El Borak vs Indiana Jones: Peut on encore faire confiance à Georges Lucas et Steven Spielberg ?

21 04 2009

“Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal” a eu son buzz, ses extraits, ses fuites, est sorti en salle puis en DVD… Bref il a vécu. On sait que ce projet ne pouvait pas être un désastre financier; bien au contraire, c’est un succès. Mais il aurait pu avoir une intrigue digne de ce nom, des acteurs inspirés, une réalisation innovatrice et être considéré comme un échec si il n’avait pas engrangé les millions de dollars escomptés. Finalement la qualité d’un film n’a rien à avoir avec le business.

Starenko

Lucas a depuis trente ans la possibilité de réaliser tous les films qu’il souhaite. Tous ! Il peut faire ce qu’il veut. Il est est son propre producteur indépendant avec une renommée digne de Walt Disney.
Spielberg est capable du meilleur comme du pire (Jurassic Park II par exemple). Il est capable de bâcler un film pour d’obscurs raisons de boulimie réalisatrice. Mais ce réalisateur de grand talent fait partie de ceux qui savent faire rêver les spectateurs et les studios lui donne leur feu vert plusieurs fois par an.

Starenko

Voilà deux amis qui en 1980 se lancent dans le renouveau du film d’aventure des années 30. (Un peu comme Star Wars avait été une resucée des aventures de Buck Rogers!) C’est dans les vieux pots qu’ont fait les meilleures soupes.
Rappelons qu’à la base, Indiana Jones devait être l’équivalent de Francis Xavier “El Borak” Gordon créé par Robert E. Howard (Conan). Américain de nationalité (Texan d’origine irlandaise pour être plus précis…), il arpentait les routes du moyen-orient du début du siècle, des collines d’Afghanistan aux déserts d’Arabie.

Starenko

Un univers sombre, violent, et un aventurier sans foi ni loi. “Raider” signifie pilleur. Le choix du casting s’était même porté sur Tom Selleck, plus grand plus massif qu’ Harrison Ford qui fut un second choix de secours.

StarenkoThis is what you want…

Finalement que nous ont servi Lucas et Spielberg après toutes ses années d’attentes et de différentes versions: un sortie de pastiche raté de leurs propres films avec des scènes improbables, un humour prépubère et des acteurs en roue libre…
Comme quoi à l’instar de Peter Jackson avec son King Kong, trop de moyens font un film moyen !
Alors peut on encore faire confiance à Georges et à Steven ? Oui on peut leur faire confiance pour faire du business ! Maintenant pour faire des bons films, c’est une autre paire de manche.

Sur ce rendez vous le 8 mai. Le Nautilus plonge…

Starenko…this is what you get !





Sci Fi: la chaine des Mammouth

19 04 2009

Mammouth

Bon alors le 22 avril 2006, le jour ou l’acteur jouant le Comedian a eu 40 ans, Sci Fi (SyFy depuis peu!) la chaine de la Science Fiction diffusait le projet “Mammoth” alias “Mammouth” un téléfilm fait à la maison !
On y retrouve Tom Skerritt (Dallas dans Alien, le capitaine du Nostromo, alors respect!), Summer Glau de Firefly (respect!) et des Chroniques de Sarah Connor (Beurk!), le type de l’homme invisible Vincent Ventresca…

Alors “Mammouth”, qui est diffusé sur la chaine Sci Fi actuellement est il une vraie daube qui n’arrive pas à faire dans le second degré ? Oui, oui, c’est exactement cela ! A défaut de faire de la qualité, on fait de la m*rde avec une étiquette “humour” plantée dessus comme l’AOC d’un fromage puant.  Avec son Mammouth géant pourvu des mêmes pouvoir que Sylvestre le Chat (doublé par George Aminel). Ambiance slasher pour une bête de 6 tonnes qui apparait dans le champs après avoir sans doute couru sur les 500 derniers mètre sur la pointe des pattes pour ne pas qu’on l’entende arriver pour frapper. Une panthère je veux bien mais un Mammouth !!! Un mastodonte qui fait dans le slasher !!!

Mammouth

Alors, quels sont les autres films de monstres qui par exemple apportent une véritable “touch” sans vraiment être un chef d’œuvre mais qui laissent un bon arrière gout de Revienzy ? Le premier qui me vient à l’esprit, c’est “Razorback” de Russell Mulcahy en 1985 (de plus servi par la superbe bande original d’Iva Davies Ice House, Master & Commander…) ou encore “Tremors” ! Des films qui ne sont pas pourris par des CGI à deux balles comme la plupart des prod Sci Fi Channel (le Mammouth n’est vraiment pas digne d’une CGI de 2006) maintenant que tout producteur peut se payer un ordi avec Maya et After Effects dessus…

Mammouth

Alors c’est quoi leur problème à Sci Fi ? Déjà, ils confondent souvent “Cinéma Fantastique” et “Science Fiction” dans la programmation française et leurs productions maisons sont du genre des nanards chiantissimes comme “Momentum” avec Louis Gosset Junior (cinéma) et Terry Hatcher (TV) ou “Mammouth” !!! La recette est simple: on prend un “hasbeen” sur cinema et une bimbo de la TV, on rajoute un monstre en image de synthèse…embalé c’est bâclé.
Bon je ne leur en veux pas trop à Sci Fi, juste après Mammouth, ils diffusaient ce jour là “They Live” film au combien génialement prophétique ou chaque ligne de dialogue font finalement froid dans le dos !!! Et qui n’a pas besoin d’un remake mais juste d’une rediffusion en prime time !!! Bon, OK, Sci Fi sert aussi à ça…

They Live





Gran Torino: Clint Eastwood en roue libre et la soupe à la grimace !

19 04 2009

Gran Torino

Bon alors ? Vous l’avez vu le dernier Eastwood ? Non non , ce n’est pas “Papy fait de la Resistance” .
Franchement, j’aime Clint Eastwood et son cinéma.

C’est la retraite du “Maitre de Guerre” qui conduit le même Truck que “Sur la Route de Madison”, sauf que Thomas Highway porte le nom de Walter Kowalsky. Même voix, même regard. Clint joue le rôle de Clint: grand, droit et digne à l’age du sonotone et des couches. Alors là rien à redire. Monsieur Eastwood est magistral. Il pourrait jouer dans une adaptation du “Vieil Homme et la Guerre” de John Scalzi. Il connait sa partition par coeur à la foix convaincant, touchant, fort, charismatique, nuancé en géant aux pieds d’argile. C’est un plaisir de chaque instant. Il est de plus servi par des dialogues justes et un scénario classique, prévisible mais agréable. Pas de twist version “Million Dollars Baby” pour lancer le troisième acte mais une linéarité empreinte de classicisme tout du long sans réelle surprise.

Gran Torino

Là ou je grince des dents c’est en ce qui concerne l’interprétation des personnages de Sue et de Tao. Les deux jeunes Hmong que le héros prend sous son aile. Je trouve quand ils ne surjouent pas, ils sont à coté de la plaque. Rien à faire, je n’arrive pas à adhérer au jeu de ces deux jeunes interprêtes que je trouve presque gênants tant ils font tache à coté de Clint ou même des autres acteurs (les Gang Bangers sont parfaits par exemple). Alors ? Qu’est ce qu’il a foutu le metteur en scène ?
En fait je pense que je me fais piéger comme Walt Kowalsky (qui se trompe sur l’état d’esprit de ses voisins) à cause du body language de la culture Hmong. Par exemple Tao a le regard fuyant ? Non, il évite de regarder dans les yeux, c’est une insulte…
Clint Eastwood connait le métier et sait tirer la quintessence des acteurs coincé dans le champ large de sa caméra mais, pour le coup, les deux jeunots donnent l’impression d’être au taquet, niveau sitcom nord coréenne ! Ils font “amateurs”…

Je déplore aussi une certaine fainéantise de la part de la bande originale. C’est le fils à papa Kyle Eastwood qui s’y colle mais avec une demi chanson portant le nom de “Gran Torino”… Le reste du temps c’est le désert, on se croirait dans un chabrol. J’aime la sobriété mais niveau des oreilles, je suis frustré par une quasi austérité générale.

Gran Torino

Alors que retient on de la Ford Gran Torino ?
“Inadaptée aux contraintes énergétiques du moment et à la concurrence émergente des véhicules Japonais, la Ford Torino était une voiture encombrante, d’une qualité de construction médiocre et d’une technologie dépassée. Cependant, son design séduisant, avec des ailes arrières rebondies, son interminable capot avec sa grosse calandre verticale entourée de 4 phares menaçants, son pare-brise incliné, son style à la fois “cossu” et presque sportif qui la rendent désirable aujourd’hui chez les amateurs d’autos mythiques, lui ont permis de rencontrer le succès auprès des acheteurs de son temps. La Ford Gran Torino est finalement une bonne représentation de ce que l’on attend d’une “américaine”. Une “caisse” avec une “gueule d’enfer”, avec un gros V8 351 Windsor qui ronronne sous le capot et impossible à garer. Le rêve américain, en somme.” Tout est dit ! (Selon Wikipedia)… Il porte bien son nom ce film ! Non ?

Gran Torino





La Vague: Alarm !

18 04 2009

La Vague

“Die Welle”, “la Vague” se passe en Allemagne, de nos jours. Dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature où l’enthousiasme et la jeunesse vont créer un fétide cocktail …
Dommage car dans sa forme, ce film pèche un peu par son absence de finesse dans le propos. On a l’impression d’une belle mécanique inexorable au niveau montage, jeu des acteurs et prise de vue mais niveau scénaristique c’est du déjà vue. Pourtant Dennis Gansel, jeune auteur réalisateur, n’est pas manchot mais simplement il traite son propos avec la finesse d’une fanfare jouant du Depeche Mode et ce qui auraient pu être “Enjoy The Silence” se retrouve noyé sous des coups de grosse caisse à contre temps. Rien que l’affiche…limite mensongère et… lourdingue.

La Vague

En revanche en ce qui concerne le fond, ce film est passionnant. Autant grâce au charisme du leader/mentor (le professeur joué par Jurgen Vogel) que grâce à tous ces jeunes acteurs débordant de passion et d’énergie pour leurs personnages. Des piles atomiques prêtent à se mettre au service d’un “monde meilleur” via une pensée unique. L’absence de sagesse et de vécu les font manipulables et féroces une fois que la séduction a œuvré.

La Vague

Ah la pensée unique… N’est ce pas là le danger permanent auquel nous somme soumis en permanence ? Les uniformes sont aussi dans la rue… les sigles, les clans, les signes de reconnaissance. Il est tellement facile de hurler dans et avec la masse. D’aimer les mêmes choses, simplement pour “être ensemble” et sentir cette vague nous submerger.
La Vague: un film à voir, vraiment pour ce qu’il signifie. C’est une histoire vraie qui a inspiré le roman de Todd Strasser, “La Vague”, qui est, depuis vingt ans, un classique de la littérature de jeunesse et qui figure toujours au programme de nombreuses écoles allemandes.

La Vague

Saint Exupery disait “Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis.”
Alors au lieu de hurler avec les loups… Enjoy the Silence…

La Vague





Crank 2 High Voltage: Hyper Tension 2 Chargé à Bloc !

15 04 2009

Crank 2

Pour ceux qui n’ont pas vu “Crank” (“Hyper Tension” après moliérisation distriburiale aigüe), disons que ce petit “action buster”, digne d’être produit par Bob Rodriguez pour sa série Grindhouse, était on ne peut plus jubilatoire à suivre tout du long. Mise en scène efficace, grand angle à foison, personnages grandiloquents et final imparable. Des cinéastes se font plaisirs en toute liberté pour nous servir un bon moment avec en prime un bon arrière gout de “Revienzy”
Le pitch du “1″: si le taux d’adrénaline du héros tombait dans les choux: il mourrait. C’est presque un remake de Speed, le genre de film, lorsqu’il ébouriffe son poil d’humour, devient un vrai Pop Corn Movie Trash.

Crank 2Le coeur sur la main et la magie de la suggestion cinématographique…

La suite Crank 2 High Voltage (sortie le 17 avril aux US) reprend immédiatement à la fin du premier film. Après le clin d’oeil. La mafia chinoise récupère le corps du héros et décide de le disperser façon puzzle ou plutôt d’en faire des pièces détachées pour les revendre. Ils commencent par le coeur. Là, le héros se réveille (a-t-il été jamais endormi pendant l’opération ?) et tout naturellement tatanne à tout va. Bref, il ne se laisse pas faire… Naturellement le coeur qu’il a dans la poitrine est une machine qui a besoin d’être rechargée toutes les heures.
Le voilà en quête de son palpitant, façon FPS, il ne va pas faire dans la dentelle. Alternant recharge sauvage de son coeur (batterie de voiture, Tazer, allume cigare…)

Crank 2The Crying Game II ?

Rien que la bande d’annonce procure ce sourire idiot qu’on a pu avoir en regardant celle de “Machette” le vrai faux film de Robert Rodriguez avec le grand Danny Trejo. Bref, c’est politiquement incorrecte, ça ne se prend pas au sérieux… Comme le 1 mais avec plus de moyen ! En plus c’est le même duo d’auteurs réalisateurs aux manettes: Mark Neveldine et Brian Taylor !  Ca risque de dépoter sec, sans prise de tête mais avec une constance dans l’inélégance glandouilleuse façon California Nightmares avec de vrais morceaux de David Carradine grimé en vieux chinois dedans.

Mark Neveldine et Brian Taylor pourraient bien nous servir un plat qui se mange froid avec beaucoup de chili et sans prendre de pincettes.


Crank 2 CLIQUEZ SUR LA TETE DE JASON POUR ALLER VOIR LES TRAILERS

Crank 2

Allez, attention au retour de manivelle…. (“crank” en Anglais)!





Terminator: Les Chroniques de Sarah Connor sont terminatées !

15 04 2009

Et c’est pas plus mal quand Terminator termine à temps.
Attends, dans le genre, on va tirer sur la corde un maximum quitte à casser le mythe autour de la “mythologie” Terminator, on a rarement fait mieux. Déception , déception… Kyle Reese doit se retourner dans sa tombe de 1984.

Sarah ConnorThis is what you want…

Déjà il y avait un gros problème de casting. Pour ceux qui ont eu la chance de découvrir la série “Terminator: The Sarah Connor Chronicles” dès son arrivée sur TMC, le rôle titre n’est pas du tout sympathique. Sarah Connor est devenu chiante.
Le personnage joué par Lena Header est insipide, prétentieux et vain. En trente minutes on ne souhaite qu’une chose, qu’un Terminator la toaste… Il semblerait que les directeurs de casting de la série se soit plus basé sur la beauté des comédiens que sur leur talent. Donc de jolies faces (anglicisme…),des jeux limités et des personnages lourdingues.
En plus, Summer Glau, (River dans Firefly), nous refait le coup de l’autiste surdouée, alternant le regard mort et les réactions spectaculaires. Donc du déjà vu mais sans âme. Mou du genoux.

Sarah Connorthis is what you get !

Second problème le concept: tout le monde sait que seul des “bidules” emballés dans des tissus vivants peuvent voyager dans le temps. C’est la règle du jeu respectée par les films de James Cameron. Et ben dans la série, figurez vous qu’un crâne de Terminator arrive à traverser un vortex cassant ainsi toute la logique instaurée dans les films… En plus, ce sera lui le super mega badguy qui va passer plusieurs épisodes à se reconstruire avant de se lancer à la poursuite de Sarah. Si les créateurs de la série et les scénaristes avaient voulu créer de violentes réactions de résistance chez les fans, il ne s’y seraient pas pris autrement. A partir de ce moment tout est permis. Et vas y que je te découvre tout un tas de Terminators qui ont voyagé dans le temps ainsi que toute une bande de résistants si tirant la bourre à notre époque… A croire que transporter les personnages dans le passé est devenu un hobby en 2027, alors qu’il était toujours sous entendu que c’était un acte difficile à réaliser. Surtout que la mythologie Cameronienne considère la possibilité de paradoxe: tout ce qui est envoyé dans le passé peut changer le futur. Donc que ce soit la resistance ou Skynet, envoyer quelqu’un dans le passé est un acte désespéré et non une mauvaise habitude. Skynet envoie le premier Terminator alors qu’il a perdu la guerre et il envoie le T-1000 une micro seconde avant d’être détruit…

Sarah ConnorJohn,  je vais encore te faire la morale pendant deux plombes…

Mais l’aventure a quand même duré deux saisons… comme quoi on peut récupérer suffisamment d’inertie seulement avec un nom et une bande d’annonce prometteuse. Un peu comme “Bionic Woman”, le retour de “Super Jaimie” qui a profité de la grève des scénaristes pour tirer sa révérence. Sarah Connor était le genre de série qui ne tenait que par de vagues cliffhangers en fin d’épisodes bâclés niveau réalisation, effets spéciaux…
Bon, rien ne sert de tirer sur l’ambulance. Tout cela pour dire qu’aujourd’hui il va faire beau, une daube en série vient de se crasher, Skynet ne gagne pas toujours finalement…

Sarah ConnorSummer Glau le “Terminator Cliché”





De Bolt à Volte Face avec John Powell

12 04 2009

Bolt

Si vous avez vu “Bolt”, le film produit par John Lasseter pour Disney, peut être aurez remarqué le thème musical ?
Il est mis en avant dès le prégénérique et ses huit notes jouées aux cors d’harmonie (sur un rythme endiablé arrangé façon T.A.T.U mâtiné de James Bond à la David Arnold) y est pour beaucoup dans le charme de ce film d’animation !
Ca fait du bien quand un thème musical attachant vous fait le coup de l’effet “papayou”. A chaque reprise on se frotte les mains.
Et justement le compositeur John Powell est loin d’être manchot (“Happy Feet c’est lui aussi) en ce qui concerne les thèmes identifiables dès la première seconde ! Dans un autre genre, si vous avez eu la chance d’écouter la bande originale de “X-Men – The Last Stand”, le thème aux trombones de Dark Phoenix est un régal pour les oreilles. Il est très fort pour dispenser une mélodie qui sera identifiable tout le long d’un film, John Powell est en train de s’imposer comme un des compositeurs les plus inspirés.

John PowellJohn Ashton Thomas et John Powell, l’orchestrateur et le compositeur

Personnellement je l’avais découvert dans “Face Off” (“Volte Face” avec Nicolas Cage et John Travolta). Même schéma dès les premières secondes du film, le thème musical s’impose et procure cette agréable sensation de chair de poule. on se dit: “Ah! Bigre! Mazette! on va passer un de ces bons moments!” Et sans le savoir, on se met à l’affut de son retour comme un junkie de la mélodie.

John PowellJohn Powell dirigeant le Hollywood Studio Symphony en 2008

John Powell a une filmographie très variée aussi bien sur des courts métrages français que des pubs européennes. Il avait fondé en 1995 “Independently Thinking Music” à Londres avant d’émigrer aux US en 1997. Là, John Powell devint l’un des membres les plus connus du groupe “Media Venture”, un pool de compositeurs, arrangeurs, orchestrateurs, créé autour et avec ce flibustier de Hans Zimmer. On les retrouve aussi bien derrière “Mission Impossible II”, “Gladiator”, que “Pirates des Caraibes”, “Batman Begins”, “The Dark Knight”, ou encore “The Da Vinci Code”… Après s’être fait volé (la vedette) par Zimmer, Powell est devenu l’un de ceux qui volent maintenant… de leurs propres ailes. Sans doute grâce à son talent de mélodiste et d’arrangeur. Il est capable de mixer des éléments symphoniques avec des samples low tech et des percussions traditionnelles. Dans le film de Sean Penn “I Am Sam”, il a ainsi utilisé toute une batterie…. de cuisine! Depuis “The Adventures of Pluto Nash” en 2001, son orchestrateur attitré est le talentueux John Ashton Thomas (celui aussi d’Alan Silvestri) . On ne change pas une équipe qui gagne à l’instar de Stever Bartek fidèle orchestrateur de Danny Elfman…

John PowellJohn Powell et Danny Elfman, deux styles très différents mais quels talents !

Si cela vous dit d’en savoir plus sur John Powell, vous pouvez faire un tour sur son site non officiel:

http://www.johnpowellcomposer.com/

John Powell





Battle for Terra : un sous Avatar en vue ?

10 04 2009

Battle for Terra

On accuse souvent les internautes de fuites ou de spoilers… cf Wolverine, Terminator et… Avatar dont le “treatment” (Le premier jet qui sert de référence avant d’entamer l’écriture du scénario) circule depuis plus de 10 ans.
Mais entre eux les studios ont la fâcheuse tendance de se tirer la bourre d’une manière assez ridicule. Rappelez vous la mode des film sur Mars: “Mission To Mars” contre “Red Planet” et puis les films millénaristes catastrophes: “Deep Impact” contre “Armageddon” …
J’ai l’impression qu’on remet ça, en effet, comme par hasard, sort le premier mai prochain un film entièrement en image de synthèse “Battle for Terra” d’Aristomenis Tsirbas qui a un petit gout d’Avatar…
Qu’a t ‘il de commun avec le futur film de James Cameron ?

Battle for Terra

Dans le fond:
-Les humains sont les vilains envahisseurs d’une planète de gentils aliens !
-Des humains vont se rebeller et combattre du coté des gentils aliens

Dans la forme:
-l’utilisation massive des images de synthèse. Même si le projet de Cameron se veut ultra réaliste.
-Sortie prévue en 3D.

Battle for TerraDes aliens aux grands yeux: la recette Teletubbies fonctionne toujours!

Les différences sont aussi innombrables, et on ne peut pas accuser “Battle For Terra” de plagiat car il met l’accent sur des batailles spatiales et un graphisme très “Clone Wars” ! Le film de Cameron sera beaucoup ambitieux pour son coté “documentaire animalier” d’une planète où toute les créatures, plantes ou animaux sont léthales: dents razoirs, neurotoxines, vitesse de frappe…
Mais une fois de plus lorsqu’un studio exploite un filon, tout de suite il y a des répliques!

Battle for TerraL’attaque des crucifix volants ! Il y aurait il un message caché ?

Une de ces “modes de réplique” les plus droles fut celle que provoqua le tournage d’Abyss. A l’époque la seule information qui circulait sur le projet, à ce jour le plus personnel de James Cameron, était: “Y’a des Aliens et cela se passe sous l’eau!”. Et zou ! Quels sont les “chef d’oeuvres” qui sont sortis juste avant “The Abyss”: “Leviathan” et “Deep Core Six” ! Deux grands moments de solitudes sub aquatique avec chacun leur lot de Ripley et d’Alien baveurs… sous l’eau ! Leviathan est un merveilleux petit bijou de gachage de pellicule, un chef d’oeuvre de vulgarité absolue. C’est le genre de film qu’il faudrait étudier en école de cinéma: vous me copierez cent fois: “je ne chercherai plus à piquer les idées des studios voisins…”

Battle for TerraUn cousin à WALL-E ?

Le problème au final est un risque de saturation du spectateur par rapport au sujet abordé. Pour une idée qui est à la mode on se paye plusieurs nanards bâclés avant de tomber sur la perle qui a provoqué cette panique opportuniste… Enfin, sur ce coup, on ne pourra pas accuser les Internautes de ruiner l’industrie cinématographique en gâchant l’effet de surprise, les Studios savent très bien se tirer une balle dans le pied sans l’aide d’Internet !

Battle for TerraEt encore des crucifix volants…





The Expandables: Rio Ne Répond Plus !

9 04 2009

The Expandables

Ca y est, vous les attendiez tous ! Les premières photos du tournage de “The Expandables” avec Silvester Stallone viennent de filtrer sur le net.

Wow ! Même la publicist Sheryl Main tient au courant tout le monde via son compte Twitter ! Des fois qu’on les oublie, les pauvres chéris. En train de tourner au milieu de la Babylone la plus cinématographique du monde: Rio de Janeiro. Comme quoi ce sont de vrais fausses photos volées pour créer le buzz.

Stallone“Gonna fly now !”

Alors les “Expandables” ne sont pas des élastiques pour se muscler les chevilles, ce sont ceux “dont on peut se passer”… “Les Jetables” ! Ouille ! Il y aurait donc un double sens. D’abord les acteurs seraient “jetables”, “remplaçables”… à l’époque du recyclable ça la fout un peu mal. Mais surtout, on l’espère tous, nous devrions avoir affaire à une brochette d’anti héros. Snake Plissken était expandable, John Rambo était expandable, Wolverine était expandable, les héros les plus cools sont ceux qui comprennent que leur mission est tellement dangereuse qu’on y envoie que ceux qui sont “jetables”. Tu réussis, tu réussis pas, tu crève quand même et c’est pas grave.
Sur le papier, ce qui nous faisait kiffer comme des hyènes: c’était de pouvoir retrouver tous les biscottis des années 80 (et plus si affinités) en train de se tirer la bourre à la fin des années 2000. Ambiance “Que Sont Ils Devenus ?”… Des noms qui sonnent comme une manchette derrière l’oreille suivi d’un coup de genou dans le bide: “STA-LLONE !” Comme deux coups de tatanne dans la machoire: “STA-THAM !”, Comme un tirage d’oreilles “MICKEY !” enchainé par coup de coude dans les côtes: “ROURCKE !” Comme un coup de doigt “JET !” dans les yeux “LIIIIII !” … Je ne vous dis pas ce que l’onomatopée de “DOLPH LUNGREN !” peut faire sur les gonades, c’est indécent !

StalloneSly The Expandable: à trop tirer sur l’élastique…

Stallone n’est pas un méchant manchot lorsqu’il est servi par un bon scénario. Force est de constater que ce n’est plus la cas depuis longtemps. Parce que franchement le script de “John Rambo” était plus bâclé qu’un action movie de Chuck grande cuvée Chateau Golan & Globus ! Pourtant, je suis un grand fan de l’idée même d’un “Rambo”. Ce Mozart de la guérilla qu’il ne faut pas pousser dans le concasseur sinon il nous fait une nervous breakdown, devient tout berzerk et vous refait la déco façon Patriot Act. C’est l’archétype du héros cinématographique “pop corn” (avec un “r”): il est cool, on le fait souffrir et sa revanche sera terrible ! On retrouve les trois phases: attachement, sympathie (partage de la douleur) et revanche salvatrice qui, lors d’un film de 120 minutes, conviennent bien aux mâles sous testostérone (dont nous faisons tous partie messieurs, avec notre spermatogénèse réglée toutes les 20 minutes; soit 6 cycles par film!). Et pour rappel toutes les “bonnes” idées de Rambo II proviennent de l’auteur du premier draft: James Cameron d’abord !

STallone

Mais j’aime bien Silvester aussi. Ce type qui se prend des muflées d’hormones de synthèse pour exploser ses épaules et aplatir son bidon. Le résultat est là: pas mal du tout à bientôt 63 ans !
Mais est ce suffisant pour faire un bon film ? En l’occurrence ce sera là un film d’action et de comédie.
Perso, le dernier film de Stallone que j’ai vraiment apprécié c’était “Demolition Man”  un film d’action et de comédie justement! Un vrai pop corn flick avec de l’humour et des cascades… et surtout une remise en question du héros stallonien. (John Spartan ne peut réprimer une pulsion post décongélation: tricoter!!! Un art du tricot que Silvester Stallone maitrise très bien en plus !). Un film où le mystère des “coquillages des toilettes” devint vite une référence geek, et ce, même dans le dernier livre de David Gunn “Offensif” qui est à la littérature de science fiction ce que Hocico est la musique baroque.

Bon alors, c’est quoi “The Expandables” ?! Ben sur le papier c’est un film écrit/réalisé par/avec Stallone qui se passe en Amérique du Sud où une bande de mercenaires est engagée pour renverser un dictateur… Comment ça vous n’êtes pas impressionnés ?
Un film écrit réalisé et interprété par Stallone ? Ca vous impressionne pas ? Vous sous entendriez que depuis Rocky One, Stallone “c’est plus ça” ? Au contraire ! En pleine maturité de son art, Sly s’impose actuellement comme un des rares auteurs réalisateurs de film d’action. Il ose se remettre en question en proposant de nouveaux prototypes et il pousse le bouchon de fonte toujours un peu plus loin… Donc just wait and see, des fois que la grâce des dieux de la Macumba viennent se poser sur ses épaules et qu’il nous serve un bon film ou le budget passera dans l’écriture plutôt que dans la pyrotechnie…
Et avec un peu de chance, en bonus, notre bon ami, le beau! le grand! le fort : Danny Trejo !!! (Bon d’accord Arnold aussi devrait faire une apparition…)

STalloneSchwartzy regarde la lune, Sly regarde le doigt !

Mise à jour d’octobre 2010… Nan le grand Danny Trejo ne s’est pas compromis dans cette daube débile, hymne au botox et à la brutalité molle.
Les expandables… morne film…





Répliques, tremblements, remakes et déjà vus: le Succès des Resucées.

7 04 2009

On connaissait les Remake US car le public ricain de base ne supporte pas de lire un sous-titre ou d’entendre un doublage. Ce qui n’est pas si inintéressant quand on affaire à un verbatime façon “Funny Games”. On connait aussi les adaptations de séries au cinéma, ambiance Mission Impossible, Incorruptibles, Miami Vice ou Chapeaux Melons… pour le meilleur et pour le pire.

Hellraiser Bart Muppets

Mais là, l’heure est grave. La grande majorité des nouveaux projets mis en chantier sont des remakes !  Bon, alors en vrac:
“A la Poursuite du Diamant Vert”, “Footloose”, “Les Griffes de la Nuit”, “Dune”, “Karate Kid”, “L’Aube Rouge”, “Invasion Los Angeles”,”Robocop”, “Les Copains d’Abord”, “Highlander”, “S.O.S. Fantômes”, “Le Choc des Titans” et “L’Histoire Sans Fin”… c’est une liste non exhaustive des remakes en chantier (qui ont reçu la “Green Light”) rendant hommage aux glorieuses années néons et mini vague: 80′s !
C’est vraiment la crise. La crise des idées. Il est prouvé que tous les 15 ans il y a un énorme “reset” mémoriel des masses, car c’est à cet age là que les gamins commencent à aller au multiplex, sans papa ni maman, (re)découvrir les nouvelles versions des films de leur chères têtes grises.
Personnellement cette liste me donne tout bonnement la nausée. Même si le remake de l’Age de Crystal par Joseph Kosinski parait excitante sur le papier, je n’arrive pas à avoir envie de me taper les remakes ni de “Total Recall”, ni de “New York 1997″! A quoi bon rajouter des CGI et du Gore pour revendre la même soupe ? En plus, en voyant deux films de Paul Verhoeven dans la liste (“Robocop” et “Total Recall”) on s’aperçoit à quel point ce cinéaste est totalement incompris à Hollywood… En fouillant un peu même “The Crow” d’Alex Proyas va subir non pas une énième suite mais un remake écrit et réalisé par Stephen Norrington (L’adaptation catastrophique de “La Ligue des Gentlemen Extraordinaires”…c’est lui !!!)

Robocop Remake

Bon, faire du remake, c’est un job classique des studios qui existe depuis que le cinéma existe. Mais encouragée par “le succès des resucées”, genre “Fast & Furious” qui a déjà remboursé sa mise en un seul week end, c’est la curée chez les producteurs. Pourquoi attendre la génération suivante, le temps que les mémoires s’effacent ? Non, tapant dans les années 2000 et ils parlent sérieusement d’un remake de “Lara Croft” !!!…
A quoi bon se fatiguer à bâtir du nouveau quand on peut réchauffer un plat qui a fait ses preuves. Rappelez vous que le cinéma est une industrie “prototypaire” au grand désarroi du producteur qui souhaiterait faire des films à la chaine. Pour ceux qui connaissent le jeu “The Movies” de chez Activision, on comprend assez rapidement comment un producteur “pense”. L’Art, il s’en tape le coquillard. Ce qu’il veut c’est faire de l’argent facilement tout en se couvrant un tant soit peu de gloriole. Amen. On a rien contre, puisque ces producteurs auront le public qu’ils méritent. A l’image des histoires qu’ils tournent et des stars qu’ils créent.
Mais une fois encore cette façon de “penser le cinéma” existe depuis ses balbutiements et Dieu sait qu’ils sont rares les “Robert Evans” !

RObert EVans

Robert Evans légendaire mogul qui parvint à élever la Paramount au sommet du cinéma américain, en en faisant le studio le plus rentable d’Hollywood dans les années 70. Doué d’un flair hors pair pour dénicher les cinéastes talentueux et séduire le grand public. Il a travaillé notamment avec Roman Polanski (“Rosemary’s Baby”, 1967), Arthur Hiller (“Love Story”, 1970), Hal Ashby (“Harold et Maude”, 1971), Francis Ford Coppola (“Le Parrain”, 1972), Sidney Lumet (“Serpico”, 1973), Jack Clayton (“Gatsby le Magnifique”, 1974). Conscient de la rentabilité de la production cinématographique, Bob Evans voulut voler de ses propres ailes et devenir producteur indépendant. Il parvint à négocier avec le conseil de direction de la Gulf & Western de rester à la tête de la Paramount tout en ayant le droit de produire des films en son propre nom. Durant cette seconde période de sa carrière, il produisit entre autres Chinatown 1974), Marathon Man (1976), Popeye (1980), Cotton Club (1984), Le Saint (1997), etc.
Je ne vois pas trop de remake dans sa carrière…
Dans ce cas, moi je veux un remake de “Borat”, de “Toy Story”, du “Parrain”, de”Blue Velvet”, de “La Guerre des Etoiles”, de “Titanic”, de “Faster Pussycat ! Kill ! Kill !” et du “Tombeau des Lucioles” ! Qu’ils s’attaquent à des projets couillus au moins ! Je veux bien du remake mais au moins que ce soit de projets qui nous fassent rêver par leurs ambitions artistiques et techniques! Le cinéma est un art de pionnier pas de photocopieurs.

Si vous souhaitez connaitre la vie de Robert Evans, je vous conseille le documentaire “The Kid Stays In The Picture”. Un docu ayant recours à des images d’archives, des effets visuels, des extraits de films et des images originales filmées en 35 mm par le directeur de la photographie John Bailey, les réalisateurs tissant un portrait extrêmement riche, sensible et profondément humain du magicien de la Paramount. Grâce à la mise en scène de Brett Morgen et Nanette Burstein, ce documentaire est à la hauteur de la personnalité de Robert Evans : tout simplement captivant.

Highlander RemakeHighlander planque-t-il son épée dans ses portes jarretelles en cuir ?








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