District 9 – La niaque qu’il manque à Avatar !

22 12 2009

DIstrict 9

C’est en voyant District 9 qu’on se dit que James Cameron aurait du passer la main à Neill Blomkamp.
Vous me trouvez injuste ? Ben…. je m’pose des questions quand même !
Neill Blomkamp, jeune réalisateur issus des effets spéciaux, nous a livré un film étourdissant pour moins du dixième du budget du grand bleu de Cameron.
Il aborde en plus un sujet que son ainé avait exploré dans son scénario d’Alien Nation. Les E.T. ont débarqué, il faut les gérer comme les immigrés qu’ils sont.
Mais la comparaison ne s’arrête pas là. Là où Cameron flirte avec le racisme anti-indiens (les peaux rouges contre les tuniques bleues) Blomkamp flirte avec l’Apartheid (les blancs parquent les noirs). Comme Jake, Wikus va devenir un alien. Contre lui va s’opposer un militaire ultra violent à la solde d’un trust multinational et le final sauvage se jouera aussi en armure exosquelettique géante ! Et même la poésie des dernières images termine d’unir ces deux films…
Pourtant “District 9″, dans sa fougueuse jeunesse, va innover à chaque plan dans son cadrage et dans son montage, là où Cameron fait du méga classique, du blockbuster mainstream tel qu’on le connait depuis 10 ans. Classieux certe, mais classique…
Pour le spectateur de District 9; il en résulte une immersion totale, un vrai tour de manège magique où on se demande bien comment tout cela va finir. Alors que pour Avatar on ne doute pas une seconde de la fin ! C’est toute la différence entre un “ride” malin et surprenant et un grand huit ou on devine à l’avance la trajectoire des wagonnets.

District 9

Il est certain qu’au niveau rendering et animation les Prawns de D9 sont plus faciles à gérer que les Na’Vi: des carapaces chitineuses sont toujours plus faciles à rendre en 3D que des muscles sous la peau, des cheveux, des poils ou des plumes. On ne peut définitivement pas comparer des grenades et des oranges bleues ! Mais dans “District 9″, les grenades font BANG là où les oranges (bleues) font plouf sur Pandora car Neill Blomkamp apporte cette hargne et cette envie de “rentrer d’dans” que l’on trouvait dans Terminator ou Aliens. Son film dépote grave sans laisser un moment de répits ! Il a une forte personnalité et son traitement façon reportage ose montrer des images “crades”: les E.T. font pipi, sont violents, mangent de la viande crue, sont cracras comme les boat people intersidéraux qu’ils sont. Mais autant ils peuvent dégouter et autant on peut prendre parti pour eux tout au long du film. A aucun moment on reste indifférent.

DIstrict 9

On le sait maintenant les effets spéciaux permettent de tout faire mais on continue de nous vendre des films sur leur qualité seule au détriment de la narration cinématographique ! District 9 non seulement vous fait passer un excellent moment mais en plus il donne envie d’en voir plus.
Pourtant en relisant le “scriptment” (premier jet sans dialogue) d’Avatar. Un document qui a circulé sur le net sans autorisation de son auteur et que j’ai (peut être) récupéré par le plus grand des hasards mais certainement pas conservé ce qui aurait fait de moi un contrevenant ce que je ne suis pas… bref en relisant ce bouzin on s’aperçoit de la richesse incoryable du propos de Cameron. De son travail minutieux sur l’exobiologie mais où est passé le “Slinth” prédateur pandorien qui perd la tête au sens propre *)… et ben je vous promets que le film sur les écrans actuellement n’en a que 50% ! Basé sur ce document il y avait de quoi faire un film incroyable plus dense et cohérent, plus speed avec des personnages plus complexes. On a l’impression que la production a perdu des pages en route ou a du faire des choix… Là encore cela me rappelle ce premier draft de King Kong signé Fran Walsh et Peter Jackson qui avait une autre allure que leur nanar pantagruélique !

Quels sont donc les choix de productions qui lissent les projets vers le bas ? Où est l’intérêt à rendre moins intelligent un projet ? A plaire aux masses qui découvrent l’Iphone ?…

(*) The slinth is a large predator, fast as a cheetah, that spears its prey with its head, which is like a venomous lance. The
prey wobbles off and collapses, alive and conscious but unable to move because of the neurotoxin. The slinth eats it alive.





Avatar… La boite de Pandore s’ouvre… quinze ans trop tard.

20 12 2009

Niveau images, spectacle, textures, modeling… rien à dire, Avatar rempli son contrat… Pourtant. Il y a quelque chose qui cloche la dedans. On en ressort chaud mais pas fatigué. C’est un bon spectacle mais… on sent bien qu’on ne vibre pas avec cette envie d’y retourner pour revivre encore une aventure sur Pandora.
Keskise passe ? Il y a comme une impression de déjà vu ! “Much A Do About Nothing” dirait Shakespeare…
On passe un bon moment… mais on place ses attentes tellement haut… qu’on se pose des questions d’enfant gâté, qu’est ce qui gâche la fête.
Déjà l’affiche est laide à pleurer. Une horreur ! Toutes les affiches sont moches !
Ensuite l’héroïne du film, la planète Pandora, au vu du traitement que j’avais entre les mains depuis une dizaine d’années (dans lequel Jake s’appelait encore Josh…), et bien Pandora devait nous donner un peu plus les chocottes. Le danger qui rôde derrière chaque feuille, comme un safari sur une planète ou la moindre piqure de moustique est mortelle… Et ben que nenni. Pandora est finalement bien moins dangereuse que l’île de King Kong ! On peut s’y balader en hélico sans faire la moindre mauvaise rencontre.
Cameron

Mais d’ou vient cette impression de déjà vu ? Franchement. Regardez bien. Des êtres bleus qui vivent dans des arbres ou des champignons. Qui montent des bestioles volantes…. Qui parlent un langage inconnu…
Oui mais c’est bien sur ! Ce sont les Schtroumphs ! Même peau bleue, même discours écologique…
Et si c’était un plagiat de Dune ?  Paul, l’Atreides recueillit par les Fremen qui ont les yeux bleus ! Et qui arrivent à botter les fesses de ceux qui veulent le précieux épice !

Mince et si avatar était simplement sorti trop tard ? Que nos yeux et nos exprits se soient déjà habitués au supra spectaculaire digital en trois D ?
Maintenant que l’on le sait on peut tout faire… ou est passée la magie quand on sait que tous les souhaits peuvent se réaliser ?
Que la xenobiologie la plus dépaysante se promène dans les featurettes de Scifi…
Que les films roller coaster avec personnages ultra fouillés sont l’apanage de Pixar…
Que les batailles grandioses peuplent notre imagination ad nauseam depuis les 12 heures de la Trilogie de l’Anneau.

Autre douche froide: Comment Avatar peut-il nous proposer un dépaysement total avec une musique aussi bâclée. Le coupable: James “photocopieuse” Horner (140 bandes originales à son actif!) qui nous ressert sans aucune vergogne un des thèmes central de Willow (un quadrille pour illustrer “la menace” qui était déjà apparu dans sa bande originale de Brainstorm de Douglas Trumbull en 1983! Si c’est pas du recyclage ou du réchauffé !!!)… On en vient à regretter le travail que proposent les assistants opportunistes de Hans Zimmer quand ils doivent fournir de la musique au mètre. Malgré le philharmonique: aucun lyrisme, aucune poésie… des flutes tribales à deux balles et des coups de tambours saupoudrent une partition déjà entendue mille fois dans le premier jeu RTS venu. (A croire que les compositeurs de jeux videos ont dix fois plus d’inspirations que les vieux routards d’hollywood!) Alors pourquoi avoir ressorti Papy Titanic et ne pas avoir osé expérimenter ? La SF s’y prête tellement bien de 2001 à Star Wars en passant par Dark Star ou encore par les somptueux trombones de Matrix! Georges Lucas avait réussi à imposer le romantisme de John Williams pour son film de SF, alors que les producteurs voulaient des synthés disco qui faisaient modernes ! C’est ça qui fait qu’un film est exceptionnel, il ouvre de nouvelles voies que d’autres vont vite emprunter… Pourtant James Cameron avait plutôt fait un beau parcours: le tango de “True Lies”, le thème triste et entêtant de Terminator, les voix Fairlight d’Abyss… le thème irlandais de Titanic (pas Céline Dion! Pitié pas elle !!)

Si la nouvelle voie d’Avatar est le rendering de paysages somptueux, la série des jeux et des films “Final Fantasy” la visite depuis une décade. Et donc on pourrait se poser cette question: est ce que James Cameron est trop “usé” pour s’éclater à fond avec des images jamais vues ? En se réfugiant derrière l’alibi de la 3D, ne serait il pas simplement en manque d’imagination. Je parlais de Strange Days, réalisé par Katheryn Bygelow sur un scenario de Cameron, vous vous rappelez de la scène d’ouverture. Un plan séquence époustouflant. Du jamais vu. La technique au service de l’histoire.  Dans Avatar, James Cameron met en scène des chorégraphies soignées mais d’un classicisme éprouvé et éprouvant. A croire qu’il ne travaille plus qu’avec les paradygmes dictés par les studios. On ajoute couche après couche, jusqu’au climax.
Le seul hic, c’est que 90% des films utilisent les mêmes paradygmes et que le spectacteur s’y attend.
1- Mise en place 2- Montée en puissance des belligérants. 3- Les méchants vont gagner. 4-Toutéfoutu (ralenti, musique triste). 5- NON! La cavalerie arrive ! Les gentils sont sauvés.
C’est du supra classique. Du déjà déjà vu. Même si c’est beau… on connait la musique.
Regardez un peu “Monster & Cie” et voyez comment ces paradygmes sont cassés. Ou même regardez Terminator 2 et voyez comment la tension est gérée. Ce qui le rendait unique à l’époque.

Et si le casting était aussi une mauvaise pioche ? Le héros est il charismatique ? Belle gueule mais… un peu fade non ?
Le héros de “Danse avec les Loups” était plus large d’épaule sur le même thème. Un personnage tourmenté. Un héros en devenir. Et niveau casting, James Cameron est devenu son propre cliché. Tiens la soeur jumelle de Ripley! Tiens, vous aviez aimé Vasquez (Janet Goldstein) dans Aliens ? Il vous en sert une nouvelle avec Michelle Rodriguez ! Vous pensiez que le Lieutenant Coffey était mort dans Abyss ? Que nenni il est devenu Colonel ! … Clichés sur clichés, le fan de Cameron, qui se regardait Aliens en boucle, reste sur sa faim. C’est du réchauffé.

Avatar arrive donc trop tard. Il a été depuis longtemps grillé par des Seigneurs des Anneaux et par des Chroniques de Riddick et même par des trailers de jeux vidéo…  la boite à surprise digitale a été depuis longtemps ouverte. Depuis presque 20 ans quand Jurassic Park est sorti: musique somptueuse, mise en scène ultra maline (la pluie, les vues dans les retroviseurs), l’humour ! Tiens l’humour, un élément quasiment absent d’Avatar. On sourit un peu et on ne frissonne jamais.
Maintenant comment va fonctionner l’arrière gout sur un film comme celui là. La geek culture va elle trouver ses marques ? Il y a t’il une seule ligne de dialogue qui se détache du lot ?… Mince…mince… mince…  Rien ne me vient à l’esprit à part “This is cool !”, ben ça va pas loin.
Quand on a les moyens et le talent de James Cameron, il est dommage de tomber dans le “mainstream” au lieu de casser la baraque une bonne fois pour toute !  Quand est-ce qu’il va nous sortir un “Million Dollar Baby” ? Quand on voit comment J.J. Abrahams booste Star Trek en s’amusant et explore le film de monstre avec Cloverfield utilisant des images videos modernes et de nouvelles propositions narratives. Mieux le travail du jeune auteur réalisateur Neill Blomkamp qur District 9 qui arrive à un résultat épatant pour un dixième du budget d’Avatar! L’exceptionnel se nourrit de l’expérimental. L’Ultra classicisme (“clichécisme”) d’Avatar dessert l’expérience et le dépaysement. On n’a pas vraiment peur, on ne rit pas non plus, on n’est pas tellement dépaysé, on ne sursaute pas… (exactement l’inverse d’un “District 9″ !) à force de vouloir plaire à tout le monde on plonge dans un grand bain bien tiède. (Avatar est comme une armée de strip teaseuses qui se déssapent toutes en même temps dès le début. Alors qu’on se contenterait d’une seule qui sache nous suggérer qu’elle va se déshabiller sans jamais enlever le moindre vêtement. La suggestion est tellement plus évocatrice que le fait de montrer tout…)
avatar
Avatar est un vieux film fait avec de jeunes techniques de mise en image car James Cameron n’a pas su amener de nouvelles techniques ni dans sa mise en scène ni dans sa manière de raconter une histoire ultra méga classique déjà mainte fois ressassée. Un exemple ? L’introduction du personnage de Parker Selfridge en yuppy jouant au golf dans la salle de contrôle. On nage en plein cliché des années 80. Pocahontas dans les étoiles est bien fade et ses personnages sont bien peu épais. Avatar est un film écrit il y a quinze ans, imaginé il y a vingt ans et qui sent la naphtaline au niveau de sa structure narrative et dans sa manière de filmer. Même si les images sont somptueuses, on feuillète un beau livre où l’histoire a déjà été éventée. Pourtant, j’ai passé un bon moment là où j’attendais un excellent moment, le grand frisson, l’adrénaline… Une nouvelle façon de montrer du jamais vu ! Le synopsis de 80 pages qui trainait sur le net était bien plus évocateur, bien plus communicatif, bien plus pêchu ! Le bestiaire plus fourni et des promesses spectaculaires et non plus une intrigue cousue de fil bleu: “Seulement cinq guerriers ont réussi à monter un Turok !”…Devinez qui serra en le sixième ?
Rien d’extraordinaire au niveau de la narration. Et ça c’est rageant. Même si Avatar n’est pas une catastrophe, cela a cette arrière gout qui nous rappelle Peter Jackson et son King Kong… Alexandre Astier et son Livre VI… L’humour disparait, la musique est bâclée, les clichés pleuvent…
Est-ce seulement quand ils sont bridées que les artistes donnent le meilleur d’eux mêmes ?





Twilight 2 Tentation: Mangez Moi, Mangez Moi, Mangez moi !

30 11 2009

New Moon

Vous voulez voir un film ou les gémissements priment sur les effets spéciaux ? Avec des teenagers arboricoles arborant la pâleur cireuse des poupées du musée Grévin, des d’jeunes tellement mous du genou que leur grand age (pour certains) se fait ressentir à chaque centimètre de pellicule ? Allez voir la suite de Twilight…
Dans la série ma petite entreprise ne connait pas la crise,  quelle opportunité cette Saga Twilight! Presqu’autant que Secret Story pour Endemol, la mort de Michael Jackson pour Christian Audigier et l’Olympique de Marseille pour le PSG… (cherchez pas, c’est un test de popularité! Je viens de placer tous les mots les plus recherchés sur google…comme ça pour voir.)

Alors Twilight 2 la recette: on prend le premier, on le vide de ses entrailles et on le laisse pour mort. On sent bien le vent tourner quand les fans se (re)précipitent sur le premier film, histoire de noyer leur déception. Surtout que ce second chapitre s’adresse aux fans hardcore, en livrant des longueurs insipides que seuls les fans de Stéphanie Meyer peuvent digérer, lorsque Bella et Edward prennent la pose et se pâment… on regrette que Michael Bay n’ai pas investi la salle de montage !

Bon alors qui a encore osé pomper et mettre en abîme Roméo et Juliette ? Non ? Dès la scène d’ouverture en plus ? Ils n’ont pas osé !  Si !
En plus être un lycéen vampire comme Edward peut avoir des cotés très désagréables… vous imaginez, vous, devoir revivre votre terminale pour la 84ème fois ??! En plus comme si le temps n’était pas de mise, la moindre vision de sa belle provoque un raaaaleeeentiiii…  L’enfer c’est ça: la perpétuité dans la répétition et le gel du temps. Et en plus Eddie est végétarien et cocufié par Jake un loup garou…. la honte totale dans le palmarès des Vampires ! C’est des coups à se consoler avec la momie et la fiancée de Frankestein… à moins que la Chose chez les Addams lui suffise ?

Pluie Jake

Loup garou, c’est pas mal non plus: on récupère la Beêelle et on est waterproof. En effet vu le nombre d’heures tournées torse nu sous la pluie battante du nord de la côte ouest, et ce sans attraper le virus H1N1… loup garou c’est au poil! Et on a sa tribu aussi. c’est cool ça une tribu de copains lycanthropes. Tous torses nus poireautant sous la pluie filmés en longue focale. Pas besoin de vaccin, attendez juste la pleine lune et mutez moi tout ça !

Halalala et toutes ces métaphores sexuelles, cet hymne à la chasteté digne des Jonas Brothers ! Je n’ose imaginer les risques de la défloration, tellement imagée dans les illustrations des couvertures des livres de la saga. Alors comme le film avance à la vitesse d’un Massey Ferguson coincé en première, on a le temps de stabiloboser en rose toutes les allusions que Stephanie Meyer avait déjà eu la diligence d’inclure dans chacun des tomes de Twilight.
Tiens pour le coup je vais tenter de remonter sa bande d’annonce avec celle d’”Antechrist” de Lars Von Triers, histoire de remplacer la triste Kristen Stewart par notre Charlotte Nationale, autrement plus inspirée pour se promener dans les bois !
Ce film est une escroquerie, à l’image de ce bulletin dont les mots clefs n’ont pas été choisis par hasard… Tiens il manque aussi “Nicolas Sarkozy” dans mes tags !

Robert Pattison
Robert Pattinson est perché, il va faire beau !

Mangez-moi! Mangez-moi! Mangez-moi!
C’est la chant du psylo qui supplie
Qui joue avec les âmes
Et ouvre les volets de la perception

Il pleuvait beaucoup ce jour là
Heureusement on avait des capuches
Et surtout des pochons solides
Là-bas des vaches nous regardaient
D’un air complice et détendu
Y’avait plus qu’à s’y mettre
Pour assurer la cueillette…





Jean-Pierre Petit – Ovni Qui Mal Y Pense

27 11 2009

JPP

Le “Bon Sens” près de chez vous.
Fin des années 70 au journal télévisé, j’apprends par la bouche de Michel Chevalet qu’une expédition scientifique privée va mettre le cap sur le Triangle des Bermudes suite à la découverte d’une immense pyramide sous marine (où l’eau s’engouffre pour ne pas en ressortir!!!) ! Tout de suite à la récré, avec les copains, on commençait à fantasmer dur… et puis plus aucune nouvelle de cette expédition… Jusqu’à ce que je découvre en 1989, dans le premier livre de Jean Pierre Petit chez Albin Michel, qu’il avait fait partie de cette expédition avec entre autres Jacques Maillol (celui du Grand Bleu !). Financée par un milliardaire mettant à disposition son yacht avec caisson de décompression, cette expédition luxueuse, digne d’un roman d’aventure, n’avait pas été capable de retrouver l’Atlantide et pour cause, après des semaines de pêches bredouille, Jean Pierre Petit s’aperçoit que le contour de la mystérieuse pyramide avait été dessiné par un test automatique de calibration du sonar de profondeur… En mettant le doigt sur cette idiotie, il devenait par la même occasion, le pionnier des Hoaxbusters ! Pas étonnant que je n’avais jamais plus entendu parler de cette expédition…
C’est pas comme ça non plus qu’on se fait des copains chez les milliardaires…

L’art subtil de se faire des ennemis.
Jean-Pierre Petit livre un combat âpre et dur depuis des décennies. Celui d’un scientifique capable de faire la synthèse de la somme de ses connaissances et de s’apercevoir qu’il y a “comme un blème” dans la façon dont les êtres humains peuvent être informés sur l’ensemble de son travail. Cet ancien directeur de recherche au CNRS, astrophysicien de renom, s’est frotté très tôt à ses coreligionnaires pour s’apercevoir que la vérité pouvait être biaisée et ce pour des raisons d’égo, d’intérêts financiers ou de “secrets d’état”. Il s’est vite aperçu aussi que ce n’était pas ses collègues les mieux renseignés qui étaient choisis pour communiquer sur telle ou telle avancée scientifique et que très souvent et très rapidement toute rigueur scientifique étaient éradiquée au profit d’une pensée unique et ronronnante. “Toute forme de pensée n’est qu’un système organisé de croyances” et donc malheur aux mécréants ou aux pionniers, perçus comme des hérétiques qu’il faut excommunier…

Magneto Hydro Dynamique

Vous rappelez vous du système de propulsion d’Octobre Rouge dans le roman de Tom Clancy et le film du même nom? Il s’appelait “La Chenille” et était composé de deux tubes dont l’ouverture à la poupe et à la proue dans la coque d’un Typhoon (sous marin nucléaire géant soviétique) lui permettait une propulsion silencieuse; le luxe en cas de guerre sous marine ou le moindre pète de cachalot est perçu comme une menace potentielle. JPP fut l’un des pionniers de cette technologie, la MHD où il utilisait toute la coque du vaisseau pour le propulser à la manière d’un suppositoire autonome: l’eau glissant sur ses flancs en silence. Cette invention permettait d’imaginer des engins pouvant se déplacer dans un gaz ou un liquide sans cavitation, sans bang supersonique, sans frottement. Donc pas de bruit, pas de chaleur de friction et une vitesse phénoménale. JPP avait fait une jolie demo “en live” sur le plateau de Temps X des frères Bogdanoff, avec une maquette d’une bateau MHD alimenté par pile.

MHD
Cliquez sur la video pour la jouer sur Youtube (ce n’est pas la video de Temps X mais cela donne une bonne idée de ce qu’est la MHD bricolée à la maison…)

La MHD, depuis, est à la mode en SF, les vaisseaux alien dans Abyss ou encore le sous marin de SeaQuest, dans le roman “Valhalla Rising” de Clive Cussler… chez les militaires aussi, puisque ce n’est pas un sous marin qui les fait rêver mais plutôt des torpilles tellement rapides et silencieuses que toute riposte serait inconcevable.

Objets Volants Non Entendus
Il y eu un rapport, un jour, signalant que les OVNI ne pouvaient pas exister car selon les accélérations et les vitesses observées, les témoins auraient du entendre un BANG supersonique. JPP est un des rares scientifiques qui sait pertinemment qu’un engin volant propulsé par la MHD peut dépasser plusieurs fois la vitesse du son sans faire sursauter votre chat qui dort dans la corbeille à linge. Et quand il va monter au créneau pour défendre ces évidences, il va se heurter à levée de bouclier et rapidement à une campagne quasi calomnieuse et pour finir à une mise au pilori pour éviter toute contagion.

Ummites aux logis

Quand en plus, JPP aura l’honnêteté de dévoiler que certaines inspirations de son travail de scientifique sont des documents mystérieux en provenance de gens encore plus mystérieux (les Ummites)… cherchez pas, si on avait eu un bucher, on aurait fait un grand barbecue.
Bref voilà un homme qui tout simplement en donnant sa vérité, se retrouve systématiquement malmené par un grand nombre de ses confrères ou par des journalistes obtus. Plein de bonne volonté on le retrouve sur des plateaux de télévision à côtoyer souvent des amalgamés sectaires qui déservent plus son discours qu’ils ne le servent.
Le “problème” pour JPP est que ces fameux documents lui permettent véritablement d’avancer dans ses travaux. Ce sont des bottes de sept lieux taillées sur mesure. Il ne peut pas en réfuter l’utilité fonctionnelle, ni en nier la mystérieuse origine.

We Are The Knights Who Say “ovNI!”

Le nouveau livre de Jean-Pierre Petit: “OVNI LE MESSAGE” vient de sortir, éditer par l’auteur. Comme tous les livres de JPP, toutes les sources en sont clairement énoncées et il est facile avec Internet de plonger plus en profondeur. Mais surtout c’est avec sa pédagogie habituelle que JPP nous entraine dans un voyage initiatique passionnant. Le malicieux bonhomme est en plus un dessinateur et un illustrateur doué et bien souvent ses petits dessins valent de grands discours (il est aussi le papa avec Gilles d’Agostini d’Anselme Lanturlu, premier personnage de vulgarisation scientifique traduit en plusieurs langues, ses BD sont téléchargeables gratuitement ici). “OVNI LE MESSAGE” permet non seulement de comprendre comment fonctionne la communauté scientifique internationale face aux “nouvelles frontières” qu’elle tente de repousser. Mais aussi comment la pseudo religion “science” traite ses “hérétiques” qui osent prononcer des gros mots comme “OVNI!”
Parce que le point de vue de JPP en tant qu’astrophysicien est aussi celui d’un homme sage et plein de bon sens confronté aux “Objets Volants Non Identifiés”, les témoins, les chercheurs, les étouffeurs, les menteurs, les opportunistes, les médias et les victimes (parce qu’un pilote de ligne qui subit les foudres de ses pairs pour avoir témoigné d’une rencontre du premier type est aussi une victime…).
Et la nouvelle salve d’évidence de JPP tient dans les deux cent pages de son livre. un livre écrit dans l’urgence car il a été rédigé en moins d’une semaine ! Un vrai Blitz !
Les livres écrits dans l’urgence ont toujours un message fort à faire passer.

Pour se procurer cette merveille voici le lien:
http://www.jp-petit.org/nouv_f/ovni_le_message/ovni_le_message.htm

OVNI Le MEssage

Et je vous invite aussi à retrouver ses précédents livres édités chez Albin Michel. Sans parler de son immense site (il y a des milliers de pages toutes plus passionnantes les unes que les autres – imaginez un peu si Tesla avait eu l’Internet !!!):
http://www.jp-petit.org où se côtoient articles, synthèses, coups de coeur et coups de gueule. Je vous conseille à ce propos la saga du B2 (le bombardier MHD à 1 milliard de dollars pièce!) ainsi que tout le feuilleton concernant le virus H1N1… histoire de vous mettre la puce à l’oreille, ou ailleurs !!!


(dessin de JPP)





Call of Duty: Modern Warfare 2 – Ad Nauseum

23 11 2009

Anti vie russe.
Sorti juste avant le 11 novembre (qui est aussi Veteran’s Day aux US), “Call of Duty: Modern Warfare 2″ (“MoWa2″) propose d’immerger le joueur dans une expérience “FPS” (First Person Shooter, Tir à La Première Personne en québécois!) où vous incarnerez plusieurs troufions, héros d’un film de guerre ultra violent et ultra réaliste. Le meilleur coup de Buzzing d’Activision est de proposer une mission (‘”No Russian”) où le joueur massacre un maximum de voayageurs innocents dans les halls de l’aéroport international Zakhaev de Moscou. Excellent coup marketing puisque cela fait parler du jeu qui pour le coup est la plus grosse vente actuelle.
Les jeux videos peuvent être violents. Même une simple partie de “Pelote Basque” dans “Tron” devient mortelle. Beaucoup se sont offusqués devant la violence graphique de Grand Theft Auto (GTA). Sauf que… GTA est un délire. Une mauvaise série B haute en couleur, jouant sur les stéréotypes et les clichés. Ce n’est pas plus réaliste qu’un film de cet abruti d’Uwe Boll. C’est de “l’éclate” baby plus défoulante qu’immersive. Même si au final les dommages collatéraux au niveaux des neurones du gamer peuvent se faire ressentir, on est quand même loin du cahier des charges “morts en direct” de “MoWa2″ !
“MoWa2″  qui se veut être une expérience hypra réaliste ! Une plongée dans le sang et les tripes, les gémissements des blessés, les balles qui sifflent de tous les cotés, les déflagrations abrutissants des grenades… Avec en sus, entre chaque rafale, quand vous prenez le temps de recharger, Hans Zimmer à la bande originale pour une ambiance chère à Michael Bay… Y’en a qui aiment l’odeur du napalm au petit matin chez Activision…

Casualties of war.
Le jeu est noté 18/20 pour sa fluidité, sa jouabilité et son réalisme mais comment peut-on plébisciter les dérapages Snuff les plus dégueulasses ? Froide perversion des faiseurs de fric répondant aux grasses perversions des no-life soudés aux manettes de leurs consoles laveuses de cerveaux: vivre un massacre dans la peau des bourreaux.
Si le joueur peut moissonner à la mitrailleuse des innocents (certains supplient pourtant qu’on les épargne, où rampent au sol dans leur propre sang pour tenter de s’éloigner !), j’attends la suite dans l’horreur ! Un niveau “Colombine” par exemple, avec chasse à l’homme dans le campus et redécoration du resto U à la cervelle fraîche ? Ou une suite Rwanda avec des enfants terrifiés qu’on découpe à la machette, des femmes en pleurs qu’on viole dans des caves avant d’y mettre le feu… J’ai même le titre “Call of Duty : Casualties of War”. Les horreurs de la guerre où le noir boucher qui sommeille dans votre cerveau reptilien va pouvoir enfin se réveiller et  revivre avec appétit l’expérience “enrichissante” des grands massacres de civils qui ont jalonnés notre merveilleuse époque moderne! A ce niveau, “MoWa2″ est déjà de la pure pornographie.

Jeux d’Enfants.
Je me souviens d’une démo sur Youtube de “Far Cry 2″ mise en ligne et commentée par un gamin d’une dizaine d’années qui expliquait dans un français approximatif qu’il préférait tout bonnement “les finir à la machette, ça économise une balle…”(sic)  Brave petit con. Voici une phrase que Polpot n’aurait pas renié. Merveille de la virtualité ! Délice de la violence juvénile ! Vivement que ces jeux sortent en odorama: Les odeurs de poudre, de sueur, de chairs brulées, de sang, d’urine et d’excréments devraient compléter l’immersion; parce que tout le monde le sait: la guerre c’est vraiment trop fun !!!
Avec les progrès actuels, je suis certain que les parties enregistrées peuvent être “partagées”. Quel “jeu d’enfant” ainsi pour un gouvernement ou une organisation de repérer et enrôler les futurs psychopathes sans âme qui sauront ouvrir le feu sans ciller sur des manifestants sans armes. Blackwater.com ?
Alors vas y mon petit gamer, entraine toi. Désensibilise toi. Il y aura du travail pour toi. Et comme à la fin du niveau de “MoWa2″ dans l’aéroport russe, tu seras remercié d’une balle dans la tête… “Ca c’est un message!” annonce en plus ton exécuteur en rengainant son arme…
Oui parce qu’à la fin du niveau, tu es sacrifié…pour rien… Ce niveau sanglant ne servait donc à rien dans l’avancement de la mission solo du jeu… Ah si, il servait avant tout le Dieu Marketing, mais ça nous l’avions bien compris ! Déjà que US Army, le jeu de recrutement officiel et gratuit de l’armée américaine me donnait la gerbe… Heureusement qu’il nous reste le foot et le hand !

Come to the Dark Side… We got cookies ! (Et en cliquant sur l’image… vous irez sur la vidéo immersive chez Destructoid…)





Kaamelott Livre VI – Les moyens des ambitions d’Alexandre Astier.

5 11 2009

On en est à quel livre là maintenant ? le VI c’est ça ? Mais qu’est ce qui arrive à Alexandre Astier qui reconnait qu’à l’origine il souhaitait que Kaamelott soit au format grand écran mais que les contraintes du petit écran et des budgets lui ont fait revoir sa copie.
Ce fut donc l’époque des Livres I et II. Des chroniques pêchues aux répliques devenues cultes. Naturellement niveau éclairage et photographie ce n’était pas Barry Lyndon mais ce format limite Comic Strip convenait bien à ce que je qualifierais d’ “Esprit Goscinny” des Livres I et II. Franchement, Alexandre Astier était pour moi l’héritier du papa d’Asterix. Même mieux, j’avais l’impression de retrouver cette ambiance qui me plaisait tellement dans les aventures de nos irréductibles gaulois. Et puis la trouvaille de Kaamelott était d’adapter la vie quotidienne en entreprise dans un contexte d’épopée fantastique. On sentait pointer dans les sorts utilisés et les situations coquasses de cette revisite de légende arthurienne, des bons souvenirs de parties de Donjeons et Dragons qu’Alexandre Astier avait du “vivre” avec ses copains et sa famille. Bref Kaamelott était un véritable coup de génie. Un rendez vous qui lorsqu’on le manquait, s’échangeait en DIVX sous le manteau.
Pourtant est ce que c’est vraiment ce que voulait faire Alexandre Astier. Lorsqu’il joue cet ours raleur d’Artus, n’est il pas finalement en train de nous faire entrevoir une personnalité plus mélancolique et plus sombre.
Dès le Livre III, il y a eu une décision artistique assez Barry Lyndonnienne… celle de se passer d’éclairage. Et voici notre forteresse devenue noire… Astier fait du Michael Mann sur petit écran ! Mais sert-il toujours son propos ? On sent bien depuis le début qu’au plus profond de l’homme-ours un perfectionniste polyvalent nous y berne. La bête se réveille et VLAN il nous coupe le jus, et la chique. Michael Mann a éclairé certaines scène de son film “Miami Vice” avec la foudre dans les nuages au dessus de Miami… ici Astier nous en mets plein la vue avec des acteurs subissant un bon vieux sort de Darkness 15′ !!! Sans infravision, nos héros favoris, dès qu’ils quittent la proximité de l’unique bougie qui éclaire la scène…se transforment en ombre. Et ca va pas s’améliorer. On entre dans une période de néo-réalisme aigüe et de traitement photographique utilisant à fond les possibilités de la HD. Alors pour un film gore de Mel Gibson pourquoi pas mais pour nos chevaliers préférés… ça casse l’ambiance. Bref, je ne vois pas trop Hugo Pratt illustrer Asterix.

Au Livre V, après nous avoir privé de lumière, on nous prive d’humour. Enfin la dose est servie au compte goutte. On se retrouve limite suicidaires. Enfin c’est Arthur qui le devient entre deux introspections complexes de paternités supposées. Kaamelott est alors filmé en “Prisedeteteorama” et même une certaine fatigue se lit dans les yeux de l’homme orchestre que ne renierait pas Bergman. Encore un livre de plus et on risque de retrouver Lars Van Triers derrière la caméra. Mais Lars je l’aime bien avec ou sans ciseaux ! Mais pas pour Kaamelott malheureux ! A la fin du livre VI le mot de la fin pourrait être : “Akoibon” !
Alors quand le Livre VI se profile… On le guette comme un amoureux de Vérone sous le balcon de la Cine Citta… Et là une fois de plus, patatra. Non pas que le talent ne soit pas au rendez vous. Le casting est de nouveau parfait mais quand il s’agit de rire ou de s’amuser… on tombe dans ce travers bien franchouillard ou soit disant pour faire une comédie il faut qu’on s’engueule. Je ne vois pas en quoi c’est drole. Des personnages peuvent être sombres, râleurs sans pour autant tomber dans le conflit perpétuel. Un exemple tout bête: le héros d’Un Jour Sans Fin a tout du chevalier arthurien qui va vivre sa rédemption mais qu’est ce qu’on s’en amuse !!! Et puis il y a ces moments de fondus enchainés ralentis jazzy (oui parce que la musique est limite jazzy dans le Livre VI !!!) où le flou devient artistiquement complexe à déchiffrer. J’ai pas tout compris la scène de l’orgie romaine d’ailleurs… si quelqu’un peut me l’expliquer en me faisant rire ?
Ah si!  Il y a une bonne surprise quand même: Tcheky Karyo (blafard, yeux fiévreux) est très très drôle! Et ça connaissant bien le bonhomme (Salut Tcheky!) je dis chapeau à Alexandre Astier d’avoir fait éclore cette fleur d’humour noir qui sommeillait dans le jeu de notre Tcheky national !

Alors voilà, Alexandre Astier bénéficie de moyens conséquents, d’une liberté artistique énôrme et il choisit clairement de ne plus nous muscler les zygomatiques. Et si le Kaamelott du début avait été drôle par contrainte ? Par accident ? Et que la véritable ambition d’Alexandre Astier n’était de ne pas de nous faire rire; à moins qu’il se retrouve dans l’incapacité de reproduire les qualités humoristiques des premiers livres ? C’est fort possible. L’inspiration frappe quand elle veut. C’est comme une potion de Merlin: incontrôlable.

Mr Astier faites nous rire s’il vous plait ! Comme avant quand avec deux bouts de CGC vous nous sortiez des sabres lasers de la hutte à Obi Wan Kenobi ! Refaites nous jouer à Cul d’Chouette… Comme tant de fans, je suis glouton de votre humour et ma faim justifie bien vos moyens, non ?





Ah, Muse gueule ? – Le Plat de Resistance

17 09 2009

Muse

Ah, cette impression que Radiohead aurait changé de marque de corn flakes et piqué les partoches de Freddy Mercury et Brian May… Si! C’est possible!!! Et ce, sans la moindre vergogne. Ah, Muse gueule ?
Pourtant, leur nouvel album “The resistance” est sorti le 14 septembre et déjà leur leur hymn survolté “Uprising” (révolte) se place au sommet des charts aux US et un peu partout. C’est assez normal quand on met la radio et que l’effet “papayou” du refrain commence à faire ses dégats… prenons les armes !!!

Muse The resistance

En voilà un hymne à la fois mégalo et cinématographique ! Oï! Oï! On a l’impression que les dobermans tirent sur leurs chaines et que l’on roulent des épaules sous les bombers avant de lever le poing: même pô peur !  Une instrumentation sci fi qui rappelle clairement le générique de Doctor Who perdu dans la section rythmique de Marylin Manson ! En plus le leader et génial Matthew Bellamy a des faux airs de David Tennant… donc le 10ème Doctor est bien là: magique !!!
Le refrain rapidement renforcé à la quinte est d’une “addictivité” redoutable tant il nous donne envie d’entrer dans la Resistance… Paul Verhoven n’aurait pas renié ce chant pour lancer ses Starship Troopers au combat. C’est punchy, c’est symphonique, romantique et mégalomane à souhait. Les dignes héritiers de Queen. Ah, si seulement ils pouvaient faire la musique du remake de Highlander… Ce serait bien joué…
Martial, “Uprising”, vous fait plonger d’entrée au coeur d’un monde orwellien: paranoïaque et répressif… Un Nouvel Ordre Mondial. Selon Bellamy l’histoire d’amour entre les deux personnages principaux de 1984, Winston Smith et Julia, aurait déteint sur l’ensemble de l’album. Il ajoute donc une goutte de romantisme au milieu d’un océan en furie de Masses Control et d’Apocalypses qui sont des thèmes déjà abordés dans les opus précédants de Muse… Les sons rappellent ceux du film Forbidden Planet et les synthé analogiques flirtent avec les Ondes Martenot. C’est à la fois vintage et vindicatif. Oppressant et grandiose.
Dans le genre pépite très fun à regarder, sur Youtube, le groupe a mise en ligne des making off dont celui de Uprising, histoire de ne pas trop se prendre au sérieux. Comme quoi les sons les plus énôrmes peuvent se faire dans les toilettes du studio. Michel Magne n’aurait pas renié cette manière de procéder. Le système D au service du son qui frappe.
Et puis, on retrouve tellement d’hommages que ce soit à Queen (Des breaks dignes d’une Nuit à l’Opera) ou encore à Trevor Horn ou John Williams (“Slave Children Crusade” d’Indiana Jones et le Temple Maudit se laisse entendre dans “United States of Eurasia” à une note près.) Ou commence la copie, ou commence l’hommage ?… Le principal est que la mayonnaise prenne bien. Et c’est le cas, y’a même la sonate en Mi bémol de Frederick Chopin dans “United States of Eurasia” !

Grandiloquant, prétentieux et très agréable cet album est une superproduction de science fiction en CinémaScope avec le fantôme Freddie (Mercury) au casting et un orchestre symphonique survolé par des intercepteurs en prime ! Il est tout bonnement ce que Ultravox et Midge Ure tentait de réussir dans les années 80. The Resistance est d’une ambition démesurée digne de la B.O. de Watchmen, la BD autant que le film. Matthew Bellamy cite la bande originale de 2001, l’Odyssée de l’Espace comme référence mais aussi les Planètes de Gustav Holst qui est certainement le poème symphonique le plus pompé de l’histoire des blockbusters de Star Wars à Transformers… Quand on connait un peu, on entend bien que Muse flirte aussi bien du coté de Philip Glass que du Concerto n°2 de Sergueï Rachmaninov (l’enregistrement de Vladimir Ashkenazy selon Bellamy). Et puis pour le coté cinémascope, digne d’une B.O. imaginaire d’Avatar, l’album se termine par le “Plat de Resistance”: Exogenesis, un poème symphonique de 15 minutes couillu et grandiose reprenant les accords de Uprising. Cette homogénité fait plaisir à entendre. Gageons que ce nouvel opus va encore être pillé par les bandes d’annonces et autres publicités pour parfumeurs ! Pire par les club de football interstellaires…Oï! Oï! (The Resistance est en écoute sur Deezer.com, il suffit de se faire un profil pour écouter tout l’album!)

Muse The resistance
Muse sont ils Queen version 2.0?





Eli Roth – C ki c’batard !?

31 08 2009

Alors je me pose juste une question:
et si le réalisateur de Cabin Fever, Hostel 1 & 2 et Nation’s Pride (le film dans le film d’Inglourious Basterds…) était l’acteur le plus remarquable du dernier Quentin Tarantino ?… en particulier pendant le final ou ses yeux noirs de dingue foutent pas mal les ch’tons.

Sincèrement sa série des Hostel me gave mais le bonhomme en tant qu’acteur assure grave. (C’est le cas de tout le casting! Même Diane Krüger ! C’est dire!)

La scène ou Brad fait une croix d’ssus !


La scène ou il va faire sa fête à l’inventeur de l’enregistrocope d’Oss117… (si, si!)

Dans la même veine

Et si Hitler était déçu par le trailer d’Avatar ?





Inglourious Basterds: Il faut scalper Papa Schultz !

13 08 2009

Inglourious Basterds
Avez vous remarqué avec quelle maestria Quentin Tarantino nous propose des affiches “coup de poing”.  “Boulevard de la Mort” bien que longuet au niveau du métrage offrait une affiche ultra salivante. Il en est de même avec Inglourious Basterds qui se décline sur les murs de nos villes pour une sortie le 19 aout. On y voit en premier plan Brad Pitt avec un couteau type Bowie Knife tenu façon “griffe de chat” qui avance avec un regard des plus déterminé et une mâchoire proéminente comme jamais. Pour parler simple et court: ca va faire mal. La Tagline des affiches américaines est plutôt jolie: “Once Upon a Time in Nazi occupied France…” Il était une fois en france occupée par les Nazi…  Pas idiote du tout cette phrase, parce qu’elle laisse supposée que nous allons assister à un conte. Les contes sont souvent cruels et brutaux. Rappelez vous par exemple que le chasseur doit rapporter le coeur de Blanche Neige pour preuve de son crime à la méchante reine ! Ensuite les protagonistes sur l’affiche, à part les femmes avec leurs petits pistolets automatiques, laissent supposer qu’ils vont en venir aux mains d’une façon brutale et douloureuse. En gros: ils ont un compte à régler et ça va pas se passer comme ça, nom de nom ! Dans ce domaine le personnage de Pitt (Aldo Raine) est actuellement un belle enigme, car il est facile de voir qu’il porte une superbe cicatrice à son coup, laissant supposer qu’il a échappé à une mort atroce ! La seule arme en sa possession est donc ce couteau Bowie typiquement américain (même si souvent ils sont plus longs et plus lourds) qu’il arbore à la ceinture sur d’autres affiches.

Il semblerait que Brad Pitt nous ressorte un personnage qu’il a déjà campé il y a quinze ans: le “Scalpeur de Soldats Allemands”. Et oui en effet en 1994 dans “Légendes d’Automne” (film tiré d’Edward Zwick d’une superbe nouvelle éponyme du grand écrivain Jim Harrison), pendant la première guerre mondiale, Tristan vengeait la mort de son frère en scalpant à tour de bras les soldats ennemis et en ramenant leurs scalps au camp. Encore un joli conte de fée, ou Pitt fou de chagrin arrachait le coeur de son frère selon les funérailles de sa tribu indienne d’adoption. Oups encore du gore dans un conte ! Tristant arborait d’ailleurs un superbe couteau du coutelier Daniel Winkler, un superbe Bowie Knife, bien plus impressionnant que celui d’Inglourious Basterd et ce couteau est un personnage à part entière du film.

Legends of the Falls

Tout cela pour dire que les contes et les légendes font rarement dans la dentelle et la crainte qu’ils inspirent fait bien partie du folklore.





Land Of The Lost: Le Vrai Monde Perdu

3 08 2009

A l’assault d’un nid de Pterodactyles mélomanes…

Voici un film à classer dans la petite collection jouissive des petites perles scintifico délirantes au coté du premier “Ghostbusters” ou encore du cultissime “Buckaroo Banzai”. “Land Of The Lost” est donc une comédie de science fiction librement inspirée d’une série américaine éponyme inconnue chez nous.

LAnd of the Lost 1Une fine équipe avec des équipements bien low tech.

Le pitch:
Dr. Rick Marshall (Ferrel) est un “Misfit of Science”, un physicien banni de la communauté scientifique pour avoir défendue une théorie quantique que lui seul comprend concernant les tachyons et les trous de vers entre les mondes parallèles. Avec Holly, jeune physicienne uninversitaire (qui croit en son travail) et Will un péquenaud haut en couleur, ils vont mettre la théorie en pratique et découvrir une autre dimension: le fameux Monde Perdu où se mêlent préhistoire et futur improbable. Ils se retrouvent sans arme ni habilité spéciale pour survivre dans cet univers où se côtoient dinosaures en maraude et autres créatures fantastiques d’un autre monde – un pays paumé certe mais riche en visions spectaculaires et effets comiques hors normes.

Chaka, avec son coté Kiki de tous les Kikis

Parmi toutes leurs aventures: ils adopteront un gentil primate du nom de Chaka, tout droit sortit de l’Acte I de “2001 L’Odyssée de l’Espace”, deviendront à leur insus incollables sur une des chansons de “Chorus Line”, seront l’objet de la vendetta d’un T-Rex mal embouché, mangeront du crabe géant explosif au bord d’une piscine, se feront piquer par un moustique vampire en jouant du banjo et croiseront le destin des hommes reptiles du futur à double machoire.

Du  Golden gate Bridge au Sphynx sur fond de volcan

“Land of the Lost” est impossible à raconter. Je pense que chaque spectateur y ira de sa version. Les fans de Will Ferrel ne seront pas déçus: Il est en roule libre du début à la fin. Anna Friel (Pushing Daisies) est plus mimie que jamais en scientifique débrouillarde et sexie et on retrouve (ou découvre) l’hypra talentueux Denny McBride (“Tonnerre sous les Tropiques” et “Underworld”) en redneck survivaliste grande gueule et opportuniste.
Land Of The Lost s’apparente à un tour de manège truffé de clins d’oeil à la pop culture US. Les héros digressent plus vite que leurs ombres, passant de l’Art De Se Faire Des Ennemis Au Près Des Dinosaures à la redécouverte de l’effet “Autopitch” de la chanteuse Cher (“Do you believe in love after love”) rien qu’en posant la main sur  une porte multi dimensionnelle…. Vous voyez ce que je veux dire ? Non ? C’est normal les scénaristes sont fous. D’ailleurs l’un d’entre eux fait une courte apparition caméo (en vendeur de glace rapidement mis en pièce par une meute de vélociraptors attirés par la musique de son camion…).

Un T-Rex facécieux qui révèlera sa vraie nature à la fin.

La mise en scène est soignée, tout comme la photographie et les effets spéciaux. La grande classe pour donner corps à cette dimension paumée. Les scènes d’actions les plus folles peuvent être filmées à l’ancienne façon vintage mais aussi bénéficier de la frénésie d’une caméra à l’épaule façon “The Shield” ou”28 Weeks Later” !!!
Bon en attendant, vous voilà servis: “Land Of The Lost” est un vrai film Pop Corn, tout frais, à voir de préférence en V.O. .
En sortant vous aurez l’envie d’adopter Shaka, un T. Rex ou encore Anna Friel en short, ce sera au choix. Mais vous aurez aussi furieusement envie d’y retourner pour le partager entre amis ! Sinon à en parler tout seul en riant bêtement, vous vivrez de grands moments de solitude…

Entre surprise et dégout… ou quand un récital au coin du feu part en eau de boudin…