Logan’s Run: le Peril Jeune

20 03 2009

“Quand Ton Cristal Mourra” c’est sous ce titre super vendeur que “Logan’s Run” (L’Age De Cristal) a été édité chez Denoël en 1969.
Best seller aux US le livre de William F. Nolan et George C. Johnson a été ensuite adapté au cinéma en 1976.
Le pitch: Quand la grande majorité de la population a moins de vingt ans, comment s’étonner qu’un jour les jeunes s’emparent du pouvoir? C’est ainsi qu’en 2116 l’Amérique est devenu une société cybernétique où les rapports entre les sexes sont illimités où les notions de bonheur et de malheur n’ont plus cours, où une loi exige que tout individu , à son vingt-et-unième anniversaire entre dans le “Profond Sommeil” c’est à dire la mort.

Une police spéciale (Les limiers ou Sandmen en V.O.) est chargée d’abattre les rebelles mais quel espoir peuvent avoir ces fugitifs ? C’est ce que se demande Logan, un Sandman, qui se met délibérément hors-la-loi pour découvrir le secret du “Sanctuaire” – là où les hommes vivent et meurent librement…

Contrairement au film dystopique de Michael Anderson (réalisateur de Doc Savage l’Homme de Bronze ou encore d’Orca), la fin de vie, dans le livre, est fixée à 21 ans. Dans le film, pour engager Michael York et le reste du casting, l’age “crystal rouge” était de 24 à 30 ans. Aussi, toujours dans le roman, il n’y a que trois couleurs: 0-7 (Jaune), 7-14 (bleu), 14-21 (rouge) ! L’age adulte était de 14 à 21 ans ! Une société de D’jeuns ! Un peu comme un groupe Facebook à l’échelle planétaire ! Idem pas de guerre nucléaire ayant créé la Cité des Domes mais une révolte sanglante de la jeunesse appelée “La Petite Guerre”. Francis le Sandman (Le Marchand de Sable) n’est pas tué mais se révèle un chef des rebelles. Et Sanctuary existe vraiment… sur Mars !
Et l’équipement du Sandman pour “terminater” un Fugitif (Runner en Anglais, d’ou le titre Logan’s Run) n’est pas un laser avec échappement de flammes étoilées au canon mais un revolver avec des munitions dignes de Judge Dredd: balles à tête chercheuse, paralysantes, empoisonnées…

On parle d’un remake depuis 1990 avec Joel Silver en pleine heure de gloire à la prod, puis en 2004 Bryan Singer (“X-men”) planche sur un remake proche du roman. Depuis 2007 le réalisateur soutenu par Warner Bros et Joel Silver est Joseph Kosinski, un jeune réal qui vient de l’architecture. Il planche aussi sur “Tron 2.0″ (avec Daft Punk pour la musique !)





Doc Savadze: la Venzeance de Zeorge Aminel

19 03 2009

Doc SavageRon Ely: une bonne tête de vainqueur

“Doc Savage Arrive” le mauvais film de Michael Anderson (L’Age de Crystal, Orca) produit par George Pal est une rareté à voir en version française. Effectivement il y a du y avoir un problème avec le paiement des acteurs lors du doublage car leur vengeance fut terrible.
Le héros, Doc Savage, et ben il zozotte tout le long du film !
Que c’est il donc passé pour que George Aminel (la voix de Dark Vador et de Grosminet) décide de plomber tout le doublage ? Un retard dans son cachet ? Froidement et délibérément tout le long du film il rend hommage à Sylvestre le chat remplaçant les “j” par “z” et les “ch” par “s”…  !

Synopsis:
“Le Docteur Clark Savadze (zoué par Ron Ely) est un scientifique, un aventurier, un inventeur et un ezplorateur. Il parcourt le monde pour faire régner la zustice ou pour rechercher multiples trésors avec ses compagnons Ham l’avocat, Monk le simiste, Renny l’inzénieur arssitecte, Zohnny l’archéologue et Long Tom l’électricien.
Dans ce film, Doc Savadze (surnommé l’homme de bronze à cause de la couleur de sa peau) part en quête d’une mine d’or en Amérique centrale que son père lui a laissé. Il rencontre sur sa route un trafiquant nommé le Capitaine Seas qui veut s’approprier la mine pour ses propres desseins.”

Il y a dix ans Chuck Russel (The Mask) et Franck Darabont (Shawshank Redemption) avait passé un deal avec Arnold Schwarzenegger pour qu’il joue le rôle de Clark Savage, Jr, l’Homme de Bronze ! Des rumeurs courent comme quoi Michael Unslan producteur des Batman serait sur le point de relancer la Doc Savage Mania ! Je suis impatient d’entendre la version française en 2015 !
Et dire que dans les années 30, il fut traduit dans le Journal De Mickey sous le nom de “Franck Sauvage” !? Pourquoi pas “Pascal Brutal” ?

Sur l’excellentissime site nanarland.com on trouve un bel extrait démonstratif des pouvoirs du doublage en attendant que je récupère une copie du film !Doc Savage





Interlude: Sur La Grève

19 03 2009

INTERLUDE en raison de la grève du 19 mars 2009.

Sur La Grève“Sur La Grève” de Françoise Naudet.

Hommage à Françoise NAUDET
(1928 – 2008)
Elle étudie la peinture, puis la sculpture à l’atelier de Gimond aux Beaux-Arts de Paris.
Son parcours est jalonné de diplômes, de prix, d’honneurs, de médailles, d’expositions dans le monde entier et dans les plus grands salons. Elle est, entre autre, membre du comité et du jury au salon des artistes français etc. Françoise Naudet est la femme sculpteur de cette fin de siècle, dans la continuité des Camille Claudel, Jane Poupelet, Germaine Richier; elle cultive sa propre personnalité, pour ne donner que l’essentiel à ses œuvres, sans lasser ni heurter jamais le regard. Sculpteur de très haute qualité, émotive, simple, femme différente des autres par une sensibilité hors du commun, nous la remercions pour ses oeuvres qui éveillent en nous une admiration sans retenue et nous conduisent à une infinie méditation. Ses œuvres sont présentes dans les collections publiques et privées du monde entier.





The Prestige: l’effroi du show

18 03 2009

Le PrestigeUn poisson grand comme ça !

Personne n’a été voir “Le Prestige”. Chaque fois que je demande, je me heurte à un: Le prest’quoi?
“Le Prestige” il s’agit du film que Christopher Nolan a écrit avec son frère Jonathan et réalisé entre ses deux “Batman”.
On y retrouve Christian Bale et Michael Caine comme dans “Batman”, avec en plus Hugh Jackman, Scarlett Johansson et David Bowie dans le rôle de Nikola Tesla… J’aime énormément ce film qui nous entraine avec panache dans un univers complexe flirtant avec la littérature Steampunk et les Romans d’agatha Christie. On y retrouve l’ambiance des Expositions Universelles où quand Houdini rencontre Jules Vernes !

Le PrestigeLes oiseaux se cachent pour mourir. Dans les manches de préférence.

Le Prestige est d’abord un livre superbe de Christopher Priest qui propose de surcroit une fin différente du film, preuve que les scénaristes, comme pour “Ne Le Dis à Personne” ou encore les “Watchmen” savent adapter un roman afin d’en faire une œuvre cinématographique cohérente.
Le livre est d’autant plus difficile à adapter qu’il se compose d’extraits des journaux intimes des deux magiciens ! Et ils n’écrivent pas toujours la vérité en fonction de la destination du journal… Donc on a des surprises jusqu’à la toute dernière page.

Le PrestigeLe traumatisme de la noyade en public

La signification du “Prestige” provient de l’une des trois étapes (inventées dans le livre) que comporte un tour de magie, comme cela est expliqué dans le film. La première étape se nomme la «promesse», où le magicien montre au public quelque chose qui semble ordinaire, mais ne l’est pas. La seconde étape consiste en l’exécution, le «tour», ou le magicien rend l’acte ordinaire extraordinaire. Le «prestige», titre du film et étape finale de l’illusion, est la partie du tour de magie où l’imprévu se produit: la cerise sur le gateau !

Le PrestigeLe télétransporteur sur scène

Londres au 19ème siècle… Christian Bale et Hugh Jackman incarnent deux magiciens rivaux qui se battent pour garder le secret de leurs propres tours, et pour s’approprier aussi ceux de l’autre. Leur rivalité est à ce point intense que les deux hommes deviendront des meurtriers… Alors jusqu’ou seriez vous prêts à aller pour réussir le plus tour de magie de tous les temps ? Que faut il comme courage pour se “sacrifier” tous les soirs ?

Le Prestige et TeslaLe champs d’idées ou la conduction de l’électricité par le sol

Le Prestige est non seulement magistral dans sa réalisation mais c’est aussi un véritable film d’horreur. Non pas dans le sens gore du terme mais plutôt comme pouvait l’être le Frankestein de Kenneth Branagh, c’est à dire dans les horribles conséquences de la création de monstres, en l’occurrence, dans le Prestige, du tour de magie ultime: “L’Homme Transporté”.
Deux magiciens se vouent une haine féroce. Chacun à ses secrets et ses méthodes. L’un est pauvre et débrouillard (Bale) et l’autre riche et bien entouré (Jackman). Et tous les deux cherchent à percer le plus grand secret de l’autre afin de réussir une téléportation sur scène. C’est un long et cruel chemin de croix que celui d’inventeur de tour de magie. Le personnage de Michael Caine, l’ingénieur et le créateur des tours n’hésite pas à le rappeler: pour réussir “le Prestige” il ne faut pas hésiter à se salir les mains.
On oublie vite que c’est un métier difficile, qu’un Houdini était capable de démettre les épaules pour se sortir d’une camisole de force et que David Copperfield ingurgitait tous les soirs une marmite de flageolets pour pouvoir se propulser dans les airs ! Bref, on oublie vite que dans le monde du spectacle sans sacrifice, rien n’est obtenu.
Laissez vous charmer par Le Prestige, laissez vous berner. Et pour le coup ce film donne envie d’étudier de plus prêt les travaux du grand Nikola Tesla, inventeur extraordinaire dépositaire de plus de 700 brevets traitant de nouvelles méthodes pour aborder la conversion de l’énergie, récipiendaire de quatorze doctorats des universités du monde entier et maîtrisant 12 langues. Un autre magicien entouré de tellement de mystères…On lui a coupé les fonds lorsque on s’est aperçu qu’il voulait faire du courant à l’échelle mondiale gratuitement et sans fils !
Au final, le prestige est un film qui déclenche pas mal de discussions geeks, technologeeks et même philosophiques, rien que sur sa résolution et ses implications: faut il être fou pour se bruler aux feux de la rampe. La rançon du succès: une douleur intolérable.

Le Prestige





James Cameron’s Avatar que jamais !

16 03 2009

-Cliquez ici pour mon point de vue sur Avatar -

James Cameron AvatarJames Cameron dirige Sam Worthington (Jake)

Depuis pas mal de temps un teaser d’Avatar se promène sur youtube avec des plans pompés sur la Trilogie Qatsi et même une musique de Philip Glass… Pas très émoustillant ni vraiment dépaysant quand on sait ce que doit être le prochain film de James Cameron, développé sous le nom de “Projet 880″… Depuis 3 ans le “scriptment” (Continuité non dialoguée) de James Cameron a disparue des sites de téléchargements de scénario. Heureux ceux qui l’ont encore en leur possession… :-) car c’est justement à cette exercice que James Cameron est un tueur:  l’écriture ! Et le vrai teaser, il est là entre les lignes ! Une débauche de descriptions, de moments spectaculaires écrits pour transmettre l’envie de travailler sur le projet “Avatar”.

L’idée d’Avatar: dans le futur, Jake, un ancien militaire handicapé se voit offrir la possibilité d’aller explorer un monde extraterrestre, Pandora, incroyablement dangereux mais recélant un minerai plus rare que tout, et de devenir un des ambassadeurs au près des indigènes, les Na’vi. Pour s’intégrer, il va vivre “au travers” d’un Avatar, réplique alien de son propre corps. Mais en changeant de point de vue, il va découvrir l’enfer de Pandora sous un nouveau jour, les enjeux vont se retrouver ainssi transformés et il devra prendre parti… Alors lire le scriptment, c’est donc comme se payer un monumental teaser avec les réflexions de Cameron en prime. Des réflexions sur les effets recherchés, les émotions, la psychologies des personnages. Ce genre d’éléments qui ne sont pas aussi facilement décrits dans un “vrai” scénario. On comprend aussi pourquoi au moment de son écriture, la technologie n’offrait pas la possibilité de rendre de le monde extra terrestre de Pandora véritablement vivant. Pour info, Pandora est la nouvelle “amérique”, une planète lointaine ou tout est dangereux et mortel, plantes, insectes, herbivore et prédateurs, courant rampant, ou volant… donc spectaculaire, violent et époustouflant de beauté. Si James Cameron tient ses promesses, le film devrait être un opéra sauvage sublime. Son premier jet était tellement prometteur… Un mélange de “Danse avec les Loups” et “Jurassic Park” version dépaysement absolu. Car Avatar va aussi nous décrire et nous immerger au sein d’une civilisation extraterrestre, celle des Na’vi, les véritables seigneurs et gardiens de Pandora !

Na'viUne preview d’un(e) Na’vi !

On aurait pu penser que plus le temps passait et plus son “Projet 880″ se retrouverait pillé. Et ben non justement, principalement à cause de son pari technologique de faire vivre et de nous faire découvrir un autre monde dans ses moindres détails. Car la véritable héroine d’Avatar, c’est Pandora dont les descriptions du scriptment laissent présager une jolie baffe (montagnes volantes, troupeaux de géants, prédateurs volants, bioluminescence…) !  Très excitant tout cela… Surtout quand on connait la passion de Cameron pour l’ingénierie et l’application des nouvelles technologies aux prises d’images. Il va falloir attendre décembre 2009… peut être pour découvrir une version en Imax et en 3D pour un budget de 300 millions de dollars !!! ?

Ci dessous le lien vers un interview de James Cameron expliquant que pour réaliser Avatar, il lui a fallu 5 ans de travail (contre 18 mois sur Titanic) et 1700 plans d’effets spéciaux (contre 42 dans Terminator2)!

La toute dernière interview de James Cameron. En anglais !
Dans “The Hour with George Stroumboulopoulos”

AvatarPlutôt décembre 2009 maintenant…

-Cliquez ici pour mon point de vue sur Avatar -





The Mentalist: la vie en rouge

13 03 2009

Simon Baker

Comment coincer Red John ? Ce tueur en série qui signe ses horreurs d’un smiley sur le mur avec le sang de ses victimes.
Patrick Jane est un “mentaliste”, un magicien malin et observateur. Il travaille pour la police après avoir laissé tomber sa carrière de medium. Il porte un lourd secret et a fait de Red John un cas personnel.

Voilà une série qui va vous accrocher en 7 minutes chrono par la façon dont son personnage principal voit le monde et vous le retransmet. Pourtant pas de voix off comme dans Dexter. Juste une présence désinvolte et frisant l’ultra cool d’un nouveau héros joué avec brio par Simon Baker.
Attendez, on le connait lui ! C’est le type du “Diable s’habille en Prada!” Ouai, ouai ! C’est surtout le héros du ténébreux western “Land Of The Dead” de George Romero, en charismatique chef des mercenaires au coté de Asia Argento! Les yeux tombants à la Vincent Lindon, des cheveux blonds un regard vert, encore un myope qui va faire des ravages !!! (Je dis ça parce que j’ai trouvé plein de photos de Simon Baker, sur plusieurs tournages, où il arbore d’énorme lunettes de vue !)

Land Of The DeadAsia Argento et Simon Baker dans “Land Of The Dead”

Niveau histoire, on comprend vite qu’un dossier va être résolu à chaque épisode et qu’en “fil rouge”, dans le vrai sens du terme, on aura la quête pour attraper Red John. Rien de bien nouveau sous le soleil. Sauf que notre “mentaliste” à l’instar de Columbo va tout prendre doucement à rebrousse poil avec beaucoup de charme et de désinvolture. C’est un vrai héros. Pas fortiche à la course à pied mais en revanche avec un sang froid à faire pâlir l’Inspecteur Harry. Son petit coté “je suis le plus malin” pourrait vite agacer si le peronnage de Patrick Jane n’était pas très dur avant tout avec lui même sans jamais forcer sur le cynisme comme Docteur House. Il reste charmant, souriant dans son désespoir absolu: dès le premier épisode on apprend que sa famille a été massacrée par red John après qu’il l’ai dénigré lors d’un show tv ou il montrait ses talents de médium.
En fait Patrick Jane est un vrai prestidigitateur. Il n’a aucun pouvoir psychique mais il utilise sa ruse et son sens de l’observation qui sont de véritable super pouvoirs. Il est très doué et il le sait, allant même en jouer comme d’un démiurge. Pourtant au fond de lui il ne croit plus en rien, ni en Dieu ni au diable, il espère juste que lorsque le rideau final tombera sur sa vie, surtout, qu’il n’y est que le néant…
mentalistRobin Tunney la Police et Simon Baker la Magie

Un véritable héros punk, même si il se ballade en costume trop pièce, la chemise négligemment ouverte, mains dans les poches.
Alors on compatit. On l’admire. On s’identifie. On a envie de savoir ce qui va lui arriver.
Et voilà comment une bonne série fonctionne. Il faut dire que derrière tout ça, il y a le scénariste et créateur de “Rome”, le très inspiré Bruno Heller.
TF1 vient d’acheter la série le 9 janvier dernier. Après l’excellentissime Docteur House, je pense qu’ils vont marquer pas mal de points avec celle là ! Rendez vous compte, à lui tout seul Patrick Jane effectue tout le travail des Experts, avec l’humour de NCIS, un méchant digne de Dexter et un regard désabusé comme House. Pas besoin d’être mentaliste pour prédire le succès.

The Mentalist





Man On Wire: un “Petit” pas pour une grande “Marsh”…

12 03 2009

Man On Wire

“Man on Wire” (Le Funambule) est un film documentaire britannique réalisé par James Marsh en 2008. Le film retrace l’histoire de la traversée sur un câble d’acier par le funambule français Philippe Petit, à New York, entre les deux tours du World Trade Center, en août 1974. Basé sur le livre de Philippe Petit “To Reach the Clouds”, le film est monté comme un thriller, présentant des scènes de la préparation de la traversée, des scènes rejouées (dont des scènes de Petit, lorsqu’il était enfant, joué par Paul McGill) et des interviews de participants de l’évènement, à l’époque.
Le film a reçu, en 2009, le grand prix du documentaire au Festival de Sundance ainsi que l’Oscar du meilleur film documentaire.

World Trade Center in Man On Wire

James Marsh… pour l’instant le seule James Marsh que je connaissais était le merveilleux illustrateur des pochettes de “Talk Talk”…
Je viens donc de découvrir un autre James Marsh, un cinéaste extrêmement inspiré. Vous savez ce genre de documentaire façon BBC qui vous tient en haleine du début à la fin. Ben “Man On Wire” c’est ça mais en mieux.

Philippe Petit et James MarshPhilippe Petit et James Marsh

Vous vivez chaque instant de la préparation du “coup”, les émotions de chacun des protagonistes, leurs points de vue, leur enthousiasme, leur courage…Comment investir les Tours ? Comment acheminer le matériel, tendre le cable en acier ? Parce que non seulement vous revivez les précédents exploits de Philippe Petit (Notre Dame, Sydney) mais vous assistez à ce qui ressemble véritablement à un “casse” version “Mission Impossible” avec toute l’adrénaline qui va avec.
Vous êtes pris par les trippes du début à la fin.

Philippe Petit7 aout 1974 – Philippe Petit: La determination dans le regard

Le choix des musiques est un vrai plaisir, Michael Nyman ou encore Erik Satie… elles collaborent au ton et à l’immersion. On est complice jusqu’au bout des huit traversées de Philippe… 45 minutes accroché aux nuages…

Les images sont vertigineuses, à couper le souffle et prennent une dimension tellement particulière maintenant que l’on sait 27 ans après l’exploit de Philippe Petit que les deux Tours Jumelles du World Trade Center étaient des éphémères…

A voir absolument !

Man On Wire

Bande d’annonce sur le site officiel www.manonwire.com/





Dollhouse: Total Ghost in the Shell

12 03 2009

Dollhouse Generique

Joseph Hill Whedon a encore frappé !
Depuis le vendredi 13 février 2009, il propose une nouvelle série de science fiction: “Dollhouse” la Maison de Poupées. Une agence secrète utilise des amnésiques volontaires (Des jeunes gens qui ont trop soufferts et qui ne veulent plus se souvenir, jamais jamais jamais !) pour mener des missions auprès de clients fortunés.  A chaque mission, les “dolls” reçoivent une personnalité composite “chargée” dans leur mémoire et au retour de mission ils/elles ont leur mémoire totalement effacée (à l’instar d’Aphrodite IX). Remise à zéro. Ils sont alors comme des poupées vierges de tous souvenirs et de toute volonté.
L’histoire commence avec Caroline (Eliza Dushku) qui rejoint l’agence et devient “Echo” une doll qui, au bout de trois mois, commence à se souvenir de bribes de ses missions précédentes prouvant qu’une fois de plus l’informatique n’est toujours pas une science exacte.

Dollhouse sleepingSleeping mode

Mes impressions:
La série débute très lentement, et l’épisode pilote écrit et réalisé par Josh Whedon n’est pas vraiment un chef d’œuvre de mise en scène ni d’écriture. Les scènes d’action manquent de punch et d’originalité. L’exposition est poussive, bourrée de clichés. Bref l’épisode pilote est, c’est un comble, le moins bien foutu des quatre que j’ai pu voir à ce jour. Même La Dollhouse ressemble à un club de thalasso high tech avec un design bois et néons digne des années 80 (il manque que Robert Palmer et “Addicted To Love” pour couronner le tout). Résultat un score catastrophique avec 4.7 millions de téléspectateurs…

Joss Whedon et Eliza DushkuJoss dirige Eliza

Au niveau casting: on retrouve donc Eliza Dushku (“Tru Calling”), Tahmoh Penikett (“Galactica”). Pour l’instant, la bonne surprise viendrait plutôt de Harry Lennix qui est le “handler” de Echo, celui qui veille sur elle pendant le déroulement des missions et la très très classe Olivia Williams en patronne vacharde de la Dollhouse. Il y a aussi Topher le cerveau derrière la technologie de déprogrammation des cortex joué par Fran Kranz qui récolte les dialogues les plus drôles. Et puis un tout nouveau visage, celui de Dichen Lachman, superbe métisse Tibétaine/Australienne pour le rôle de “Sierra” toute nouvelle doll.

Dichen LachmanSierra en doll mode
Dichen Lachman
Sierra en terminator mode

Naturellement, cette agence secrète est hors et au dessus de la loi et, un agent du FBI (Penikett), seul contre tous, enquête sur un trafic d’êtres humains en rapport avec Dollhouse et suit la piste de la disparition de Caroline.
Chaque épisode est donc un nouvel “engagement” pour Echo qui sera tour à tour, négociatrice en prise d’otage, alpiniste, choriste et garde du corps… et permet aussi d’établir un lien de plus en plus fort avec Boyd son “Handler” qui est la véritable conscience de la série. Hennix arrive aussi, tout en nuance, à faire passer la tristesse qu’il ressent en assistant aux successifs formatages de sa protégée.

Dollhouse HandlerBoyd et Echo, main dans la main sous les yeux de Topher.

Joss Whedon souhaite avec cette nouvelle série, explorer les différentes personnalités que nous nous créons nous mêmes en fonction des situations vécues et comment nous arrivons à manipuler les autres ou à être manipulés. Vaste programme. Force est de constater que pour l’instant la série n’en est qu’à ses balbutiements et propose plusieurs pistes alléchantes. Aussi on se doute bien que le personnage d’Echo va finir par récupérer sa propre personnalité et qu’elle va finir par croiser l’agent du FBI ou le méchant “Alpha”, super ninja tueur psychopathe échappé de la Dollhouse…Qui est vraiment Caroline ? Que fuit elle ? Qui est Alpha ? Et le réseau Borodine ? Le propre des séries est de pouvoir développer le personnages sur la longueur. Maintenant il faut que la série ne soit pas arrêtée pour tenir toutes ses promesses. “Firefly” (la précédente série de Joss Whedon) avait trouver sa conclusion dans un film “Serenity” sorti en salle grace au succès des ventes de DVD de la série.
“Angel” (spin off de “Buffy” aussi de Joss Whedon) avait eu du mal à trouver son rythme mais au bout du compte avait révélé de superbes qualités scénaristiques. Donc c’est à la fin de la première saison qu’on pourra vraiment juger si tout cela vaut le tour.

Dollhouse Promo

Merci à François du site Cinefriends.com de m’avoir mis le doigt sur la bonne orthographe de Joss Whedon (Jess Wheldon dans un précédent article sur Firefly) et m’avoir présenté Dollhouse.

Nemo Sandman





Life on Mars: Comme d’Habitude…

11 03 2009

Juste un petit billet sur une autre série que j’aime énormément: “Life On Mars” (qui n’a rien à voir avec Marvin le Martien).

Life on Mars

Le pitch: Sam Tyler est commissaire principal à Manchester en 2006. Il vient d’apprendre que sa fiancée a été enlevée par un tueur en série. C’est à ce moment que BAAAM ! Sam est fauché par une voiture et se réveille… en 1973. Une époque où les ordinateurs portables et les téléphones mobiles n’ont pas encore été inventés où on se trimbale la cope au bec avec les rouflaquettes et les pat’def… Un passé où il est retrogradé inspecteur sous les ordres du chef Gene Hunt, un personnage au méthodes brutales et au charisme flamboyant. Tyler va prouver sa valeur en démêlant des enquêtes policières à l’aide de méthodes « modernes ». Dans le même temps, il va essayer de comprendre ce qui lui arrive… Est-il mort, dans le coma, ou est-il vraiment dans le passé ? Faut il qu’il meurt pour sortir de son coma ? (Comme dans “Ouvre Les Yeux” — “Abre Los Ojos” réalisé par Alejandro Amenábar, film qui beaucoup inspiré “The Matrix”…)

Life On Mars
Faut il en finir avant le 16ème épisode ?

“Life on Mars”, c’est la chanson de David Bowie qu’écoute sur son autoradio Sam Tyler au moment de son accident. Elle passe aussi sur l’autoradio de sa Rover lorsqu’il atterrit en 1973. C’est une chanson qui est a une histoire particulière. A la base, David Bowie devait écrire les paroles de la chanson de Claude François “Comme d’Habitude” mais la maison de disque va lui préférer la version de Paul Anka “My Way” qui sera chantée finalement par Franck Sinatra. De colère, David Bowie a pris les mêmes accords (à part le refrain) et a créé sa propre version: “Life On Mars”. Une chanson aux paroles poétiques mais totalement énigmatiques.

Ford Granada

La série devait s’appeler “Ford Granada” et a été proposée à la BBC en 1998 sans succès. Les auteurs, Matthew Graham et Tony Jordan, voulaient avant tout créer un Buddy Movie avec un flic du présent et un policier du passé, afin de confronter leurs méthodes et le politiquement correct des deux époques.

La série ne comptera finalement que deux saisons. Cette décision n’est pas issue de problèmes d’audience de la série – justement très élevée – mais de la volonté des créateurs de la série d’arrêter après seize épisodes, estimant que c’était une durée suffisante pour raconter les histoires qu’ils souhaitaient raconter. Gage encore d’une qualité dans la création et la production de ce petit bijou servi par une bande originale mèlant des hits à des raretés… nostalgie nostalgie !
Donc au bout de 16 épisodes vous savez ce qui est arrivé à Sam. Et même mieux, une suite est lancée “Ashes To Ashes” se passant dans les années 80, apportant de nouveaux éclairages sur ce qui est arrivé à Sam de 1973 à 1980. C’est une héroïne de 2008, cette fois ci, qui va découvrir le monde et l’équipe de Gene Hunt, à Londres cette fois ci…
Gene Hunt est joué par Philip Glenister, et c’est la véritable Diva de la série. Oubliez le politiquement correct de nos années gores mais policées. Gene rentre dans le lard de tout le monde mais il fait avec panache ! (En V.O.: An overweight, over the hill, tobacco-stained, borderline alcoholic homophobe with a superiority complex and an unhealthy obsession with male bonding. )

“Life on Mars” a eu un tel succès en Angleterre que des producteurs américains en ont fait un remake (avec Harvey Keitel dans le rôle de Gene). Et c’est là ou cela devient très intéressant. Que faut il garder dans l’histoire, qu’est ce qui est trop typé “UK” ? DOnc on a la chance de suivre une excellente série de la BBC et puis son verbatim sur ABC avec la possibilité de plus gros budgets. Comme Sam, qui découvre qu’il est bien en 1973 à son réveil dans le terrain vague en apercevant à l’horizon les Tours Jumelles flambantes… neuves. Une image très forte.

Twin Towers

Je vous invite donc à découvrir cette extraordinaire série dans ses deux versions UK & US de préférence en english sous titré !

Nemo Sandman





Godfrey Reggio, la Trilogie Qatsi et la naissance de Docteur Manhattan

10 03 2009

Koyaanisqatsi

Tout le monde craque sur ce thème à l’orgue dès la bande d’annonce de Watchmen. Il s’agit de “Prophecies” de Philip Glass qui illustre à merveille la majesté et la tristesse de Docteur Manhattan mais savez vous d’ou provient cette musique et quel film, présenté par Francis Ford Coppola, elle a superbement illustré en 1983 ?

Godfrey et PhilipGodfrey Reggio & Philip Glass

Il s’agit de Koyaanisqatsi (“life out of balance.” en langage Hopi) qui fut le premier film d’un nouveau genre dit “non verbal”, il est le plus populaire de la Trilogie Qatsi et de mon point de vue le plus réussi. Imaginez des images superbement spectaculaires de l’hémisphère nord accompagnées par la musique grandiose et tellement particulière de Philip Glass. Le concept et la réalisation est signée de Godfrey Reggio (le Plus Grand Réalisateur du Monde du haut de ses 2,11m!), et les images de Ron Fricke. Ce film fut tellement copié et à tellement inspiré de réalisations, qu’on a du mal à s’en rendre compte… au niveau personnel, dans mon film “Riding The Rafale”, François Robineau avait placé sa caméra sur la dérive du Rafale comme Ron Fricke l’avait fait sur un bombardier supersonique B-1…

B1Le B1

Riding The RafaleLe Rafale

Un autre exemple “d’hommage en grande pompe” est le générique du magazine “Des Racines et des Ailes” sur France 3 avec le survol de ses champs de colza et ses plans de la ville en accéléré.
La grande force des films Qatsi est qu’il propose aux spectacteur des visions du monde qui s’enchainent et leur laissent en tirer eux même leurs conclusions.
Godfrey Reggio ne dicte rien. Il est est le “témoin magnifique” d’un monde qui bascule et perd l’équilibre… Reggio a été moine pendant 14 ans. Il a gardé ce regard contemplatif sur le monde temporel. La révélation lui vint dans les années 60 alors qu’il était éducateur au sein de gangs des rues, par le biais d’un film de Luis Buñuel: “Los Olvidados” — “Pitié Pour Eux” (prix de la mise en scène à Cannes en 1951). Il a bien du leur projeter 150 fois tellement le film était apprécié. En tant qu’éducateur il sait qu’un bon professeur ne peut qu’expose un contexte, soulever des questions avant d’entrer en dialogue avec sa classe. Donc les films de la trilogie Qatsi sont ambigües à dessin afin de laisser au spectateur la possibilité de se poser des questions et de chercher des réponses. Il y aura autant de points de vue que de spectateurs. Comme une bonne image vaut mille discours, les films sont muets. Sauf que là en l’occurrence Reggio nous offre des milliers d’images afin d’exprimer un seul mot en langage Hopu et qui se termine par qatsi.

Reggio regarde notre monde à la façon dont un extra terrestre viendrait à la découvrir. Un peu comme Docteur Manhattan justement. Un film presque prophétique donc… (sans doute cause du brouillage des tachyons…) mais surtout poétique, fonctionnant sur l’association des images, leurs symboles et leur trivialité… Personnellement, je reste scotché à chaque fois par la pertinence du message que j’y entrevoie. Maintenant, comme dans une boule de cristal, vous y verrez sans doute autre chose. Certains y voient une ode à la technologie et d’autre un documentaire environnementaliste.
En fait, le sujet des films de Reggio est la Technologie avec un grand T. La Technologie est certainement le sujet le plus incompris au monde. Comme disait Einstein “Le Poisson est le dernier à connaitre l’eau” ainsi le citoyen moderne est le dernier à “voir” la technologie tellement elle est intégrée autour de lui. La technologie, on ne l’utilise plus: on la vit.
Pour lui, la technologie moderne a été créée pour faire tampon avec les ravages de la nature. Sauf que maintenant la technologie nous isole complètement de la nature et est même devenue l’environnement naturel de l’homme moderne. Anima Mundi est devenu Techno Mundi. Les mystères disparaissent au profit des principes technologiques. Pour Reggio, il est naif de vouloir souhaiter la paix dans le monde sans vouloir avant toutes choses changer la forme dans laquelle on vit; sachant que notre situation actuelle est le résultat de nos comportements et non de nos intentions. On peut changer le monde en montrant le bon exemple quelle qu’en soit l’échelle. Mais dire à quelqu’un ce qu’il doit faire est contreproductif alors que tant qu’on est vivant, on peut être “héroïque”.
Etre héroïque, c’est être sans espoir en ce qui concerne l’ordre du monde, mais avoir de l’espoir pour autre chose. Le courage de se révolter contre la Pax Numericana sous laquelle nous vivons contraints et forcés depuis l’avènement des Temps Modernes.
Finalement, choisir la musique de Koyaanisqatsi pour illustrer les Watchmen et en particulier Docteur Manhattan n’était pas une idée seulement basée sur l’esthétisme mais aussi sur la Signification profonde derrière l’allégorie du film de Zack Snyder: le moment où les étoiles brillent le plus fort est celui de leur extinction.

koyaanisqatsi
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Il existe trois films:
* Koyaanisqatsi (Ko-yaa-nis-qatsi (tiré de la langue Hopi), nom. 1. vie folle. 2. vie tumultueuse. 3. vie déséquilibrée. 4. vie se désagrégeant. 5. mode de vie non viable devant être remis en question) : l’avancée de la technologie sur la nature. Son image la plus célèbre est sans doute celui de la circulation à New York vue en perspective donnant l’impression de pulser comme le sans dans les artères.

* Powaqqatsi (powaq-qatsi (de « powaqa » : sorcier, et « qatsi » : vie). Nom donné par les Indiens Hopi d’Amérique du Nord à une manière d’être, une entité, qui se nourrit des forces vitales des autres êtres dans le but de favoriser sa propre existence.) : Les différentes cultures, le contraste Nord/Sud, Nature/Technologie. Ce film était présenté par Georges Lucas et Francis Ford Coppola.
Il commence avec des plans inoubliables d’une mine d’or au Brésil ou une marée humaine, noire de boue, porte des sacs sur son dos, comme autant de fourmis ouvrières.

* Naqoyqatsi (Na-qoy-qatsi (tiré de la langue Hopi), nom. 1. Une vie basée sur le meurtre du prochain 2. La guerre comme manière de vivre. 3. (Interprétation) La violence civilisée.)

hopi prophecies

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Nemo Sandman

Site officiel de Godfrey Reggio: http://www.koyaanisqatsi.org/








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