Toy Story 3 – Le premier Pixar plat en 3D !

29 07 2010

Toy Story

(En l’honneur de John Lasseter, fondateur de Pixar cet article aussi plat que Toy Story 3)

Quelle déception ! Comparé aux Tomes 1 et 2 qui vraiment étaient drôles et prenants, le 3 est nul. (J’ai pas trouvé un adjectif moins plat…)
Voici un Pixar qui ne « décolle » jamais et ne s’adresse, en bon produit préfabriqué, qu’aux enfants en age de faire un scandale chez ToyzAreUs en se roulant par terre et en battant des records de décibels sous le regard bovin de leur géniteurs dépassés et certainement lobotomisés pendant le visionnage de ce gâ-chis de pellicule…

Quand on voit la puissance des machines permettant de créer de la 3D de nos jours, quand on constate l’intelligence créatrice de Pixar en 95 puis en 99 rien que sur Toy Story, on se dit que la grève des scénaristes continue de faire des victimes.
Quand on connait les chef d’oeuvres absolus qui peuvent jaillir de coeur et des tripes de certains habitants d’Emeryville… on se dit:
« Mais boudiou d’boudiou c’est quoi ce galimatia infâme de 90 minutes que nous tend le Dieu mercantile Disney accouplé à la Déesse profit Mattel.
On dirait une copie d’un film Pixar Made in China. Saperlipopette! Je veux sortir de cette salle ! (au bout de 15 minutes de crétineries culcul videpôt cette pensée est venue effleurer mon cor-tex sa-tu-ré par les cou-leurs pri-maires et les stéré-o-types sur-ranés… Oh ! Le coup du sac poubelle… Oh le coup du camion poubelle…Quel suspense! Oh encore un cliché dans le décor… Oh le vieux iench… oh c’est long… et surtout Oh on s’en fout….)
Je continue ?
OK. SI on ferme les yeux y’a la musique! Un exemple typique de « bruit symphonique » permanent « soulignant » chacune des péripéties de la manière la plus « soulignatrice ». En fait ce n’est pas seulement souligné mais aussi mis en gras et stabylobossé !
Oh my God! Woody va lâcher prise. J’ai compris le danger car nos amis « Staccato » et « Tremolo » sont de retours. Ouh j’ai 4 ans! OUH J’ai peur ! Peur que mon papa ne m’achète pas un Woody dès… maintenant !!!
« Papa je veux que tu m’achètes un Woody ! (Ou je te jure que tes angoisses concernant le dixième R.I.F. de ta boite vont paraître bien anecdotiques en comparaison de l’enfer de bruits et de fureurs dans lequel je vais te faire plonger si tu ne brandis pas ta carte bleue pour remédier à ma dépendance soudaine à Woooody ! »

Donc pour faire court: Un scénario bâclé, préformaté, inexorablement prévisible dans les moindres détails. Une sombre publicité Disney/Mattel qui dure 90 minutes. Une ambiance sombre qui tente de flirter avec un copie préformatée de Tim Burton donc sans son charme, sa finesse ni sa mélancolie. Le bébé monstrueux du film est non seulement moche, vraiment vilain mais surtout plat et pathétique dans les deux sens des termes. Une morale au ras des pâquerettes… des Deus Ex Machina téléphonés (10 minutes avant, avec le Q.I. de Paul Le Poulpe, vous connaissez le score).

Et les jouets? Hein ? Retrouvez des personnages qu’on aime pour assister à une aventure où on se dit tous les deux minutes « Akoibon? » ou « Whatever » en V.O. ?
Naaaaan ! Quelle honte !!! On oublie cette daube vite !!! Il y a des traitres d’AB Productions qui ont infiltrés Pixar !!! Des ratiboiseurs de cerveaux ?
Ne me dites pas que l’argument 3D était valable sur un scénario aussi plat !
Sauf ci vous êtes un commercial de chez Disney: « Tu comprends coco, la tranche des 4-10 ans ils ont plus de souvenirs des précédents Toy Story… un p’tit coup de refresh ne peuvent pas leur faire du mal. En plus Macdo va nous logoter sur ses Happy Meals ! »

Voilà. En lisant ce bulletin vous avez fait la même expérience que dans TS3.
C’est trop long et c’est chiant.





Fringe and The Big Bang Theory : le retour des savants fous.

20 07 2010

TBBT

En fait c’est quoi un savant fou ? C’est juste la transposition moderne de Panoramix après avoir reçu un coup de menhir, non ?
Il y a donc deux séries à voir toutes affaires cessantes en ce moment: « Fringe » dont le personnage de Walter Bishop interprété par le grand John Noble est un concurrent génial au Merlin d’Alexandre Astier et « The Big Bang Theory » où le personnage de Sheldon Cooper interprété par Jim Parsons est en train de traumatiser les geeks depuis trois saisons.
Fringe est la digne héritière des X FIles, avec J.J. ABrahams et ses comparses à l’écriture et la production. Mais cette fois ci le danger ne vient pas des étoiles… C’est sombre et même assez cracra (autopsie mon amie!) mais aussi drole et même touchant. Le casting est aux petits oignons — je suis toujours épaté par la justesse de ton que trouvent ces comédiens US, même quand leur guideline tiendrait sur un timbre poste…. et la meta histoire est passionnante car totalement logique sans les altérations capilotractées des méandres opportunistes de Lost, Galactica ou encore Heroes. Avec un cliffhanger de bonne facture, la troisième saison est attendue pour septembre.
TBBT est une sitcom qui pourrait se résumer comme un mélange de Friends et de Troisième Planète Après le Soleil. Les épisodes sont écrits sur le fil du razoir, les personnages fouillés et les interprêtes sont tous extraordinaires même les plus petits rôles. Chuck Lore, le créateur de la série a su mettre les petits plats dans les grands: on rit énormément sans vulgarité ni engueulade systématiques. TBBT est une machine à fous rires à voir absolument en V.O. !!!
On ressent comme dans Fringe beaucoup de tendresse pour les personnages et on prend plaisir à les retrouver dans les situations les plus « extraordinaires » dans le vrai sens du terme.
Deux séries qui font de la Science leur terrain de jeu jusqu’à l’absurde: le laboratoire de Walter Bishop a même pour locataire une vache (« Gene »!) dont il tire le lait tous les jours et qui meugle quand on mord dans un hamburger ! Et Fringe n’est même pas une série comique.
Non la série comique c’est The Big Band Theory. Attention danger: on y prend gout et c’est une drogue dure.
Bon, je n’en dirai pas plus car trop dévoiler de l’une ou de l’autre pourrait gâcher le plaisir. Le net propose plein d’extraits video, il suffit de googler un peu pour voir.
Attention aux spoilers pour Fringe c’est vraiment des coups à tout gacher.

Fringe





Wuwuzela – l’abrutissement pour des abrutis ?

12 06 2010

Il est intéressant de constater que la coupe du monde de football est train d’être polluée par le bruit d’un million d’essaims d’abeilles furieuses !
Les trompettes wuwuzela se sont invitées dans les stades et leur bourdon incessant transforme le spectacle footballistique en torture.
Le bruit de fond est incessant, comme si vos écrans plats 58 pouces THX 5.1 se vengeaient en vous assommant d’une seule note soutenue pendant deux fois 45 minutes qui vient vous gacher la « grande fête du foutebole » !
Cette attaque vicieuse visant directement les nerfs à deux effets:
- Ceux qui étaient déjà tièdes coupent le son où se cassent définitivement de ce concert castorama pour perceuses. Après tout voir 22 pinpins courir après une baballe soutenus par ce HIIIIIINNNNNNNN incessant plus pénible qu’un millier de mobylettes effectuant des essais moteurs sans pot à 3 heures du matin, permet de remettre le sport télévisé en mondiovision HD en perspective.
-Les décérébrés bariolés sont aux anges. Rendez vous compte: un hymne avec une seule note. C’est parfait pour eux. Il y en a tellement qui soufflent dans leur trompette qu’il doivent être en transe, c’est pas possible autrement.
(D’ailleurs une parodie du Seigneur des Anneaux vous explique tout…)

Techniquement parlant, vu que les wuwuzela ne font qu’une seule note, pourquoi ne pas utiliser un filtre sonore qui effacerait cette fréquence ?

En attendant, faites comme moi: soutenez la Corée du Nord ! Ce sont des êtres humains comme les autres et prendre l’air en hémisphère Sud va leur faire un dien bien phu au moral.
Sinon tous derrière Putix !





Flashforward – Chronique d’une mort annoncée

4 06 2010

Flashforward
Alors que Flashforward va débarquer cet été sur Canal Plus, nous venons d’apprendre qu’il n’y aura pas de seconde saison au Thriller Romantico Conspirationniste Temporel. Qu’est ce qui a bien plus se planter dans les prédictions des producteurs ?
Annoncé comme le nouveau « LOST », le feuilleton labyrinthique de la Fox vient de lâcher tout le monde sans avoir eu le temps de donner la moindre réponse – un peu comme si LOST, justement, s’était arrêté à la fin du cliffhanger de la saison un.
Frustrant.

Oui frustrant, car les paradygmes sur lesquels planchent les scénaristes s’étirent au delà d’une seule saison façon guimauve de la Foire du Trône. On a l’impression qu’ils tirent des lignes de fuite sans trop savoir où cela va les mener. On a connu ce syndrome dernièrement dans Battlestar Galactica, Heroes (qui s’arrête aussi pour le coup) et LOST…. du genre « Mais on va ou là ? »… C’est quoi tous ces méandres dans la Meta histoire. « Ton père n’est pas ton père mais ton père ne le sait pas. »
Avant toutes choses, il faut bien comprendre le mécanisme de mise en production de ce genre de « feuilleton ». Il y a un cahier des charges assez précis mais au delà de la vente des espaces pub, il y a surtout un besoin de rendre accro le téléspectateur lambda. Il faut l’intéresser, lui faire se poser des questions, buzzer sur le net, qu’il s’identifie à au moins un personnage, lui donner l’impression qu’il est « trop intelligent » à disserter sur les possibilités scénaristiques offertes… bref il faut qu’il en redemande. Pour cela l’utilisation massive du cliffhanger est de bon ton. Les lignes de vie des personnages s’entre croisent et forment une tapisserie plus ou moins capilo-tractée, ce qui rend la possibilité de prendre l’histoire au vol (sans avoir vu l’épisode pilote) une mission quasi impossible et ce malgré les résumés des prologues. Le feuilleton devient une expérience hermétique dont seuls quelques adeptes assidus souvent bien plus geek que vous et moi sont capables de décoder.
Bref scénaristiquement parlant, c’est bien beau de faire de belles promesses autant savoir les tenir.

Pour le coup il est intéressant de découvrir le livre Flashforward de Robert J. Sawyer et voir qu’il n’a pas grand chose à voir avec le feuilleton. Et c’est pas plus mal. Dans le genre cantique des quantiques en prise-de-tête-o-rama, le livre se pose là mais se reprend à loisir. Amateur de l’effet Casimir, veuillez choisir votre bol de gloubiboulga. Mais comme moi j’aime bien l’Ile aux Enfants, alors j’en reprends tout de suite…
En attendant si vous voulez voir un feuilleton où Joseph Fiennes arrive à imiter à la perfection Simon Astier dans Hero Corp, Flashforward est un joli cul de sac… sans avenir.

Flashforward Robert Sawyer





Ratatouille – Le génie en chef !

27 04 2010

S’il existe un film qui me fait sourire de bout en bout en ne cessant de répéter à qui veut l’entendre:  » ‘Tain trop génial! » c’est « Ratatouille » de Brad Bird.
Ce film est sans doute une des utilisations la plus intelligente jamais faite de la galette pelliculaire aussi digitale soit elle.
Il a été mon film préféré de 2008, et en le revoyant sur Canal, la magie agit toujours autant… Wouaaaah !
Voici un film qui fait fi de l’argument 3D (croyez moi vous allez en bouffer de la 3D avec des nanards bien dégoulinant de CGI baclées!!!) mais qui met en valeur une belle et bonne histoire, des personnages aux petits oignons et une animation subtile et relevée. La photographie est une sublime pièce montée, il n’y a pas une faute de gout dans la manière de montrer un Paris idyllique (tous les appartements, même les plus modestes ont la vue sur la Tour Eiffel !). Le rythme est relevé car le scénario mijoté aux petits oignons est écrit avec justesse et finesse, tout comme l’animation des personnages ou les textures qui ne cessent d’émerveiller de bout en bout. Du grand Art ! Certains plans ne pourraient exister que dans cette forme de film 100% CGI dont le point de vue de Remi dans son bocal où sous la toque par exemple. Le montage souvent cut est d’un rythme parfait et les trouvailles de mise en scène ne cessent d’émerveiller. C’est un festival pétillant de malice et de justesse dans les propos. Les tranches de vie sont servies à point.
Ratatouille n’est pas un film pour une tranche d’age particulière. Les thèmes qu’il aborde peuvent toucher tout le monde tant qu’on est pas trop ramolli du flan. Pèle mêle on y retrouve traités l’ambition, le racisme, la peur de l’autre, le mensonge, la misogynie, le mercantilisme, le courage, l’inspiration, la passion, l’entre aide, la filiation, la fidélité et la mémoire… je dois en oublier certainement.
En prime, on y trouve une des plus belles Madeleine de Proust du 7ème art.
Une preuve encore que Pixar est La véritable usine à rêve de ce début de millénaire et Brad Bird un merveilleux cinéaste.
On ne s’en lasse pas. C’est trop bon de déguster un film Pixar.

Ratatouille





Sons of Anarchy: les derniers chevaliers

23 02 2010

On va faire court, tellement il y a d’articles sur le net concernant « SOA ». Mais s’il y a vraiment une série à ne pas manquer actuellement, il s’agit de Sons of Anarchy la dernière création du papa de l’extraordinaire The Shield: Kurt Sutter.
Au premier abord, la série peut paraitre comme un concentré de testostérone manichéen pour les p’tits graisseux et les p’tites graisseuses fans de Litteul Kevin mais c’est sans compter sur la finesse et l’intelligence scénaristique de Sutter qui a créé un véritable mouvement de montre suisse dramatique et une galerie de personnages tous ultra attachants même les plus secondaires. Les amoureux de The Shield ne sont pas dépaysés par cette galerie de vrais faux bad guys incarnés par un casting prestigieux utilisé à contre emploi. Au delà de l’immersion au sein d’un club de motards hors la loi au code de l’honneur digne des Yakuzas et à leur gestion de la crise économique mondiale, Sutter nous propose des exemples de dignité humaine aux moments les plus tragiques d’une vie. Ainsi des personnages secondaires deviennent des héros puissants et attachants dont les actes inspirent le respect et l’allégeance. (Mon préféré étant « Opie » qui dans la deuxième saison est digne de Kurosawa, grandiose et véritable samurai !)
C’est ce qui fait la force d’une série couillue qui transcende le courage et l’héroïsme tant au niveau masculin qu’au féminin. Du grand art délivré par un fin artisan. Une preuve encore que les vrais progrès en narration cinématographique se font nulle par ailleurs que sur le petit écran. On en reparlera !
Sons of Anarchy
PS: à voir en V.O. pour la voix de basse de Ron Perlman et les expressions fleuries du slang californien.





Wes Anderson: un auteur américain prétentieux ?

19 02 2010

Oulala! Comment c’est plus facile d’exprimer sa colère face à une œuvre bancale, mercantile et grotesque, comme les distributeurs en accouchent toute les semaines, que d’exprimer son admiration pour un cinéaste prétentieux.
-Et vous Mademoiselle Von Heirot, aimez vous Wes Anderson ?
-Oh oui j’adoÔore son cinema… Il est certain qu’il s’adresse à un public restreint mais comme je l’adoÔore, je lui pardonne tout.

C’est ça mon problème avec Wes Anderson. Dans chacun de ses films, de par mon sourire béat, je sais que je suis en train de pénétrer dans la zone dangereuse du cercle restreint des bobosnobs cinéphiles. Il est aux Blockbusters ce que A Small World est à Facebook.
Moi, j’aime tous les films de Wes Anderson. J’aime sa façon de raconter des histoires, son montage, ses choix musicaux, ses sujets, ses personnages… j’aime ne pas tout comprendre, rire au mauvais moment et subir un décès brutal quand je m’apprête à rire… j’aime me perdre dans son univers poétique qui vient frapper mon rationalisme à coup de « pourquoi pas ». J’aime moins me retrouver seul en sortant du cinema à avoir apprécié ses films et tenter de faire passer ce que j’ai tant aimé en évitant les crottes de chien. Aaaaargh ! C’est très kontrariant !!!
Quel petit con quand même ce Wes Anderson! Alors que tout le monde se jette sur les CGI, môssieur Anderson réalise un long métrage en stop motion façon « Le Manège Enchanté »?! Mince, en plus, je suis certain qu’il doit aimer le Manège Enchanté. Pire il a du s’en inspirer ! Croyez vous que Wes Anderson a vu « Avatar »? Le comble du snobisme serait quand même de na pas l’avoir vu. C’est un Ssssnob ! Z’avez vu sa dégaine ? Même pô d’chaussettes ! Et puis y’a pas plus snob qu’un Américain qui vit à Paris !
Non et pis le copinage à la Wes Anderson vous en pensez quoi ? Y’a tout le clan Coppola qui gravite autour de lui et dans ses films, Sofia, Roman, Jason Schwartzman… trop fastoche de faire du cinema dans ces conditions ! C’est de la triche !!! Vous croyez que Uwe Boll a eu cette chance lui ?…
Et puis qu’est ce qui lui prend à ce texan de Wes Anderson à ne pas suivre les paradigmes californiens des recettes à gros succès ? Il croit que c’est au Texas qu’on a tourné les plus gros succès de ces dernières années ? Et puis, c’est quoi ses films ? Des comédies ? Des films d’aventures ? Des drames ? Des roadmovies ferroviaires ? Des odyssées humides ? Des contes poilus ? Comment voulez vous que ce Dandy de Wes Anderson détende son public avec des films où des enfants meurent ?!!!
Et ben voilà, un peu de colère permet de mieux faire passer le message: Wes Anderson est un jeune auteur américain avec une vision bien à lui, ses défauts et ses qualités mais surtout beaucoup de malice et de tendresse pour toutes les histoires qu’il souhaite offrir au public – un public qu’il ne prend jamais pour une masse médiocre et beuglante. Oui, certainement, Wes Anderson a une haute opinion des spectateurs, leur servant des petits plats à la sauce aigre douce agrémentés de casting de plus en plus prestigieux et surtout merveilleusement dirigés. Même « What Else » vient de se faire happer dans le puits gravitationnel Anderson…
En attendant, rappelez vous de tout cela quand vous irez voir « Fantastic Mr Fox ». Vous allez vivre « un pur moment de poésie » ou une « pure poésie du moment ». Et comme toujours quand on ne comprend pas la poésie, on pense que le poète est un auteur prétentieux…
Wes Anderson





Mon premier single !

8 02 2010

Un peu d’auto promo ne peut pas faire de mal:

Retrouver mon premier single « Sonatine » sur Itunes, la Fnac mais le mieux c’est encore ici !

Sonatine





Nouvelle Année – Nouvelle Bannière

12 01 2010

Et ce superbe triptyque est signé par Tarek !





Pixar: Toy Story 3 – La franchise des jouets

3 01 2010

Dix ans après Toy Story 2, nous allons réouvrir le coffre à jouets le plus célèbre de la planète !
Toy Story est finalement la seconde trilogie (après Star Wars) qui mette en scène son propre merchandising, sans vergogne et avec un talent inégalé: celui de l’équipe Pixar. P comme « P’tain », I comme « iesssss! », X comme « Xorglub » et « AR » comme « Arty-Show » !

Toy Story 3

Ne nous y trompons pas. Une fois encore ce film ne va pas s’adresser (qu’)aux enfants mais bien avant tout le reste du monde civilisé: aux Adultes avec un grand « A » comme dans PixaaAAar! C’est cela la « trademark » de PixaAar. Pour peu qu’on veuille se pencher un peu sur l’ensemble des œuvres des « fous du 1200 Park Avenue », Emeryville Californie, troisième à gauche derrière le Starbuck Coffee; ils utilisent le sous-public des 3-12 ans pour attirer les parents, oncles, grand mère, parrain et baby sitter, possesseur de cartes bleus comme des pécheurs utilisent des bouchons et des cuillères multicolores pour taquiner le gardon ! Et je peux hurler à la face de cette planète: chacune de leurs prouesses est l’occasion de relever le niveau mondial de création cinématographique! Pas moins ! Et actuellement, « force est de constater » que Pixar est inbattu/table même si ils ont fait des émules mercantiles chez Dreamworks par exemple… Il y a un « esprit » Pixar: the Pixar Teutch et on ne peut pas la copier. Nan, nan, nan !
Déjà, ce sont les seuls actuellement à savoir « créer de la vie » dans le regard de leurs personnages animés. Il suffit d’observer les tentatives du talentueux Robert Zemeckis avec sa super nouvelle technique brevetée « Performance Capture » sur ses mega films comme « The North Pole Express » ou encore « Beowulf » pour s’apercevoir que ses « avatars » ont des regards de poissons morts, sans la moindre étincelle de vie quand on les compare à la première binette esquissée chez Pixar. C’est un écueil que Cameron a réussi à éviter dans Avatar, mais sans frôler le haut degré d’expression que les animateurs anthropomorphes Pixariens ont réussi à atteindre et ce dès le début avec leur lampe de bureau animée! Il y a donc des grOs talents au sein de Pixar que les concurrents n’ont pas réussi à clôner ni à mettre en algorithme fractal et c’est semble-t-il la « Human Teutch ». Et c’est ce qui rend les vieux films Pixar toujours regardables même avec les progrès logarithmiques du Rendering que nous vivons depuis l’avènement officiel du silicone au sein du cinéma pendant les années 80 (Tron, The Last Starfighter, Abyss…). A noter que dans le premier Toy Story, les êtres humains étaient absents pour des raisons de contournement technico scénaristique, puisque John Lasseter n’était pas satisfait de leur rendu possible à l’époque. En adaptant les limites techniques constatées au besoin du film, un film Pixar quelque soit l’époque de ses productions devient immédiatement une œuvre intemporel, pire: un classique du cinéma.

Toy Story 3

Ensuite au niveau du scénario, chaque film signé par Emeryville, est du « cousu main », du travail d’artisans. Le projet lors de son écriture et de son développement est remis en question par un « collège » d’auteurs réalisateurs (dont John Lasseter lui-même) qui travaillent ensemble afin que le film soit de la meilleure qualité possible. C’est au sein de ce pool de scénaristes et réalisateurs que l’égo du réalisateur responsable en chef est fondu puis reforgé afin de mieux servir son œuvre. C’est une aide formidable pour le réal de trouver conseil et d’entendre sans langue de bois ce que ses pairs pensent de son travail en cours, lui offrant aussi leurs meilleurs idées d’améliorations ou de contournement d’obstacles. Donc quand on regarde un film Pixar on regarde finalement une oeuvre collective réalisée en petit comité d’artistes. Ce qui pourrait expliquer le haut niveau obtenu dans les scénarii des longs comme des courts métrages produits au 1200 Park Avenue ?…
N’oublions pas que Georges Lucas, Steven Spielberg et Francis Ford Coppola ont souvent agi de la sorte pour soutenir leurs projets respectifs… pour nous servir sur un lit de mâche: « Howard The Duck », la seconde trilogie Star Wars et même « SuperNova » (au montage: Francis Ford ! Si! Si!) …
Alors réaliser un Toy Stoy 3, ca ne serait pas un moyen ultra facile d’engranger des millions de dollars avec un film que tout le monde souhaitera aller voir en famille et dont les produits dérivés vont envahir les rayons de la rentrée scolaire comme une éruption cutanée après une orgie de cerises ?… Il est certain que Toy Story 3 sera un grand succès et que la moisson de dollars sera plus que bonne en cette période de récession mondiale. Il est à parier que vu le sujet aborder (la fin de l’enfance et de l’engouement des jouets en plastique pour d’autres jeux nécessitant finalement assez rapidement, signe des temps, d’autres jouets en plastique…), ce film va encore illustrer, avec finesse, mélancolie (Randy Newman!) et (fausse) désinvolture les petits travers de notre société de consommation et de l’industrie du rêve. Mais ne nous leurrons pas: à chaque nouveau Pixar des risques sont pris. Il suffit de visionner « La-Haut’ pour voir qu’un héros du troisième age armé d’un déambulateur n’était pas, au départ, un pari gagné d’avance.

Toy Story 3

Toy Story a su se frayer un chemin dans notre imaginaire au point de nous faire vibrer encore 15 ans après. Et oui à l’époque où Cameron écrivait Avatar, sortaient les premières aventures de Woody et Buzz…
Toy Story 3 de Lee Unkrich (monteur de TS1 & 2) doit sortir en juin 2010. Ca va tout simplement être Noel en plein été !

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