Michael Haneke – Droles de jeux

25 05 2009

Michael Haneke

La seule œuvre que je connaisse de Michael Haneke est “Funny Games”, version autrichienne et version US.
C’est vraiment une expérience cinématographique extraordinaire de regarder Funny Games. Un travail sur la manipulation et le voyeurisme du spectateur, servi par des acteurs parfaits. Passer d’un film à l’autre est une expérience tout aussi saisissante. Puisque la version US est un Verbatim de la version européenne. Tout: musique, cadrage, répliques est à l’identique. (Sauf une une ou deux trois scènes mais on va pas chipoter…) Et Ulrich Mühe (celui de “La Vie des Autres”) est remplacé par Tim Roth (celui de hulk)…

Ann, George et leur fils Georgie sont en route vers leur résidence secondaire pour y passer l’été. Leurs voisins, Fred et Eva, sont déjà arrivés et ils décident de se retrouver tous le lendemain matin pour une partie de golf. Tandis que son mari et son fils s’affairent sur leur voilier récemment remis en état, Ann commence à préparer le dîner. Tout à coup, elle se trouve face à face avec un jeune homme extrêmement poli, Peter, un des invités de ses voisins, venu, à la demande d’Eva, lui emprunter quelques oeufs. Ann s’apprête à les lui donner quand soudain, elle hésite. Comment Peter est-il entré dans leur propriété ? Les choses prennent vite un tour étrange et débouchent sur une explosion de violence.

Michael Haneke

Michael Haneke

Qu’est ce qui fait le charme des deux Funny Games ? En fait, ces deux films sont un formidable pied de nez aux films dit “de genre”.  L’horreur est facilement et très poliment mise en place mais peut on aller plus loin ? Naturellement. Il suffit de laisser la caméra tourner après la scène d’horreur (hors champs, l’imagination travaille mieux que Tom Savini). Pour perturber les codes mis en place, il suffit ensuite de casser le Quatrième Mur. Le personnage manipulateur vous prend à témoin et joue de vous.  Alors, qui sont les victimes de ces jeux ? Assurément il s’agit de nous, les voyeurs. Ceux qui veulent tout voir. Trop voir. Jusqu’à être manipulés. Le spectacteur est victime d’une expérience…
Il suffit d’écouter le morceau de John Zord qui illustre le générique de début et le générique de fin. Ce film est une farce au dépend des cinéphages.
Personnellement je trouve le farceur habile dans le fond et dans la forme. Sans doute Hitchcock aurait apprécié.

Maintenant son dernier film “Le Ruban Blanc” vient d’être couronné au Festival De Cannes et nombreux sont ses détracteurs. “Plus lentement, c’est de la photographie”…  N’importe quoi ! Il s’agit simplement d’un écriture propre à Haneke, basée sur la contemplation. De longs accords, de longs plans séquences… L’inverse d’un autre “Michael”… Celui des séries “Bay”! Alors n’hésitez pas à découvrir un auteur réalisateur capable de jouer sur tous les registres avec malice. Vivez ainsi une expérience cinématographique digne de ce nom et loin des paradigmes éculés mais tellement rentables d’Hollywood !

Michael Haneke
Un interview en Français de Michael Haneke !





Easy Virtue: Un Mariage de Rêve pour Jessica Biel !

16 05 2009

Jessica BielJessica, Stephan et Ben

Il se trouve que parmi mes films préférés, il y a “Priscilla Folle du Désert” ! C’est un film au casting SF à donf. Une belle histoire avec des personnages attachants. L’Australie avec un grand A comme Abba. Bref j’aime ce film, même si les Drag Queens me foutent autant la trouille que le clown de “ça” !
En attendant Stephan Elliott vient de frapper à nouveau avec “Easy Virtue” ou “Un Mariage de Rêve” (un nom à ch*er, une affiche à ch*er…)!
Alors une fois de plus on assiste à un feu d’artifice d’idées de mise en scène qui soupoudre l’intrigue sans vraiment alourdir le propos. La chasse au renard en moto est un petit morceau d’anthologie. Des reflets dans des miroirs de sorcières, des boules de billard, des lunettes et des cuillères. Enfin le vrai morceau d’anthologie est d’avoir transformé Jessica Biel en Cate Blanchett !
Non frnahcment (en français dans le texte) Jessica, c’est Jessica. C’est chaud !!!!
Blade Trinity, Stealth, The Illusionist… la pouliche fait bien la potiche ! Et soudain: SHAZAM ! Stephan Elliott la sublime ! Jamais elle n’a été aussi bien filmée à ce jour. (J’en oublie Zoe Saldana !). Ce rôle va sans doute booster sa carrière. Elle est tout bonnement impériale !

Jessica Biel

Le film ronronne gentiment comme un mouvement d’horlogerie norvégien. Pourquoi parce que à la base c’est incroyablement bien écrit ! “Easy Virtue” fut une pièce de théâtre écrite en 1924 par un auteur de 25ans, Noel Coward, auteur américain qui en était à sa 16ème pièce! Alfred Hitchcock l’avait adapté en 1928 en muet !!! (Unde ses films perdus et retrouvés…)
Tout le casting du film de Stephan Elliott est dirigé de main de maestro. C’est un film sur des sujets très actuels: l’hypocrisie, la loyauté et le sacrifice. Franchement entre Star Trek et Terminator Renaissance, faites vous plaisir: allez voir un film avec Jessica Biel ! C’est fin, c’est classe, c’est fluide, c’est incroyablement cruel, drole et gravissime. (Même le nom des domestiques est “oublié” par les personnages).

Jessica Biel

Les années 20 avaient rugi… les années 30 devaient swinguer ! On se retrouve avec une bande son qui mélange les standards avec le style des années 20. C’est l’apanage des Australiens… comme Baz Luhrman qui travaille ses musiques pop et les transforme pour “Romeo + Juliet” ou “Moulin Rouge” !
John Whittaker (Le Prince Caspian, niais à souhait et parfait Ben Barnes), jeune Anglais de bonne famille, tombe fou amoureux de Larita (Jessica Rabbit!), superbe aventurière américaine. Il l’épouse sur le champ et la ramène dans le manoir de ses parents. Si Mr Whittaker (Colin Firth, imperial!) n’est pas insensible au charme de sa belle-fille, l’allergie est instantanée chez Mrs Whittaker (Kristin Scott Thomas, vénéneuse). La guerre des piques commence. Larita comprend vite qu’elle doit riposter si elle ne veut pas perdre John. Les étincelles fusent… jusqu’au jour où le passé secret de Larita est révélé à tous…

Au milieu de tout cela, on fait du face sitting avec des chihuahuas et la chasse à courre se gagne à moto. Et Jessica est parfaite.
C’est le meilleur effet spécial. Faites vous donc du mal…

Jessica Biel





Chris Pine dans Star Trek: la relève est assurée

15 05 2009

Star Trek

Finalement Star Trek XI est une bonne surprise ! Une mise en scène très dynamique. des cadrages tarabiscotés en veux tu en voilà. Beaucoup d’idées au niveau montage. Ambiance caméra à l’épaule. Mais surtout énormément de plans comportant des “flares”. C’est à dire avec des spots lumineux en background qui entrent dans le cadre, créant des reflets sur les lentilles de la caméra. C’est un style ! Cela donne une image électrisée très moderne et avec beaucoup de profondeur de champ. Les décors sont immenses. On a l’impression que l’intérieur de l’Enterprise a été filmé dans une raffinerie de BP, tellement c’est immense. C’est pas aussi génial au final d’avoir augmenter autant l’échelle de l’intérieur des vaisseaux tant on l’impression que le décor est filmé dans une usine à la façon des direct en video sans le sous où le moindre silo à blé fait office de station spatiale. Que dire du Narada, le vaisseau géant romulien avec son coté “Nid De Guèpes” et ses hangars sur plusieurs niveaux. Beaucoup plus convaincant mais, certes, assez bordélique avec des coursives sans garde fou dans tous les sens (du terme). Très alien. (Très Lektroides comme dans “Buckaroo Banzai across the 8th dimension”….. comment qu’il est trop culte ce film qui a super mal vieilli mais que j’aime tant…)

Concernant les personnages: Chris Pine nous donne une interprétation très “agréable” de James Tiberius Kirk tant il serait facile de prendre en grippe ce personnage: prétentieux, tête à claque… doué mais énervant. Rapidement on prend en affection cette tête brulée limite suicidaire qui a une tendance bienvenue à se prend les pieds dans le tapis mais semble se rattraper toujours aux branches. L’autre excellente surprise est le jeune Tchekov joué par l’extraordinaire Anton Yelchin (Kyle Reese dans le prochain Terminator). Quel talent !  Il est à la fois drole, touchant et… russe ! L’acteur, né à Leningrad en 1989, amène cette bonhommie et cette empathie digne d’un acteur expressioniste comme le grand Sacha Bourdo. Et Karl Urban est finalement, d’une manière inattendue, purement et simplement impeccable. (Il a du faire un stage accélé pour apprendre à ne plus bomber le torse et et c’est tant mieux !)

Star TrekTchekov, Kirk, Scott,McCoy, Sulu etUhura: un sacré coup d’jeune !

Et Zachary Quinto dans l’histoire ? Comment s’en sort il dans le rôle de Spock? Même si personnellement, je trouvais que le choix d’Adrien Brody était parfait, Mr Sylar s’en sort plutôt pas mal. Sans pour autant nous illuminer.

A noter aussi une nouvelle technique de maquillages digitaux permettant d’augmenter la taille des yeux ou de rallonger un menton (ambiance Guillermo Del Toro). C’est mignon, ça mange pas de pain mais on attend mieux. On a l’impression de voir des essais sous photoshop. Mais ça devrait s’affiner dans le futur (qui rappelons-le est en marche…)

Concernant la musique, le second thème (celui de Nero) est une pure copie du thème de Fantomas par Michel Magne !  Mêmes trombones, mêmes accords… ça fait un choc…Michael Giacchino serait il fan de Michel Magne ?
Allez y ! Comparez vous même:
Fantomas, : Michel Magne
Star Trek thème du méchant nero, Michael Giacchino :

Le nouveau thème de Star Trek n’est pas à la hauteur du petit bijou de Jerry Goldsmith pour le film de 79. Il est plutôt simple et empreinté grossièrement à John Barry pour sa structure harmonique. Oui, en fait il pourrait convenir à un James Bond assez bourrin. Je n’ai pas été bluffé et attendais mieux. Plus aérien ou héroique. (Perso, j’avais plutôt apprécié la chanson pour la série Star Trek Enterprise, façon grosse pop US bien grasse pour faire marcher les héros sur fond de soleil couchant…). J’aurais pas été contre “Justice” ou “Daft Punk” pour donner un coup de main…

En attendant, Star Trek est un excellent pop corn movie. Le genre de bon moment qu’on demandait de (re)vivre avec l’équipage de l’Enterprise: faites nous rire et faites nous rêver ! Et finalement on obtient ce simple fait d’aimer les personnages et de souhaiter les retrouver dans de nouvelles aventures ASAP ! Et la suite est prévue pour 2011 !

Star Trek

PS: le film est bien mieux que la novélisation d’Alan Dean Foster.





Good Morning England: Radio Gaga

13 05 2009

Good Morning ENgland

Eh oui, il existe encore des films dans lesquels on s’embarque en se disant: Vogue la galère, on va peut être passer un bon moment.
“Good Morning England” (The Boat That Rocked” en v.o. ou “Radio Rock Revolution” im Deutschland) de … mince c’est qui lui ? C’est le réalisateur de “Love Actually”. Tiens pour le coup, nos amis les distributeurs n’avaient pas osé rebaptisé “Love Actually” en “L’Amour En Fait”… Alors pourquoi “Good Morning England”… Ah? Oh! Non??! A cause de “Good Morning Vietnam” ??!! Naaaan! Si ? ‘Tain ça craint.

Bon alors, moi j’avais rudement bien aimé “Love Actually”. C’est vrai ! En plus il y avait la jolie Keira Knightley… Alors, quand j’ai vu que c’était le même réalisateur… c’est quoi déjà son nom. Je vais quand même pas le googler pour connaitre son nom… Si ? Ok:… Richard Curtis !

Good Morning ENgland

Bon alors c’est qui lui (…regoogling…), il a fait quoi comme truc ?: “Richard Curtis, de son nom complet Richard Whalley Anthony Curtis, né le 8 novembre 1956 en Nouvelle-Zélande, est un réalisateur, scénariste, et producteur de cinéma et de télévision britannique, d’origine néo-zélandaise.” Ah quand même ! Tout de suite la Nouvelle Zélande, on pense Peter Jackson, la Trilogie de l’Anneau, le tournage de Wolverine… Bon reprenons: “… auteur “Not The 9 o clock New”, co-créateur de Mr Bean, scénariste de “Quatre Mariages et un Enterrement”, première réalisation “Love Actually”. A quand même !!! C’est dingue comment on en apprend des choses sur le Net.

Bon alors qu’est ce que vous voulez que je vous raconte de plus ? Déjà, je viens de prouver par A+ B les limites de mes connaissances cinématographiques hors blockbusters hollywoodien. C’est vrai là, dès qu’on quitte les gros budgets Hollywoodien, y’a plus personne !
En attendant, “Good Morning England” est rythmé, vif, marrant, un peu prévisible mais en forme de cri d’amour envers une certaine forme de communication “pirate” et Rock’nroll et surtout de toute une époque…  La plupart des acteurs s’amuse dans des contre-emplois: on à quand même à faire à une belle brochette de “méchants” en roue libre, Mission Impossible 3 (Philip Seymour Hoffman), Hannibal Rising (Rhys Ifan, aussi “Spike” l’ancien benêt de Notting Hill), Bill Nighy (“Viktor” et surtout “Davy jooooones”), Nick Frost (qui a laissé Simon Pegg suivre seul  le sentier des étoiles)…

Good Morning ENgland

Il règne aussi un esprit très rock’n roll dans le fait d’avoir nommé un des personnages “Twatt” (Jack Davenport), permettant à Kennegh Branagh, le méchant ministre coincé du baigneur, de sortir un mot très très cochon (pour les Britanniques) à chacune de ses phrases. (Allez y faites une recherche de “Twat” dans Google… l’équivalent français serait peut être “Teuch” en plus graveleux. Any suggestion ?) Donc voir Mr le Ministre hurler soudain “Ass! Twat! Ass!” dans un excès de fureur, reste un moment intraduisible et on ne peut plus “choking” pour nos Perfides d’Albion…) ou encore “We got their testicules in our hand, Twatt and it feels good!”. Je pense que le shakespearien Kennegh a du prendre beaucoup de plaisir à refaire la prise.

Good Morning ENglandLe Ministre Dormandy, Miss C et Mr Twatt

Pendant 120 minutes, on va assister à des épisodes goguenards étalés sur une année de la petite vie de tous les jours à bord du bateau “Radio Rock”. Ambiance Steve Zizou avec la bonne humeur en prime. A houi, j’oubliais le synopsis: “En 1966, le Radio Rock, un bateau diffusant une radio pirate doit faire face aux ires du gouvernement britannique. Mais les Disc Jockey, de Dr Dave à Simon le simplet, ne comptent pas se laisser faire, et font rêver les jeunes avec du sexe, de la drogue et du rock’n'roll.”
C’est quand même bien le Net en fait. “faire face aux ires du gouvernement” ça le fait grave !

Good Morning ENgland





Julie Benz: espèce protégée

13 05 2009

Julie Benz

Julie Benz est une actrice plutôt mignonne. De grands yeux clairs larmoyant au moindre coup de vent. Un profil de victime patentée. Le genre qui court dans le sable gluant pour échapper au méchant tueur à machette.

Julie Benz

Et c’est là toute sa force.
Alors on a eu Dexter Morgan, le gentil psychopate, qui range ses feuilles de cellophane et ses scalpels pour la protéger.
On a eu John Rambo, la mine en accent grave qui “gorifie” à tout va les méchants birmans aux moeurs anti républicaines. Il ira quand même jusqu’à arracher une gorge à main nue pour les beaux yeux de la belle qui n’en demandait pas tant ! Et qui pour le coup pleurniche de plus belle!!

Julie Benz

Et maintenant on a Nick Castle, alias Le Punisher et son sourire des bons jours (en accent circonflexe), qui dessoude tout azimut afin de protéger la douce Julie en créant un périmètre de mort à l’aide d’un outillage complet: couteaux, arbalètes de poche, fourchettes et calibres multiples…

Julie Benz

Donc l’équation des producteurs US actuels est plutôt simple. Fille qui pleurniche + héros sadique + méchants grimaçants = bain de sang garantie. Et on critique l’industrie pornographique avec leurs films gonzo ? Alors que Hollywood “gorifie” l’utilisation de la violence pour protéger les grands yeux tristes d’une Julie Benz ? Après la Scream Queen voici donc la Snivel Queen. Le genre qui avec son regard de chatte faisant ses besoins dans la braise, provoque une bouffée de testostérone dans les rares neurones du héros et le transforme en Hulk vengeur sadochiste, masique, grossièrement vulgaire et vulgairement grossier ! Misère…

On est dans la finesse absolue. Alors rappelez vous. Il y a Julie Benz au casting ? Cela signifie que les méchants vont être punis façon Saw VI de Morteau.
Et vous savez le pire, venant des U.S.A… je pense que c’est tout bonnement culturel ! En fait, ils nous imposent de plus en plus leur sous culture de violence, des armes et de la vengeance qui nous était totalement étrangère il y a encore quelques générations. Cette culture là, moi je ne peux plus l’encadrer !

The Punisher





Alan Dean Foster: novélisation de Star Trek, le retour d’une légende !

12 05 2009

Une légende à la barre

Alan Dean Foster, ce nom vous dit il quelque chose ? Dans ma jeunesse, il était un de mes auteurs préférés. Rendez vous compte, il était derrière l’adaptation en roman des film Alien, Aliens, Alien 3…!!!
Alors c’est quoi la différence de base entre un scénariste et un auteur. En gros au cinéma on “montre” les choses et dans un livre on est dans la tête des personnages.
C’est un élément qui est absent des scénarios. on ne sait pas ce que les personnages pensent mais on voit ce qu’ils font, et on entend ce qu’ils disent.
A ce jeu, Alan Dean Foster m’a fait vivre “Alien” comme jamais j’aurais pu l’espérer. J’étais avec l’équipage du Nostromo quand ils ont reçu ce message de détresse. Et l’Alien était on ne peut plus étrange (Foster décrivait des “appendices griffus”) à croire qu’il avait travaillé sur une des versions de “Starbeast”. Il semblerait aussi qu’il est accès aux notes des scénaristes et aux scriptments afin de comprendre et retranscrire comment les personnages pensent. Quand il a remis cela avec “Aliens”, ce livre fut une mine d’informations pour le fan que j’étais. Pourquoi ? Parce que à l’époque il n’y avait pas encore le Net. Et Alan Dean Foster avait eu accès aux notes de productions de James Cameron qui sont des trésors pour planter le décor et donner des infos cohérentes sur l’ensemble du monde qu’il veut décrire.

Il y a quelques années, j’ai découvert que “Les Chroniques de Riddick” avaient été novélisées par Alan Dean Foster. Connaissant David Twohy et son perfectionnisme au niveau scénaristique, je n’ai pas été déçu ! Tout ce que vouliez savoir sur les Necromongers sans jamais avoir osé le demander… La naissance de leur religion et leurs préceptes. Passionnant ! En revanche je restais sur ma faim en ce qui concerne les armes et l’art martial de Riddick.
(Dans le genre la novélisation réussie “The Abyss” par Orson Scott Card est un must et fera peut être l’objet d’un prochain bulletin.)

Alors voilà, un tour dans un hypermarché et je découvre non pas un mais deux novélisations de Alan Dean Foster: “Star Trek” et “Terminator Renaissance” (“Terminator Salvation” se traduit par “Terminator Le Salut”, moins vendeur…).
Donc voici d’un coup deux romans par un spécialiste du genre !
Pas d’effets de style outranciers, pas mal d’humour que les traducteurs ont réussi à bien adapter, on sent bien maintenant que les Studios bétonnent aussi les novélisations pour ne pas faire un seul pas en dehors des clous Et on a surtout l’impression que l’auteur n’a accès qu’au scénario, respecte et suit sa structure et que sa marge de manœuvre de conteur est plutôt limité…
Dommage, comparé à la richesse de la novélisation par exemple de Star Wars III Revenge of the Sith de Matthew Stover par exemple qui réussissait à transformer un scénario médiocre en bon roman en fournissant moultes détails sur l’état d’esprit d’un Jedi en vrille.





Karl Urban: Legendes et Guerres Des Boutons

7 05 2009

-Ben mince alors ! Dans Star Trek, là! Y’a Karl Urban !!!
-Ben si ! Mais c’est lui !
-Il était pas abonné aux rôles de gros bras tendance méchant du bac à sable stellaire? Ambiance “Doom” ou “Chroniques de Riddick” ?…

Karl Urban

Choisir Karl Urban pour le rôle du Docteur Leonard “Bones” McCoy était un pari plutôt osé quand on connait le passé cinématographique plutôt “musclé” de l’acteur néozélandais. Une ballade dans la Série “Xena”, La Trilogie du Seigneur des Anneaux, Riddick, Doom, Pathfinder…
Ca ressemblait à une douce descente aux enfers du Direct To Video. Et ben non. Il revient là ou on ne l’attendait pas !

C’est assez logique quand on sait que Urban est un fan de Science Fiction.

Comme la direction d’acteurs de Star Trek est excellente, les acteurs donnent le meilleur d’eux mêmes. “Bones” parfaitement incarné. Grande gueule, débrouillard, flippé ! Karl Urban arrive à faire oublier sa carrure dans un jeu plein de finesses. Mais l’excellente surprise reste Chris Pine qui arrive à nous faire apprécier James T. Kirk et ce sont toutes les scènes avec Karl Urban qui sont les plus convaincantes.

Karl Urbandans Pathfinder

Karl UrbanEn Seigneur Vaako dans Riddick

Karl Urbandans Star Trek

Karl UrbanEn Cupid dans Xena

Karl Urbandans Doom

Karl UrbanEn Eomer fils de Theoden dans LOTR II et III

Karl Urban








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