Terra Nova – Atterrant et pas nouveau…

22 01 2012

 

 

Avoir des moyens et des idées sont deux choses différentes.
Terra Nova c’est la plus belle collection de clichés jamais promue au rang de série “culte” avant sa sortie.
Même Didier Barbelivien aurait honte d’avoir pondu une daube pareille.
Le photocopieur est la principale source d’information, ou plutôt le “copier coller”, comme on dit de nos jours, hein Didier ?

Bon, alors keskideconne ?
D’abord un casting à vouloir se mettre Valérie Pécresse en fond d’écran pour compenser (en un mot): que des têtes à claques.
Des personnages sans profondeur, prévisibles et au body language tellement 2012 (pour des gens qui sont censé venir de notre futur…)
Une musique désastreuse, une mise en scène en cliché…
Mais surtout pas d’histoire originale et des personnage qu’on rêve de voir servis au breakfast des T-rex du coin.

Terra Nova ou comment polluer le monde avec les pires remugles de l’American Way of Life. S’ils avaient pu installer un Macdo dans leur colonie, ils l’auraient fait.
Mais, tiens, faisons une petite expérience. Nous sommes en 2012. Quel serait le body language, les attitudes, le langage, les pauses d’une famille de 1860′s… Ah les Sixties By Gaslight… Ouai, le genre nos arrières grands mères font du ski. Bref, on imagine ces moustachus, droits comme des “I” en train de se promener en marchant en canard.
Mais une chose est certaine: ils ont une attitude totalement différente de nos contemporains. Pas de “Yo Mama!!!”
Pensez vous qu’un seul des créateurs de la série Terra Nova ait une seconde tenté d’imaginer que dans 150 ans les gens pourraient se comporter d’une manière totalement différente que maintenant ?
Et ben non.
De gros moyens (20 millions d’euros pour les deux premiers épisodes???) et zéro idée.

Et tout est du même tonneau.
Terra Nova c’est du travail bâclé pour des spectateurs abrutis.

Boycottez ce genre de daube.
Quand je pense que ce sont les mêmes “irresponsables-bas du front” qui ont torpillé Megaupload. (Quoi qu’ils doivent bien s’entendre avec son fondateur…)
On en vient presque à souhaiter qu’une jolie meute de vélociraptors puisse remonter le tunnel du temps et venir chatouiller les arpions de toute cette bande de “tableurs sur pattes”.
Heureusement il nous reste Sherlock, Fringe, Game of Thrones… Bref. Des séries qui renouvellent le genre et pas des Terra Cognita.





Game of Thrones – L’Heroic Fantasy adulte. (sans spoilers)

21 08 2011

Le Trone de Fer
HBO frappe toujours aussi fort. Après l’excellent Rome de John Milius et Bruno Heller, c’est l’adaptation du Trône de Fer de George R.R. Martin par David Benioff et D.B. Weiss qui a fait une apparition fort remarquée sur les petits écrans US ce printemps.
Bon tous les renseignements habituels sont déjà en ligne sur Wikipedia. Et un nombre immense de blogs offrent des tas d’infos car depuis la diffusion des 1O premiers épisodes, tout le monde est unanimes pour dire que Game Of Thrones c’est de la balle ! Alors qu’est ce qui rend cette série aussi “parfaite” dans son fond et sa forme.

D’abord la plume de George R.R. Martin, qui a su créer un monde cohérente et passionnant. Sa lecture me ravit par sa fluidité et sa vivacité. “Le Trône de Fer” est un superbe livre de vacance: immersif, dépaysant et addictif.

Il en est de même avec la série.
Bon sans le moindre spoiler, il faut savoir que:

Sous ses faux airs de série américaine tournée en Nouvelle Zélande, nous avons affaire, comme pour Rome, à une série britannique tournée en Europe et en Méditerranée.
Le casting est somptueux, servi par des acteurs qui jouent tous juste. Certains seconds rôles sont de vrais régals. Aucun personnage n’est laissé en friche.
L’intrigue est découpée de manière a créer des cliffhangers inattendus et immédiatement accrocheurs par la malice avec laquelle ils sont amenés.
Les dialogues font tous mouche.  Parfaitement adaptés du roman, ils sont ciselés avec amour.
La mise en scène est rigoureuse et fait la part belle à l’utilisation des Matt Paintings digitaux intégrés avec la rigueur des productions britanniques.
La musique, dès le superbe générique digne de maquettistes fous, vous suit tout au long de la journée. (Ramin Djawadi offre un très beau thème au violoncelle avec effet “papayou” assuré…)

Au final on obtient une œuvre grandiose d’une dizaine d’heures qui vous submerge et vous passionne.
Voilà un exemple de ce que le cinéma actuel, formaté et limité par la distribution, n’arrive plus à fournir.
Tous les fans du Seigneur des Anneaux ont acheté les coffrets DVD où les films explosent les durée totales.
Idem pour les Watchmens qui dans leur version DVD atteignent presque 4 heures.
Mais peut on rivaliser avec un long métrage de 10 heures ?

En dix heures, tout en respectant au millimètre l’oeuvre originale, on a le temps d’éclairer un monde complexe et touffu. On a le temps de se passionner pour la destinée des personnages. On a le temps de se laisser emporter par un formidable spectacle. Une “comédie humaine” violente, érotique, torturée, exaltante, somptueuse, révoltante, excitante, drôle, tragique… une fantaisie épique pour adulte où les conséquences des actes des personnages se soldent quelques fois par de sérieuses coupes dans le casting !

Alors pourquoi faut-il regarder Games of Thrones ?
Parce qu’il s’agit à mon humble avis de l’un des plus beau cris d’amour à l’heroic fantasy porté à l’écran. Une des rare séries qui ne prenne pas les spectateur pour un consommateur sous hypnose. C’est un superbe coup de poing sur la table. Bon Dieu! On peut faire ça à la télévision !!! Oui et avec beaucoup beaucoup d’amour.

Le TRone de Fer





Manu Katché – One Shot Not: ARTE au coeur des artistes

2 05 2011

S’il y a une émission qui m’a réconciliée avec les indigestes “Musicales” et autres “Taratata” c’est bien “One Shot Not” l’émission “musique” de Manu Katché sur Arte les dimanche à 23h30. A la manière des “Evening with Joolz Holland”, le présentateur (M.K.) est aussi un musicien talentueux capable de parler le même langage que ses invités.
D’abord il s’agit d’une émission qui se veut subjective car Manu Katché invite qui il veut, et ce sans suivre particulièrement les promos des sorties d’albums, mais avant tout en se faisant plaisir et en faisant plaisir aux artistes. Ensuite, on va à la rencontre des musiciens et des chanteurs comme si on avait un pass back stage où tout le monde se croise avant ou après la scène.
La scène, parlons-en, est au même niveau que le public, délimitée par des tapis orientaux, ce qui renforce l’impression que tout ce beau monde vient donner concert dans son salon. La réalisation est sobre, fluide et l’éclairage intimiste. Les artistes sont livrés dans de beaux écrins.
One Shot Not est une des rares émissions où j’ai ressenti une “vibration” et une “empathie” vis à vis des interprètes. Ils sont annoncés par une voix off de Manu Katché qui sait les mettre en valeur par quelques anecdotes, les encourager (on voit à quel point la plupart de ces artistes sont timides) et les accompagner.
Il y a dans cette émission une envie de nous montrer des artistes dans les meilleurs conditions de confiance possible et ils donnent le meilleur d’eux mêmes.
De fil en aiguille, on découvre où redécouvre des talents qui viennent rajouter une touche de couleur dans sa mosaïque harmonique personnelle. Les interviews sont en coulisse, évitant les applaudissements du public à la première boutade mais surtout elles sont conduites avec pertinence et connivence sans être ni artificielles ni intrusives. On assiste aussi en backstage à des rencontres entre musicos où on capte des anecdotes, laissant deviner et entrevoir la tapisserie mondiale des vagabonds de la musique.
Manu Katché en ayant carte blanche, se fait plaisir et nous fait plaisir et son émission est un oasis orgasmique au milieu d’un PAF calibré et navrant de condescendance avec la Médiocrité avec un grand M. Et puis je n’ai pas ressenti particulièrement une injection bourgeoise/bohème, juste une envie de “bonne” musique selon l’initiateur de l’émission, mise en valeur par ses meilleures ambassadeurs.
J’aime cette subjectivité. Force est de constater qu’à la base Manu Katché n’a pas les mêmes gouts que moi mais il est certain qu’il me fait découvrir de nouvelles saveurs et des petits plats mitonnés aux petits oignons.

Pas de bla-bla, pas de promo, une programmation pointue. On ne se demande jamais si on va faire plaisir aux branchés ou, pire, à la ménagère. Le seul critère de programmation, c’est mon goût. Un luxe incroyable !
Je fais des interviews plus intimes et je vais dans les coulisses à la rencontre des artistes. Le concept de l’émission reste le même : une ambiance de club de musique où les artistes sont physiquement proches du public.

Tout est dit !
De plus l’émission est accessible sur le net via deezer ou le site d’Arte… bref de la générosité en voici en voilà !
One Shot Not sur ARTE le dimanche soir, tard !

Et aussi un excellent poste sur http://www.clementlepetit.com/ consacré à cette émission il y a un an avec une entrevue avec Monsieur Katché !
Vive l’espace de liberté de Manu Katché ! Vive ses gouts musicaux ! Vive le savoir faire des artisans qui font de One Shot Not ce précieux petit bijou cathodique.
On en a les larmes aux yeux et l’impression de vivre des moments exceptionnels….
Allez! Ouvrez la cage à oiseaux ! Regardez les s’envoler c’est beau !!!





Eddie Izzard ose ! “Stripped” tout en Français au Théatre des Dix Heures !

14 04 2011

Eddie Izzard

Connaissez vous Eddie Izzard ? Ce stand up comedian britannique est le premier véritable “Executive Transvestite” (il se considère comme une lesbienne coincée dans le corps d’un homme!) capable d’imiter James Mason annonçant la création du Monde avant de vous faire vivre la version française de Speed (prononcée “Spid”!), Lord Vador se rendant à la cafétéria de l’Étoile Noire ou encore l’Inquisition Espagnole qui vous donne le choix entre la mort ou une part de gâteau – Cake or death ? …. Cake please ! :-)
Bref les cinéphiles de tous poils sont choyés dans des show délirants où tout se joue via une fausse désinvolture et un sens du groove inné et génial.
Pour rappel Eddie, polymorphe talentueux, a une cinématographie impressionnante. Il a été aussi bien dirigé par Jan Kounen (Blueberry) que Bryan Singer (Walkyrie), que Steven Sodenbergh (Ocean 12 & 13), qu’Ivan Reitman (Ma Super ex), que John Turturro (Romance and Cigarettes), que Kinka Usheer (Mystery Men) ou encore dans Chapeau Melon et Bottes de Cuir ou il pilotait frénétiquement des frelons robots depuis sa Mini Cooper… (quel nanard ce film…). Oh il est aussi dans Secret Agent de Christopher Hampton dont la musique de Philip Glass est tout bonnement sublime…

Izzard

Albion bac !
Sauf que le Sieur Izzard qui justifie à lui seul la glorieuse existence de l’Humour Anglais avec une fluidité et une finesse dans le non sens dignes des plus grands sketches des Monty Python, nous propose (pour la deuxième fois dans sa carrière) d’adapter un de ses spectacles (“Stripped”) non pas dans la langue de Shakespeare mais dans celle de France Trois Picardie !
Surtout que son premier essais, il y a une dizaine d’années, bien qu’absolument méga courageux et bourré de bonne volonté, souffrait d’un français trop hésitant et buttant sur les punchlines. Bref, cela ne “fonctionnait” que sur trois cylindres. Il lui manquait la tchatche, la vivacité et la maitrise du verbe qui sont ses armes de destruction massive dans sa langue natale. Eddie Izzard a quand même “fait” Wembley devant 11000 pinpins. Mais comme il est un perfectionniste revanchard, il s’était promis de revenir.
Donc, voici donc le retour d’Eddie “La Vitesse” Izzard, gonflé à bloc, devant un public parisien francophone , qui va découvrir le spécimen. (En écoutant un interview à la radio australienne, il a bien compris que Darth Vader en français se dit “Dark Vador” !… Il y a donc du boulot en amont et le premier Stand Up Comedian polyglotte (natif du Yemen, il prépare un show en Arabe!) nous parait donc fin prêt ! )

J’y vais le 21 avril, la veille de mon anniv’ (c’est mon cadeau!) et j’espère bien qu’Eddie va nous régaler de son charme bondesque, de ses airs goguenards, de ses mises en situation ubuesques et de ses running gags. (A ce sujet il a couru 41 marathons en 53 jours pour “Sport Relief”…Sportif !)
Je reviendrai sur ce poste ensuite pour vous donner mes impressions à chaud !
Plus de renseignements sur le site d’Eddie.
Pour les anglophiles un bel article ici.

Gageons que cette fois Eddie a révisé son imparfait du subjonctif afin d’imiter l’écureuil qui lui a piqué un bâton de rouge à lèvres… Mais j’ai le sentiment que cela va être une “pure soirée”.
Le temps d’imprimer la contremarque et rendez vous le 22 avril pour la fin de ce poste.
Eddie

- MISE A JOUR DU 22 AVRIL -
Hier soir, accompagnés de Kristin Scott Thomas, Gilbert Rozon, Elie Seimoun et Max Boulbil, nous sommes allés voir Eddie Izzard, donc. Les places A7 et A8 étaient au premier rang et en plein milieu. Bref, sans doute le meilleur endroit pour avoir l’impression d’avoir invité Eddie Izzard dans son salon. Une panne de micro à mi parcours renforçait d’ailleurs cette impression de proximité et de moment unique.
Alors Izzard en français ? Le retour… ça marche ou pas ?
Et ben ça fonctionne à merveille ! Une crampe prolongée aux zygomatiques ainsi qu’une voix enrouée à force de rire en sont les preuves.
Le rythme et les punchlines étaient bien en place. Les improvisations permanentes n’ont laissé personne indifférent. Tout le monde est tordu de rire du début à la fin.
Le spectacle ne dure qu’une heure pile. A la limite c’est pas plus mal, après rire devenait presque douloureux.
J’en suis ressorti épuisé, heureux, sur un petit nuage…
Bref Eddie Izzard au Théatre de Dix heures c’est un moment rare et purement extraordinaire. Pari réussi ! Bravo Monsieur Eddie !!! *****

Et ce soir au Grand Journal de Canal Plus devinez qui était au premier rang en admiration devant le génial comique (cliquez sur la photo pour lancer la vidéo et avancez jusqu’à la quinzième minute…)

Nemo watching Eddie

Et ouaih… y’a des p’tits plaisirs comme ça. Faut pas les bouder ! ;-)





Le Discours d’Un Roi: une belle leçon de c..c..courage !

6 02 2011


Quand un homme public de sang bleu est handicapé par son bégaiement, comment un thérapeute Australien aux méthodes exotiques, aux antipodes de son époque va-t-il pouvoir l’aider ?
Surtout ne pas en dire plus pour ne pas déflorer ce merveilleux moment de cinéma qui vous attend. Il est impossible de ne pas être totalement charmé par la beauté et la justesse de cette expérience cinématographique. Une fois que le noir est fait dans la salle, on avance ensuite à pas de loup dans une histoire où vous seront dévoilés les coulisses d’une monarchie, ses obligations et ses devoirs à un tournant crucial de l’histoire du XXème siècle. Chaque acteur est inspiré par son personnage servis par des dialogues laissant la part belle aussi bien à la fantaisie et qu’à la pertinence des propos. Cela nous donne de superbes échanges, assaisonnés comme il faut, avec juste la petite pointe d’impertinence “so British” qu’on attend d’une telle production. C’est justement ce dosage entre l’amidonnage ampoulé d’une étiquette pesante anglaise et les propos goguenards d’un Australien qui va mettre vos zygomatiques et vos glandes lacrymales à contribution. C’est aussi un tournant historique où la radio (“The Wireless”, la Télégraphie Sans Fil) s’invite dans tous les foyers et où le roi ne peut plus se contenter de savoir bien se tenir à cheval: il faut qu’il sache parler au monde entier sans bafouiller.

Scénaristiquement, à Hollywood on appelle cela “a desperate need”: le personnage central est “prêt à tout” pour réussir à vaincre son handicap et l’histoire va s’arranger pour mettre la barre encore plus haute. Finalement ce film pourrait être aux orthophonistes ce que Rocky est aux entraineurs de boxe. C’est ce même paradigme qui fait les grands succès, surtout quand il est servi avec élégance et fantaisie.

Une fois encore la technologie des images générées par ordinateur s’invite sans tambours ni trompettes afin de participer à l’expérience d’immersion. Certaines scènes dignes de David Lean donnent au grand écran ses lettres de noblesse sans effets ostentatoires. (Depuis Stargate de Roland Emmerich, on sait couper/coller des figurants pour recréer une foule). Et ses possibilités grandioses ajoutent encore à l’élégance extraordinaire de ce merveilleux film. D’un point de vue cinématographique, on assiste à d’audacieuses utilisations du grand angle qui ne sont pas sans rappeler l’innovant Terry Gilliam. Cela contribue à cette mode actuelle de l’immersion. Mais le metteur en scène préfère privilégier l’efficacité et la composition du cadre à une folie steadicam approximative. Non, non, Michael Bay n’a pas fait que des émules. Tom Hooper est un jeune réalisateur consciencieux et inventif. Il a un excellent sens du rythme et sa direction d’acteur est tirée au cordeau. La distribution fait la part belle aux grands talents qui se permettent tous de ne pas rester dans leur “zone de confort” et de proposer une nouvelle facette de leur jeu, surtout que de Winston Churchill à la Reine Elisabeth, tous doivent redonner vie à ces personnages historiques sans entrer dans la caricature. Mention spéciale à Helena Bonham Carter pour son interprétation de la “Reine Mère” et Derek Jacobi très très loin de Frère Cadfael.


Voilà donc un film qui donne envie de retourner souvent au cinéma. Un casting épatant, une mise en scène innovante, des répliques aux petits oignons…
(force est de constater que je vais finir par taguer mes tics de langage !) Surtout ne boudez pas votre plaisir ! Le Discours d’Un Roi offre un nouvel éclairage à l’hypocrite et symbolique “fonction” royale mais aussi permet de comprendre pourquoi le courageux George VI n’a pas fait des vieux os. Il était au mauvais endroit au mauvais moment, tout naturellement il devint un héros…





Dollhouse: Epitaph

26 01 2011

Il y a deux ans je mettais le nez dans la nouvelle série de Joss Whedon Dollhouse.
Elle n’aura finalement duré que deux saisons. Mais, même si Whedon en avait prévu cinq, sa maison de poupée en 26 épisodes propose une œuvre cohérente et absolument passionnante.
Revenons d’abord sur un casting épatant aux noms plus exotiques les uns que les autres: Tamoh, Miracle, Reed, Dichen… tous aussi surdoués, inspirés, bien dirigés et méga talentueux.

Deux acteurs ont particulièrement retenu mon attention: Fran Kranz et surtout Enver Gjokaj. Le premier pour son rôle pilier de Topher Brink petit génie amoral devant faire peu à peu face à ses responsabilités de professeur Tournesol (Fou? Moi ?) et le second pour son incroyable éventail de jeu en tant que “doll” capable de s’incarner dans tous les rôles, tragiques ou comiques dont celui d’ailleurs de Topher où il clone Fran Kranz dans ses mimiques et son body language avec une facilité déconcertante.

Les épisodes ne laissent aucun répits aux personnages qui de la saison 1 à la Saison 2 prennent de l’envergure et évoluent de coups de théâtre en coups de théâtre. Les comédiens se donnent à 200% et sont récompensés par des répliques incisives loin des clichés habituels. Comme d’habitude dans les séries signées Joss Whedon, on peut passer du rire à la terreur en quelques secondes. Rien n’est gratuit. Toute cause a des conséquences dans un système logique et une horlogerie digne d’un artisan suisse.
Je ne pourrai donc que vous conseiller de découvrir les deux saisons de Dollhouse ainsi que leurs deux épisodes bonus (Epitaph part 1 & 2) permettant de mettre en perspective toutes les retombées de la technologies mise au point par Rossum. Point de frustration. Voilà enfin une série qui ne laisse personne sur sa faim, ni sur le carreau, répondant à toutes les questions habilement posées et ce, avec beaucoup de malice. De la série télé de cette qualité, c’est assez rare pour la promouvoir.





Tron Legacy – Etron Agaçant

15 01 2011


Login: Tron Legacy. Enter. Gi-gan-tes-que ratage. Enoôorme déception.
Un vrai film de Nerd ? Non un vrai film de Merde !
Stop – “Syntax Horreur” totale.
Scenario idiot et cousu de fil blanc fluo: et attention il y a beaucoup de “bugs”.
Exemples en vrac:
-la scène du gratte-ciel au début ou un vigil obèse va faire de la poutre à 200 mètres du sol sans transpirer. (Merci le fond vert).
-Le héros se baisse pour ramasser une pièce et trouve, OH !!! un passage secret. Et encore nous ne sommes pas rentrés dans La Grille…
-CLU rencontre le héros et… se fait passer pour Flynn pendant deux minutes… Personne n’y a cru !!!
-Quorra est la dernière Iso ! On n’en s’en serait jamais douté !

Le Casting est une galerie de personnages têtes à claques surjouant au-delà du raisonnable.
Surtout Sam, le héros avec ses faux airs de Jonathan Stewart, content de lui, frimeur, chouinard ou encore Castor le grimaçant avec sa canne blaster.
Après les nanas qui jouent les androïdes avec des lentilles de contact… soupir… De toutes façons tous les personnages sont ou stéréotypés ou insipides voir les deux. Il n’y a même pas un “méchant” charismatique: il se la joue Dark vador avant de révéler un visage de synthèse effarant sauf si Pablo Picasso en était responsable ( la bouche, le nez, les yeux sont en formation serrée mais improbable…)

Les effets spéciaux sont particulièrement moches. c’est un comble non ? (en particulier le visage de Jeff Bridge “jeune” modelé façon musée Grévin!) Il faudrait tout un article pour analyser le ratage totale des visages artificiels de Tron (jeune) et Flynn/CLU (jeunes). J’avoue ne pas comprendre ce grand pas en arrière au niveau du rendu des CGI: des yeux morts, des expressions faciales en dessous du Final Fantasy de 2001 ! Grand moment aussi: la canne blaster de Castor, toute droite sortie d’une production De Laurentis des années 80. Au moment où il l’utilise j’ai eu l’impression de me retrouver dans Star Crash !!! C’est vrai que finalement, il y aurait un hommage permanent au film de Luigi Cozzi !!!
Crot Lecaca
Et même la musique des Daft Punk est si mal utilisée qu’elle en devient barbante et irritante. Le thème “Outlands” est bien utilisé deux fois (d’ou un bonus track sur le CD de l’édition spéciale) mais le thème “Solar Sailer” n’est jamais entendu… ou alors si peu…
Ah le son ! Dans le premier Tron, chaque pas des personnages (et même chaque forme du paysage) émettait un son électronique ultra bidouillé (plutôt réussi de mon point de vue au niveau du “sound design”). Cela permettait un dépaysement et une “immersion”. Dans Tron L’Héritage, le travail sur le son est tissé de stéréotypes. Exemple: les Recognizers font des bruits de turbo réacteurs avec le fameux decrescendo des turbines quand ils se posent !!! Les Lightcycles hurlent comme des moteurs à combustions de Ducati (qui ont été effectivement utilisées)… Le dépaysement n’est plus total du tout. On connait ce genre de son. A croire que le réalisateur n’a jamais vu Akira…. ou sinon juste pour mal le pomper !
Autre exemple de choix optant pour la plus grande des facilité: dans Tron, les programmes se nourrissait d’énergie pure liquide avec un joli travail sur la lumière… Dans l’Héritage, ils dinent à table !!! On a eu de la chance: on a échappé au barbecue !
Au premier gros plan, on a même le malheur de constater la matière des costume (limite si on ne voit pas les fermetures éclairs quand même!!!). Les “programmes” draguent, boivent et sortent en boite de nuit… et les Daft Punk mixent leur musique quand les “méchants” (rouges masqués) débarquent et tirent sur tout le monde… soupir…. C’est Hellzapoppin !!!
L’absence de rythme, de dépaysement, de jamais vu, d’intelligence dans le script et surtout de scènes d’actions brouillonnes qui pompent aussi bien “Matrix” que “I, Robot”, couronné par une seconde partie de récit lente et insipide, avec des dialogues entendus mille fois: “Y’en a encore combien comme ça ?”…. et bien tout ceci concours à produire une souffrance: on s’ennuie, on est agacé, on a envie d’aller voir ailleurs… surtout quand le héros a la victoire “modeste” en hululant comme un coyote en rut….
Tron Legacy est un film où on lève les yeux au ciel toutes les cinq minutes !!! Une gymnastique oculaire qui prend sa source dans un agacement permanent et la sensation de se faire rouler dans la farine digitale! Et la pensée qui revient sans cesse pendant le visionnage est: “C’est pô possible de faire plus con!” Même un cahier des charges à respecter comme “donner une impression de vitesse quand les personnages chevauchent leurs bolides” n’est pas rempli. Les motos, voitures et vaisseaux sont aussi statiques qu’une vieille image de synthèse figée. “The Last Starfighter” en 1985, utilisant pour la première fois des images de synthèse pour “rendre” les vaisseaux spatiaux est mille fois plus dynamique que ce film utilisant la puissance technologique actuelle. Il suffit aussi de regarder une bataille spatiale de “Battlestar Galactica” pour voir qu’on a expérimenté beaucoup dans le découpage des scènes de combats spatiaux: impression de caméras embarquées, points de vues des pilotes, vibrations, dézoom… le montage est rythmé. Pas dans Tron Legacy. Là, il n’y aucun rythme… Cette arythmie née à la fois de la maladresse mais aussi d’une absence d’inspiration procure rapidement un sérieux mal de tête. Et tout ce qui passe à l’écran n’inspire qu’une seule parole récurrente: “Dommage….” !
Je vous passe tous les autres exemples flagrants de (re)pompages/hommages à d’autres SFbuster. Le plus évident étant un énorme copier/coller sur La bonne vieille Guerre des Étoiles, l’épisode IV, Un Nouvel Espoir de 1977: quand le Faucon Millénaire est poursuivi par des chasseurs TIE et que Luke et Han se mettent aux canons… Tron Legacy vous propose une scène similaire sans le talent de Mme Lucas au montage…
Bon et puis dans le monde numérique, vous découvrirez qu’il y a du vent, de l’air et même des problèmes de portances pour les engins volants… (les vaisseaux montent en chandelle et faute “d’air” retombent en vrille…) Les personnages ont leurs cheveux qui volent au vent (Les cheveux! Une nouveauté encore! Les poils font leur apparition dans la soupe !)… Quand on n’a pas d’imagination, on copie le “monde réel”. Dans le premier Tron, le visage des programmes étaient en noir et blanc. Cela donnait un côté vraiment exotique. Un peu comme si le Ben Hur de 1925 se cachait dans la Matrice ! Le nouveau Tron joue au défilé de mannequins top modélisés en 3D mais psychologiquement en 2D !!!
Tout ça c’est bien joli dans une bande d’annonce mais pendant 120 minutes !!!

Une refonte de Tron aurait été un projet émoustillant en proposant une vision “rebootée” de la virtualité mais, malheureusement en bottant en touche et en lorgnant vers toutes les solutions de facilités possibles, Tron Legacy devient une parodie involontaire de blockbuster. Les enjeux: on s’en fout. Les soit disant délires graphiques ne cassent pas trois pattes à un canard. Les scènes d’actions sont brouillonnes. Les personnages navrant. L’humour inexistant. Il reste quoi ?
Finalement Tron Legacy est un des plus énormes navets sorti du potager Disney ! Un navet dont on fait les soupes les plus fades. (Et il aurait couté 170 millions de dollars? Ils sont passés où, les sous ??!!) Voici donc une belle occasion de perdre deux heures devant cette hymne au néant numérique. Un film à faire détester la science-fiction !!! Mince, va me falloir un peu de temps avant de pouvoir réécouter la musique des Daft, tellement le film transpire la bêtise. Tron matisant !
Finalement, je me demande bien à qui cela va pouvoir plaire. Les nostalgiques du film de 1982 (qui n’était pas un chef d’œuvre, même si il avait beaucoup de qualités)? Bref, c’est une Madeleine de Proust pourrie… Je reviendrai sur ce post plus tard. Mais pour l’instant. C’est “Tron Le Ratage”. -End of line- Olivia Wilde





OVNIS ET SCIENCE – Jean-Pierre Petit brise le Mur du Silence

6 01 2011

Le Savanturier Jean-Pierre Petit revient en force avec l’édition 100% indépendante d’un nouveau livre “OVNIS et SCIENCE Ce qu’ont découvert les scientifiques”: 150 pages de pur bonheur ! Un livre vendu 20 euros et qui les vaut largement (voir mon précédent bulletin sur JP Petit).
D’abord il faut savoir que Monsieur Petit sait se rendre passionnant. On ne ressort pas les sempiternels témoignages de rencontres du premier, second ou troisième type, mais on vous invite à découvrir que la science est bien plus au fait de comprendre les observations OVNIS qu’elle ne le laisse supposer depuis toujours. Il y a des phénomènes connus et des applications scientifiques qui donnent un nouvel angle de vue. De plus, on dévore à pleines dents ce livre digeste qui n’est pas un catalogue d’éléments scientifiques mais une conversation pleine d’esprit imaginée entre une journaliste américaine et JPP. Elle se déplace chez lui en France en espérant trouver assez d’éléments pour, finalement tenter de prouver que “ses élucubrations ne sont que du délire technologique”.
Mais là elle va tomber sur un os.
D’abord le scientifique, non seulement connait parfaitement ses multiples sujets, mais avec humour et références à l’appuis, il nous fait découvrir son parcours de cinquante années dans le monde des Sciences.

Ah le monde des labos ! Un monde impitoyable où tous les coups fourrés sont permis même les plus affreux. On pousse à l’échec tel chercheur trop curieux (un comble!) quand on ne dispose pas, façon The Sopranos, du gêneur trop bavard en le coulant dans un pilier en béton. Surtout qu’on y apprend rapidement à quel point les lobbys militaires actuels phagocytent la moindre avancée scientifiques pour les détourner immédiatement en arme potentiel et ce à coup de milliards, de désinformation et de barbouzeries diverses.

On y lit entre autres comment le fameux GEPAN en France était d’abord une antenne de “La Grande Muette” (avec un nom pareil, on aurait du se méfier “J’ai… PAN!”) Imaginez les frères Montgolfier immédiatement contactés puis mis au secret pour finalement aller bombarder la Prusse du haut de leur ballon à air chaud ?! Cette course à l’armement absurde complique des relations inter-scientifiques déjà bien embourbées dans le péché d’orgueil (C’est MOI qui est découvert “ça” ! Moi! Moi! Moi !)…
JPP nous explique une fois encore les conséquences désastreuses qu’on subit tous ses collègues quand ils osaient flirter avec l’Ufologie.

A ce sujet d’ailleurs, JPP a aussi pensé à ajouter un petit addendum (feuille volante) prouvant qu’une de ses hypothèses était fausse. Comme quoi, il a non seulement l’honnêteté de reconnaitre ses erreurs mais il sait aussi donner les moyens aux lecteurs de se faire leur propre opinion. “Reconnaitre ses erreurs” voici un mode de fonctionnement qui n’est guère à la mode ces temps ci.

JPP est un pédagogue et un partageur. (Pour rappel: il est facile de trouver toutes ces BD de vulgarisation scientifique en ligne gratuitement sur son site. C’est une mine d’infos ! ) Il sait par le biais d’une simple conversation avec une (jolie) journaliste et de ses dessins didactiques, vous faire comprendre les applications fonctionnels de ses cinquante années de débrouillardises laborantines.
Par exemple: comment faire du multiprocessing avec une moto!!! Son ouvrage n’est pas dénuer d’humour.


Ce qui est appréciable aussi, c’est que tout ce qu’amène JPP est référencé (lui qui est “banni” de Wikipedia, n’hésite pas à les citer). Rien n’est dans le flou. Il donne donc des liens internet, mais aussi des noms et fournit même un facsimilé d’une lettre du Vatican lui étant adressé. Il ne pipote pas. Toutes ses évidences sont étayées par de pertinentes explications argumentées et référencées.
D’ailleurs, ses arguments sont simples clairs et précis et on comprend que son cheminement puisse déranger: Monsieur Jean-Pierre Petit sait convaincre !
En attendant, en cent cinquante pages, vous aller faire un merveilleux voyage. JPP est un personnage polyvalent, tenant plus de Tintin que du Professeur Tournesol et à 73 ans entreprend avec opiniâtreté de poursuivre ses travaux sur les OVNIS. Il lui en fallu du courage pour arriver là et il lui en faudra encore. On ne peut qu’être admiratif devant ce découvreur respectable qui encaisse et porte les coups avec le panache d’un Rocky Balboa !

Et pour paraphraser Justin Sullivan:
Dear Friend, I salute your courage and I toast to your health
And I wish you all the luck in the whole wide world
May you never be broken like they say you will

 

 





Le MAT – une nouvelle de Eris + Sandman

23 12 2010

Si cela vous tente découvrir une autre facette de notre travail en dehors de Blade
Cliquez sur l’image pour lire la critique de la Jungle de Pierre.
Arcanes





Harry Potter et les Reliques de la Mort – L’école est finie !

22 12 2010


“Comme le temps passe.” “Comme ils ont grandi !” “Surtout Ron !!” “Et Hermione !!!”…
Comme toujours, ce sont les premières réflexions qui fusent en sortie de salle.
Harry, lui, comme dans les romans, est peut être le moins affecté par tous ces changements et Daniel Radcliff semble finalement le moins mature du trio central.

Mais, force est de constater qu’à chaque nouvel Harry Potter, la croissance des protagonistes est étudiée et commentée.
C’est comme si on rendait une visite annuelle à des cousins éloignés ou qu’on retrouvait la famille à l’occasion d’un mariage.
Ou d’un enterrement.

Perso j’aime Harry Potter. Enfin les livres. Mais aussi les films ! J’ai pris un pied fabuleux à découvrir les aventures du ch’tit sorcier jusqu’au tome 5.
Le cinq j’ai eu du mal. Le bouquin était épais comme une bible et je commençais à patiner. Bref j’ai laissé tombé.
Mon préféré est le troisième tome.
Idem pour les films. “Le Prisonnier…” reste mon préféré.
Chris Colombus, réalisateur des deux premiers films avait passé la main et on sentait l’adolescence pointer son nez. Un nouveau courant, plus sombre…

Et là depuis “L’ordre du…”, c’est un réalisateur anglais, David Yates, qui est à la barre.
Et ben, à mon humble avis, il se bonifie à chaque nouvel épisode et les Reliques offrent une expérience cinématographique passionnante, loin de clichés hollywoodiens habituels par ses choix de production et artistiques.

J’aime quand la cinéma reste une surprise. Quand on propose un produit différent du formatage habituel. Quand le film reste un prototype. D’abord, le projet des Reliques est en deux parties, ce qui est toujours bon signe, car le carcan de deux heures explose. La première partie est sortie en décembre et la seconde (dont le dernier tour officiel de manivelle a été donné le 21 décembre 2010!) sort en juillet.
Avec cinq heures pour raconter une histoire, cela permet d’installer le spectateur dans une ambiance… et l’emmener faire une longue promenade. D’ailleurs, la “part 1″ ressemble à un Road Movie ! Adios donc à ce paradygme obligatoire dans tous les précédents films (et les romans): la première partie à la fin de l’été, la rentrée à Hogwarth…

Cette fois ci l’école est finie. Nos héros sont devenus des parias, des vagabonds… des SDF !!!
Le film se permet même des pauses quasi contemplatives, caméra à l’épaule, plans longs… des longueurs digne d’un film sur les Doors…
Ha, les joies du camping !…
Le tout est servi par une très bonne musique du talentueux et prolifique Alexandre Desplat qui se montré très inspiré. Pour la photographie Bruno Delbonnel a passé la main à Eduardo Serra, un vieux routier portugais qui provient aussi de… l’Ecole Vaugirard… Cocorico ! Les paysages naturels sont sublimés dans un cinémascope large d’épaule. Il y a un choix “naturaliste” presque âpre et “survival”, digne d’un “The Road”… une ambiance à la “28 Semaines plus Tard” qui n’était pas pour me déplaire.
La tension dramatique est perceptible tout le long de cette première partie et sa construction de “premier épisode” (sans conclusion ni remise à plat systématique en fin de pellicule) construite en plateaux reliés par des crescendo, procure une expérience cinématographique proche des séries télévisuelles.
C’est agréable et cela change des paradigmes classiques pour flirter avec des ambiances en points de suspension, qui donne envie d’en savoir plus.
Les scènes dramatiques qui ponctuent cette longue errance sont visuellement violentes et cherchent même à faire sursauter dans leur brutalité et leur vitesse. Les combats de sorciers sont d’une efficacité toute adulte. On est plus proche de Jack Bauer que de Mary Poppins dans l’action et les échanges de sortilèges. C’est assez “rafraichissant”, cette prise au sérieux, et cela contribue à la sensation de danger permanente qui sourde tout au long du métrage sans laisser de répits.

Adapter un livre au cinéma est une entreprise bien plus périlleuse que de partir d’un matériel original. L’adaptation demande des coupes et des libertés que les fans et même l’auteur du roman peuvent amèrement regretter. Depuis le début de la franchise Harry Potter, ce n’est pas le cas. Chaque film propose une visualisation inspirée et une interprétation sans faille. Ils sont un bon support à l’univers de JK Rollins et leur succès est aussi phénoménal que les romans.
La première partie des reliques apporte une qualité supplémentaire à la franchise: un nouveau rythme dans l’enchainement dramatique. Tout peut arriver !
Au final on n’en sort pas frustré mais plutôt impatient de connaitre le dénouement final. L’objectif est atteint.
HP7 part 1, c’est du bon cinéma, respectueux de ses spectateurs ayant pris 10 ans et 6 films précédents – une décade titanesque servant aussi bien les artisans, les artistes que le talent et l’art de conter des histoires.
Rendez vous donc en juillet 2011 !

 








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