellaires, [on voit que] c’est vrai: le centre de la galaxie, le Soleil et la Terre seront parfaitement alignés. Ça va se produire, c’est vrai. Mais ce que le site ne vous dira pas, c’est que cela se produit chaque année, le 21 décembre.»

Et comme dirait David Stuart – historien et spécialiste des Mayas – dans un article du Los Angeles Times: «Se tourner vers les anciens Mayas pour trouver des réponses à nos problèmes modernes n’est pas la meilleure utilisation que nous puissions faire de notre temps et de nos neurones.»

2012

En attendant, un projet de Roland Emmerich, c’est toujours plus excitant qu’un film chorale de François Ozon, même si son intrigue se passait le 21 décembre 2012, non ? Même si le plus Allemand des réalisateurs hollywoodiens n’est pas un as du scénario abouti, il nous livre des images qui font leur petit bonhomme de chemin dans la pop culture mondiale et à grands coups de pelle en plus!
On retrouve aussi les thèmes de prédilection de Roland depuis Stargate: le scientifique qui a tout compris, la base secrète, le président des Etats Unis (Danny Glover!!! Yes!!!) et la destruction des monuments cartes postales du monde entier. Je trouve qu’il y a un petit coté Blake & Mortimer aux épopées emmerichiennes.

Et tout ça, ça va nous faire un bon gros blockbuster pour se gaver de pop corn entre deux assourdissants grondements en THX 5.1. !!! Un roller coaster, véritable catalogue des possibilités des CGI en 2009.
Il ne manque qu’une seule chose au catalogue du dernier film de Roland Emmerich: la 3D, l’Imax et peut être l’originalité. Parce que le thème du Déluge est un vieux fantasme de Roland. En effet son premier film n’était il pas “Le principe de l’arche de Noé” ?

2012





Tom Cruise: Mission Impossible Quatre, c’est pô possible ?!

21 06 2009

MI4

Alors si la Paramount (mal en point après la dernière daube d’Eddie Murphy “Imagine That!”) était prête à pactiser de nouveau avec le diablissime Maverick, histoire de rentabiliser un peu mieux ses films ?
Alors il parait que c’est officiel: Tom Cruise rempile pour un Mission Impossible 4 !
Mais est ce une bonne nouvelle ?

Qui a envie de suivre les aventures de l’indestructible Ethan Hunt ? Au début, Brian de Palma nous proposait un dinosaure de film lourdingue avec de l’action en veux tu en voila et un bon arrière gout de blockbuster popcorn dans la bouche: on en avait pour son argent. Comme à la Piste Aux Etoiles avec Roger Lanzac! Et maintenant on grimpe sur l’Eurostar à 300 à l’heure ! Yes !!!

Ensuite il y eu le mirage John Woo. Le réalisateur de “Pigeon Vole” nous proposait une nouvelle coupe de cheveux et des ralentis soporifiques à souhait, le tout soutenu par un scénario d’une mollesse proche du bidon d’un Steven Seagal (sans le mystère qui flotte autour… c’est vrai comment c’est il fait pousser le bide aussi vite ?).
Zou: déception !

MI4

Et puis il y a eu J.J. Abrahms. Un homme d’idées, de concepts: un type qui aligne les succès à la télé en “renouvelant” le genre: “Lost”, “Alias”…
Ce producteur, auteur, réalisateur est en gros pour les studios l’équivalent des promesses d’une Pole Dancer ficellées nue sur le plumard d’un Sensation Seeker adepte du Shibari: plutôt mourir que de passer à coté de la penderie !

Conséquences:

-Ecoute Coco, avec ton succès sur Star Trek, alors que c’était méga casse boulette comme projet, tu peux nous demander ce que tu veux !
- Tout ce que je veux ? Ben justement j’avais une idée avec un monstre géant qui…
-Hop! Hop! Hop! Ici à la Paramount, on reconnait ton talent Coco.
-”J.J”… Mon prénom c’est “J.J.” pas “Coco”.
-Comme dans la chanson de Dalida ?… Mais tu vois, quand on regarde nos archives, on se dit que tu pourrais nous rendre un petit service.
-Quel genre de service ?
-Ben, rapport à Tom Cruise, tout ça. Il voudrait bien rejouer le rôle de Ethan Hunt. Il est prêt à payer cher pour sauver le monde.
-Encore ? Mais ces’t vous qui aviez dit: “Plus jamais!” parcequ’on a pas atteint les 500 millions de recette sur Mission Impossible 3…
-C’est pas d’ta faute, Coco. C’est la faute au “Noiche avec ses Pigeons”.
-….John Woo ?
-Oui le “Noiche avec ses Pigeons”. Sans lui pour te coller des casseroles avec son M.I:2 on aurait fait plus de 600 millions.
-Pourtant on lui avait coupé courts les cheveux à Tom. Histoire qu’il ne ressemble pas au volet numéro deux mais au numéro un.
-Justement on voulait te proposer une nouvelle coupe de cheveux. Court devant et long derrière.
-Comme Kadjagoogoo ?
-Comme Dalida!
- Mais j’ai pas l’temps ! J’ai des trucs sur le feu…
-On a juste besoin d’ta signature. Deux trois d’tes idées. Et on s’occupe du reste…

MI4

Donc vous avez compris ?
Il y a un an, on annonçait que Tom Cruise allait devoir se cantonner au rôle de producteur puisque la franchise allait bénéficier d’une jeune star montante pour la relancer. Genre Mission Impossible rencontre Jason Bourne avec Jonathan Rhys-Meyers qui rempilerait…
La dessus J.J. Abrahms réussit là ou tout le monde imaginaient qu’il allait se planter. Star Trek est un succès mondial. Tom Cruise trépigne d’impatience…
Faites signer l’accusé. M.I.4 est lancé ! Et puis ensuite MI5 et MI6 avec de vrais espions dans la boite ?

MI4

“mieux”





David Carradine: raide sous la corde

9 06 2009

Claudia JenningsClaudia Jennings

Karl Kraus* disait: “De temps en temps, une femme est un substitut convenable à la masturbation. Mais bien sur, il faut beaucoup d’imagination.”
David Carradine avait beaucoup d’imagination même sans une femme. Alors comment la petite mort est telle devenu la mort définitive ?
Tout d’abord il s’agit de remettre les pendules à leur place:
ce n’est pas de la masturbation que David est mort mais de la technique qu’il a utilisé pour obtenir une érection afin de se masturber. Ce n’est pas la même chose. Il s’agit maintenant de ne pas ternir son image. Comment ça c’est déjà fait ???

Claudia JenningsClaudia Jennings

Bon reprenons un peu de hauteur. Vu son âge, David devait peut être avoir des petits soucis érectiles et, plutôt que d’utiliser la petite pile bleu des Schtroumph pour ses pratiques solitaires, il semble avoir préféré jouer à ce jeu du foulard pour adulte connu depuis la nuit des temps: la strangulation et l’asphyxiophilie ! En effet, en agissant sur les carotides, la strangulation entraine une anoxie du cerveau et un état second où les sensations seraient augmentées, mais aussi une irritation du système nerveux qui passe dans le cou et qui, via le nerf érecteur, déclenche donc une érection chez l’impuissant.

Claudia JenningsClaudia Jennings

Le principal objectif est d’arriver, par une masturbation, à l’orgasme avant la perte de connaissance. Auquel cas, on retrouve la personne pendue, généralement à genoux, la corde accrochée à une poignée de porte, de fenêtre ou à la solide tringle d’une penderie.
Cette érection se retrouve aussi chez tous les pendus (morts par strangulation et non par trappe et coup du lapin, comme pour Saddam Hussein). Jadis, on assistait aux pendaisons pour ces troubles raisons. On a même dit que certains couples copulaient la nuit au pied des pendus, notamment au gibet de Montfaucon à Paris. Et c’est là que poussaient les mandragores, racines magiques issus de la semence des condamnés.

Claudia JenningsClaudia Jennings

Dans le cas de David, il devait peut être y avoir, à l’origine de son impuissance, une fuite veineuse des corps caverneux, d’où l’emploi d’un lien autour de son sexe afin de mieux conserver l’érection.
Voilà, comme dirait Callogero: c’est dit !

David Carradine. Quelle “joie” de voir un de ses souvenirs d’enfance se retrouver écrasé sous les coups de butoirs d’une presse tabloid extrême orientale et voir ces infos relayées par des blogs (comme celui que vous lisez actuellement).
Personnellement, David a incarné un superbe “Jedi” dans “Kung Fu” puis dans “Les Gladiateur de l’AN3000″ (“Deathsport” produit par Roger Corman), au coté de Claudia Jennings… Miss November 1969 !!! Playmate de l’année en 1970… C’est elle d’ailleurs qui orne ce bulletin…(Elle est plus sympa que la tronche de David avec la clope à la main, non ? Elle a du lui faire un p’tit coucou au Paradis puisque ca fait 30 ans qu’elle lui chauffe la place…)
Alors mettons nous à la place de David Carradine. Ayons une pensée tendre pour lui. Ca a du être traumatisant de tourner avec la peu farouche Claudia! Surtout que Roger Corman l’a filmée en FFN (Full Frontal Nudity!!!)

Claudia JenningsClaudia Jennings

Et dire que David Carradine était en Thailande pour tourner dans un film français dont le nom est “Stretch”… de là à avoir trop tiré sur l’élastique. Oh ça va! Comme disait Woody Allen: “Ne dites pas du mal de la masturbation. C’est du sexe avec quelqu’un que j’aime.” (“Don’t knock masturbation. It’s sex with someone I love.”)  Alors ayons une pensée pour David Carradine, un gentleman qui agrémentait les soirées des festivals en jouant du piano dans les hotels. Un acteur toujours aimable et patient avec ses fans. Et une icône du cinéma popcorn. Et puis, elle est pas belle la mort ? Entre une carlingue d’Airbus faisant le grand plongeon en pleine nuit, au milieu des cris de terreurs, et une penderie d’un 5 étoiles en Thaïlande… y a pas photo !

David Carradine

*:Karl était un écrivain autrichien (1874-1936). Homme de combat, il fonda et dirigea la revue satirique Die Fackel (1899 -1936), dans laquelle il critiqua les moeurs de son temps, la politique autrichienne, la dégradation de la langue…





Terminator Renaissance: Mais non ? Messie !

1 06 2009

Terminator RenaissanceHaut régime sans selle ?

Vision d’apocalypse: nous sommes en 2009. Les réserves mondiales de franchises sont venues à manquer. Mais des maraudeurs, des charognards qu’on appelle “Les Studios Hollywoodiens” parcourent les routes à la recherche d’une formule magique qui pourrait leur permettre de gagner encore quelques millions de dollars. Les anciens parlent encore d’une légende. Celui qu’on nommait “L’Inexpressif”. Celui qu’ils appellaient “Le Terminator”. Celui qui leur avait promis:”Je vais revenir!” Malheureusement, le Cyborg Autrichien s’était enlisé dans une autre mission: sauver la Californie de JC (Julien Clerc)…
Bon alors, si une nouvelle équipe de jeunes producteurs décidait de reprendre la franchise Terminator et faire perdurer ses fusils à pompe et ses pompeuses voix off ? Ouaih! Une nouvelle équipe dirigée par un réalisateur aux idées aussi courtes que son nom: McG !

Terminator Renaissance

Bon alors, il nous faudrait d’abord trouver un nom qui se la pète: “Terminator Reluctance“, “Terminator Résilience“, “Terminator Resistance“… un truc comme ça ! “Terminator Renaissance“* !! Mais bien sur. C’est à la fois religieux et clair sur les intentions de relancer la pompe à fric. Et puis ça fait plus chic que “Terminator Redondance“! En plus le héros c’est J.C. (John Connor), joué par Christian Bêle (Julien Clerc?)… Ensuite on va faire ça en 2018. Sachant que le fils de Sarah Connor est né en 1985… mince alors: pile poil 33 ans, comme l’age d’un autre célèbre J.C. !

Terminator Renaissance

En fouillant un peu, ils ne sont pas deux, ni quatre (comme stipulé sur IMDB) mais une bonne vingtaine de scénaristes à s’être penchés sur le berceau de la Nouvelle Franchise Terminator. Et cette jolie équipe a subi deux coups de théâtre lors de l’écriture.
Le premier fut la nouvelle direction imposée par les Studios quand le fameux Christian Bale (“Batman Begins”, “L’Empire du Soleil”, “The Machinist”, “Equilibrium”, “American Psycho”… non j’déconne tout le monde connait Cricri…) a accepté le rôle de l’iconique et monophtalme John Connor. Alors que les scénaristes principaux (Brancato et Ferris, deux anciens galériens de l’équipe à Roger Corman) avaient surtout bossé sur Marcus Wright le gentil Terminator amnésique mais aussi sur les premiers essais de “Time Bubbles” réalisé par Skynet et les balbutiements du “Metal Liquide Vivant” implémenté sur le T1000 (qui selon JC, Cameron, était tellement redouté par l’I.A. Skynet qu’il fut envoyé dans le passé de T2 une nanoseconde avec la défaite totale des machines)… Allez! Tabula Rasa comme on dit chez les castors mécaniques suédois d’IKEA. Je veux qu’on suive le parcours de John Connor. Christian Bale nous coute bien assez cher comme ça ! Et virez moi ces armes à énergie, tout le monde dans le futur repasse à la poudre à canon, comme dans “La Chute Du Faucon Noir” ! Faut que ça fasse réaliste genre Bagdad Café ! (Oui, m’sieur, mais elles étaient quand même superbes, ces images de combat de nuit au plasma dans T1 et T2…) De toutes façons on va faire des scènes en plein jour. On a les moyens techniques pour simuler la journée que diable! Plus besoin de fausse nuit pour camoufler les fils des maquettes et les projections derrière les acteurs !
Et puis, il y a eu la fameuse fuite de l’année dernière: John Connor meurt à la fin du film (à 33 ans!) et Marcus endosse sa peau. Ce qui signifie que Skynet va finalement être vaincu par un Terminator et non par un humain ! Ohlalala ! Comme c’est messianique: J.C. est crucifié sur l’endosquelette chromé de Marcus pour y… renaitre !!! Mais oups ! Y a eu une fuite ! Réécrivez moi la fin du film tout de suite !
Oh et puis après tout, la fin on s’en fout… vous me rajouterez une lueur dans les yeux de la gamine qui n’a pas dit un mot de tout le film comme dans Mad Max 2, histoire de faire comprendre qu’il y aussi d’autres “gentils” Terminators qui aurait infiltré la résistance et basta ! On pompe “Battlestar Galactica” ou même “Planète Hurlante” (“Screamers” inspiré de Philip K. Dick…) mais qui s’en souvient, hein ?

Terminator Renaissance

Tiens pendant que vous y êtes, vous me mettez un Terminator géant, un moissonneur genre “La Guerre des Mondes” animé comme dans “Transformers”, on sait comment faire ce genre d’images de synthèse ! Trop fastoche cette prod’ !  Et puis, vous lui rajoutez des “Moto Terminators” ! On va en faire des jouets, histoire de rentabiliser les heures de rendering CGI via notre Merchandising…
Comment ça le script ? Mais on s’en fout du script ! Personne n’y comprend plus rien de toutes façons. Et voilà que j’rencontre mon père plus jeune que moi (car je ne l’ai pas encore envoyé dans le passé pour faire craccrac avec Sarah)et cet ado sort à tout va “Suis moi si tu veux vivre”! ‘Tain the Hommage à T2 ! Vous avez pensé à me rajouter des Latinos qui hurlent “Hasta la Vista” en brandissant des AKM ? Non ? Ca sera pour la suite alors. D’toutes façons, les gens viendront voir ce film pour les scènes d’action en CGI (facilement reproductibles) pas pour le jeu des acteurs (même si on a pas engagé des manchots!). Justement, c’est dans ce film que Christian Bale, les narines blanchies, a insulté pendant dix minutes le directeur de la photographie ! Attendez deux secondes, m’sieur Bale, toute cette rage ! On serait sur le plateau du “Dernier Tango à Paris”, j’veux bien que vous partiez en live, mais ce plateau là, c’est celui du dernier terminator, une grosse BD façon opportuniste! Une machine à fric! C’est pas du Christopher Nolan! Alors Calmos Bat(e)man… y a pas de quoi se mettre dans des états psychotiques pareils. En plus, rappelez vous, on avait dit : pas d’émotions! Les émotions, nous, on les garde pour les machines !!!

Terminator Renaissance

You f*ck my wife ?

(*) “Terminator Salvation” en v.o.
Salvation = Le Salut…. rien à voir avec la Renaissance mais pour une fois un distributeur francophone met le doigt là ou il faut: la tentative de renaissance d’une franchise.








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